Intervenants

Adnane Baddouh Adnane Baddouh
Doctorant en économie appliquée

En cours


Table ronde : L’IA inventera-t-elle les métiers de demain ?
Samedi 7 mai 2022, 9h15

La tendance actuelle dans les filières de formation universitaire et professionnelle est de développer les disciplines et d’ajuster les quotas d’étudiants en fonction des prévisions de l’emploi. Ce pragmatisme est certes légitime du point de vue des besoins de l’économie et de l’offre d’emplois aux nouveaux venus sur le marché du travail. Cependant est-ce prudent par rapport à l’importance de la recherche fondamentale dans le développement des connaissances et leurs applications dans des sociétés qui évoluent de plus en plus rapidement ? L’IA peut-elle anticiper les bouleversements des comportements sociaux qui modifient constamment la demande ? Est-elle capable de prédire l’émergence de nouveaux métiers et la disparition de certains autres ? Est-elle capable d’inventer un avenir ? Peut-elle le rendre inéluctable ?

Alain Lavoie Alain Lavoie
Président

Depuis plus de 25 ans, Alain Lavoie est un leader dans l’écosystème des technologies de l’information. Il est un expert dans l’univers de la transformation numérique, de la gestion de l’information et du traitement automatique des langues naturelles.Alain Lavoie a cofondé Irosoft, dont l’expertise est basée sur la compréhension du langage, sur le traitement automatique des langues naturelles (TALN/NLP) et sur des techniques modernes d'apprentissage automatique et d'intelligence artificielle (IA), permettant à ses clients principalement dans l’univers juridique de transformer la simple information en donnée utile facilement exploitable. En 2019 Alain Lavoie cofonde la Start-up LexRock AI. LexRock AI est une plateforme utilisant l'intelligence artificielle, permettant l’analyse, l’extraction et la comparaison d’information provenant de documents non-structurés, destinés à différents secteurs d’activité tels que la finance, l'assurance, le juridique et la cybersécurité. Alain est aussi très actif dans l’écosystème des TIC au Québec depuis près de 20 ans. Il est actuellement impliqué chez FORUM IA Québec (CA), IVADO (Codir), MILA (comité startup), PINQ (CA), UdeM (CTIC), FCCQ (CA et CTIC) et Groupe 3737 (CA). Il est principalement reconnu pour défendre les intérêts des PME en technologie de l’information tout en faisant la promotion du domaine des TIC. Il s’implique en tant que conférencier de façon à sensibiliser et à démocratiser l’intelligence artificielle.


Conférence : Comment peut-on faire atterrir l’IA dans les entreprises ?
Jeudi 5 mai 2022, 15h15 - 16h — Amphi rouge

Selon une récente étude dévoilée par Forum IA Québec, le Québec se classe 7e au monde pour l’IA. C’est une excellente nouvelle! Les bénéfices de l’IA ne font plus aucun doute. Il faut maintenant s’assurer que cette IA puisse être transférée vers nos entreprises. Cette conférence s’adresse tant aux industriels qu’aux universitaires. Nous y discuterons des enjeux reliés à l’adoption de l’intelligence artificielle et des pistes de solutions pour y arriver. Nous porterons aussi une attention particulière à la relation universitaires-industriels dans un contexte de la gestion des attentes et des résultats. Il s’agit d’une réflexion à très haut niveau que partagera notre conférencier sur l’adoption de l’IA par nos entreprises dans un contexte de transfert technologique de l’intelligence artificielle vers les entreprises.

Alain Tapp Alain Tapp
Professeur d'informatique et de recherche opérationnelle

Alain Tapp est professeur titulaire à l'Université de Montréal dans le département d'informatique et de recherche opérationnelle. Il a commencé sa carrière en travaillant sur les aspects fondamentaux de la cryptographie, de la calculabilité, et de la physique quantique. Avec le temps, sa passion ludique pour l'intelligence artificielle l'a amené à entreprendre un changement d’orientation décisif. Grâce au très généreux soutien qu’il a obtenu du MILA, il peut depuis quelques années se consacrer pleinement à ce domaine en pleine explosion. Il s'intéresse aux aspects fondamentaux, mais aussi aux liens qui existent entre la psychologie cognitive, la linguistique et l’intelligence artificielle.


Conférence : Experts, robots et formules, qui devrions nous écouter ?
Samedi 7 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi orange

La frontière entre les sciences des données, le Big data, l'apprentissage automatique et l'intelligence artificielle est assez floue. Une grande quantité de concepts sont présents dans tous ces domaines sous une forme plus ou moins sophistiquée. Avec les outils qui existent depuis longtemps et l'avènement des nouvelles techniques de l'apprentissage profond, il est possible de développer des algorithmes ayant pour but de produire des jugements, des décisions ou des évaluations. Il s'agit à cet égard de supporter ou de remplacer le travail de l'expert. La science a fait énormément de progrès dans ces domaines et un certain nombre de résultats incontestables divergent grandement de la perception populaire et des idées reçues. Je présenterai les caractéristiques des approches de prise de décision en mettant en relief la différence qui existe entre les experts, l'intelligence artificielle, et la simple utilisation de techniques statistiques ou actuarielles. Une étude globale et sérieuse de ces domaines nous confronte rapidement à des résultats troublants, voire choquants. Mon objectif est de présenter les éléments importants dont la connaissance est, selon moi, essentielle à toute personne concernée par une prise de décision rationnelle dans son institution.

Alan Melby Alan Melby
Professeur émérite en linguistique

Alan Melby est professeur émérite de linguistique à l'université Brigham Young. Sa carrière dans la traduction a débuté en 1970. Après avoir travaillé sur un projet de traduction automatique pendant une décennie, à partir de 1980, il a étudié la traduction humaine et est devenu traducteur agréé français-anglais. Il est actuellement vice-président de la FIT, la Fédération internationale des traducteurs, et président de LTAC Global, une petite organisation à but non lucratif au service de l'industrie linguistique. Ses recherches dans le domaine de la traduction ont porté sur la création d'outils pour les traducteurs humains, la promotion de l'interopérabilité des outils et l'élaboration de normes relatives à la traduction au sein d'ISO et d'ASTM International. Il a reçu le prix Wüster pour l'ensemble de ses réalisations dans le domaine de la terminologie, décerné par TermNet, la médaille Gode pour services rendus à la profession, décernée par l'American Translators Association, et un prix pour ses réalisations dans le domaine des technologies de la traduction, décerné par Asling.


Conférence : Qui va gagner ? La traduction automatique gratuite basée sur l'IA ou la traduction humaine payée ?
Vendredi 6 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi mauve

Il y a un débat sur la coexistence de la traduction automatique gratuite ou presque gratuite (Google Translate, par exemple), basée sur l'Intelligence Artificielle, qui arrive au consommateur sans intervention humaine, d'un côté, et la traduction humaine payée, créée avec ou sans outils informatisés, de l'autre côté. Est-ce que cette coexistence est durable ? Ou est-ce que la traduction humaine va bientôt disparaître ?

Alex Shee Alex Shee
Directeur de la stratégie

Alex Shee dirige le développement et la stratégie de Sama. Il travaille à la création d'un écosystème commercial sur l'IA, via la plateforme de Sama. Il est également responsable des partenariats et de la commercialisation. Auparavant, il était responsable des partenariats et du développement de Element AI (cédé à ServiceNow | NYSE : NOW) pour laquelle il a ouvert et développé l'activité en Asie, signé des partenariats stratégiques majeurs et dirigé l'équipe qui a levé la série B de 200 millions de dollars canadiens. Il était également l'invité du podcast d'Element AI le mieux noté, "The AI Element", qui explore les plus grands problèmes et les questions les plus difficiles posées par l'intelligence artificielle. Il a aussi été récemment sélectionné comme l'un des 250 leaders les plus prometteurs du Canada par le Gouverneur général du Canada (équivalent du prix présidentiel) et comme l'un des 4 meilleurs leaders en développement des affaires et en ventes dans le domaine de la technologie par Floodgates et par The Peak.


Conférence : L’intelligence artificielle aide-t-elle à lutter contre la pauvreté ?
Jeudi 5 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi rouge

L'IA pour le bien est un terme dont on parle beaucoup... Cependant, il existe peu d'exemples de cas où l'IA a pu avoir un impact concret dans les pays en voie de développement en matière de réduction de la pauvreté. Il s'agit dans cette conférence d'explorer les tendances qui se dessinent dans les entreprises d'IA pour aider à avoir un impact positif et tangible sur la pauvreté. Il s'agit également de remettre en question les idées préconçues au sujet du déploiement réussi de l'IA ainsi que les modèles commerciaux qui les accompagnent. C'est une vision de la manière dont l'IA peut être exploitée pour atteindre les objectifs de durabilité des Nations unies qui sera exposée.

Alexandre Blais Alexandre Blais
Directeur scientifique

Alexandre Blais est professeur de physique à l'Université de Sherbrooke où il est le directeur scientifique de l'Institut quantique. Titulaire de la chaire en Architectures d’ordinateur quantique, ses recherches théoriques portent sur les circuits quantiques supraconducteurs pour le traitement de l'information quantique. Il est un pionnier du domaine de l'électrodynamique quantique des circuits, aujourd'hui considéré comme l'une des approches les plus prometteuses pour la réalisation d’un ordinateur quantique. Le Professeur Blais est membre du Collège de la Société royale du Canada, Fellow de CIFAR, et Fellow de l'American Physical Society. Ses contributions à la recherche lui ont valu les prix Steacie du conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), les médailles Herzberg et Brockhouse de l'Association canadienne des physiciens et physiciennes, le prix Urgel-Archambault de l'Association francophone pour le savoir, la médaille commémorative Rutherford de la Société royale du Canada et un Guggenheim Fellowship de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation.


