Intervenants

Alex Shee Alex Shee
Directeur de la stratégie

Alex Shee dirige le développement et la stratégie de Sama. Il travaille à la création d'un écosystème commercial sur l'IA, via la plateforme de Sama. Il est également responsable des partenariats et de la commercialisation. Auparavant, il était responsable des partenariats et du développement de Element AI (cédé à ServiceNow | NYSE : NOW) pour laquelle il a ouvert et développé l'activité en Asie, signé des partenariats stratégiques majeurs et dirigé l'équipe qui a levé la série B de 200 millions de dollars canadiens. Il était également l'invité du podcast d'Element AI le mieux noté, "The AI Element", qui explore les plus grands problèmes et les questions les plus difficiles posées par l'intelligence artificielle. Il a aussi été récemment sélectionné comme l'un des 250 leaders les plus prometteurs du Canada par le Gouverneur général du Canada (équivalent du prix présidentiel) et comme l'un des 4 meilleurs leaders en développement des affaires et en ventes dans le domaine de la technologie par Floodgates et par The Peak.


Conférence : L’intelligence artificielle aide-t-elle à lutter contre la pauvreté ?
Jeudi 5 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi 3

L'IA pour le bien est un terme dont on parle beaucoup... Cependant, il existe peu d'exemples de cas où l'IA a pu avoir un impact concret dans les pays en voie de développement en matière de réduction de la pauvreté. Il s'agit dans cette conférence d'explorer les tendances qui se dessinent dans les entreprises d'IA pour aider à avoir un impact positif et tangible sur la pauvreté. Il s'agit également de remettre en question les idées préconçues au sujet du déploiement réussi de l'IA ainsi que les modèles commerciaux qui les accompagnent. C'est une vision de la manière dont l'IA peut être exploitée pour atteindre les objectifs de durabilité des Nations unies qui sera exposée.


Table ronde : L’AI est-elle l’avenir de l’innovation de rupture ?
Vendredi 6 mai 2022, 10h45

Alexei Grinbaum Alexei Grinbaum
Philosophe et physicien

Alexei Grinbaum est philosophe et physicien. Chercheur au laboratoire Larsim du CEA-Saclay, il est spécialiste de l’information quantique. Depuis 2003, il s'intéresse aux questions éthiques liées aux nouvelles technologies, notamment aux nanotechnologies, à l’intelligence artificielle et à la robotique. Il a été coordinateur pour la France de l’Observatoire européen des nanotechnologies et partenaire du projet européen « Recherche et innovation responsables en pratique » (RRI-Practice). Membre du Comité national pilote d’éthique du numérique et de l’IA et de la Commission d’éthique de la recherche en numérique (Cerna), il a publié « Mécanique des étreintes » (Encre Marine, 2014) et « Les robots et le mal » (Desclée de Brouwer, 2019).


Conférence : L'inhumain de l'intelligence artificielle fait-il du bien à l'homme ?
Vendredi 6 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi 3

Nous bénéficions de possibilités inouïes grâce à l'intelligence artificielle. Ses applications sont multiples : moteurs de recherche, reconnaissance d'images et de parole, traduction automatique, agents conversationnels, etc. Elles commencent à émerger dans des secteurs comme la santé, l'énergie, les transports, l'éducation, le commerce et la finance. Mais avec elles, apparaissent de nouveaux dangers. Des robots domestiques se font délateurs, des agents conversationnels injurient leurs interlocuteurs : des systèmes informatiques participent aux conflits humains et parfois même les provoquent. Qui est responsable ? La réponse à cette question compte parmi les défis les plus urgents à relever dans notre rapport aux technologies numériques. Mais il ne s'agit pas de savoir comment rendre l'intelligence artificielle bienveillante. Il s'agit de faire en sorte qu'elle ne se substitue pas à l'homme en tant qu'agent moral.

Anatole Lecuyer Anatole Lecuyer
Chercheur en réalité virtuelle

Anatole Lécuyer est directeur de recherche chez Inria, l’Institut national de recherche dédié aux sciences du numérique. Il mène depuis plus de 20 ans une activité de recherche dans le domaine de la réalité virtuelle, et explore de nouvelles manières d’interagir avec les univers virtuels. Avec son équipe, il a notamment conçu le logiciel OpenViBE qui permet de déployer des interfaces « neuronales » pour interagir directement « avec son cerveau ». Ces interfaces montrent toute leur utilité dans le domaine de la santé, de l’accessibilité et des loisirs. Il est co-auteur de plus de 200 articles scientifiques et d’une dizaine de brevets. Il est l’auteur du livre “Votre cerveau est un super-héros – Quand les nouvelles technologies révèlent nos capacités insoupçonnées” paru en 2019.


Conférence : La réalité virtuelle pourra-t-elle vous rendre plus intelligent artificiellement ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h - 16h45 — Amphi 1

Les technologies numériques de la "réalité virtuelle" sont en train d'entrer progressivement dans nos vies. Les investissements colossaux des géants du secteur comme Facebook, Google, ou Samsung font même prédire l'arrivée prochaine des " métavers " : ces univers artificiels dans lesquels les humains pourront se retrouver pour vivre ensemble des expériences de réalité alternative. Au-delà des défis scientifiques et technologiques immenses posés par ces nouveaux médias, les effets physiologiques et psychologiques sur l'homme sont questionnés. Si nous pouvons craindre des effets négatifs comme des phénomènes d'addiction ou le fameux " cybermalaise ", qu'en est-il des possibles transformations positives qui pourraient découler de ces immersions virtuelles ? Des études montrent des effets puissants et parfois persistants, qui peuvent être mobilisés pour des applications variées comme l'éducation, la médecine et la rééducation. Au bout du compte, la réalité virtuelle finira-t-elle par nous rendre plus intelligent artificiellement ?

Benoît Dupont Benoît Dupont
Professeur en criminologie

Benoît Dupont est professeur titulaire à l’École de criminologie de l’Université de Montréal et Directeur scientifique du Réseau intégré sur la cybersécurité (SERENE-RISC), qu’il a fondé en 2014. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Cybersécurité, ainsi que de la Chaire de recherche en Prévention de la cybercriminalité. Il siège comme observateur représentant le monde de la recherche sur le conseil d’administration du Canadian Cyber Threat Exchange (CCTX) et sur le Conseil des chercheurs de la Nouvelle organisation d’infrastructure de recherche numérique (NOIRN). Il fait partie de la cohorte inaugurale du Collège des nouveaux chercheurs et créateurs en arts et en sciences de la Société royale du Canada. Ses projets de recherche actuels portent sur la cyber-résilience, la coévolution de la délinquance et de la technologie dans une perspective écologique, l’organisation sociale des communautés de pirates informatique malveillants, ainsi que sur les stratégies d’intervention auprès des victimes de cyber-fraudes.


Conférence : L’IA peut-elle menacer l’intégrité de la justice ?
Vendredi 6 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi 1

En cours

Catherine Maunoury Catherine Maunoury
Présidente Aéro-Club de France

Dès son plus jeune âge, Catherine Maunoury s'est intéressée aux avions. Elle n'a que huit ans quand son père, médecin pilote, l'emmène voler pour la première fois. Encouragée par lui, elle a quinze ans pour son premier vol en solo et devient la plus jeune pilote brevetée à 17 ans. Sa passion la mène au plus haut niveau de la compétition : elle accumule les titres aux championnats de France, d'Europe et du monde et se situe toujours aujourd'hui parmi les meilleures femmes pilotes au niveau mondial. Aujourd'hui, Catherine Maunoury est présidente de l'Aéro-Club de France.


