Intervenants

 

3 décembre 2025

13:30 – 14:15
Salle Proudhon

Thierry Brugvin

Thierry Brugvin est Maître de conférences associé à l’UFR STGI de Belfort et titulaire d’un doctorat en sociologie. Membre du CREGO (Bourgogne-Franche-Comté) et du laboratoire Logiques de l’Agir (Besançon), il enseigne la sociologie à l’université depuis une vingtaine d’années. Spécialisé en écologie sociale, il a publié en 2024 Effondrement : 20 scénarios aux Éditions Yves Michel. Son activité scientifique comprend 39 publications, dont 6 ouvrages individuels, 1 direction d’ouvrage, 18 contributions à des ouvrages collectifs et 13 articles dans des revues nationales ou internationales à comité de lecture. Il a participé à 49 colloques scientifiques, dont 20 internationaux. En parallèle, il a rédigé plus de 60 articles de vulgarisation et animé plus d’une cinquantaine de conférences, notamment auprès d’associations, pour diffuser ses travaux auprès d’un large public.

 

Quelles sont les limites à respecter pour conserver une planète viable ?

La biosphère fait face à un risque grave d’effondrement en raison du réchauffement climatique, du dérèglement des écosystèmes et du dépassement des limites écologiques planétaires. Selon le WWF, sur les neuf frontières à ne pas franchir pour maintenir un équilibre durable, six sont déjà dépassées. Le réchauffement global entraîne une raréfaction de l’eau, une baisse des rendements agricoles et donc un risque accru de famines massives, faisant du climat la menace la plus pressante pour l’humanité. Par ailleurs, la majorité des ressources non renouvelables sera épuisée entre 2040 et 2090 : le pétrole pourrait disparaître dès 2050, le gaz naturel autour de 2070 et le charbon vers 2160, tandis que les réserves de fer devraient être taries d’ici 2090. Dans ce contexte, il est essentiel de limiter l’empreinte écologique et l’empreinte carbone, tant à l’échelle planétaire qu’individuelle, afin d’assurer la survie du plus grand nombre. Plusieurs scénarios écologiques sont envisagés pour l’avenir de l’humanité, notamment ceux du GIEC, de l’ADEME, du rapport Meadows, ainsi que six autres modèles articulant les enjeux technologiques et écologiques.