Conférence : À quand l’ordinateur quantique pour l’IA ?
Samedi 7 mai 2022, 16h - 16h45 — Amphi bleu

Les ordinateurs quantiques pourraient compléter efficacement des calculs qui prendraient des milliards d'années avec les superordinateurs les plus rapides d'aujourd'hui. Pour certains problèmes, l'accélération offerte par les ordinateurs quantiques est plus modeste. Pour d'autres, aucune accélération n’est attendue. La compréhension de l'accélération quantique que l'on peut attendre des futurs ordinateurs quantiques reste une question ouverte. Nous ne savons pas encore tout, et il est d'autant plus difficile de répondre à cette question que nous ne disposons pas d'ordinateurs quantiques de taille importante. Cependant, la recherche fondamentale et le développement technologique en vue de la réalisation de ces ordinateurs s'accélèrent à un rythme phénoménal. Au cours des dernières années seulement, nous sommes passés de dispositifs rudimentaires à de petits ordinateurs quantiques opérant dans le nuage. Dans cet exposé, je présenterai les récentes avancées dans les architectures d'ordinateurs quantiques et j'évoquerai certains des défis à venir. Je discuterai de la manière dont l'IA peut être utilisée dans le développement des technologies quantiques, et j'aborderai la question de savoir si la puissance de calcul des ordinateurs quantiques pourrait présenter un avantage pour l'apprentissage automatique.

Alexei Grinbaum Alexei Grinbaum
Philosophe et physicien

Alexei Grinbaum est philosophe et physicien. Chercheur au laboratoire Larsim du CEA-Saclay, il est spécialiste de l’information quantique. Depuis 2003, il s'intéresse aux questions éthiques liées aux nouvelles technologies, notamment aux nanotechnologies, à l’intelligence artificielle et à la robotique. Il a été coordinateur pour la France de l’Observatoire européen des nanotechnologies et partenaire du projet européen « Recherche et innovation responsables en pratique » (RRI-Practice). Membre du Comité national pilote d’éthique du numérique et de l’IA et de la Commission d’éthique de la recherche en numérique (Cerna), il a publié « Mécanique des étreintes » (Encre Marine, 2014) et « Les robots et le mal » (Desclée de Brouwer, 2019).


Conférence : L'inhumain de l'intelligence artificielle fait-il du bien à l'homme ?
Vendredi 6 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi rouge

Nous bénéficions de possibilités inouïes grâce à l'intelligence artificielle. Ses applications sont multiples : moteurs de recherche, reconnaissance d'images et de parole, traduction automatique, agents conversationnels, etc. Elles commencent à émerger dans des secteurs comme la santé, l'énergie, les transports, l'éducation, le commerce et la finance. Mais avec elles, apparaissent de nouveaux dangers. Des robots domestiques se font délateurs, des agents conversationnels injurient leurs interlocuteurs : des systèmes informatiques participent aux conflits humains et parfois même les provoquent. Qui est responsable ? La réponse à cette question compte parmi les défis les plus urgents à relever dans notre rapport aux technologies numériques. Mais il ne s'agit pas de savoir comment rendre l'intelligence artificielle bienveillante. Il s'agit de faire en sorte qu'elle ne se substitue pas à l'homme en tant qu'agent moral.


Dédicace : Les robots et le mal
Vendredi 6 mai 2022, 10h45 - 11h30

Allison Cohen Allison Cohen
Chef de projet en IA appliquée

Allison Cohen est responsable des projets d'IA appliquée chez Mila. Dans ce contexte, Allison travaille en étroite collaboration avec des chercheurs en IA, des collaborateurs et des partenaires financiers pour professionnaliser les projets d'IA socialement bénéfiques et les déployer à grande échelle. Actuellement, son portefeuille de projets comprend une application de dé-biaisage et un outil pour aider la police dans ses enquêtes sur la traite des êtres humains. Allison est également impliquée dans le Global Partnership on Artificial Intelligence (GPAI), une organisation internationale chargée de développer les meilleures pratiques mondiales en matière d'IA. Au sein du GPAI, Allison travaille avec le comité sur la découverte de médicaments sur une série de recommandations politiques conçues pour catalyser un processus de R&D basé sur l'IA qui produit des médicaments distribués équitablement et mieux alignés sur les résultats des soins de santé. Allison est titulaire d'un baccalauréat en développement international de l'Université McGill et d'une maîtrise en affaires mondiales de l'Université de Toronto.


Conférence : Pourquoi adopter une approche unidimensionnelle pour des outils qui existent dans un espace à grande dimension ?
Vendredi 6 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi orange

Il existe un phénomène problématique et pourtant omniprésent dans le domaine de la recherche et du développement de produits d'IA : nous arrivons trop tard pour nous demander si les algorithmes que nous avons développés sont construits à des fins précises. Pourquoi ? Parce que nous avons interprété à tort l'expression " adapté à l'objectif " comme signifiant " techniquement faisable ". Cette définition occulte des considérations d'égale importance, notamment le paysage culturel, social, politique et juridique qui imprègne la conception de l'outil et détermine son utilité. Lors de la création de produits d'IA, les chercheurs ne sont confrontés aux questions de réflexion multidisciplinaire qu'au moment où ils sont sur le point de soumettre un article ou de lancer leur outil. Cependant, à ce stade du projet, une foule de décisions pertinentes ont déjà été prises, consciemment ou non, qui influencent l'utilité des algorithmes. Ces décisions commencent avant même que l'algorithme n'ait été entraîné ou que les données n'aient été collectées. Dans cet exposé, il sera question des points d'inflexion importants qui sont trop souvent manqués dans le cycle de vie du développement de produits. Ces points d'inflexion offrent aux chercheurs en IA et aux développeurs de produits la possibilité de s'assurer que la technologie qu'ils construisent est adaptée à l'objectif visé.

Amal El Fallah Seghrouchni Amal El Fallah Seghrouchni
Directrice du Centre International mouvement IA

Mme Amal El Fallah Seghrouchni est directrice du Centre International d'Intelligence Artificielle du Maroc, mouvement Ai au sein de l'Université Polytechnique Mohammed VI. Elle est professeur de classe exceptionnelle à l'Université de la Sorbonne, Faculté des Sciences et de l'Ingénierie. Elle est titulaire d'un doctorat en informatique de l'Université Pierre et Marie Curie et d'une habilitation à diriger la recherche en Intelligence Artificielle. Experte mondiale en Intelligence Artificielle Distribuée et Systèmes Multi-Agents, elle a notamment été élue Présidente Générale de la meilleure conférence internationale dans le domaine (AAMAS 2020, Auckland - Nouvelle Zélande). Elle a initié de nombreux projets de recherche et développé des collaborations internationales soutenues avec le National Institute of Informatics de Tokyo au Japon et des universités européennes. Elle a dirigé 33 doctorats à Paris, publié 24 livres dont des actes de conférences internationales, plus de 200 communications et articles. Prof. Amal El Fallah Seghrouchni est passionnée par les questions éthiques des technologies émergentes, les questions sociales liées à l'éthique, le genre, l'inclusion et la justice sociale. Elle est membre de la Commission mondiale d'éthique des connaissances scientifiques et des technologies de l'UNESCO (COMEST) et a été nominée pour les Berkeley World Business Analytics Awards, dans la catégorie " Femme de l'année " - 2021 pour le continent africain.

Ana Inés Ansaldo Ana Inés Ansaldo
Chercheure en sciences biomédicales

La Pr. Ana Inés Ansaldo est professeure titulaire à l’école d’orthophonie et d’audiologie à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Elle dirige le Laboratoire de Plasticité cérébrale communication et viellissement, au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Titulaire d’un doctorat en Sciences biomédicales, membre de la World Federation of Neurology et de l’Academy of Aphasia, elle dirige deux plateformes de recherche financées par la Fondation Canadienne pour l’Innovation visant le développement d’interventions destinées aux populations adultes présentant des troubles de la communication d’origine neurologique et à leurs aidants naturels et professionnels. Son travail se situe à la croisée entre les neurosciences de la communication humaine, la neurolinguistique et les approches cliniques; il englobe les niveaux neurofonctionnel, comportemental et social de la communication et ses troubles à la suite de différentes maladies neurologiques. En s’intéressant à différentes dimensions de la communication humaine, son équipe intersectorielle développe des outils numériques incluant le recours à l’intelligence artificielle, personnalisables et axées sur des données probantes, destinées à l’évaluation, la prise de décision clinique, la réadaptation et le soutien des personnes atteintes et de leurs aidants.


Conférence : L’IA peut-elle contribuer à soutenir la communication entre les personnes atteintes de démence et leurs aidants ?
Samedi 7 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi orange

Dans le monde, environ 55 millions de personnes sont atteintes de démence, dont plus de 60 % vivent dans des pays à revenu intermédiaire ou faible. Étant donné le viellissement global de la population, ces chiffres augmenteront significativement dans les prochaines décennies. Il n’y a pas encore de traitement pour la démence. On sait que soutenir la communication entre les personnes vivant avec une démence et leurs aidant.es et la clé pour optimiser leur qualité de vie et leur inclusion sociale. Cela dit, à l’heure actuelle, très peu de ressources humaines et financiers sont investies pour développer des outils adaptés à ces fins. Peut-on aspirer à une synergie entre l’expertise humaine et l’intelligence artificielle pour favoriser l’inclusion sociale des personnes avec démence grâce à des outils de communication adaptés? Cette conférence portera sur de travaux de recherche en cours dont l’objectif principal est de développer des interventions écologiques pour contrer l’isolement des personnes avec démence et leurs proches, en s’appuyant la communication émotionnelle. Ces travaux allient l’expertise humaine et l’intelligence artificielle, dans une perspective d’innovation de rupture profondément intersectorielle, grâce à la création d’interventions non pharmacologiques et écologiques, accessibles à large échelle, personnalisables et à haut potentiel de commercialisation.

Anatole Lecuyer Anatole Lecuyer
Chercheur en réalité virtuelle

Anatole Lécuyer est directeur de recherche chez Inria, l’Institut national de recherche dédié aux sciences du numérique. Il mène depuis plus de 20 ans une activité de recherche dans le domaine de la réalité virtuelle, et explore de nouvelles manières d’interagir avec les univers virtuels. Avec son équipe, il a notamment conçu le logiciel OpenViBE qui permet de déployer des interfaces « neuronales » pour interagir directement « avec son cerveau ». Ces interfaces montrent toute leur utilité dans le domaine de la santé, de l’accessibilité et des loisirs. Il est co-auteur de plus de 200 articles scientifiques et d’une dizaine de brevets. Il est l’auteur du livre “Votre cerveau est un super-héros – Quand les nouvelles technologies révèlent nos capacités insoupçonnées” paru en 2019.


