
Christine Palmiéri est artiste, critique d’art et poète. Canadienne, d’origine française, elle vit au Québec depuis de nombreuses années. Elle est professeure associée à l’UQAM, membre d’Hexagram (UQAM) et du FrancoLab (Sorbonne), elle détient un doctorat en Études et Pratiques des Arts. Elle a enseigné les arts visuels et donné plusieurs conférences dans des universités au Québec, en France et au Mexique, entre autres. Les biotechnologies en art font partie de ses recherches et de ses préoccupations. Elle a dirigé pendant plus de vingt ans la revue en ligne Archée qui porte sur les arts numériques. Dans son travail d’artiste, elle allie des techniques traditionnelles aux nouvelles technologies médiatiques grâce auxquelles elle élabore des installations où se côtoient des objets triviaux et des dispositifs visuels et sonores interactifs. Elle a exposé dans plusieurs galeries et musées à travers le monde et a participé à de nombreux festivals. Elle a été commissaire, notamment pour l’exposition De la monstruosité, expression des passions, qui a donné lieu à une publication. Parmi ses recueils de poésie, L’éternité n’est jamais loin a été publié aux Éditions Mains Libres cette année. Elle a aussi publié de la poésie et des essais sur l’art dans des revues, des collectifs, et dans des anthologies.
L’énergie lumineuse est au centre de nombreuses productions et démarches artistiques qui en utilisent les effets ou les contre-effets pour faire surgir ou anéantir le visible. Nous verrons de quelle façon procèdent les flux opératoires et aussi comment les rayons X d’énergie invisible donne à voir le réel alors que dans une position antithétique l’énergie lumineuse visible le fait disparaître. Ces jeux d’apparition-disparition propres aux trous noirs et aux étoiles cohabitent parfois dans une même œuvre en créant des impressions de « monde parallèle » qui questionne notre manière d’appréhender le réel. Dans cette rencontre entre énergie électromagnétique et énergie humaine un besoin de problématisation éthique s’impose, car, si l’énergie se révèle créatrice, elle peut aussi être destructrice. À l’aube des expériences de l’IA on est à même de se demander si l’énergie possède une intentionnalité, si l’énergie est consciente comme le prétend Thérèse Brosse dans La conscience-énergie, structure de l’homme et de l’univers (1984).