Intervenants

 

4 décembre 2025

15:25 – 16:10
Salle Proudhon

Andràs Paldi

Andras Paldi est biochimiste et généticien. Il est chercheur, professeur à l’école Pratique des Hautes études à Paris. Ses recherches portent sur l’épigénétique et la différenciation cellulaire. Ses travaux actuels concernent le rôle biologique des fluctuations stochastiques de l’expression génique et l’implication des mécanismes épigénétiques en lien avec le métabolisme énergétique dans le processus de différenciation des cellules hématopoïétiques.

 

Qui fixe les limites du vivant ?

Les êtres vivants sont très souvent vus comme des machines. Plus qu’une simple métaphore, le paradigme vivant-machine a profondément influencé non seulement notre compréhension scientifique du monde vivant, mais aussi l’approche que notre civilisation a adoptée pour résoudre des problèmes pratiques. Bien qu’il soit généralement admis que cette métaphore reste une simplification qui ne rend pas compte de toute la richesse du phénomène vivant, elle continue de servir de guide, de l’agriculture et la biotechnologie jusqu’à la médecine. Pourtant, on constate de plus en plus souvent que ce paradigme atteint ses limites. Contrairement à une machine, le vivant se caractérise par sa capacité à s’auto-organiser, à évoluer, à se reproduire, à interagir avec son environnement et à manifester une forme d’intentionnalité. Une vision alternative met aujourd’hui l’accent sur le vivant comme un système complexe, dynamique et autonome. Elle repose sur une compréhension plus intégrée de l’organisation du vivant, et remet en question les limites que la métaphore mécanique imposait. Le débat est lancé, et il n’est pas uniquement scientifique.