Conférence : La réalité virtuelle pourra-t-elle vous rendre plus intelligent artificiellement ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h - 16h45 — Amphi mauve

Les technologies numériques de la "réalité virtuelle" sont en train d'entrer progressivement dans nos vies. Les investissements colossaux des géants du secteur comme Facebook, Google, ou Samsung font même prédire l'arrivée prochaine des " métavers " : ces univers artificiels dans lesquels les humains pourront se retrouver pour vivre ensemble des expériences de réalité alternative. Au-delà des défis scientifiques et technologiques immenses posés par ces nouveaux médias, les effets physiologiques et psychologiques sur l'homme sont questionnés. Si nous pouvons craindre des effets négatifs comme des phénomènes d'addiction ou le fameux " cybermalaise ", qu'en est-il des possibles transformations positives qui pourraient découler de ces immersions virtuelles ? Des études montrent des effets puissants et parfois persistants, qui peuvent être mobilisés pour des applications variées comme l'éducation, la médecine et la rééducation. Au bout du compte, la réalité virtuelle finira-t-elle par nous rendre plus intelligent artificiellement ?


Dédicace : Votre cerveau est un super-héros
Vendredi 6 mai 2022, 16h45 - 17h30

Anne-Flore Lewi Anne-Flore Lewi
Spécialiste en marketing digital

Consultante Marketing et spécialiste en marketing digital, Anne-Flore Lewi accompagne Timeworld depuis 2019. En charge de la stratégie digitale et des partenariats marketing, elle orchestre les opérations marketing et communication du congrès tout au long de l’année.

Antoine Bellemare Antoine Bellemare
Artiste

Antoine Bellemare est un artiste multidisciplinaire et candidat au doctorat à l’Université Concordia. Il est inscrit dans un programme individualisé dont le but est de créer un dialogue entre les arts numériques et les neurosciences. Son projet de recherche-création porte sur le lien entre la créativité, les signaux électrophysiologiques et les compositions algorithmiques. Son travail tend à explorer comment le bruit sensoriel influence la perception créative, et comment le sens émerge de l’intégration d’informations ambiguës. La poésie, les neurosciences, l’électroacoustique et l’intelligence artificielle sont autant de vecteurs d’expression qui pourraient répondre à cette même exploration.


Conférence : La créativité est-elle l'apanage des intelligences biologiques ?
Samedi 7 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi mauve

Derrière ce titre délibérément provocateur, nous voudrions susciter une réflexion sur le rôle que les nouvelles technologies, et en particulier l'IA, peuvent avoir sur notre façon de concevoir la créativité. Sans parler de remplacer les artistes par des machines – ce qui produirait un résultat fort ennuyeux pour nous comme pour les artistes – la question qui nous intéresse est plutôt de mieux comprendre la créativité en explorant les ponts entre neurosciences cognitives et intelligence artificielle. Nous n'allons pas non plus nous contenter d'énumérer des exemples de " comportements créatifs " chez les systèmes d'intelligence artificielle, bien que cela fasse partie du propos, mais nous tenterons de voir comment ces systèmes peuvent entrer en interaction avec l'intelligence humaine dans un but de production artistique. Ces considérations nous amèneront à conclure en illustrant différentes formes d'interfaces cerveau-machines permettant de fluidifier ces interactions, et en discutant de la manière dont elles peuvent enrichir le processus créatif.

Arnaud Zinflou Arnaud Zinflou
Chercheur en IA

Arnaud Zinflou a une bonne expérience dans la mise en œuvre de projets d'IA pour différents domaines comme la fabrication industrielle, la logistique, la finance ou encore la vente en ligne. Il est titulaire d'un baccalauréat et d'une maîtrise en informatique, ainsi que d'un Ph.D. en génie informatique. Il est actuellement chercheur principal à l'Institut de recherche d'Hydro-Québec et dirige des projets dans différents domaines de l'intelligence artificielle tels que la vision par ordinateur, la prévision de séries temporelles ou encore l'apprentissage de représentation. Il est également auteur et co-auteur de plus de 40 articles, 7 chapitres de livre et 3 brevets. Il est membre senior de l'IEEE depuis 2015


Table ronde : Comment utiliser l'IA comme catalyseur d’innovation pour la transition énergétique ?
Jeudi 5 mai 2022, 15h15

L’intelligence artificielle impacte de nombreux secteurs de la société et de l’économie : reconnaissance d’images et de la parole, traduction automatique, génération d’images, etc. C’est en très grande partie, grâce aux avancées impressionnantes de ces dix dernières années en apprentissage automatique et en particulier en apprentissage profond. Dans un contexte d’électrification croissante du bouquet énergétique et de diversification des sources de production - intermittentes, variables et décentralisées - nous ne faisons que commencer à exploiter le potentiel de l’IA pour accélérer la transition vers des systèmes énergétiques interconnectés ultra efficaces et faiblement émetteurs. Les nouvelles possibilités apportées par l’IA sont sources d’innovation, mais aussi de nombreux questionnements. L’intelligence artificielle est-elle la meilleure solution pour favoriser la transition énergétique ? Comment prendre en compte les enjeux liés à la mise en œuvre de solutions en IA - comme la robustesse, les biais cognitifs et l’explicabilité - afin d’éviter un problème de manque de confiance qui peut s’avérer difficile à contrebalancer à posteriori ? Comment mettre en place un processus de certification des solutions en IA qui permettrait leur utilisation dans des domaines hautement réglementés ? Dans le but de répondre aux enjeux climatiques, comment optimiser le coût énergétique de l’opération d’apprentissage en tant que telle, en plus de celui de la collecte et du stockage des données ?

Aude Motulsky Aude Motulsky
Professeure au département de gestion, évaluation et politiques

Aude Motulsky est professeure au département de gestion, évaluation et politiques de santé de l'École de santé publique de l'Université de Montréal et directrice adjointe du Consortium Santé Numérique. Elle est chercheure au Centre de recherche du CHUM - Carrefour de l'évaluation et de l'innovation en santé, et co-directrice du LabTNS - Transformation numérique en santé. Ses activités de recherche sont liés à l'évaluation des outils numériques en santé, et à la transformation numérique des organisations de santé.


Conférence : L’intelligence artificielle peut-elle améliorer la santé ?
Samedi 7 mai 2022, 14h30 - 15h15 — Amphi rouge

De nombreuses voix ont porté les promesses de l'intelligence artificielle en santé depuis la dernière décennie. Pourtant, il demeure difficile de circonscrire le contour des usages de l'IA en santé, et la réalisation des promesses pour améliorer la santé, des individus et des populations, repose sur bien des défis encore à relever. A partir de quelques cas d'usage particulièrement révélateurs, le potentiel de l'IA pour améliorer la santé sera illustré, mais aussi (et surtout) les risques et défis qui y sont associés. Le tout afin d'illustrer le défi majeur auquel font face les décideurs, notamment les agences d'évaluation des technologies, lorsqu'elles tentent de reproduire avec l'IA les méthodes d'évaluation des dispositifs médicaux ou des médicaments, mais aussi les gestionnaires, cliniciens, ou patients, lorsqu'ils tentent de définir si un outil a réellement une valeur ajoutée.

Béatrice Desvergne Béatrice Desvergne
Médecin et biologiste

Béatrice Desvergne est médecin - spécialiste en anesthésie et réanimation-, biologiste et titulaire d’une licence de philosophie. Après quelques années de pratique médicale elle effectue un séjour de 4 années au National Institutes of Health aux, Etats-Unis, dans le domaine de l’endocrinologie moléculaire. Elle est engagée à l’Université de Lausanne en 1992 et où elle poursuit sa carrière académique au Centre Intégratif de Génomique comme professeure associée puis ordinaire. Elle est Doyenne de la faculté de Biologie et Médecine de 2012 à 2015. Depuis 2019, elle est professeure honoraire de l’Université de Lausanne. Ce parcours lui permet de connaître tant la pratique médicale que la recherche fondamentale en biologie. Experte dans le domaine de la régulation génétique, elle s’est plus particulièrement intéressée aux maladies métaboliques telle que le diabète. Sur le plan de l’enseignement, elle a vivement encouragé la formation des futurs biologistes et médecins à un regard critique sur les pratiques de la recherche et de la médecine. En tant que doyenne de la Faculté de Biologie et de Médecine, elle a travaillé à la mise en place des premières infrastructures pour le développement de la biologie computationnelle et de la médecine personnalisée. C’est aussi ce domaine qu'elle a exploré en tant que professeure invitée à l'Ecole Normale Supérieure de Paris (automne 2016). En 2019, elle publie un ouvrage intitulé « De la biologie à la médecine personnalisée- Mieux soigner demain ? ».


Conférence : L’IA peut-elle être un outil pour réconcilier santé publique et santé personnalisée ?
Samedi 7 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi bleu

L’IA est un outil indispensable au développement de la médecine personnalisée. Grâce, entre autres, aux données génétiques propres à chacun, L’IA devrait dans un futur proche permettre de déterminer la propension de chaque individu à développer certaines maladies. Si aujourd’hui, les bénéfices de la santé personnalisée sont surtout mesurables dans les approches curatives, le volet prévention sera un élément clé de succès, notamment en termes économiques. La santé publique, elle, a un rôle majeur de prévention à l’échelle de la population. Pourtant elle reste le parent pauvre de tous les développements qui foisonnent dans le domaine de la santé. Si la médecine personnalisée vise la prévention et fait le buzz depuis quelques années, pourquoi la santé publique, aussi responsable de la prévention, n’arrive -t-elle pas à séduire? Où sont les points de convergence entre ces deux approches? L’IA pourrait-elle être cet outil qui va révolutionner nos pratiques de santé publique dans le domaine de la prévention ? Et pour quelles conséquences éthiques, sociétales et économiques ?


