Intervenants

 

4 avril 2024
09:00 – 09:45
Amphi 2

Marie-Hélène Deschamps

En tant que biologiste spécialisée en écologie, physiologie et nutrition animale, je travaille à trouver des solutions innovantes en production animale. Depuis 2015, je m’intéresse tout particulièrement à la valorisation des matières organiques résiduelles et à la production en masse d’insectes comestibles et ce, afin de les rediriger vers l’alimentation animale. Mes travaux visent à acquérir et transférer les nouvelles connaissances dans ce domaine en émergence; créer un environnement de recherche stimulant pour aborder les différents enjeux du secteur et, agir comme un acteur structurant de la filière, un effort général pour implanter un modèle appliqué d’économie circulaire et optimiser l’exploitation des ressources agroalimentaires du Québec. Titulaire de la chaire de leadership en production et transformation primaire d’insectes comestible et Présidente de la Table filière d’insectes comestibles du Québec, mes champs d’intérêt sont la valorisation des matières organiques résiduelles, les insectes comestibles, la nutrition, physiologie et reproduction, l’optimisation de la production et de la transformation primaire et l’économie circulaire.

Le surcyclage des matières organiques via les insectes est-il source d’énergie ?

Le surcyclage des matières organiques par la production d’insectes comestibles est un modèle d’économie circulaire en plein émergence ici comme ailleurs. La multiplication des élevages sur nos territoires permettrait une meilleure gestion de nos résidus organiques tout en produisant des aliments écoresponsables pour l’alimentation animale et autant de boucles d’économie circulaire. Les insectes ont toutes les qualités pour participer aux nombreux défis énergétiques de nos systèmes agroalimentaires. Non seulement les insectes peuvent réduire sur la ferme de grands volumes de matières humides sans traitement thermique (réduction des émissions de méthanes et GES liés au transport) mais ils sont également de véritables usines énergétiques qui synthétisent et emmagasinent des réserves lipidiques en quantité (27-35%, corps gras) afin d’assurer leur fécondité phénoménale. Leurs frass ne sont pas en reste avec un potentiel méthanogène similaire aux autres fumiers. Cette présentation fera ainsi un survol des concepts actuels qui permettrait de réduire notre consommation en énergie via les insectes.