Conférence : L'intelligence artificielle voltige-t-elle ?
Samedi 7 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi 2

En cours

Catherine Régis Catherine Régis
Professeure en droit

Catherine Régis est professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, titulaire d’une Chaire de recherche du Canada en droit et politiques de la santé, co-responsable du Hub santé – politique, organisations et droit (H-POD) et responsable du Groupe de travail sur l’innovation numérique et l’IA de l’alliance U7+, un regroupement de plus de 50 universités à travers le monde. Elle est également chercheuse au Mila (Institut québécois d’intelligence artificielle), au Centre de recherche en droit public (CRDP), à l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA) ainsi que Conseillère spéciale et Vice-rectrice associée à la planification et communications stratégiques à l’Université de Montréal. Catherine a participé à l’élaboration de la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’IA, notamment à titre de membre du comité scientifique et elle est Membre experte pour le Partenariat mondial sur l’IA (PMIA). Ses principaux intérêts de recherche portent sur la régulation de l’innovation numérique et de l’IA ainsi que le droit et les politiques de la santé, tant à l’échelle locale qu’internationale.

Catherine Villemer Catherine Villemer
Adjointe à la vice-rectrice

Catherine Villemer cumule 20 ans d’expérience dans le domaine de la coopération et des relations internationales, de la valorisation de la recherche et de la mobilisation des connaissances. Ingénieure agroéconomiste (Agrocampus Ouest, France), elle a étudié, enseigné et travaillé en Europe (France, Belgique et Allemagne), en Asie (Vietnam, Hong-Kong) et en Amérique du Nord (Canada). À l’Université de Montréal, elle contribue à l’internationalisation de l’Université au rectorat depuis 2016. Auparavant, elle a œuvré en tant que coordonnatrice puis directrice exécutive du Centre d’excellence sur l’Union européenne (Université de Montréal – Université McGill, 2007-2015) et conseillère principale aux partenariats du Centre d'études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM, 2013-2015). Elle a participé à l’organisation de plusieurs congrès mondiaux d’envergure pour le compte de l’Université de Montréal (European Consortium for Political Research General Conference 2015, Sommet mondial de la Santé 2017). Catherine Villemer est membre du Conseil d’administration et du Comité de vérification du CÉGEP de Bois-de-Boulogne, un collège d'enseignement général et professionnel situé à Montréal. Elle a été vice-présidente d’UniAgro Canada (2013 - 2015), la branche canadienne de la fédération des ingénieurs agronomes des associations de diplômés de sept grandes écoles et établissements publics de l’Enseignement supérieur agronomique français.

Christian Byk Christian Byk
Juge à la Cour d'appel de Paris

Christian Byk est juge à la Cour d'appel de Paris, Secrétaire général de l'Association internationale droit, éthique et science et préside le Comité intergouvernemental de bioéthique de l'UNESCO. Sa thèse de doctorat a porté sur une comparaison des modèles de politique législative en Amérique du Nord et en Europe dans la perspective de l'élaboration du biodroit. Il est qualifié pour diriger des recherches, a exercé comme professeur de droit à l'Université de Poitiers et comme professeur invité dans de nombreux pays. Il est l'auteur d'une dizaine de livres et de plus de 3 00 articles dans le domaine de la bioéthique et dirige depuis 30 ans le Journal international de bioéthique et d'éthique des sciences et la revue Droit, santé et société. Formé au droit international, il connaît bien le fonctionnement des organisations internationales du système des Nations-Unies (UNESCO, OMS, OMPI, AIEA) ainsi que celui des organisations européennes (Conseil de l'Europe et Union Européenne). Il a été pendant plus de 10 ans chef de la délégation française au comité de bioéthique du Conseil de l'Europe puis conseiller du Secrétaire Général du Conseil de l'Europe et a rédigé le premier projet de Convention européenne sur la biomédecine et les droits de l'homme. Il a également participé aux activités normatives de l'Union européenne (brevetabilité des biotechnologies). Depuis la fin des années 1980, il a été associé aux activités de bioéthique de l'UNESCO et a participé aux négociations qui ont conduit à l'adoption des trois Déclarations de l'UNESCO dans ce domaine. Depuis 2013, il représente la France au Comité intergouvernemental de bioéthique dont il a été successivement le vice-président (2015-2017) et le président (2017-2019). Il dirige depuis 1989 l'Association internationale droit, éthique et science, a été vice-président du CIOMS (1994-2000) et est membre fondateur de l'International Association of Bioethics. Depuis 2002, il est membre de la Commission nationale française pour l'UNESCO dont il préside le comité de bioéthique et d'éthique des sciences.


Conférence : L'ère du numérique conduit-elle à l’émergence de nouveaux acteurs de souveraineté ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h45 - 11h30 — Amphi 3

Lieu autrefois privilégié de l'intervention des États souverains, l'espace international n'en est plus depuis longtemps le lieu exclusif et le commerce international est de ce point de vue une bonne illustration de cette réalité historique. Toutefois, le développement des échanges s'accomplit depuis les dernières décennies du XXème siècle dans le contexte d'« un monde globalisé » très différent de ce que nous avons connu jusqu'à présent tant en raison de la nature et de l'ampleur des activités concernées que de l'évolution du cadre international dans lequel ces échanges s'inscrivent. Et ceci entraîne des bouleversements importants dans l'identification des acteurs de la souveraineté, des attributs de celle-ci et de l'influence qui en découle sur la production normative et sa portée, laissant peut-être apparaître la construction d'une nouvelle ontologie sociale qui dépasse la seule sphère des échanges.

Christian Wopperer Christian Wopperer
Vice-président, Sales Intelligence

Christian Wopperer occupe le poste de vice-président, Sales Intelligence au CEIM depuis dix-sept ans. Il a plus de trente ans d’expérience en développement d’affaires et ventes de logiciels en Europe et au Canada. Son expérience d’entrepreneur contribue à sa très bonne connaissance des problématiques de marketing et des ventes des entreprises en démarrage. Il a fondé et dirigé à Zürich (Suisse) une compagnie de logiciels d’assurance qualité dont les ventes annuelles ont augmenté de 250 %. Dès son arrivée au Canada en 1995, il a assisté des entreprises canadiennes dans leurs démarches d’exportation vers l’Europe. Il a dirigé le département de marketing et ventes d’Orthofab et assuré la stratégie de commercialisation de KMtechnologies à Montréal. Christian Wopperer offre aux dirigeants d’entreprises en technologie de l’information, en phase de commercialisation, des conseils sur mesure en vente. Il est titulaire d’une maturité fédérale économique suisse, d’un diplôme informatique d’EPSIC (Lausanne, Suisse) et de la certification Advanced Management Course de l’Université McGill. Il a également fait partie de la première cohorte de diplômés en commerce électronique de l’Institut du commerce électronique de Montréal.

Cyril Rigaud Cyril Rigaud
Pilote - Conseiller scientifique

Né en Provence, après une enfance et une adolescence les yeux levés vers le ciel, des études scientifiques et un brevet de pilote en poche dès 17 ans, Cyril Rigaud s'engage dans l'Armée de l'air en juin 1995 en tant que pilote d'avion de transport. Initialement en charge de missions de soutien et d'entraînement des forces en métropole, dans les départements d'outre-mer et à l'étranger, il devient instructeur de 2006 à 2008. Il rejoint ensuite l'escadron de transport des hautes personnalités de l'État pour des missions de transport gouvernemental et pour des évacuations sanitaires, jusqu'en 2013. Depuis début 2016, il est copilote bombardier d'eau sur Canadair CL 415 au sein de la Sécurité civile.

