
Anick Lepage : enseignante, spécialisée en zootechnie, au département de Gestion et Technologies d’Entreprise Agricole (GTEA) du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu depuis 2001. Titulaire d’un bac en agronomie et ayant poursuivi des travaux de recherche sur la production porcine au Centre de recherche sur le bovin laitier et le porc d’Agriculture Canada, à Lennoxville, elle a aussi agi à titre de spécialiste en nutrition animale et contrôle de qualité pour divers acteurs québécois et internationaux du monde agricole.
Selon la Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), la population mondiale devrait s’élever à plus de 9 milliards d’individus en 2050 et dépasser les 11 milliards en 2100. Cette surpopulation additionnée aux changements climatiques qui compliquent les cultures et les élevages traditionnels, rendent l’approvisionnement alimentaire de plus en plus problématique. Pour relever ce défi, les différents systèmes de production devront améliorer leur efficacité et leur productivité, tout en minimisant leurs impacts environnementaux. Toujours selon la FAO, les insectes peuvent contribuer à la sécurité alimentaire : ils font partie de la solution aux pénuries en protéines, grâce à leur grande valeur nutritionnelle, leurs faibles émissions de gaz à effet de serre (GES), leurs faibles besoins en surfaces d’exploitation et leur grande efficacité de conversion des aliments. L’élevage d’insectes comestibles se démocratise également dans les sociétés occidentales. À travers la découverte des trois insectes les plus communément élevés au Québec et au Canada, nous allons explorer comment l’entomoculture, une filière en émergence, permet de proposer des alternatives locales aux problèmes susmentionnés, notamment en termes d’économie de ressources naturelles et d’impacts environnementaux.