
Jean Lacroix a été un acteur structurant et promoteur engagé du secteur des énergies et de l’environnement pendant plus de 15 ans et ce, en qualité d’administrateur, de président ou de fondateur. À la tête de ces organisations, il a créé les conditions pour permettre rapidement et efficacement le développement des écosystèmes de compétence et de technologie, rendant possible l’innovation et la création de valeur. Désormais aux commandes de Cintech agroalimentaire depuis plus de trois ans, c’est tout naturellement que ce bâtisseur a fait éclore ce centre de recherche et de transfert technologique vers une posture de création d’écosystèmes de recherche et développement permettant de générer, pour, et avec l’industrie, des progrès vers plus d’autonomie et de résilience. Il œuvre pour mettre en place les conditions et les structures nécessaires à l’accélération de l’accès aux technologies et expertises nécessaires à l’industrie agroalimentaire pour sa croissance.
Alors que nous faisons face aux réalités et à l’urgence des changements climatiques, des actions s’imposent pour tous, y compris pour la filière agroalimentaire. Cet exercice doit intégrer l’ensemble de la filière – de la production jusqu’à l’assiette – dans une dynamique de circularité maximale. L’aboutissement logique est d’appliquer les 3 RVE (Réduction à la source, Réutilisation, Recyclage et Valorisation) pour une économie sobre en carbone afin de tendre vers la carboneutralité de la filière. Cette finalité oblige à une mobilisation des citoyens, et en particulier de tous les acteurs de la chaine d’approvisionnement. Une des priorités de cette filière est de proposer des produits décarbonisés avec la plus faible empreinte carbone. Les signaux des investisseurs, de la population et des marchés pour l’exportation favorisent cette posture. Nous observons plusieurs tendances qui s’accélèrent, dont la nécessité de regarder et d’appliquer un cocktail de choix des différentes protéines (animales, végétales et alternatives), qui sont incontournables et intimement liées. Les façons de faire devront être revues et repensées, en termes de modèles financiers, de modèles d’affaires, de gouvernance et des nouvelles tendances technologiques. Renforcement des chaines d’approvisionnement, circuits courts, achat local, fermes sobres en carbone, fertilisants verts, nouvelles technologies et IA, sont autant de thématiques majeures. Créer des ponts et chercher les meilleures pratiques à travers le monde s’imposent pour faire face à tous ces défis. L’action doit se penser tant globalement que localement par des réalisations rapides et concrètes.