Intervenants

 

5 décembre 2025

15:25 – 16:10
Amphi Petit Kursaal

Éric Descourvières

Docteur en Automatique (microtechniques), Professeur agrégé en mécanique avec un profil atypique, Éric Descourvières enseigne l’ingénierie, la conception de système et l’innovation-créativité, depuis trois décennies dans l’enseignement supérieur en université (filières éco-conception et éco-design), en écoles d’ingénieurs (filières mécatronique, microtechnique, luxe, santé et bio-médical) et en classes préparatoires scientifiques. Lauréat du premier concours universitaire de drones miniatures, il a été récompensé au Sénat par la Société d’Encouragement au Progrès (médaille d’argent). Egalement fresqueur du climat et enseignant aéronautique, dans l’Hexagone et en Polynésie française, il est navigateur et plongeur. Il se sent concerné par la vie marine, la montée des eaux et a observé le blanchissement corallien ; ce sont des réalités concrètes. Invité par la fondation CNRS Science4Reefs à un workshop regroupant scientifiques et artistes dans le lagon de Moorea, il a affiné ses connaissances et accompagne les biologistes marins au développement de nouvelles technologies micro-techniques pour accroître nos connaissances et sauvegarder les coraux vieux de 500 millions d’années, indispensables de la biodiversité planétaire et extrêmement vulnérables aux variations de températures.
Crédit photo : Olivier Anrigo

 

Quelle limite énergétique pour la biodiversité océanique ?

Dans le prolongement d’une intervention au printemps lors de la conférence de la glaciologue Dr Heïdi Sevestre sur le rythme de fonte de la calotte groenlandaise, puis de la réalisation d’un poster de vulgarisation présenté au colloque de l’Institut Universitaire de France et fondé sur une publication co-signée par 54 chercheurs internationaux, « Record High Temperatures in the Ocean in 2024 », cette communication recontextualise la situation océanique et planétaire actuelle. Il ne s’agit pas d’un simple réchauffement, mais d’un emballement de l’énergie océanique aux conséquences systémiques. J’exposerai les principaux ordres de grandeur — physiques, chimiques, énergétiques, temporels et astronomiques — ainsi que des repères d’histoire de la biologie et de l’écologie pour éclairer l’ampleur des phénomènes en cours. Enfin, j’avancerai quelques analogies pour saisir ces échelles, en mobilisant la question de la valeur des unités monétaires artificielles et des comparaisons historiques (cinquante ans d’essais nucléaires et les deux bombes atomiques larguées sur le Japon il y a 80 ans).