
4 décembre 2025
Patrice Besnard a accompli l’essentiel de sa carrière dans l’horlogerie (1984-2022). Il fut délégué général de France Horlogerie et d’EuroTempus (Fédération de l’horlogerie de l’Union européenne) ainsi que secrétaire général du Comité permanent de l’horlogerie européenne qui inclut la Suisse. Il a également été président de la Commission française de normalisation Horlogerie, membre du conseil de surveillance de la Société de développement de l’horlogerie, membre du conseil d’administration du Centre technique de l’industrie horlogère (ex-Cetehor désormais intégré au comité professionnel de développement économique Francéclat) et directeur délégué (2017-2022) de France Industries créatives (Ameublement, Cuir, Horlogerie, Mode & Habillement). Il a été aussi été désigné expert pour l’horlogerie auprès de la commission de conciliation et d’expertise douanière (France) et unique représentant de l’Union européenne au comité consultatif de l’ancien salon mondial de l’horlogerie et de la bijouterie Baselworld.
De la révocation de l’Édit de Nantes (1685) aux accords de libre-échange du 20e siècle, les politiques publiques ont périodiquement posé une limite au développement de l’horlogerie française à certaines périodes. Mère de nombre d’industries, l’horlogerie a en effet connu sa première délocalisation avec la migration des horlogers de confession protestante aux 16e et 17e siècles pour constituer ou renforcer dans leur pays d’accueil une horlogerie concurrente.
Au XXe siècle les accords de libre-échange (Kennedy Round-1967, accords CEE/Suisse-1972, accords de Marrakech-1994), combinés à la révolution du quartz, ont contribué à une nouvelle délocalisation avec notamment la disparition de certains acteurs stratégiques (mouvement). Mais au-delà d’un environnement international de plus en plus concurrentiel, l’évolution du cadre réglementaire français (fiscalité, droit du travail, normes environnementales…) n’a pas été sans conséquence sur la compétitivité des entreprises horlogères. Pourtant la France s’est aussi dotée d’outils permettant d’accompagner la consolidation ou le développement de l’horlogerie française : ouverture en 1667 du 1erobservatoire astronomique (Paris) en Europe, ouverture d’un centre technique après la 2e guerre mondiale, création d’un comité professionnel de développement économique (1978) précédé par d’autres structures dès les années 60. En outre avec le temps légal français, l’État a positionné notre pays au premier plan des acteurs du Temps Fréquence et de la souveraineté en matière de maîtrise du temps qui constitue un des enjeux du XXIe siècle pour de nombreuses applications stratégiques.