David Saint-Jacques David Saint-Jacques
Astronaute

David Saint-Jacques est habité depuis toujours par un profond désir d’explorer le monde qui l’entoure. Avant de se joindre au programme spatial canadien en mai 2009, il a pratiqué la médecine familiale dans un village de l’Arctique canadien donnant sur la baie d’Hudson. Il a auparavant travaillé comme astrophysicien à Cambridge (Royaume-Uni), à Tokyo (Japon), à Hawaï (États-Unis) et à Montréal (Canada). Il a également été chargé d’enseignement clinique à la Faculté de médecine de l’Université McGill et ingénieur dans une PME québécoise. En tant que membre de l’équipe internationale d’astronautes, David Saint-Jacques a occupé notamment le poste de capcom (agent au sol assurant la liaison avec l’équipage en orbite) ainsi que diverses fonctions de planification et de soutien aux opérations au centre de contrôle de mission et au bureau des astronautes de la NASA. Le 3 décembre 2018, il s’est envolé pour la Station spatiale internationale à titre de d'ingénieur de bord et copilote du vaisseau Soyouz de la mission Expedition 58/59. Pendant son séjour de 204 jours à la Station, il a réalisé une série d’expériences scientifiques, de tâches de robotique et de démonstrations technologiques. David Saint-Jacques est devenu le quatrième astronaute de l’Agence spatiale canadienne à sortir dans l’espace et le premier à attraper un vaisseau-cargo avec le Canadarm2.

Gautier Depambour Gautier Depambour
Doctorant en histoire des sciences

Ancien élève de l'École CentraleSupélec, Gautier Depambour est actuellement étudiant en thèse d'histoire de la physique au laboratoire SPHere (Sociologie, Philosophie, Histoire des sciences) à l'Université de Paris. Lors d'une année de césure, il a eu l'opportunité de travailler cinq mois au Conseil européen pour la recherche nucléaire (CERN) pour le groupe de communication du détecteur ATLAS ; en parallèle, il a réalisé un projet de machine learning appliqué à la physique des particules. Il a également passé six mois au sein du groupe d'électrodynamique quantique en cavité du Laboratoire Kastler-Brossel, au Collège de France, dans le cadre de son master 2 de nanophysique. Enfin, soucieux de faire connaître la science au plus grand nombre, il est impliqué dans différents projets de vulgarisation scientifique : il a notamment réalisé le site du philosophe des sciences Etienne Klein, et a écrit un livre pour raconter son expérience au CERN, intitulé Une journée au CERN.

Hervé Chneiweiss Hervé Chneiweiss
Neurologue

Hervé Chneiweiss est neurologue et neuroscientifique, Directeur de recherche au CNRS. Il dirige le centre Neuroscience Paris Seine (CNRS /Inserm/Sorbonne Université). Ses travaux scientifiques ont été principalement consacrés aux mécanismes de signalisation des astrocytes , puis leur rôle dans l'origine des tumeurs cérébrales, dont il a identifié de nouveaux moteurs métaboliques de la progression et de la plasticité, ouvrant des pistes thérapeutiques. Il est l'auteur de plus de 170 articles académiques. Il est également impliqué en bioéthique, présidant actuellement le comité d'éthique de l'Inserm et le comité international de bioéthique de l'UNESCO, membre du comité consultatif de l'OMS sur le développement de normes mondiales pour la gouvernance et la surveillance de l'édition du génome humain, vice-président de l’ONG ARRIGE, expert sur la recommandation 457 de l’OCDE sur les neurotechnologies pour la santé. Il a écrit plusieurs livres sur la bioéthique des embryons humains, des cellules souches, la génétique et les neurosciences. Dernier en date : Notre Cerveau L’Iconoclaste 2019.

Hervé Fischer Hervé Fischer
Artiste et sociologue

Artiste-philosophe multimédia, Hervé Fischer a initié l'art sociologique et pratique aujourd'hui le tweet art et la tweet philosophie. Son travail a été présenté dans de nombreux musées internationaux et biennales. Le centre Georges Pompidou lui a consacré une rétrospective, Hervé Fischer et l'art sociologique, en 2017. Pionnier du numérique au Québec, il a fondé en 1985 la Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal, le premier Café électronique au Canada, le Marché international du multimédia, la Fédération internationale des associations de multimédia, le festival Téléscience, Science pour tous. Ses recherches portent sur l'art, la sociologie des couleurs, le numérique, les imaginaires sociaux, l'hyperhumanisme. Il a conçu le médialab québécois Hexagram. Il a publié entre autres Théorie de l’art sociologique (1987), L'Histoire de l'art est terminée (1981), Le choc du numérique (2002), CyberProméthée, l'instinct de puissance (2003), La planète hyper, de la pensée linéaire à la pensée en arabesque (2004), La société sur le divan (2007), L'Avenir de l'art (2010), La divergence du futur (2014), La pensée magique du Net (2014), Market Art (2016), Les couleurs de l’Occident. De la Préhistoire au XXIe siècle (2019), L’Âge hyperhumaniste. Pour une éthique planétaire (2019). Il a fondé la Société internationale de mythanalyse.


Conférence : Mythanalyse de l’IA: faut-il désirer sa propre mort ?
Vendredi 6 mai 2022, 15h15 - 16h — Amphi 1

On distingue les IA faible et forte, mais beaucoup croient que la faible est déjà si performante que la forte lui succèdera incessamment. L’IA faible ne nous pose pas de problème métaphysique: aussi gigantesques que soient ses résultats, ses extensions, ses défis informatiques et humains dans nos gouvernes sociales, elle ne sera jamais plus que de l’intelligence humaine assistée par ordinateur. Les ordinateurs quantiques en multiplieront la puissance et la capacité d’auto-apprentissage profond, mais l’IA faible n’aura jamais conscience de ses processus ni d’émotion décisionnelle. Ces attributs que l’imaginaire humain lui confèrent naïvement la rendrait inopérante. Un bog, mais pas de singularité informatique quoiqu’en disent les entrepreneurs gourous du posthumanisme. L’IA forte, tout au contraire, qui prétend voir émerger des intelligences artificielles capables de conscience et d’émotions, qui nourrit la science-fiction, ces sortes de « machines spirituelles » désespérément espérées par Ray Kurzweil, constituent une fabulation toxique qui relève de la thérapie mythanalytique. Y croire, c’est désirer sa propre mort !


Table ronde : L’IA peut-elle comprendre les marchés des matières premières ?
Vendredi 6 mai 2022, 14h30
Table ronde : L’AI est-elle l’avenir de l’innovation de rupture ?
Vendredi 6 mai 2022, 10h45
Table ronde : L’I.A serait-elle la grande gagnante des parties du futur ?
Samedi 7 mai 2022, 14h30
Table ronde : Jusqu’à quel point pouvons-nous faire confiance à l’IA dans notre gouverne écologique ?
Jeudi 5 mai 2022, 16h

Hubert Reeves Hubert Reeves
Astrophysicien

Hubert Reeves est astrophysicien. Il est diplômé des universités de Montréal, McGill University et Cornell University. Il est conseiller scientifique à la NASA Institute for Space Studies à New-York de 1960 à1964. En 1965, il est nommé directeur de recherches au CNRS à Paris. Ses sujets de recherches au service d'astrophysique de Saclay concernent l'origine des éléments chimiques, l'origine du système solaire, l'origine de l'Univers, l'astrophysique nucléaire et la cosmologie. Il est également professeur associé au département de physique de l'Université de Montréal. Il est président d'honneur de l'association Humanité et Biodiversité. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Poussières d'étoiles.


