Intervenants

 

3 avril 2024
16:15 – 17:00
Amphi 4

Louise Boisclair

Chercheuse, conférencière, essayiste, peintre et poète, Louise Boisclair, détient un doctorat interdisciplinaire en études sémiotiques (UQAM). La démarche transformatrice qu’elle a développée théorise l’expérientiel en art immersif, interactif, traumatique, sonore et écosphérique. En sont issus cinq essais (PUQ, 2015 et L’Harmattan, 2019-20-21-24) dont les propositions novatrices alimentent un article-legs à paraître dans le Cambridge Journal of Law, Politics and Arts 2024. Son développement du terme « Expériencier » figure dans Les mots de demain, un dictionnaire des nouveaux combats, Atlande 2024. Bénéficiaire de plusieurs prix (MAGG) et bourses, en plus d’innombrables articles sur l’art et de ses cahiers autoédités de textimages, elle a livré plusieurs conférences internationales en France, en Angleterre, au Québec, au Canada et aux États-Unis. Son récent essai, Art écosphérique :  de l’anthropocène… au symbiocène, lance un cri du cœur sur l’état planétaire inquiétant, alors que La langue des sons, notes et dessins, œuvres 1 à 22 révèle l’écoute vibrante par l’écriture résonnante. Aventurière du sensible, elle approfondit un langage pictural et scriptural, entretissé et libérateur, sous la signature LouB dont elle expose régulièrement les œuvres. Outre ses dessins, sa série Énergética rassemble des peintures mues par l’énergie, la profondeur et la gestuelle. Depuis 1985, elle pratique le tai chi qu’elle a enseigné une quinzaine d’années. Basée à Montréal (Québec), elle est artiste-chercheuse associée à VÆNTRAL – écosystème de création.

Sans l’énergie, qu’adviendrait-il de la langue des sons ?

Omniprésente dans le microcosme et le macrocosme, l’é n e r g i e est invisible. Pourtant elle y est. Elle se révèle par ses empreintes, ses mouvements ou ses résultantes. Notre très récent journal d’écoute La langue des sons, notes et dessins, œuvres 1 à 22 (L’Harmattan, coll. « Mouvements des savoirs » 2024), expose entre autres des pistes de réponse aux interrogations suivantes : « Énergie ou énergies ? » et « À quel type d’énergie sommes-nous branché.e.s ? ». Comme il ne se passerait rien sur Terre sans une variété incommensurable d’énergies, la langue des sons ne pourrait non plus exister. Dans la création sonore — installation, musique nouvelle et acousmatique — l’énergie médiatisée co-produit, propulse et transmet de multiples fréquences d’innombrables manières. Comment en rendre compte autrement que par l’analyse logicielle de leur combinaison sur une ligne de temps ? Dans notre livre conjuguant essai, recherche, création littéraire et plastique, pour incarner les forces vibratoires qui traversent l’écoute sonore, tous les moyens sont bons. Du récit expérientiel à la formulation poétique. Des griffons aux mandalas. Tel l’archet qui produit une empreinte géométrique sur la plaque de cuivre, l’écoute vibrante de 22 œuvres choisies innerve une écriture résonnante, en images et en mots.