Dédicace : De la biologie à la médecine personnalisée- Mieux soigner demain ?
Samedi 7 mai 2022, 13h - 13h45

Ben Mattes Ben Mattes
Directeur de Rovio Montréal

En cours


Table ronde : I.A., jeux vidéo, recherche interdisciplinaire : ingrédients d'une vie numérique riche et responsable ?
Samedi 7 mai 2022, 14h30

No-code ou Low code est une tendance technologique permettant aux gens de créer des applications logicielles avec des interfaces accessibles au lieu de devoir écrire des lignes de code. En 1995, il y avait 31 000 pages web sur l'internet. Aujourd'hui, il y a des dizaines de milliards de pages. L'une des principales raisons en est la démocratisation des outils accessibles qui ne nécessitent pas de compétences techniques pour lancer un site web. Au cours des cinq dernières années, on a constaté une forte tendance à ce que les jeux vidéo fassent participer les joueurs dans le cadre de l'expérience de jeu, soit par le biais de fonctionnalités de contenu généré par les utilisateurs, soit en tant que vecteur social. Au cours de cette période, l'industrie a appris à tirer le meilleur parti de l'apprentissage profond ou de l'apprentissage par renforcement pour aider les créateurs de jeux ou ouvrir de nouvelles expériences de jeu. Au cours des cinq dernières années, la plupart des travaux sur l'IA ont porté sur la création d'algorithmes sophistiqués basés sur des ensembles de données existants. Ces algorithmes ont atteint un niveau de maturité qui ouvre la possibilité de créer de nouveaux comportements basés uniquement sur l'ingénierie des données. Les mondes virtuels ont été un terrain de jeu de choix pour développer et affiner l'IA avant de l'appliquer dans le monde réel. La communauté académique a pris conscience de l'importance de la recherche interdisciplinaire, avec des réalisations marquantes comme la création de l'OBVIA (Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique) en 2019 ou la subvention AUDACE du FRQ qui encourage la recherche interdisciplinaire en 2017. L'industrie du jeu vidéo est l'exemple parfait d'une activité interdisciplinaire, car un jeu vidéo est l'alchimie du design, de la programmation, de l'art, des sciences sociales, etc. Et si l'IA et les jeux vidéo renforçaient leurs limites au sein d'un écosystème interdisciplinaire mature ? Et si l'état de l'art de l'IA et le savoir-faire de l'industrie du jeu vidéo offraient des outils de création de contenu plus accessibles pour peupler des mondes virtuels ouverts et riches ? Et si c'était la prochaine évolution de l'IA et des jeux vidéo ? Montréal, la province de Québec et le Canada s'appuient depuis longtemps sur ces disciplines. Et si ces changements étaient déjà en train de s'opérer ici et maintenant ?

Benjamin Moury Benjamin Moury
Manager

Réel passionné de la restauration depuis toujours, Benjamin Moury a rejoint depuis près de 16 ans l’univers de l’Hôtellerie. Fils de restaurateurs, Benjamin a perçu au fil des années le changement drastique de l’approche client. Entre la France, les Etat Unis et la Suisse il a pu grandir petit à petit dans le monde des Hôtel de luxe. A 33 ans il pense représenter un lien entre ce que l’on peut appeler l’ancienne et la nouvelle génération. Ce lien n’est autre que le respect des codes d’un métier historique qui se mêle à une technologie grandissante. A la tête des opérations d’un hôtel en Suisse, Benjamin Moury a foi dans la reconquête de la passion de ce beau métier via, entre autre, l’intelligence artificielle.


Conférence : Quelle place pour l’I.A dans l’Hôtellerie de demain ?
Samedi 7 mai 2022, 15h15 - 16h — Amphi orange

L’hôtellerie restauration se voit entrer dans une nouvelle normalité : en ce sens, les professionnels passionnés désirent apporter à leur clientèle plus de temps qualitatif. Comment pouvons-nous y contribuer ? Une question essentielle se pose : comment l’avenir de l’hôtellerie dans un marché toujours plus connecté peut-il être attractif ? De toute évidence, il ne s'agit pas de mettre de côté les relations humaines qui en font un métier si passionnant. Il est nécessaire de faire évoluer la place de l’humain.

Benoit Boulet Benoit Boulet
Professeur en génie électrique et informatique

Benoit Boulet, ing., Ph.D., est professeur au département de génie électrique et génie informatique de l'Université McGill, auquel il s’est joint en 1998, et directeur du McGill Engine, un centre d'innovation technologique et d'entrepreneuriat qu’il a co-fondé. Il est vice-principal adjoint (innovation et partenariats) de McGill et a été vice-doyen (recherche et innovation) de la faculté de génie de 2014 à 2020. Le professeur Boulet a obtenu un baccalauréat en sciences appliquées de l'université Laval en 1990, une maîtrise en génie de l'université McGill en 1992, et un doctorat de l'université de Toronto en 1996, tous en génie électrique. Il est un ancien directeur et membre actuel du centre pour les machines intelligentes de McGill, où il dirige le laboratoire d'automatisation intelligente. Ses domaines de recherche comprennent la conception et le contrôle basé sur les données de véhicules électriques autonomes et de systèmes d'énergie renouvelable, l'apprentissage automatique appliqué aux systèmes biomédicaux et la commande industrielle robuste.


Table ronde : Comment utiliser l'IA comme catalyseur d’innovation pour la transition énergétique ?
Jeudi 5 mai 2022, 15h15

L’intelligence artificielle impacte de nombreux secteurs de la société et de l’économie : reconnaissance d’images et de la parole, traduction automatique, génération d’images, etc. C’est en très grande partie, grâce aux avancées impressionnantes de ces dix dernières années en apprentissage automatique et en particulier en apprentissage profond. Dans un contexte d’électrification croissante du bouquet énergétique et de diversification des sources de production - intermittentes, variables et décentralisées - nous ne faisons que commencer à exploiter le potentiel de l’IA pour accélérer la transition vers des systèmes énergétiques interconnectés ultra efficaces et faiblement émetteurs. Les nouvelles possibilités apportées par l’IA sont sources d’innovation, mais aussi de nombreux questionnements. L’intelligence artificielle est-elle la meilleure solution pour favoriser la transition énergétique ? Comment prendre en compte les enjeux liés à la mise en œuvre de solutions en IA - comme la robustesse, les biais cognitifs et l’explicabilité - afin d’éviter un problème de manque de confiance qui peut s’avérer difficile à contrebalancer à posteriori ? Comment mettre en place un processus de certification des solutions en IA qui permettrait leur utilisation dans des domaines hautement réglementés ? Dans le but de répondre aux enjeux climatiques, comment optimiser le coût énergétique de l’opération d’apprentissage en tant que telle, en plus de celui de la collecte et du stockage des données ?

Benoît Dupont Benoît Dupont
Professeur en criminologie

Benoît Dupont est professeur titulaire à l’École de criminologie de l’Université de Montréal et Directeur scientifique du Réseau intégré sur la cybersécurité (SERENE-RISC), qu’il a fondé en 2014. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Cybersécurité, ainsi que de la Chaire de recherche en Prévention de la cybercriminalité. Il siège comme observateur représentant le monde de la recherche sur le conseil d’administration du Canadian Cyber Threat Exchange (CCTX) et sur le Conseil des chercheurs de la Nouvelle organisation d’infrastructure de recherche numérique (NOIRN). Il fait partie de la cohorte inaugurale du Collège des nouveaux chercheurs et créateurs en arts et en sciences de la Société royale du Canada. Ses projets de recherche actuels portent sur la cyber-résilience, la coévolution de la délinquance et de la technologie dans une perspective écologique, l’organisation sociale des communautés de pirates informatique malveillants, ainsi que sur les stratégies d’intervention auprès des victimes de cyber-fraudes.


Conférence : L’IA peut-elle menacer l’intégrité de la justice ?
Vendredi 6 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi mauve

Alors que les applications de l’IA se multiplient dans le système de justice et parmi ses divers acteurs, des tribunaux aux cabinets d’avocats, les enjeux de sécurité associés à ces usages sont fréquemment occultés par les questions portant sur leurs biais. Pourtant, les menaces de sécurité qui pèsent sur les outils d’IA appliqués à la justice constituent aussi une source importante de vulnérabilités susceptible d’éroder la confiance du public. Après avoir examiné les divers cyber-risques qui pèsent sur les acteurs du système de justice, nous passerons en revue les risques spécifiques à l’IA. Nous pouvons distinguer trois grandes catégories de risques : les risques accidentels qui découlent de la fragilité des algorithmes, les risques qui ciblent les algorithmes à travers des attaques par empoisonnement, évasion ou inférence et enfin les risques dans lesquels les algorithmes sont utilisés afin de falsifier des éléments de preuve. Nous conclurons en essayant de proposer une feuille de route des connaissances et des mesures pratiques qui seront requises afin de protéger l’intégrité du système de justice face à cette nouvelle géographie des risques.

Bernd Carsten Stahl Bernd Carsten Stahl
Professeur en éthique, expert des nouvelles technologies

Bernd Carsten Stahl est professeur en éthique, expert des nouvelles technologies. Il est directeur du Centre pour l'informatique et la responsabilité sociale à l'université De Montfort à Leicester. Ses intérêts couvrent les questions philosophiques découlant des intersections entre les affaires, la technologie et l'information. Cela inclut les questions éthiques des TIC actuelles et émergentes, les approches critiques des systèmes d'information et les questions liées à la recherche et à l'innovation responsables.

Bilel Cherif Bilel Cherif
Chef d'entreprise

Entrepreneur depuis 15 ans et passionné par les nouvelles technologies et les nouvelles avancées qui font évoluer le monde au quotidien, Bilel Cherif a très longtemps été attentif aux changements numériques et à l'innovation. Aujourd’hui il utilise l’IA, la Blockchain, les Big Data... des technologies qui sont devenues essentielles pour réussir. Après un parcours dans le Marketing, Bilel a constaté que la data devenait de plus en plus importante mais beaucoup ne savaient pas en faire bon usage pour répondre aux nouvelles exigences des clients. Bilel décide donc de créer DNA GA, une start-up fondée sur le savoir-faire et l’exigence Suisse, et qui propose des solutions d’amélioration d’expérience client et utilisateur grâce à l’exploitation des données et de solutions innovantes. DNA GA, permet de créer des expériences Phygital, qui lient donc le monde physique et l'univers digital notamment dans les domaines du sport, du commerce de détail et de l'accueil afin de construire une expérience unique, fluide et personnalisée. Bilel Cherif a l'ambition de faire DNA GA, l’un des acteurs majeurs des nouvelles technologies et de la data.