Conférence : Session d'ouverture
Jeudi 5 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi 1

Jacques Arnould Jacques Arnould
Expert éthique

Ingénieur agronome, docteur en histoire des sciences et docteur en théologie, Jacques Arnould s'intéresse aux relations entre sciences, cultures et religions, avec un intérêt particulier pour deux thèmes : celui du vivant et de son évolution et celui de l'espace et de sa conquête. Il a consacré plusieurs ouvrages et articles d'histoire ou de théologie au domaine du vivant. Suite à la poussée de fièvre créationniste en France, à partir de janvier 2007, il a été sollicité par différents milieux, scientifiques, pédagogiques ou religieux, pour informer les publics de l'existence des courants créationnistes, de leur histoire, des questions qu'ils posent à nos sociétés. L'année 2009, consacrée à Darwin, a montré comment les idées de ce savant et de ses successeurs continuent à interroger nos contemporains et les invitent à des interrogations plus philosophiques. Il est également expert éthique au Centre national d'études spatiales (CNES), un poste encore un peu unique dans le monde de l'astronautique. Pourtant, cela rejoint une vraie attente de la part du public, mais aussi des acteurs et des dirigeants, leurs motivations ne pouvant en effet plus être les mêmes qu'il y a quarante ou cinquante ans.

Jean-Christophe Baillie Jean-Christophe Baillie
Fondateur de Novaquark

Jean-Christophe Baillie est un scientifique et entrepreneur français. Il est diplômé de l'École polytechnique de Paris où il a étudié l'informatique et la physique théorique. Il a obtenu un master puis un doctorat d'intelligence artificielle et robotique à l'université Paris-6. Il a fondé différentes entités : la première est une unité au sein de l'École nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA ParisTech) : le Cognitive Robotics Lab ; la deuxième, fondée en mai 2006, est la société Gostai, développeur d'outils logiciels pour la robotique, et la troisième fondée en janvier 2014 est la société Novaquark, développeur de jeu vidéo, notamment Dual Universe.

Jean-François Clervoy Jean-François Clervoy
Astronaute

Astronaute français actif successivement du CNES (Centre national d’études spatiales, agence spatiale française) de la National Aeronautics and Space Administration (NASA, agence spatiale des États-Unis) et de l’Agence spatiale européenne (ESA) pendant 33 ans, Jean-François Clervoy est ingénieur général de l’armement en réserve, diplômé de l’École polytechnique, de l’École nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace et de l’École du personnel navigant d’essais et de réception. Il effectue trois missions à bord de la navette spatiale américaine, en 1994 pour étudier l’atmosphère, en 1997 pour ravitailler la station russe Mir et en 1999 pour réparer le télescope spatial Hubble. Il est président de la société Novespace qui organise les vols paraboliques en apesanteur. Jean-François Clervoy est aussi auteur, inventeur, et conférencier professionnel. Il est membre de plusieurs organisations œuvrant pour la promotion de l’exploration spatiale et pour la protection de la planète.

Jean-Louis Dessalles Jean-Louis Dessalles
Chercheur en Intelligence artificielle

Jean-Louis Dessalles est enseignant-chercheur à Telecom Paris (Institut Polytechnique de Paris).
Il travaille notamment sur la théorie de la simplicité et ses applications aux sciences cognitives.
Il est l'auteur de plusieurs livres, dont un livre récent dans lequel il expose les limites de l'intelligence artificielle.


Conférence : L'IA peut-elle imiter les mécanismes cognitifs sans les copier ?
Jeudi 5 mai 2022, 14h30 - 15h15 — Amphi 1

Jusqu’où les techniques statistiques à base de réseaux de neurones pourront-t-elles imiter l’intelligence humaine ? Pour certains, tout est déjà dit : cette IA statistique réalise certaines tâches intellectuelles mieux que les meilleurs spécialistes humains, qu’ils soient joueurs de Go ou dermatologues. Or les réseaux neuronaux ont, par construction, un handicap considérable : ils doivent tout apprendre à l’avance, à partir d’une énorme quantité d’exemples. Ils sont incapables de s’adapter au contexte, sauf quand le contexte ressemble de près aux situations apprises. Les humains, eux, disposent de mécanismes cognitifs variés qu’ils mettent en œuvre en contexte, par exemple pour comprendre la différence entre « elle n’est pas toujours malade » et « elle n’est toujours pas malade ». Le pari de l’IA statistique est de reproduire l’intelligence grâce aux données, en faisant l’impasse sur la compréhension des mécanismes sous-jacents. Cette stratégie a des limites. Seule une « rétro-ingénierie » des mécanismes cognitifs permettra de la dépasser.


Table ronde : Jusqu’à quel point pouvons-nous faire confiance à l’IA dans notre gouverne écologique ?
Jeudi 5 mai 2022, 16h

Jean-Paul Delahaye Jean-Paul Delahaye
Mathématicien

Jean-Paul Delahaye est Professeur émérite à l'Université de Lille et chercheur au laboratoire CRISTAL (Centre de recherche en informatique signal et automatique de Lille, UMR CNRS 9189). Ses travaux portent sur les algorithmes de transformation de suites (Thèse d'Etat), sur l'utilisation de la logique en Intelligence artificielle (systèmes experts, langage Prolog) sur la théorie computationnelle des jeux (jeux itérés, simulation de systèmes sociaux, étude de la coopération), et sur la théorie algorithmique de l'information (théorie de la complexité de Kolmogorov, notion de contenu en calculs) avec en particulier des applications à la bioinformatique et à la finance. Il travaille aujourd'hui sur les monnaies cryptographiques et la " technologie blockchain ". Il s'intéresse aussi aux problèmes d'éthique dans les sciences et est membre du Comité d'Ethique de CNRS (COMETS). Il a encadré 20 thèses. Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, dont une partie est destinée à un large public. En 1998, il a reçu le Prix d'Alembert de la Société Mathématique de France et, en 1999, le Prix Auteur de la Culture scientifique du Ministère de l'Education Nationale et de la Recherche. Il tient la rubrique mensuelle Logique et calcul (6 pages) dans la revue Pour la science (version française du Scientific American). Il propose aussi un blog (http://www.scilogs.fr/complexites/) consacré aux "Complexités".


Conférence : La théorie de la complexité apportera-t-elle une éthique à l'AI ?
Vendredi 6 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi 1

À la condition de distinguer « contenu en information » et « contenu en structures », modélisés mathématiquement par « la complexité de Kolmogorov » et « la profondeur logique de Bennett », une éthique universelle peut être définie sur une base rigoureuse. Elle concerne l'Intelligence Artificielle et permet d'aller au-delà des trois lois de la robotique formulées en 1942 par le célèbre écrivain de science-fiction Isaac Asimov.

Jean-Sébastien Steyer Jean-Sébastien Steyer
Chercheur - Paléontologue

Jean-Sébastien Steyer est docteur en paléontologie, chercheur au CNRS et rattaché au Muséum national d'Histoire naturelle à Paris. Il est l'un des rares spécialistes qui étudient la vie sur Terre avant les dinosaures. Il travaille par ailleurs depuis bientôt une vingtaine d'années sur les reconstitutions d'espèces disparues. Auteur de nombreux articles scientifiques, ce passionné de vulgarisation publie régulièrement des ouvrages qui font rapidement référence comme La Terre avant les dinosaures (2009), Exquise planète (2014), ou encore Demain, les animaux du futur (2015). Il est également, entre deux expéditions paléontologiques aux quatre coins du globe, chroniqueur scientifique pour les revues Pour la science et Espèces.


