Intervenants

 

4 décembre 2025

17:05 – 18:40
Amphi Grand Kursaal

Olivier Kaeppelin

Olivier Kaeppelin est écrivain et commissaire d’exposition. Il a occupé de nombreuses fonctions dans des institutions culturelles publiques et privées, notamment comme directeur délégué chargé des programmes à France Culture, directeur des Arts Plastiques du ministère de la Culture et de la Communication, directeur du Projet Palais de Tokyo, et directeur de la Fondation Maeght. À l’initiative de plusieurs manifestations d’ampleur, telle Monumenta, Blickachsen (Francfort, Allemagne), la Biennale de Busan (Corée du Sud) et depuis trois éditions, président de la Biennale de Saint-Paul-de-Vence, Olivier Kaeppelin est un fervent défenseur d’œuvres contemporaines qui l’amènent à fréquenter des ateliers autour du monde. Critique d’art et commissaire d’exposition, sa connaissance du terrain n’a d’égale que sa volonté à toujours découvrir, suivre, comprendre et transmettre. Il a écrit de nombreux essais et textes sur l’art, notamment sur Gérard Gasiorowski, Daniel Dezeuze, Richard Deacon, Fabrice Hyber, Jean-Claude Ruggirello, Joan Miró, Lee Bae, Jonathan Lasker, Yves Zurstrassen, Yan Pei Ming, Jacques Monory, Toni Grand, Damien Cabanes, Philippe Cognée, Gérard Garouste, Pascal Convert, Markus Raetz…

 

Quelles sont les limites de la peinture ?

Interroger les « limites de la peinture », c’est questionner une pratique qui, depuis ses origines, n’a cessé de se réinventer en se heurtant à ses propres freins. Limites du support et du cadre, qui imposent des contraintes mais ouvrent aussi au hors-champ ; limites de la représentation, où le langage pictural oscille entre illusion du réel et abstraction ; limites de la discipline elle-même quand elle fréquente et s’hybride avec l’installation, la performance ou le numérique. Loin d’annoncer la fin de la peinture, ces tensions révèlent au contraire sa vitalité. Chaque transgression, hybridation, tentative de mise au rebut vient relancer la question de ce qu’elle peut encore produire comme expérience sensible et critique. Face à la prolifération d’images immatérielles et aux innovations du monde visuel, la matérialité des pigments et du geste, qui peuvent apparaître comme des résistances ou des empêchements, constitue aussi une source plurielle de création. Notre table ronde propose d’explorer ces paradoxes. La peinture y sera envisagée non comme un vestige, mais comme un territoire aux possibilités illimitées.