Conférence : Comment l’IA va-t-elle changer le monde du sport et l’expérience utilisateur ?
Samedi 7 mai 2022, 14h30 - 15h15 — Amphi orange

Nous entrons dans une période post-covid où beaucoup d'industries changent de méthodes, s’adaptent aux nouvelles tendances et exigences des consommateurs. Cette adaptation se fait grâce à l’usage des nouvelles technologies comme l’Intelligence Artificielle. L’industrie du sport a elle aussi frappé à la porte de l’IA. Selon un récent rapport publié par Allied Market Research, le marché mondial de l’IA dans le sport en 2020 était évalué à 1,4 milliard de dollars et devrait atteindre 19,2 milliards de dollars d’ici 2030. Plus que jamais, les sportifs ont conscience de l’importance de l’IA dans l’analyse de leur performance sportive, dans leur expérience vécue ainsi que sur leur santé. L’IA est considérée aujourd’hui comme un outil très efficace dans le sport et commence à être de plus en plus adoptée par les professionnels de sport. Elle révolutionne le monde sportif en optimisant les performances grâce aux données collectées pour ensuite permettre aux sportifs amateurs ou professionnels d’évaluer leur performance et de s’améliorer. Grâce à l’IA, « gamifier les expériences sportives » devient possible. Il s'agit de rendre les expériences sportives plus ludiques et plus immersives en récompensant les fans/les sportifs pour leur parcours et en donnant la possibilité de combattre d’autres amateurs dans le monde virtuel.

Carl-Edwin Carl-Edwin
Fondateur et le PDG de Northern Arena Productions

Carl-Edwin est un pro de la télé ainsi qu’un branché de la techno et des jeux vidéo. Il est le fondateur et le PDG de Northern Arena Productions, une maison de production pour la télé et les médias interactifs, et de Northern Arena, un des plus importants organisateurs de tournois de sport electronique (esport) au pays. Il est propriétaire de l’équipe de esport Mirage. Il a également créé les Canadian Game Awards, dont il est le producteur. Aussi à l’aise devant que derrière la caméra, Il couvre l’industrie de la haute technologie depuis 2009 en tant que journaliste indépendant, conférencier et personnalité télévisuelle. vous l’aurez surement vu au cinéma dans des capsules technos et à Radio-Canada dans la série "Ça me branche" et a la radio de radio Canada a "Ya pas deux matin pareil". On ne sait pas plus que vous quand il trouve le temps de dormir.


Table ronde : I.A., jeux vidéo, recherche interdisciplinaire : ingrédients d'une vie numérique riche et responsable ?
Samedi 7 mai 2022, 14h30

No-code ou Low code est une tendance technologique permettant aux gens de créer des applications logicielles avec des interfaces accessibles au lieu de devoir écrire des lignes de code. En 1995, il y avait 31 000 pages web sur l'internet. Aujourd'hui, il y a des dizaines de milliards de pages. L'une des principales raisons en est la démocratisation des outils accessibles qui ne nécessitent pas de compétences techniques pour lancer un site web. Au cours des cinq dernières années, on a constaté une forte tendance à ce que les jeux vidéo fassent participer les joueurs dans le cadre de l'expérience de jeu, soit par le biais de fonctionnalités de contenu généré par les utilisateurs, soit en tant que vecteur social. Au cours de cette période, l'industrie a appris à tirer le meilleur parti de l'apprentissage profond ou de l'apprentissage par renforcement pour aider les créateurs de jeux ou ouvrir de nouvelles expériences de jeu. Au cours des cinq dernières années, la plupart des travaux sur l'IA ont porté sur la création d'algorithmes sophistiqués basés sur des ensembles de données existants. Ces algorithmes ont atteint un niveau de maturité qui ouvre la possibilité de créer de nouveaux comportements basés uniquement sur l'ingénierie des données. Les mondes virtuels ont été un terrain de jeu de choix pour développer et affiner l'IA avant de l'appliquer dans le monde réel. La communauté académique a pris conscience de l'importance de la recherche interdisciplinaire, avec des réalisations marquantes comme la création de l'OBVIA (Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique) en 2019 ou la subvention AUDACE du FRQ qui encourage la recherche interdisciplinaire en 2017. L'industrie du jeu vidéo est l'exemple parfait d'une activité interdisciplinaire, car un jeu vidéo est l'alchimie du design, de la programmation, de l'art, des sciences sociales, etc. Et si l'IA et les jeux vidéo renforçaient leurs limites au sein d'un écosystème interdisciplinaire mature ? Et si l'état de l'art de l'IA et le savoir-faire de l'industrie du jeu vidéo offraient des outils de création de contenu plus accessibles pour peupler des mondes virtuels ouverts et riches ? Et si c'était la prochaine évolution de l'IA et des jeux vidéo ? Montréal, la province de Québec et le Canada s'appuient depuis longtemps sur ces disciplines. Et si ces changements étaient déjà en train de s'opérer ici et maintenant ?

Carl Morch Carl Morch
Professeur en psychologie

Carl est manager scientifique de FARI - Institut d’IA pour le Bien Commun, un organisme de recherche créé par l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Il est chercheur et travaille sur les défis sociaux de l’utilisation des technologies (IA et Données) en santé (psychologie, médecine dentaire). Il est aussi professeur associé au département de Psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il a été chercheur postdoctoral à Algora Lab (Université de Montréal & Mila) en 2021, boursier de l’Observatoire International sur les Impacts Sociétaux de l’IA et du Numérique (OBVIA).


Conférence : Les universités peuvent-elles d’avantage contribuer à une IA publique et locale ?
Jeudi 5 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi mauve

Les systèmes d’IA sont devenus omniprésents dans la sphère publique. Mais plusieurs défis existent relatifs à leur déploiement et régulation : l’accès à des experts de ces technologies est difficile et il est très complexe d’évaluer leurs possibles impacts social, juridique, éthique et écologique. Dans ce contexte, comment concevoir une IA publique, pensée localement par des entités complémentaires (universités, administrations, citoyen.ne.s, organisations non gouvernementales) ? Pour tâcher d’y répondre, deux universités belges (Université Libre de Bruxelles et Vrije Universiteit Brussel) se sont associées pour mettre en commun des chercheurs en IA, Données et Robotiques, Droit, Sciences Sociales, Economie. FARI – Institut d’IA pour le Bien Commun développe des projets collaboratifs pour proposer des pistes d’action et de réflexion sur l’utilisation de l’IA dans la société, avec une visée de bien public. Ce projet a reçu un financement du plan NextGenerationEU pour travailler en collaboration avec la Région de Bruxelles Capitale.

Carole Jabet Carole Jabet
Directrice scientifique

Carole Jabet est directrice scientifique du Fonds de recherche du Québec Santé (FRQS) et directrice de l'Oncopole, Pôle Cancer du FRQS. Elle a obtenu un diplôme d’ingénieur de l’École Centrale de Lyon, option bio-ingénierie, en 1992, un doctorat en sciences, option biophysique et biologie moléculaire, de l’École Centrale de Paris en 1996, et un postdoctorat au Howard Hughes Medical Institute, en 1999. Au cours de sa carrière, elle a occupé plusieurs postes de gestion et de conseil scientifique dans le milieu de la recherche en santé. De 2003 à 2009, elle a travaillé au sein de Génome Québec notamment au poste de vice-présidente aux affaires scientifiques. Elle a ensuite agi en tant qu’associée de la firme-conseil CapCOGITO. Depuis novembre 2018, elle était directrice adjointe de la recherche du Centre de recherche du CHUM après y avoir été directrice adjointe aux opérations. Elle est actuellement membre des conseils d’administration de l’initiative de recherche clinique précoce CATALIS et du Collège des évaluateurs des Instituts de recherche en santé du Canada.


Conférence : Conférence d'ouverture
Jeudi 5 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi bleu


Table ronde : Comment rendre l'IA vraiment démocratique ?
Samedi 7 mai 2022, 10h45

Le dialogue autour de l'intelligence artificielle demeure encore trop élitiste. Termes complexes, débats d'experts, questionnements éthiques entre académiques... Mais comment replacer l'IA et les données au cœur d'un échange pluraliste, réellement ouvert et accessible pour le plus grand nombre ? La table ronde organisée par les Fonds de recherche du Québec réunira des citoyennes et des citoyens pour entamer un nouveau départ autour du dialogue sur l'IA et les données. Comment s'assurer que des populations diverses comprennent les fondements de l'IA, leurs impacts et leurs enjeux ? Comment garantir que ces technologies sont développées en réponse aux besoins des personnes et des communautés et au service de l'intérêt public ? Quelles sont les bonnes pratiques pour soutenir la participation effective des citoyennes et des citoyens aux projets de valorisation des données ? Voici quelques-unes des questions qui viendront alimenter les discussions de cette table ronde et les échanges avec le public.

Catherine Maunoury Catherine Maunoury
Présidente Aéro-Club de France

Dès son plus jeune âge, Catherine Maunoury s'est intéressée aux avions. Elle n'a que huit ans quand son père, médecin pilote, l'emmène voler pour la première fois. Encouragée par lui, elle a quinze ans pour son premier vol en solo et devient la plus jeune pilote brevetée à 17 ans. Sa passion la mène au plus haut niveau de la compétition : elle accumule les titres aux championnats de France, d'Europe et du monde et se situe toujours aujourd'hui parmi les meilleures femmes pilotes au niveau mondial. En 2010 Catherine Maunoury est nommée à la direction du musée de l’Air et de l’espace du Bourget et en 2017 présidente de l'Aéro-Club de France.


Conférence : L'intelligence artificielle voltige-t-elle ?
Samedi 7 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi rouge

Le premier looping de l'histoire de l'aviation fut accompli par une machine, sans l'aide d'un pilote... et avec une " intelligence " réduite ; c'était en 1913. Par la suite, les ingénieurs inventèrent le pilotage automatique et d'autres systèmes intelligents capables d'épauler les pilotes, de faciliter leurs prises de décision pour assurer les différentes missions et fonctions dévolues à l'aviation. Les voltigeurs n'ont guère profité de ces progrès technologiques pour développer leur art. Mais que signifierait une compétition de voltige entre avions intelligents ou encore une manifestation aérienne assurée par des avions pilotés par des IA ? Si voler n'est pas le propre de l'humain, l'humain peut-il se passer de la liberté offerte par le vol ? La liberté de l'homme-volant commence-t-elle là où l'IA arrête la sienne ?

Catherine Régis Catherine Régis
Professeure en droit

Catherine Régis est professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, titulaire d’une Chaire de recherche du Canada en droit et politiques de la santé, co-responsable du Hub santé – politique, organisations et droit (H-POD) et responsable du Groupe de travail sur l’innovation numérique et l’IA de l’alliance U7+, un regroupement de plus de 50 universités à travers le monde. Elle est également chercheuse au Mila (Institut québécois d’intelligence artificielle), au Centre de recherche en droit public (CRDP), à l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA) ainsi que Conseillère spéciale et Vice-rectrice associée à la planification et communications stratégiques à l’Université de Montréal. Catherine a participé à l’élaboration de la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’IA, notamment à titre de membre du comité scientifique et elle est Membre experte pour le Partenariat mondial sur l’IA (PMIA). Ses principaux intérêts de recherche portent sur la régulation de l’innovation numérique et de l’IA ainsi que le droit et les politiques de la santé, tant à l’échelle locale qu’internationale.