Conférence : L'intelligence artificielle est-elle naturelle ?
Vendredi 6 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi 1

En cours

Jian Tang Jian Tang
Chercheur en apprentissage profond

Jian Tang est professeur adjoint au département des sciences de la décision à HEC Montréal, ainsi que membre académique principal à Mila, l’Institut Québécois d’Intelligence Artificielle. Il est titulaire d'une chaire de recherche en IA Canada - CIFAR. Ses principaux intérêts de recherche sont l'apprentissage en profondeur, apprentissage par renforcement, apprentissage par représentation graphique, compréhension du langage naturel, systèmes de recommandation et découverte de médicaments. Au cours de son doctorat, il a reçu le prix du meilleur article lors de la conférence ICML 2014 ; en 2016, il a été nommé pour le prix du meilleur article lors de la conférence sur l'exploration des données World Wide Web ; en 2020, il a reçu le prix Amazon and Tencent Faculty Research Award. Il est l'un des chercheurs les plus représentatifs dans le domaine de l'apprentissage de la représentation des graphes et a publié un ensemble de travaux représentatifs dans ce domaine tels que les algorithmes LINE et RotatE. L’algorithme qu’il a développé sur l'apprentissage de la représentation des nœuds, LINE, a été largement reconnu et est le papier le plus cité à la conférence WWW entre 2015 et 2019. Récemment, son groupe vient de publier une plateforme libre-d’accès pour la découverte de médicaments appelé TorchDrug, visant à rendre les logiciels et les bibliothèques de découverte de médicaments d'IA librement disponibles pour la communauté de recherche. Il est arbitre sénior pour les conférences ICML et NeurIPS.


Conférence : L'apprentissage profond géométrique aide-t-il à la découverte de médicaments ?
Jeudi 5 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi 2

La découverte de médicaments est un processus très long et coûteux. Cela prend en moyenne plus de 10 ans et coûte 2,5 milliards de dollars pour développer un nouveau médicament. L'intelligence artificielle a le potentiel d'accélérer considérablement ce processus de découverte de médicaments en extrayant des preuves à partir d'une énorme quantité de données biomédicales. Cette démarche pourrait révolutionner l'ensemble de l'industrie pharmaceutique. L'apprentissage de la représentation des graphes et l'apprentissage profond géométrique - sont des sujets en plein essor dans la communauté de l'apprentissage automatique et de l'exploration de données. L'apprentissage profond pour les données structurées en graphes et en 3D offre de réelles opportunités pour la découverte de médicaments. Nombreuse sont les données qui sont représentées sous forme de graphes ou de structures 3D (par exemple, les molécules, les protéines, les graphes de connaissances biomédicales). Dans cet exposé, seront présentés les progrès récents en matière d'apprentissage profond géométrique pour la découverte de médicaments, ainsi qu'une plateforme d'apprentissage automatique à code source ouvert récemment publiée pour la découverte de médicaments, appelée TorchDrug.

Joséphine Jobard Joséphine Jobard
Illustratrice

Son bac littéraire en poche, Joséphine intègre l’École Boulle en 2016. Après trois années d’études, elle vient tout juste, à 21 ans, d'obtenir son diplôme des métiers d’art en sculpture sur bois, avec un projet innovant mêlant ombres et sculpture. Du dessin académique aux bandes dessinées, en passant par les carnets de croquis et de voyage, l’illustration occupe une place importante dans son quotidien.

Laurence Honnorat Laurence Honnorat
Présidente d'Innovaxiom

Après une formation en sciences physiques, au management et à la communication puis quinze années d'expérience dans l'industrie, Laurence Honnorat préside Innovaxiom, fondée en 2007. Innovaxiom, société de conseil en stratégie, construit et met en œuvre des projets en sciences. Laurence Honnorat est aussi à l'origine de la création en 2012 de Innovaxiom Corp, basée à Boston. Elle est co-fondatrice de la fondation Out Of Atmosphere en faveur de l'exploration spatiale. Laurence crée en 2016 Weneedyourbrain.com, réseau de conférenciers scientifiques et en 2017 Icedmoment.com, exposition de collections photographiques en ligne. En 2018, elle lance TimeWorldEvent.com, congrès mondiaux en science et en 2020, l’association d’intérêt général Ideasinscience.org en échos à la chaine YouTube éponyme, crée en 2011 et dont elle est la productrice. Laurence Honnorat intervient en tant que conseil en stratégie, notamment dans l'industrie, sur des questions liées à l'anticipation et dans l'enseignement supérieur où elle aborde les thèmes de l'émergence des idées, de la communication et du management de projet. Elle 2019, elle reçoit le prix Alexandre Ananoff de la Société Astronomique de France pour ses actions en faveur de la valorisation de la culture spatiale.


Conférence : Session d'ouverture
Jeudi 5 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi 1

Louisiane Gautier Louisiane Gautier
Psychologue clinicienne

Louisiane Gauthier est psychologue clinicienne auprès des enfants aux Centres Jeunesse de Montréal et témoin-expert auprès des tribunaux durant plus de 35 ans. Pendant deux ans, elle a été Directrice générale du Musée maritime de Charlevoix. Louisiane est actuellement très impliquée dans divers conseils d’administration. Elle préside le Conseil d’administration de Vision Diversité, dont la mission est d’œuvrer en faveur de la diversité artistique. Elle est la vice-présidente de l’Observatoire de la géosphère de Charlevoix et responsable du développement de l’Espace Hubert-Reeves-en Charlevoix. Louisiane Gauthier est membre du conseil d’administration de l’École Les Petits Violons et Ensemble musical Jean Cousineau, école privée formant à l’exécution orchestrale. En 2007, Louisiane est récipiendaire de trois Prix : le Prix d'Excellence pour « la constance dans la contribution et l’engagement personnel » remis par le Conseil multidisciplinaire des Centres jeunesse de Montréal ; le Prix Professionnel de l’Ordre des Psychologues du Québec 2001 et le Prix de la Ligue de Bien-Etre Canada pour la défense des droits des enfants.

Maxime Abolgassemi Maxime Abolgassemi
Professeur et écrivain

Maxime Abolgassemi enseigne la littérature et la culture générale en classes préparatoires au lycée Chateaubriand de Rennes. Partisan d'un renouvellement pédagogique, il a publié un ouvrage pour promouvoir des pratiques d'écriture créative dans l'enseignement du français. De son expérience de juré de divers concours et d'enseignant, il a tiré une méthode pratique qui prend en compte les multiples enjeux que soulèvent les épreuves « d'entretien de personnalité » lors des oraux d'entrée dans les grandes écoles. Docteur en lettres (université Paris-Sorbonne) et agrégé de lettres modernes, il est aussi titulaire d'une maîtrise de physique théorique (université Pierre-et-Marie-Curie). Ses travaux portent sur le « hasard objectif » des surréalistes, la notion de contrefiction qu'il a introduite, et la transparence démocratique. En 2017, il publie Nuit persane, un premier roman qui plonge le lecteur à Téhéran dans les dernières années qui précédèrent la Révolution iranienne.


Conférence : Quelle intelligence pour bien comprendre la foule ?
Samedi 7 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi 2

En cours

Maxime Colleret Maxime Colleret
Doctorant en science, technologie et société

Maxime Colleret est doctorant au programme Science, technologie et société de l’UQAM et membre étudiant du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST). Il a publié plusieurs travaux sur le développement des institutions universitaires au Canada, notamment en ce qui a trait au transfert technologique. Il s’intéresse aussi aux promesses des nanotechnologies et de l’intelligence artificielle dans plusieurs articles et notes de recherche.


