Intervenants

 

3 avril 2024
09:00 – 09:45
Amphi 2

Olivier Rezazgui

Diplômé d’un doctorat en chimie appliquée de l’Université de Limoges en 2015; le Dr. Olivier Rezazgui a ensuite effectué un premier post-doctorat à Rouen avant de traverser l’océan pour s’installer à Trois-Rivières où il est désormais chercheur pour Innofibre. Aussi bien à l’aise sur des projets fondamentaux qu’industriels, le Dr. Rezazgui a pour fil conducteur la préservation de notre planète et une chimie durable comme en témoignent ses projets de recherche : développement d’herbicides bio-inspirés; valorisation de résidus forestiers dans des bitumes, production de biocarburants ou encore réduction des émissions de GES. D’un naturel curieux, il a développé au cours de ses expériences professionnelles des compétences dans des domaines aussi variés que la synthèse organique, la spectroscopie, la biologie mais également la modélisation moléculaire. Cet aspect touche à tout lui permet de proposer des solutions innovantes aux industriels. Sa passion pour la recherche scientifique, le Dr. Rezazgui la transmet à travers des conférences, des publications scientifiques et articles de vulgarisation, mais aussi à travers l’enseignement et la supervision d’étudiants. Sa devise : Il n’y a pas de maladies incurables, seulement le manque de volonté. Il n’y a pas d’herbes sans valeur, seulement le manque de connaissances. (Avicenne)

Conversions thermochimiques de la biomasse, nouvel eldorado énergétique ?

Le XXIème siècle est et restera marqué par l’intensification des changements climatiques, conséquence directe de l’explosion démographique et d’une demande exponentielle en énergie.  À ce jour, 66% de la production mondiale d’énergie provient de sources fossiles (charbon, pétrole, gaz) et d’ici à 2040, on estime que la demande totale d’énergie augmentera de 21%. Cet état des lieux pose la question de la disponibilité et de l’accès à ces ressources, comme le démontrent les crises géopolitiques qui secouent le monde ces dernières années. Les alternatives existent mais restent décriées : nucléaire, solaire comme éolien ont leurs partisans mais aussi et surtout leurs détracteurs (maturité technologique, pollution, rendement, impact visuel et/ou auditif…); qui sont autant d’obstacles à surmonter. Dans ce contexte l’utilisation de la biomasse comme source d’énergie renouvelable par conversion thermochimique (gazéification, pyrolyse…) apparait comme une solution de plus en plus séduisante. Abondante, diversifiée, facile d’accès, elle est également étiquetée carboneutre et promet de produire énergie bon marché et produits à haute valeur ajoutée (syngas, biochar, biocarburants…). Ces promesses attirent bon nombre d’investisseurs et d’industriels et le nombre de projets en cours ou à venir ne cesse de croitre. Peut-on alors parler d’eldorado énergétique ou bien la situation est-elle plus nuancée qu’il n’y parait ?