Intervenants

 

5 décembre 2025

09:00 – 09:45
Salle Proudhon

Michel Viso

Michel Viso a exercé comme vétérinaire pendant quelques années. Il rejoint l’École vétérinaire d’Alfort en 1980 puis l’Institut national de la recherche agronomique en 1981. Il est sélectionné comme spationaute par le Centre national d’études spatiales (CNES) en 1985. Il prépare le projet Rhésus en coopération avec la NASA. Ses chances de voler s’évanouissent en 1993 lorsque la NASA abandonne le projet. Il assure alors pour le CNES la responsabilité scientifique des expériences spatiales de physiologie animale et de biologie menées en coopération avec les États-Unis, la Russie et d’autres partenaires. En 2004, le CNES le nomme responsable scientifique pour l’exobiologie, préparant les participations françaises au projet européen ExoMars et de futures missions d’exploration du système solaire comme les nouveaux projets de retour d’échantillons martiens dans les années 2030. En 2014, l’exobiologie s’enrichit des missions dédiées à la recherche et l’étude des exoplanètes comme Cheops, Plato et Ariel. Avec le regain d’intérêt pour le retour d’échantillons martiens, il représente le CNES au Panel pour la protection planéaire du Commitee on Space Research (COSPAR). En juin 2021, Michel Viso devient conseiller scientifique d’Innovaxiom.

 

Une limite pour l’exploration par des êtres humains ?

L’exploration de l’espace est revenue au centre d’enjeux de souveraineté et de puissance des nations. Les principaux corps célestes du système solaire ont été survolés, photographiés ou explorés par des sondes, ou des robots. L’exploration humaine est restée jusqu’à ce jour l’apanage des États-Unis et est limité à la Lune. La possibilité d’envoyer des êtres humains prendre pied sur Mars est discutée depuis de nombreuses années et de nombreux scénarios sont envisagés. Cette exploration ne semble pas impossible bien qu’elle apparaisse extrêmement risquée et difficile. Les états Unis en le déclarant, la chine plus discrètement préparent ces missions. Déjà des voix préconisent d’aller plus loin, dans le système solaire, voire dans la galaxie. Derrières ces prophéties se retrouvent beaucoup de passions, de rêves ou de finances mais peu de science. Est-ce qu’un jour la réalité de l’exploration égalera ou dépassera la fiction ?