Conférence : L'intelligence artificielle fait-elle émerger une économie de la promesse ?
Vendredi 6 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi 2

Au début des années 2000, la plupart des États occidentaux s’entendent : les nanotechnologies déclencheront une nouvelle révolution industrielle, qui nécessitera une force de travail de plusieurs millions de personnes et provoquera une restructuration quasiment intégrale des modèles économiques nationaux. Vingt ans plus tard, nous savons qu’une part considérable des promesses sur lesquelles étaient fondées ces attentes étaient en fait largement exagérées. Les nanotechnologies ne sont d'ailleurs plus au cœur des politiques technologiques. C’est dorénavant l’IA qui monopolise l’attention et qui promet une énième révolution industrielle. Grâce à des percées réelles dans les techniques d’apprentissage automatique, l’IA est parvenue à se hisser au rang de priorité nationale et ses promoteurs profitent d’une véritable course aux investissements pour réaliser leurs projets industriels. Au cours de notre présentation, nous comparerons les discours des promoteurs des nanotechnologies et de l’IA et montrerons que la rhétorique de la promesse déployée par ceux-ci est la même. Nous analyserons aussi la réponse à ces promesses par le gouvernement québécois.

Michel Viso Michel Viso
Exobiologiste

Michel Viso a exercé comme vétérinaire pendant quelques années. Il rejoint l'École vétérinaire d'Alfort en 1980 puis l'Institut national de la recherche agronomique en 1981. Il est sélectionné comme spationaute par le Centre national d'études spatiales (CNES) en 1985. Il prépare le projet Rhésus en coopération avec la NASA. Ses chances de voler s'évanouissent en 1993 lorsque la NASA abandonne le projet. Il assure alors pour le CNES la responsabilité scientifique des expériences spatiales de physiologie animale et de biologie menées en coopération avec les États-Unis, la Russie et d'autres partenaires. En 2004, le CNES le nomme responsable scientifique pour l'exobiologie, préparant les participations françaises au projet européen ExoMars et de futures missions d'exploration du système solaire comme les nouveaux projets de retour d'échantillons martiens dans les années 2030. En 2014, l'exobiologie s'enrichit des missions dédiées à la recherche et l'étude des exoplanètes comme Cheops, Plato et Ariel. Avec le regain d'intérêt pour le retour d'échantillons martiens, il représente le CNES au Panel pour la protection planéaire du Commitee on Space Research (COSPAR). En juin 2021, Michel Viso devient conseiller scientifique d'Innovaxiom.

Pascale Lehoux Pascale Lehoux
Professeur

Pascale Lehoux détient un baccalauréat en Design industriel, un PhD en Santé publique et a effectué sa formation postdoctorale en Science & Technology Dynamics à l’Université d’Amsterdam. Elle est professeur titulaire au Département de gestion, d’évaluation et de politique de santé et chercheure au Centre de recherche en santé publique (CReSP) de l’Université de Montréal. Elle est membre du Conseil d’administration de l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) et co-responsable de la fonction « Recherche et création » de l’Observatoire international des impacts sociétaux de l’intelligence artificielle et du numérique (OBVIA). Au cours des vingt dernières années, elle a développé de nombreuses initiatives en mobilisation des connaissances dont le blogue Hinnovic et publié plus de 150 articles scientifiques. Ses travaux ont clarifié l’impact des modèles d’affaires et du capital de risque sur l’innovation en santé et consolidé les méthodes de délibération publique prospective. Son programme de recherche actuel, In Fieri, examine la conception, le financement et la commercialisation de l’innovation responsable en santé (IRS). Financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), l’équipe inclut des experts en recherche sur les services et politiques de santé, médecine, ingénierie, design, éthique, sociologie et économie.


Conférence : L’IA est-elle ou pas responsable ?
Jeudi 5 mai 2022, 15h15 - 16h — Amphi 1

Partant du principe que certains mots ne peuvent pas être utilisés à la légère, cette présentation a pour but de provoquer des réflexions nouvelles — et aussi ludiques — sur ce que signifie le qualificatif « responsable » lorsqu’il est accolé à l’Intelligence Artificielle. Prenant appui dans le domaine de la santé, un milieu où la responsabilité s’est institutionnalisée au fil de plusieurs décennies, j’utiliserai des exemples réels et fictifs afin de clarifier ce que penser et fabriquer des solutions responsables implique. Je soulignerai que l’industrie de l’IA et du numérique diffère à bien des égards de l’industrie des dispositifs médicaux et de l’industrie pharmaceutique et que ses caractéristiques actuelles nous éloignent d’une capacité à réellement concrétiser la responsabilité. Considérant les défis sociétaux auxquels nous faisons tous face, il est grand temps de repenser les innovations dont le 21ième siècle a besoin.

Pierre-Majorique Léger Pierre-Majorique Léger
Chercheur en expérience utilisateur

Professeur Pierre-Majorique Léger est professeur titulaire à HEC Montréal et titulaire de la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Prompt en expérience utilisateur. Il est détenteur d’un Ph.D. en génie industriel de l’École Polytechnique de Montréal. Ses recherches visent à améliorer l’expérience utilisateur (UX) vécue lors de l’apprentissage ou de l’utilisation d’une technologie de l'information (TI), et ce, en mobilisant les données psycho et neuro physiologiques générées lors de l’interaction et permettant de qualifier l’émotion et la cognition de l’utilisateur.


Conférence : Comment l’utilisateur de technologies vit-il réellement son expérience ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi 2

Pour concevoir des produits et services numériques que les utilisateurs voudront utiliser et réutiliser, il est primordial de bien comprendre leur expérience. Or, l’utilisation que l’on fait des technologies au quotidien est fréquemment automatique et même inconsciente, ce qui rend très difficile à l’utilisateur de partager ce qu’il vit vraiment. Nos recherches visent à améliorer l’expérience utilisateur vécue, et ce, en mobilisant, grâce à des instruments issus de la neuroscience capables de mesurer les états cognitifs et émotionnels des utilisateurs lors d’une interaction avec une technologie. Ces données neuroscientifiques sont une véritable mine d'or pour les concepteurs afin de créer des applications plus intuitives. Cette conférence mettra l’accent sur des exemples concrets issus de projets menés avec des entreprises d’ici et d’ailleurs qui ont cherché à évaluer ce que vivent réellement leurs utilisateurs grâce à l’utilisation de la neuroscience dans le cadre de la recherche collaborative au sein du laboratoire Tech3Lab qu’ils ont cofondé il y a plus de 10 ans.

Pierre Michaud Pierre Michaud
Compositeur, clarinettiste et chercheur

Compositeur, clarinettiste et chercheur-créateur né au Nouveau-Brunswick, Pierre Michaud est professeur en composition mixte à la Faculté de musique de l'Université de Montréal depuis 2012 et vice-doyen au cycles supérieurs et à la recherche depuis 2019. Il détient un doctorat en composition de l'Université de Montréal et a effectué des études complémentaires au conservatoire slovaque Jan Levoslav Bella, à l'Université de Moncton, à l'Université Mount-Allison et à l'Institut de coordination acoustique/musique (IRCAM) à Paris dans le cadre de stages professionnels. Il s’intéresse particulièrement à la comprovisation, à la collaboration interprète-compositeur, à l’interdisciplinarité, aux espaces interactifs, et à l’intégration des technologies dans le processus de création. Ses œuvres ont été entendues dans le cadre de séries de concerts et de festivals dans plusieurs villes au Canada, en Amérique centrale, en Asie et en Europe. Notons parmi les interprètes et compagnies : Chants libres, le Quatuor Bozzini, Quasar, Sixtrum, l'Ensemble de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ), Susan Narucki, le Shanghai Symphony, le Winnipeg Symphony, le CBC Radio Orchestra, le Royal Conservatory New Music Ensemble, les Solistes de chambre de Bratislava, l'Orchestre de l'Opéra d'État slovaque, le Quatuor Arthur-Leblanc, le Quatuor Claudel, Suzie Leblanc.

