
5 décembre 2025
Docteure en langue et civilisation chinoises de l’Inalco, Pascale Elbaz est enseignante-chercheure à l’ISIT, Grande école de l’interculturel et du multilinguisme (Paris-Panthéon- Assas-Université). Elle est responsable du séminaire interculturel transdisciplinaire de l’école. Elle est également chercheure associée à l’IFRAE (Institut français de recherche sur l’Asie de l’Est). Ses recherches se développent dans deux directions : l’analyse du vocabulaire chinois de l’esthétique et de la culture et la pédagogie de la traduction et de la terminologie à l’ère du multilinguisme et des traitements automatiques du langage naturel (TAO, TA). Elle exerce parallèlement en tant que traductrice chinois-français dans l’édition : Le Chant de la Terre chinoise, Photographies de la Chine d’aujourd’hui (2020) ; Histoire illustrée de la peinture chinoise (2021) (Ed. Horizon orientale). Elle est membre de la Research Task Force de la FIT (Fédération internationale des traducteurs) et participe à la rédaction d’articles sur la transformation des métiers de la traduction et sur la formation de la nouvelle génération de traductrices et de traducteurs.
A première vue, le territoire de l’art a sa « ligne de démarcation ». Tant qu’il ne franchit pas cette ligne, il est appelé art, s’il la franchit, il n’est plus de l’art, mais de l’artisanat, ou un ensemble d’objets et de pratiques quotidiennes. La question des limites de l’art nous plonge dans la tradition philosophique chinoise, dans les écrits de Zhu Xi sur la question de la complémentarité yin-yang et de Zhang Dainian sur le mode de relation de deux objets opposés, pris dans un processus d’interdépendance, d’inclusion mutuelle et de transformation. La question des limites de l’art se fait relative, variant en fonction du temps et du lieu, pointant vers les vastes zones grises et transformant l’opposition « art ou non art » en l’inclusion « art et non art ». Quand est-il alors de la limite entre les différents arts? L’esthétique chinoise traditionnelle nous aide-t-elle à penser l’intermédialité autrement?