
5 décembre 2025
Dès son plus jeune âge, Catherine Maunoury s’est intéressée aux avions. Elle n’a que huit ans quand son père, médecin pilote, l’emmène voler pour la première fois. Encouragée par lui, elle a quinze ans pour son premier vol en solo et devient la plus jeune pilote brevetée à 17 ans. Sa passion la mène au plus haut niveau de la compétition : elle accumule les titres aux championnats de France, d’Europe et du monde et se situe toujours aujourd’hui parmi les meilleures femmes pilotes au niveau mondial. En 2010 Catherine Maunoury est nommée à la direction du musée de l’Air et de l’espace du Bourget et en 2017 présidente de l’Aéro-Club de France.
Depuis toujours le ciel fascine, attire, lance un défi aux humains. Le mythe d’Icare est le symbole par excellence de leur réponse à ce défi alimenté par le rêve de voler, de rejoindre le ciel, malgré les limites que le ciel semble leur imposer. Ce défi, ces défis sont d’abord technologiques, liés à la vitesse, à l’altitude, à la résistance des matériaux. Ils sont aussi posés par les limites du corps et de l’esprit du pilote qui doit apprendre à supporter, à maîtriser des accélérations extrêmes, une surcharge cognitive, et à développer une résilience face à toute situation critique. Les limites sont enfin réglementaires, environnementales, éthiques : toute limite doit-elle être repoussée, franchie ? Voler doit rester un art de l’humain. Parce qu’elle flirte avec ces défis, ces limites, la voltige offre un terrain privilégié pour les étudier, les maîtriser, les redéfinir. Peut-être Icare a-t-il échoué par excès de confiance. Aujourd’hui, l’aviation allie l’audace de l’innovation à la prudence de la pérennité. Pour autant, elle ne cesse pas de repousser les limites du ciel.