Pierre-Paul Vidal Pierre-Paul Vidal
Chercheur en neurosciences

Pierre-Paul Vidal a débuté des études en médecine et en biologie humaine à la Pitié Salpétrière. Elles se sont achevés avec une thèse de médecine et un diplôme de recherche en biologie humaine. Après un DEA en Neuroscience en 1981, il entame une thèse de doctorat en science qui s’est achevée en 1986. Pierre Paul Vidal est devenu membre du laboratoire de Physiologie du Travail du CNRS pendant ses études en tant qu’assistant du département de Physiologie ou il a débuté sa carrière de chercheur et de médecin. Il est entré au CNRS comme attaché de recherche. Il devient directeur de recherche en 1990. Il est actuellement directeur de recherche de classe exceptionnelle émerite, Pierre-Paul Vidal est professeur titulaire à Hangzhou Dianzi University et professeur associé à l’Université de médecine Fra Gemelli, Università Cattolica del S. Cuore à Rome. Au cours de son exercice professionnel il a créé ex nihilo trois laboratoire de recherche en neurosciences intégratives : le Laboratoire de Neurobiologie des Réseaux Sensorimoteurs, le Centre d’Etude de la Sensorimotricité et le « Cognition and Action Group ». Il est cofondateur du centre Borelli. Il est Président du comité d’experts pour la promotion biomédicale de l’INSB du CNRS, représentant du CNRS au CA de l’Agence Biomédecine, directeur de la Plateforme d’Etude de la Sensorimotricité des Saints-Pères à l’Université René Descartes et Membre du bureau du Conseil scientifique de l’IRME. Pierre-Paul Vidal est éditeur associé dans trois revues scientifiques (Frontiers in Neurology, Sensors et Experimental Brain Research).


Conférence : Comment mesurer le style perceptivo-moteur chez l’Être humain ?
Vendredi 6 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi 1

On sait peu de choses sur la façon dont les humains peuvent s'adapter aux exigences environnementales rigoureuses qui ont été mises en place au cours des 150 dernières années. Ces nouveaux types d'environnement sont complexes en ce sens où ils sont radicalement différents des environnements des 7 derniers millions d'années, qui ont façonné le système nerveux central humain depuis l'apparition de la bipédie. Dans ce contexte, on est en droit de se demander si l'on peut affirmer que le cerveau humain est indéfiniment adapté et adaptable aux environnements générés par l'homme. En d'autres termes, pourquoi un environnement totalement artificiel créé par un organisme biologique serait-il nécessairement compatible avec le fonctionnement de ce même organisme ? Par exemple, cette adaptation garantit-elle que les personnes atteintes de maladies chroniques et de handicaps puissent mener une vie indépendante et satisfaisante dans un environnement urbain complexe ? Plus généralement, ces environnements artificiels sont-ils compatibles avec les handicaps sensoriels ou moteurs, quel que soit l'âge de la personne ? Par ailleurs, des machines de plus en plus intelligentes sont construites en permanence. Quelles sont les garanties que les opérateurs seront toujours capables de les piloter ? Cette liste de questions qui appellent des réponses n'est pas exhaustive. C'est pourquoi il convient d'assurer un suivi à long terme des groupes humains engagés dans des tâches comportementales complexes, et cela inclut les personnes âgées. Il est proposé de nommer ces groupes " cohortes à haute maintenance (HMC) ". Ils doivent être suivis pour évaluer leur formation et, une fois formés, une vérification régulière de l'opérationnalité de leurs compétences doit avoir lieu. Les HMC doivent également être suivies pour s'assurer qu'elles ne sont pas exposées à des stress excessifs qui pourraient conduire à la dépression, au surmenage, au surentraînement, à l'épuisement professionnel ou au syndrome post-traumatique, qui sont répandus dans la société actuelle. Si l'on suit cette définition, il est clair que les HMC sont diversifiés. Compte tenu de l'évolution de la société, leur nombre va inévitablement augmenter. Pour ne citer que quelques exemples, les HMC sont non seulement des personnes âgées, mais aussi des personnes de tout âge souffrant de maladies chroniques ou de handicaps ; des personnes en réadaptation, des opérateurs d'interfaces homme-machine complexes, des militaires en service actif, des athlètes de haut niveau, etc. On pense que les concepts de pré-fragilité et de fragilité sont utiles pour le suivi de nombreux types de CMH, avec peu d'adaptation de la définition originale du CMH. Dans mon exposé, je décrirai comment la surveillance longitudinale individuelle (SDI) ou le suivi des CHM peuvent être développés en utilisant des approches quantitatives.


Table ronde : L’IA sera-t-elle un outil de médecine préventive ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h

Stéphane Durand Stéphane Durand
Physicien théoricien

Stéphane Durand est diplômé des études doctorales et post-doctorales en physique théorique à Montréal et à Paris. Il est professeur de physique au Collège Édouard-Montpetit et membre du Centre de recherches mathématiques (CRM) de l'Université de Montréal. Il a aussi enseigné la mécanique quantique et la relativité au département de physique de l'Université de Montréal et à l'École polytechnique de Montréal. Il a reçu le Prix du Ministre de l'éducation du Québec pour son livre La relativité animée : Comprendre Einstein en animant soi-même l'espace-temps (3e édition, Belin, 2014). Il a obtenu un Prix d'excellence en enseignement du département de physique de l'Université de Montréal, ainsi que le Premier prix du concours international d'affiches de la Société mathématique européenne dans le cadre de l'Année mondiale des mathématiques (affiches utilisées et adaptées dans une dizaine de pays). Il a aussi publié le livre Les carnets insolites du prof Durand (Flammarion, 2015), inspiré de ses 150 chroniques radio aux Années-lumière de Radio-Canada pendant 4 saisons. Récemment, il a conçu une mini-exposition sur « Le temps selon la relativité », partie intégrante de l'exposition Éternité : rêve humain et réalités de la science présentée au Musée du Fjord du Saguenay en 2017.


Conférence : À quelle vitesse pense l'intelligence artificielle ?
Samedi 7 mai 2022, 14h30 - 15h15 — Amphi 1

En cours

Sylvain Sénécal Sylvain Sénécal
Chercheur en comportement des consommateurs

Sylvain Sénécal est professeur titulaire de marketing, titulaire de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal et codirecteur du Tech3Lab. Il est titulaire d'une M. Sc. et d'un doctorat en marketing de HEC Montréal. Ses intérêts de recherche sont liés au marketing des consommateurs sur Internet et aux neurosciences du consommateur. Ses travaux ont été présentés à plusieurs conférences internationales et publiés dans des revues scientifiques en marketing et en commerce électronique de renom.


Conférence : Comment l’utilisateur de technologies vit-il réellement son expérience ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi 2

Pour concevoir des produits et services numériques que les utilisateurs voudront utiliser et réutiliser, il est primordial de bien comprendre leur expérience. Or, l’utilisation que l’on fait des technologies au quotidien est fréquemment automatique et même inconsciente, ce qui rend très difficile à l’utilisateur de partager ce qu’il vit vraiment. Nos recherches visent à améliorer l’expérience utilisateur vécue, et ce, en mobilisant, grâce à des instruments issus de la neuroscience capables de mesurer les états cognitifs et émotionnels des utilisateurs lors d’une interaction avec une technologie. Ces données neuroscientifiques sont une véritable mine d'or pour les concepteurs afin de créer des applications plus intuitives. Cette conférence mettra l’accent sur des exemples concrets issus de projets menés avec des entreprises d’ici et d’ailleurs qui ont cherché à évaluer ce que vivent réellement leurs utilisateurs grâce à l’utilisation de la neuroscience dans le cadre de la recherche collaborative au sein du laboratoire Tech3Lab qu’ils ont cofondé il y a plus de 10 ans.

