
Léa Toulouse Florentin a travaillé dans le domaine des arts pendant plus de dix ans au Canada, aux états-Unis, au Royaume-Uni et en France. Elle a obtenu un master en études critiques et curatoriales et une licence en histoire de l’art et études des Premières Nations à l’Université de Colombie Britannique à Vancouver, Canada. Elle a travaillé dans des musées, des galeries, des universités et des start-ups pour développer son expertise sur le marché de l’art dans le monde entier. Elle a organisé une exposition à la Winsor Gallery de Vancouver présentant six femmes artistes contemporaines des Premières nations et mettant l’accent sur le matriarcat indigène, qui était également le sujet de ses recherches universitaires. Aujourd’hui, elle travaille dans la vente d’art contemporain en ligne à Paris.
L’objectif de cet exposé est d’illustrer en détail, chaque partie du processus de montage d’une exposition ayant pour sujet l’art contemporain indigène. En commençant par le concept initial, jusqu’à la recherche et le développement d’une exposition. À travers le travail des artistes présentés dans ma recherche et ma sélection d’études postcoloniales d’accompagnement, j’espère soulever des questions sur le rôle des femmes indigènes dans la décolonisation et l’autodétermination, ainsi que sur les discours entourant ces théories et pratiques dans un contexte contemporain. Pour ce faire, j’examinerai les artistes à travers un cadre particulier qui consiste, premièrement, en une optique matriarcale et souveraine, deuxièmement, en une résurgence culturelle et, troisièmement, en l’acte de création d’art et d’exposition en tant que performance politique. Le processus d’exposition, du début à la fin, joue un rôle essentiel dans la construction d’une exposition et la manière dont le contenu est représenté.