Conférence : Pouvons-nous exiger le respect des droits humains en IA ?
Vendredi 6 mai 2022, 10h45 - 11h30 — Amphi bleu

Cette question complexe suscite la controverse. Or, elle est fondamentale et doit se trouver au cœur des débats sur l’IA, tant à l’échelle nationale qu’internationale. En effet, alors que des promesses de l’IA font rêver, les dernières années ont aussi démontré l’impact que cette technologie peut avoir sur les droits et libertés des individus comme l’égalité, la non-discrimination et la vie privée. Pour répondre à cette question, il est utile de rappeler le rôle et la portée des droits humains, notamment ceux de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ensuite, le travail bouillonnant des cinq dernières années dans la création de chartes éthiques pour guider le développement responsable de l’IA doit aussi être analysé pour en déterminer la contribution réelle, et les angles morts, en lien avec les droits humains. Récemment, ce travail a été couronné par l’adoption le 24 novembre 2021 de la Recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle de l’UNESCO, soit le premier instrument normatif mondial de cette nature. Cet instrument, qui donne une place importante aux droits humains, répondait à un besoin d’encadrement normatif international. Si l’effervescence de cette activité normative semble a priori un signe que l’IA se développe sous l’égide d’un cadre qui valorise les droits humains, peu de moyens sont néanmoins disponibles pour en forcer l’exécution. Des moyens complémentaires doivent donc être mobilisés pour contribuer à ce que les droits humains passent de l’ambition à la réalisation.

Catherine Villemer Catherine Villemer
Adjointe à la vice-rectrice

Catherine Villemer cumule 20 ans d’expérience dans le domaine de la coopération et des relations internationales, de la valorisation de la recherche et de la mobilisation des connaissances. Ingénieure agroéconomiste (Agrocampus Ouest, France), elle a étudié, enseigné et travaillé en Europe (France, Belgique et Allemagne), en Asie (Vietnam, Hong-Kong) et en Amérique du Nord (Canada). À l’Université de Montréal, elle contribue à l’internationalisation de l’Université au rectorat depuis 2016. Auparavant, elle a œuvré en tant que coordonnatrice puis directrice exécutive du Centre d’excellence sur l’Union européenne (Université de Montréal – Université McGill, 2007-2015) et conseillère principale aux partenariats du Centre d'études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM, 2013-2015). Elle a participé à l’organisation de plusieurs congrès mondiaux d’envergure pour le compte de l’Université de Montréal (European Consortium for Political Research General Conference 2015, Sommet mondial de la Santé 2017). Catherine Villemer est membre du Conseil d’administration et du Comité de vérification du CÉGEP de Bois-de-Boulogne, un collège d'enseignement général et professionnel situé à Montréal. Elle a été vice-présidente d’UniAgro Canada (2013 - 2015), la branche canadienne de la fédération des ingénieurs agronomes des associations de diplômés de sept grandes écoles et établissements publics de l’Enseignement supérieur agronomique français.

Catherine Wilhelmy Catherine Wilhelmy
Responsable du partenariat patient

Touchée par un cancer du sein en 2018, après avoir participé à deux essais cliniques et un projet de recherche sur la qualité de vie des patients touchés par le cancer, Catherine Wilhelmy est devenue patiente partenaire en recherche à temps plein ! Responsable du partenariat patient au Centre de recherche du CHUS, elle est également impliquée au sein de l’Unité de soutien SSA du Québec où elle est patiente partenaire à la direction scientifique et co-leader de Expériences; la communauté de pratique québécoise de patients partenaires en recherche. Elle contribue également à la mission d’organisations associées à la recherche sur le cancer sein, telles que le Groupe McPeak Sirois, la Fondation cancer du sein du Québec, Coalition priorité cancer au Québec, l’Institut de recherche en cancer de Sherbrooke, Biocan RX. « Participer activement à la recherche, c’est reprendre du pouvoir sur la maladie et créer du sens à partir d’événements qui n’en n’ont pas.


Table ronde : Comment rendre l'IA vraiment démocratique ?
Samedi 7 mai 2022, 10h45

Le dialogue autour de l'intelligence artificielle demeure encore trop élitiste. Termes complexes, débats d'experts, questionnements éthiques entre académiques... Mais comment replacer l'IA et les données au cœur d'un échange pluraliste, réellement ouvert et accessible pour le plus grand nombre ? La table ronde organisée par les Fonds de recherche du Québec réunira des citoyennes et des citoyens pour entamer un nouveau départ autour du dialogue sur l'IA et les données. Comment s'assurer que des populations diverses comprennent les fondements de l'IA, leurs impacts et leurs enjeux ? Comment garantir que ces technologies sont développées en réponse aux besoins des personnes et des communautés et au service de l'intérêt public ? Quelles sont les bonnes pratiques pour soutenir la participation effective des citoyennes et des citoyens aux projets de valorisation des données ? Voici quelques-unes des questions qui viendront alimenter les discussions de cette table ronde et les échanges avec le public.

Cécile Petitgand Cécile Petitgand
Coordonnatrice de l’initiative Accès aux données

Cécile Petitgand est coordonnatrice de l’initiative Accès aux données de la Table nationale des directeurs de la recherche du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS). Elle est aussi associée de recherche au Centre de recherche du CHUM (CRCHUM), conseillère Accès aux données aux Fonds de recherche du Québec Santé (FRQS) et professeure associée à l’École de santé publique de l’Université de Montréal (ESPUM). Cécile est titulaire d’un doctorat en sciences de gestion de l’Université Paris-Dauphine et de l’Université de Sao Paulo (Brésil), et d’une maîtrise en sciences économiques de la Paris School of Economics. Elle a effectué son post-doctorat au Hub santé : politique, organisations et droit (H-POD) de l’Université de Montréal. Elle est aussi chercheuse associée à l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA) et au regroupement de recherche juridique JusticIA de l’Université de Montréal. Son expertise porte en particulier sur la gestion du développement et de l’implantation responsables des systèmes d’intelligence artificielle dans les établissements de santé.


Table ronde : Comment rendre l'IA vraiment démocratique ?
Samedi 7 mai 2022, 10h45

Le dialogue autour de l'intelligence artificielle demeure encore trop élitiste. Termes complexes, débats d'experts, questionnements éthiques entre académiques... Mais comment replacer l'IA et les données au cœur d'un échange pluraliste, réellement ouvert et accessible pour le plus grand nombre ? La table ronde organisée par les Fonds de recherche du Québec réunira des citoyennes et des citoyens pour entamer un nouveau départ autour du dialogue sur l'IA et les données. Comment s'assurer que des populations diverses comprennent les fondements de l'IA, leurs impacts et leurs enjeux ? Comment garantir que ces technologies sont développées en réponse aux besoins des personnes et des communautés et au service de l'intérêt public ? Quelles sont les bonnes pratiques pour soutenir la participation effective des citoyennes et des citoyens aux projets de valorisation des données ? Voici quelques-unes des questions qui viendront alimenter les discussions de cette table ronde et les échanges avec le public.

Céline Castets-Renard Céline Castets-Renard
Professeure de droit

Céline Castets-Renard est professeure titulaire à la Faculté de droit civil à l’Université d’Ottawa et titulaire de la chaire de recherche sur l’IA responsable à l'échelle mondiale. Elle est également titulaire de la Chaire de recherche Law, Accountability and social trust supportée par le Gouvernement français (ANR-3IA) au sein d’ANITI (Artificial and Natural Intelligence Toulouse Institute). Elle est membre experte de l'Observatoire de l'économique des plateformes en ligne au sein de la Commission européenne. Ses travaux de recherche portent sur le droit et la régulation du numérique et de l’intelligence artificielle dans une perspective comparée (droit canadien, européen et américain), spécialement la protection des données personnelles et de la vie privée, les technologies policières, les plateformes en ligne. Elle étudie aussi plus largement l'impact des technologies sur les droits humains, ainsi que les enjeux sociaux des technologies dans une perspective globale, en particulier dans les relations Nord-Sud et dans une perspective de droit humanitaire.


Conférence : Faut-il un droit de l'IA ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h - 16h45 — Amphi rouge

Les algorithmes d'intelligence artificielle en exploitation se sont immiscés dans les quotidiens professionnels et personnels, comme l’aide au diagnostic médical ou la détection d'anomalies dans l’industrie. Si les avantages de ces technologies sont certains, de nombreux travaux de recherche ont aussi révélé les risques sociaux. Les algorithmes d’apprentissage machine s'entraînent à partir de données massives pour prédire, recommander ou construire des décisions. Ils concernent directement les personnes ou groupes en désignant, par exemple, les bénéficiaires d’aides sociales ou de prêts. Or ces méthodes sont si complexes et utilisent une telle quantité de données et paramètres qu’il peut s’avérer impossible de comprendre comment les décisions sont prises et de les contester. Certaines applications d’IA peuvent par ailleurs générer des discriminations en raison d’erreurs et biais racistes, sociaux ou de genre, du fait notamment de surreprésentation ou sous-représentation de groupes dans les jeux de données. Face aux risques sociaux majeurs, des chartes et principes éthiques ont été adoptés, telle la Déclaration de Montréal. La démarche éthique doit-elle aujourd’hui être complétée par des règles de droit ? Les risques pour les droits humaines sont tels que plusieurs législateurs dans le monde y réfléchissent pour rendre l’IA « juridiquement responsable » et plus « inclusive ».

