
Jacques Charbonneau est né à Hull (Québec) Canada. Il a exposé à travers le Québec, le Canada, l’Europe, l’Amérique du Sud et les États‐Unis. Il a participé aux expositions de Images du Futur 1987 et 1989 à Montréal, au Festival des Arts Électroniques de Rennes (France) en 1988, au I.S.E.A., (International Symposium Electronik Arts), à Gröningen Hollande en 1990, au Canon Center de Paris en 1995 et au FusionArt Museum à New York, USA, en 2008. Il fonde de plusieurs organismes artistiques : la galerie Motivation V (1979), le Centre Copie‐Art (1982) et la galerie Arts technologiques (1992) où seront présentées des pratiques expérimentales et actuelles. Suivront les réseaux d’artistes européens, qu’il invite à venir explorer et expérimenter l’art électrographique et de tenter d’en pousser les limites. En 2022 et 2023, il reçoit plusieurs Prix internationaux reconnaissant sa carrière artistique, notamment à Paris, (France), à Milan et Lecce (Italie) et le Prix Artiste de l’année 2022 des Laurentides au Québec. Il poursuit ses recherches en arts analogique et numérique et s’intéresse aux nouvelles tendances en arts actuels. Son processus de création éclectiques et ses recherches témoignent d’une utilisation exceptionnelle et novatrice des nouvelles technologies en art médiatique.
Cet exposé a pour objectif de permettre que l’histoire des arts visuels analogiques et numériques des décennies 70-90 puisse être ramenée à l’avant-plan de l’intérêt de la génération actuelle. Après avoir brièvement défini le champ de l’art électrographique, une sélection d’oeuvres d’artistes internationaux qui furent réalisées sur des équipements d’impression (photocopieurs, imprimantes) du Centre Copie-Art de Montréal, seront visionnées et interprétées ainsi que mes propres expérimentations éclectiques dans le champ des arts électroniques sur une cinquantaine d’années. On y découvrira comment l’hybridité des œuvres qui furent réalisées par l’entremise de l’énergie créatrice de l’artiste a pu détourner les propriétés inhérentes de ces équipements du passé dont la fonction première n’était que de reproduire pour concevoir des œuvres originales. Nous tâcherons de percevoir le mystère de l’indifférence des spécialistes de l’art de l’époque par rapport à leur intérêt, et leur inquiétude, concernant la force du détournement des données numériques de l’I.A. Ne peut-on pas dire que les artistes de l’art électrographique ont insufflé une énergie première à l’esprit de récupération autogénérative caractérisant l’I.A.? Ainsi, nous nous intéresserons au processus d’appropriation de l’image que j’ai nommé Art Pirate et qui, à partir de ces équipements technologiques passés, a intuitivement nourri les débats actuels autour des notions d’authenticité et de droits d’auteurs qui émergent aujourd’hui avec l’I.A.