Sylvia Gutierrez Sylvia Gutierrez
Economiste

Sylvia Gutierrez est économiste, spécialiste de la gestion internationale. D’origine franco-vénézuélienne, elle vit au Québec depuis plus de 30 ans. Au niveau collégial au cégep Ahuntsic et au niveau universitaire, à l’École des HEC, Sylvia Gutierrez enseigne la macroéconomie et la microéconomie, l’économie internationale, aussi bien en français, qu’en anglais et en espagnol. Sylvia a également donné des cours en Chine (CTBU, Chongquing Technology and Business University, Chongquing), en Algérie (MDI, Algiers Business School, Alger) et au Pérou (UDP, Universidad del Pacifico, Lima). Elle est membre du Conseil d’Administration de la Fondation de soins palliatifs de l’Hôpital Notre-Dame PalliAmi.

Terry Virts Terry Virts
Astronaute

Terry Virts a reçu une formation de pilote de chasse à l'École de l'air française en 1988 dans le cadre d'un programme d'échange avec l'académie de l'armée de l'air américaine. Il intègre une unité opérationnelle volant sur F-16 en 1992. Il est affecté en Corée et en Allemagne. En 1997, il intègre l'école des pilotes d'essais d'Embry-Riddle (États-Unis) et devient pilote d'essais à compter de 1999 jusqu'à sa sélection en tant qu'astronaute par la National Aeronautics and Space Administration (NASA) en 2000. Il a volé 3 000 heures sur 40 types d'avions. Virts est sélectionné astronaute en 2000 dans le 18e groupe d'astronautes de la NASA. Il effectue son premier vol spatial en février 2010 en tant que pilote de la navette spatiale Endeavour pour la mission STS-130. Terry Virts a participé aux expéditions 42/43, et a été commandant de l'expédition 43. Le 23 novembre 2014, il a décollé du cosmodrome de Baïkonour à bord du Soyouz TMA-15M russe, en compagnie de Samantha Cristoforetti (ESA) et Anton Shkaplerov (Roscosmos). Il est revenu sur Terre après 199 jours passés à bord de la Station spatiale internationale (ISS), le 11 juin 2015. Son retour était programmé pour mai 2015, mais à cause de la perte d'un module Progress, il a dû être reporté au 11 juin. Au cours de cette seconde mission, il a réalisé 3 sorties extravéhiculaires en compagnie de Barry Wilmore pour un total de 19 heures.

Yohann Thenaisie Yohann Thenaisie
Chercheur en neurosciences

Après trois ans de classe préparatoire à Poitiers, Yohann intègre l’Ecole Normale Supérieure de Lyon en biologie. Il y initie le festival Vulgarizators qui rassemble des figures de la vulgarisation francophone. C’est dans un magazine de vulgarisation scientifique qu’il découvre en 2015 les travaux en neuroprothèses d’un laboratoire Suisse de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne… dans lequel il débute un doctorat trois ans plus tard ! Son projet ? Connecter le cerveau des gens affectés par la maladie de Parkinson à une intelligence artificielle pour les aider à mieux marcher. En parallèle de ses recherches au centre Neurorestore, il pratique le théâtre et l’improvisation. En 2021, il réunit ses passions pour les sciences et le théâtre et remporte le premier prix du concours international Ma thèse en 180 secondes.


Conférence : Pourquoi et comment connecter une intelligence artificielle au cerveau ?
Samedi 7 mai 2022, 10h45 - 11h30 — Amphi 1

Un accident de voiture. Votre moelle épinière est lésée, la communication entre votre cerveau et vos jambes est coupée. Vous êtes paralysé. Définitivement… ? Et si l’on pouvait lire dans votre cerveau quand vous voulez marcher ? Alors l’on pourrait envoyer des stimulations électriques à la moelle épinière – sous la lésion – pour faire rebouger vos jambes et vous pourriez marcher à nouveau ! Ce n’est pas de la science-fiction mais un champ de recherche en plein essor : les interfaces cerveau-machine. Chacune de nos pensées correspond à l’activation d’une combinaison de neurones. Une intelligence artificielle, connectée à des câbles électriques implantés dans le cerveau, peut décoder les pensées afin de contrôler une prothèse. De telles intelligences artificielles peuvent déjà savoir si vous voulez bouger votre bras ou votre jambe, prédire si êtes sur le point de faire une crise d’épilepsie, et même… deviner si vous êtes heureux ou malheureux ! Jusqu’où iront les interfaces cerveau-machine ?


Table ronde : L’IA inventera-t-elle les métiers de demain ?
Samedi 7 mai 2022, 9h15

Yoshua Bengio Yoshua Bengio
Chercheur en intelligence artificielle

Yoshua Bengio Ph. D. F.R.S. O.C. S.R.C est chercheur en intelligence artificielle, pionnier de l'apprentissage profond. Il est professeur au département d'informatique et de recherche opérationnelle de l'Université de Montréal Il est le fondateur et directeur scientifique de Mila. Il est récipiendaire du Prix Acfas Urgel-Archambault 2009, du prix Turing 2018, membre de l'Ordre du Canada et de la Royal Society (depuis 2020).


Conférence : Est-ce que l'IA peut aider la découverte scientifique ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi 1

Jusqu'à présent on a surtout utilisé l'IA pour apprendre à classifier, prédire, etc à partir d'un jeu de données fixe et le plus grand possible. Mais si on observe comme l'enfant ou la scientifique découvrent le monde, elles explorent, elles sont curieuses, elles essaient de comprendre et elles agissent de manière instinctive (dans le cas de l'enfant) ou même délibérée et planifiée (dans le cas de la scientifique) pour améliorer cette compréhension. Certaines méthodes d'apprentissage par renforcement se développent pour justement aider la scientifique à mettre au point ses expériences, en tenant compte du fait qu'on va effectuer plusieurs expériences et que les premières vont permettre d'acquérir des connaissances qui vont servir aux suivantes. De plus, on est en train de mettre au point des algorithmes d'apprentissage qui cherchent à représenter la connaissance non seulement de manière intuitive (ce qu'on sait déjà faire assez bien) mais de manière plus structurée inspirée de la manière dont les humains réfléchissent et communiquent. En combinant les nouvelles technologies pour obtenir de grandes quantités de données à chaque expérience (plus qu'un humain puisse facilement digérer), de tels modèles apprenant et structurés et des générateurs de plans expérimentaux entraînés à maximiser le gain d'information, on espère arriver à accélérer le processus de découverte scientifique dans les prochaines années. Des expériences préliminaires sur la découverte de molécules seront présentées.

Yves Joanette Yves Joanette
Vice-recteur adjoint au VRRDCI

Yves Joanette est Vice-recteur adjoint à la recherche au VRRDCI (Vice-rectotat à la découverte, à la création et à l’innovation de l’Université de Montréal), responsable des grandes initiatives stratégiques et du déploiement de la stratégie numérique pour l’Université. Il est également directeur du Consortium Santé Numérique. Yves Joanette est professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CRIUGM). Ses travaux de recherche sont en neurosciences cognitives du vieillissement et de la communication, tant dans le contexte du vieillissement normal que dans celui des maladies du cerveau et en particulier à la suite d'accidents vasculaires cérébraux et dans les maladies neurodégénératives causant une démence. Ces travaux ont toujours mis beaucoup l’accent sur la formation de même que sur la mobilisation des connaissances, entre autres, sous la forme d’outils cliniques. Yves Joanette a assuré la direction du CRIUGM, puis la présidence du Fonds recherche Québec – Santé et a ensuite dirigé un des Instituts de recherche en santé du Canada. Il est membre et ex-président du World Dementia Council et Fellow de l’Académie canadienne des sciences de la santé. L’excellence de sa contribution a été reconnue par plusieurs prix, y inclut deux doctorats honoris causa (Lyon et Ottawa).