Christian Byk Christian Byk
Juge à la Cour d'appel de Paris

Christian Byk est juge à la Cour d'appel de Paris, Secrétaire général de l'Association internationale droit, éthique et science et préside le Comité intergouvernemental de bioéthique de l'UNESCO. Sa thèse de doctorat a porté sur une comparaison des modèles de politique législative en Amérique du Nord et en Europe dans la perspective de l'élaboration du biodroit. Il est qualifié pour diriger des recherches, a exercé comme professeur de droit à l'Université de Poitiers et comme professeur invité dans de nombreux pays. Il est l'auteur d'une dizaine de livres et de plus de 3 00 articles dans le domaine de la bioéthique et dirige depuis 30 ans le Journal international de bioéthique et d'éthique des sciences et la revue Droit, santé et société. Formé au droit international, il connaît bien le fonctionnement des organisations internationales du système des Nations-Unies (UNESCO, OMS, OMPI, AIEA) ainsi que celui des organisations européennes (Conseil de l'Europe et Union Européenne). Il a été pendant plus de 10 ans chef de la délégation française au comité de bioéthique du Conseil de l'Europe puis conseiller du Secrétaire Général du Conseil de l'Europe et a rédigé le premier projet de Convention européenne sur la biomédecine et les droits de l'homme. Il a également participé aux activités normatives de l'Union européenne (brevetabilité des biotechnologies). Depuis la fin des années 1980, il a été associé aux activités de bioéthique de l'UNESCO et a participé aux négociations qui ont conduit à l'adoption des trois Déclarations de l'UNESCO dans ce domaine. Depuis 2013, il représente la France au Comité intergouvernemental de bioéthique dont il a été successivement le vice-président (2015-2017) et le président (2017-2019). Il dirige depuis 1989 l'Association internationale droit, éthique et science, a été vice-président du CIOMS (1994-2000) et est membre fondateur de l'International Association of Bioethics. Depuis 2002, il est membre de la Commission nationale française pour l'UNESCO dont il préside le comité de bioéthique et d'éthique des sciences.


Conférence : L'ère du numérique conduit-elle à l’émergence de nouveaux acteurs de souveraineté ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h45 - 11h30 — Amphi rouge

Lieu autrefois privilégié de l'intervention des États souverains, l'espace international n'en est plus depuis longtemps le lieu exclusif et le commerce international est de ce point de vue une bonne illustration de cette réalité historique. Toutefois, le développement des échanges s'accomplit depuis les dernières décennies du XXème siècle dans le contexte d'« un monde globalisé » très différent de ce que nous avons connu jusqu'à présent tant en raison de la nature et de l'ampleur des activités concernées que de l'évolution du cadre international dans lequel ces échanges s'inscrivent. Et ceci entraîne des bouleversements importants dans l'identification des acteurs de la souveraineté, des attributs de celle-ci et de l'influence qui en découle sur la production normative et sa portée, laissant peut-être apparaître la construction d'une nouvelle ontologie sociale qui dépasse la seule sphère des échanges.


Dédicace : Intelligence artificielle - Vivre avec
Jeudi 5 mai 2022, 11h30 - 12h15
Dédicace : La peur des virus - Décider face à l'urgence - Tome 1
Jeudi 5 mai 2022, 11h30 - 12h15
Dédicace : La peur des virus - Décider face à l'urgence - Tome 2
Jeudi 5 mai 2022, 11h30 - 12h15

Christian Gagné Christian Gagné
Directeur de l’Institut intelligence et données

Christian Gagné est professeur au département de génie électrique et de génie informatique de l'Université Laval. Il est le directeur de l'Institut intelligence et données (IID) de l'Université Laval. Il détient une Chaire en intelligence artificielle Canada-CIFAR et est membre associé à Mila. Il est également membre du Laboratoire de vision et systèmes numériques (LVSN), une composante du Centre de recherche en robotique, vision et intelligence machine (CeRVIM) ainsi que du Centre de recherche en données massives (CRDM) de l'Université Laval. Ses intérêts de recherche portent sur l'élaboration de méthodes pour l'apprentissage automatique et l'optimisation stochastique. En particulier, il s'intéresse aux réseaux de neurones profonds, à l'apprentissage et au transfert de représentations, ainsi qu'à l'utilisation de l'apprentissage automatique pour l'optimisation boîte noire. Une part importante de ses travaux porte également sur la mise en pratique de ces techniques dans des domaines comme la vision numérique, la microscopie, la santé, l'énergie et les transports.


Conférence : Peut-on faire de l'IA avec peu de données ?
Jeudi 5 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi mauve

L'apprentissage profond, discipline phare de l'IA, est reconnu pour être gourmand en données, les meilleures performances étant souvent obtenues à partir de grandes banques de données. Certaines avancées récentes du domaine requièrent l'accès à des jeux de données d'une très grande taille, qui joint à la nécessité d'avoir des ressources de calcul considérables pour le traitement de ces données, nous laisse croire que la capacité d'innovation est limitée aux plus gros joueurs du domaine. Mais, est-ce qu'un apprentissage de modèles basés essentiellement sur la puissance statistique de jeux de très grande taille est la seule avenue possible pour faire de l'apprentissage profond ? Autrement dit, sachant que l'apprentissage biologique ne se base pas directement sur l'analyse de tels très grands jeux de données, comment peut-on faire pour créer des systèmes intelligents avec relativement peu de données? Cette conférence portera les enjeux scientifiques, techniques et sociétaux liés à l'apprentissage de systèmes d'IA avec des jeux de données de taille plus modeste.

Christian Wopperer Christian Wopperer
Vice-président, Sales Intelligence

Christian Wopperer occupe le poste de vice-président, Sales Intelligence au CEIM depuis dix-sept ans. Il a plus de trente ans d’expérience en développement d’affaires et ventes de logiciels en Europe et au Canada. Son expérience d’entrepreneur contribue à sa très bonne connaissance des problématiques de marketing et des ventes des entreprises en démarrage. Il a fondé et dirigé à Zürich (Suisse) une compagnie de logiciels d’assurance qualité dont les ventes annuelles ont augmenté de 250 %. Dès son arrivée au Canada en 1995, il a assisté des entreprises canadiennes dans leurs démarches d’exportation vers l’Europe. Il a dirigé le département de marketing et ventes d’Orthofab et assuré la stratégie de commercialisation de KMtechnologies à Montréal. Christian Wopperer offre aux dirigeants d’entreprises en technologie de l’information, en phase de commercialisation, des conseils sur mesure en vente. Il est titulaire d’une maturité fédérale économique suisse, d’un diplôme informatique d’EPSIC (Lausanne, Suisse) et de la certification Advanced Management Course de l’Université McGill. Il a également fait partie de la première cohorte de diplômés en commerce électronique de l’Institut du commerce électronique de Montréal.


Conférence : Quels sont les enjeux et les défis de la monétisation de l’intelligence artificielle ?
Vendredi 6 mai 2022, 14h30 - 15h15 — Amphi mauve

Aujourd’hui, le nouvel Eldorado est sans conteste l’intelligence artificielle, mais les entreprises n’achètent pas l’IA. Elles acquièrent la solution à leurs problèmes et c’est la véritable valeur ajoutée qui permet d’obtenir un moteur de croissance incroyable. Il n’y a pas de pensée magique. L’IA soulève aussi comme toute innovation de multiples enjeux. Par exemple celui qui consiste à poser une équation de prix sur une valeur ajoutée avec beaucoup de composantes. Comment intégrer la main-d’oeuvre qui va contextualiser les informations prédictives recueillies ? Quelle est la véracité, la pertinence des métadonnées ? Quelle méthodologie utiliser et quels calculs ? Qu’est-ce que le cloud, quels sont ses effets et leurs dérivés ? Quels sont les usages potentiels malfaisants de l’IA. Étant donné sa capacité à assister, à remplacer, voire surpasser l’humain pour une infinie variété de tâches, l’IA s’impose naturellement dans toutes les industries. L’objectif de la conférence sera de dépasser les voeux pieux et de parvenir au défi de la combinaison optimale de la monétisation de divers modèles commerciaux utilisant l’IA, afin de répondre aux nouvelles attentes des clients d’aujourd’hui.

Cyril Rigaud Cyril Rigaud
Pilote - Conseiller scientifique

Né en Provence, après une enfance et une adolescence les yeux levés vers le ciel, des études scientifiques et un brevet de pilote en poche dès 17 ans, Cyril Rigaud s'engage dans l'Armée de l'air en juin 1995 en tant que pilote d'avion de transport. Initialement en charge de missions de soutien et d'entraînement des forces en métropole, dans les départements d'outre-mer et à l'étranger, il devient instructeur de 2006 à 2008. Il rejoint ensuite l'escadron de transport des hautes personnalités de l'État pour des missions de transport gouvernemental et pour des évacuations sanitaires, jusqu'en 2013. Depuis début 2016, il est copilote bombardier d'eau sur Canadair CL 415 au sein de la Sécurité civile.

Daniel Jutras Daniel Jutras
Recteur de l'Université de Montréal

Diplômé en droit de l’Université de Montréal et de l’Université Harvard, Daniel Jutras est le Recteur de l’Université de Montréal depuis le 1er juin 2020. Auparavant, il a enseigné à la Faculté de droit de l’Université McGill de 1985 à 2020, où il a été titulaire de la Chaire Wainwright en droit civil pendant 10 ans et Doyen de la faculté de 2009 à 2016. Il a aussi été conseiller juridique principal auprès de la juge en chef de la Cour suprême du Canada, la très honorable Beverley McLachlin, entre 2002 et 2005. Daniel Jutras a consacré ses travaux de recherche aux questions des institutions judiciaires et de la résolution des différends dans une perspective comparative. Membre du Barreau du Québec depuis 1984, Daniel Jutras a plaidé à deux reprises devant la Cour suprême du Canada, à titre d’amicus curie désigné par la Cour elle-même dans deux des dossiers de droit public les plus marquants de la dernière décennie. Il est officier de l’Ordre du Canada depuis 2019. Il a également reçu le Mérite du Barreau du Québec en 2016, la distinction Avocat émérite du Barreau du Québec en 2014 et la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II en 2013.


Conférence : Conférence d'ouverture
Jeudi 5 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi bleu

Daphné Marnat Daphné Marnat
Experte en sciences sociales

Daphné Marnat experte en sciences sociales est une entrepreneure qui depuis quinze ans accompagne les entreprises dans leur déploiement technologique du point de vue de leurs utilisateurs (études des données, des conditions d’appropriation de la technologie). Unbias est sa deuxième création d’entreprise. Elle milite pour une technologie au service de l’humain, pour la place des femmes dans l’entreprenariat et la technologie. Spécialiste de la donnée, elle défend une donnée qualitative non pas issue de la quantité, mais du sens, de la vraie intelligence.


Conférence : Peut-on apprendre aux algorithmes à ne pas être sexistes ?
Jeudi 5 mai 2022, 16h - 16h45 — Amphi rouge

Les biais ne sont pas en soi un problème, puisque ce sont eux qui permettent de distinguer une information d’une autre. Sans eux, il n’y a ni conceptualisation ni langage possible. En traitement automatique du langage (TAL), plus on maîtrise les biais, plus on est performant. Spécialistes du TAL, ce mantra nous a permis à la fois de faire un bond de performance algorithmique, sans passer par les gros modèles d’apprentissage trop coûteux en datas et en énergie. Mais surtout cela nous a permis d’identifier là où se forment les risques discriminatoires, notamment le sexisme, dans le langage. Cette détection est d’autant plus importante, qu’il est difficile pour l’humain de le faire, coincé dans ses représentations implicites. Nous vous montrerons ce que la machine détecte et propose pour obtenir un langage épicène, c’est-à-dire non discriminant du point de vue du genre. Ce cas d’usage est un belle illustration de la manière dont l’intelligence artificielle peut aider à résoudre un problème sociétal complexe, et de rétablir le dialogue entre les humain.e.s.

David Elbaz David Elbaz
Astrophysicien

David Elbaz, astrophysicien, est directeur de recherche au Commissariat à l'Energie Atomique et aux Énergies Alternatives (CEA Saclay). Il étudie la formation des galaxies avec un intérêt particulier sur le rôle de la poussière d'étoiles, des trous noirs galactiques et des familles de galaxies que sont les amas de galaxies. Ses travaux ont été primés par l’Académie des Sciences (prix Jaffé 2017) et par la société américaine d’astronomie (prix Chrétien 2000). Il est membre de l'Académie Européenne des Sciences (Academia Europaea) et des Highly Cited Researchers (1% des chercheurs) selon le Web of Science (Clarivate Analystics). Il est le directeur de rédaction de la revue scientifique Astronomy & Astrophysics qui est à l’origine la revue de l’astrophysique européenne et s’est étendue à 28 pays membres. Parallèlement à ses travaux de recherche, il participe à la diffusion des sciences au travers de conférences, livres, spectacles, documentaires, émissions de radio. Son dernier livre "À la recherche de l'univers invisible: matière noire, énergie noire, trous noirs" (2016 éditions Odile Jacob) a reçu le Prix du livre Science & Philosophie 2017 de l’association X-Philo de l’école Polytechnique et a été nominé pour le prix le Goût des Sciences 2017 du Ministère de la recherche.


Conférence : L’intelligence artificielle viendra-t-elle au secours de l’exploration de l’univers ?
Samedi 7 mai 2022, 15h15 - 16h — Amphi mauve

Les astrophysiciens ne mettent plus l’œil au télescope depuis bien longtemps, ils ont été remplacés par des caméras CCD et autres instruments capables de collecter la lumière pendant longtemps. On peut ainsi voir des sources plusieurs milliards de fois plus faibles que la sensibilité de nos yeux. Une nouvelle révolution est en marche : la quantité d’information que nous recevons du ciel ne dépasse plus seulement la capacité de nos yeux mais aussi de nos cerveaux ! De plus en plus d’information collectées par nos télescopes requièrent l’aide d’une intelligence artificielle capable de classer les galaxies selon leurs formes, de remonter le cours de l’histoire des naissances d’étoiles, de cartographier la matière noire et de trouver en temps réel des événements très rapides, transitoires, liés à l’explosion d’une étoile, à l’activité solaire, à des exoplanètes. Serons-nous capables de comprendre ce que voit l’IA dans l’univers ? L’univers est-il en train de nous échapper ?

David Himbert David Himbert
Photographe

David Himbert est photographe franco-canadien basé à Montréal, représenté à Paris par le studio Hans Lucas et à New York par l'agence Polaris. David travaille auprès des entreprises et des institutions, des médias, des dirigeants et des personnalités publiques. Il collabore régulièrement avec différents médias internationaux : L'Express, Los Angeles Times, Le Figaro, El Pais, Le Monde, Jeune Afrique, Mediapart, L'Obs, Dissent Magazine, Télérama, Courrier International, BuzzFeed, Le Devoir, Le Point, Marianne, The Sun, etc. Il est récipiendaire de plusieurs prix au Québec et au Canada, dont un prix Lux Infopresse, qui récompense les meilleures réalisations visuelles dans les domaines de la photographie et de l'illustration au Québec, et une médaille d'argent aux grands Prix du Magazine Canadien à Toronto.

David Saint-Jacques David Saint-Jacques
Astronaute

David Saint-Jacques est habité depuis toujours par un profond désir d’explorer le monde qui l’entoure. Avant de se joindre au programme spatial canadien en mai 2009, il a pratiqué la médecine familiale dans un village de l’Arctique canadien donnant sur la baie d’Hudson. Il a auparavant travaillé comme astrophysicien à Cambridge (Royaume-Uni), à Tokyo (Japon), à Hawaï (États-Unis) et à Montréal (Canada). Il a également été chargé d’enseignement clinique à la Faculté de médecine de l’Université McGill et ingénieur dans une PME québécoise. En tant que membre de l’équipe internationale d’astronautes, David Saint-Jacques a occupé notamment le poste de capcom (agent au sol assurant la liaison avec l’équipage en orbite) ainsi que diverses fonctions de planification et de soutien aux opérations au centre de contrôle de mission et au bureau des astronautes de la NASA. Le 3 décembre 2018, il s’est envolé pour la Station spatiale internationale à titre de d'ingénieur de bord et copilote du vaisseau Soyouz de la mission Expedition 58/59. Pendant son séjour de 204 jours à la Station, il a réalisé une série d’expériences scientifiques, de tâches de robotique et de démonstrations technologiques. David Saint-Jacques est devenu le quatrième astronaute de l’Agence spatiale canadienne à sortir dans l’espace et le premier à attraper un vaisseau-cargo avec le Canadarm2.


Table ronde : L’IA pourrait-elle prendre des décisions à la place des centres de contrôle ou de l’astronaute ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h45

Les astronautes doivent accorder une confiance totale à la programmation de leurs vols, qui inclut de nombreuses procédures d’autocontrôle pour se corriger elle-même, et des dispositifs d’alerte pour demander une intervention humaine. Nous assistons désormais à des vols entièrement automatisés avec des passagers-touristes sans compétence spécifique. L’intervention humaine est toujours possible, mais dans une certaine mesure seulement, en cas d’imprévu et l’intelligence humaine demeure alors assistée par l’IA. Les astronautes sont formés pour prendre éventuellement totalement le contrôle programmatique en cas d’accident majeur, tel qu’un incendie, une dépressurisation, une panne, le heurt d’un déchet spatial. Cela s’est déjà produit. Feraient-ils confiance aveuglément à une intelligence artificielle ?

Doina Precup Doina Precup
Chercheuse en informatique

Doina Precup partage son temps entre l'Université McGill, où elle est titulaire d'une chaire d'IA Canada-CIFAR, et DeepMind Montréal, où elle dirige l'équipe de recherche depuis sa création en octobre 2017. Elle est également un membre central de Mila (l'institut québécois d'IA). Mme Precup a obtenu son doctorat en informatique à l'Université du Massachusetts-Amherst en 2000. Ses principaux intérêts de recherche portent sur l'apprentissage par renforcement, en se concentrant sur l'abstraction temporelle, l'amélioration de la généralisation et de l'efficacité, et l'application de l'apprentissage automatique à des problèmes du monde réel, notamment en médecine. Mme Precup participe également à des activités visant à améliorer la diversité dans l'apprentissage automatique.


Conférence : L'apprentissage par renforcement peut-il conduire à l'intelligence artificielle générale ?
Vendredi 6 mai 2022, 15h15 - 16h — Amphi mauve

L'apprentissage par renforcement est un sujet de recherche qui s'est développé à l'intersection de la recherche opérationnelle, des statistiques, des neurosciences et des sciences cognitives. Il fournit une approche permettant aux agents autonomes d'apprendre à partir de l'interaction avec leur environnement et des récompenses, qui fournissent un codage des objectifs. Mais comment traduire des tâches intuitives en une récompense numérique ? Et une telle récompense, associée à un environnement intéressant, serait-elle suffisante pour permettre aux agents d'acquérir des compétences et des prédictions complexes ?

Eileen Collins Eileen Collins
Astronaute

Eileen M. Collins est une ancienne astronaute et un colonel de l'armée de l'air américaine à la retraite. Ancienne instructrice militaire et pilote d'essai, Collins a été la première femme pilote et la première femme commandant d'une navette spatiale. Elle a obtenu une licence en mathématiques/économie à l'université de Syracuse en 1978, où elle était diplômée du ROTC de l'armée de l'air. Elle a obtenu une maîtrise en sciences de la recherche opérationnelle à l'université de Stanford en 1986, et une maîtrise en gestion des systèmes spatiaux à l'université Webster en 1989. Au cours de sa carrière, elle a été pilote instructeur de T-38, commandant d'avion C-141, professeur adjoint de mathématiques à l'Académie de l'armée de l'air américaine et diplômée de l'école de pilotes d'essai de l'USAF. Collins est devenue la première femme commandant un vaisseau spatial américain avec la mission Columbia en 1999 pour le déploiement de l'observatoire Chandra X-Ray. Elle a effectué son dernier vol dans l'espace en tant que commandante de Discovery en 2005, la " Mission de reprise des vols " après la perte tragique de Columbia. Collins siège actuellement à plusieurs conseils d'administration et panels consultatifs, est conférencière professionnelle et consultante en aérospatiale. Elle est mariée et a deux enfants.


Table ronde : L’IA pourrait-elle prendre des décisions à la place des centres de contrôle ou de l’astronaute ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h45

Les astronautes doivent accorder une confiance totale à la programmation de leurs vols, qui inclut de nombreuses procédures d’autocontrôle pour se corriger elle-même, et des dispositifs d’alerte pour demander une intervention humaine. Nous assistons désormais à des vols entièrement automatisés avec des passagers-touristes sans compétence spécifique. L’intervention humaine est toujours possible, mais dans une certaine mesure seulement, en cas d’imprévu et l’intelligence humaine demeure alors assistée par l’IA. Les astronautes sont formés pour prendre éventuellement totalement le contrôle programmatique en cas d’accident majeur, tel qu’un incendie, une dépressurisation, une panne, le heurt d’un déchet spatial. Cela s’est déjà produit. Feraient-ils confiance aveuglément à une intelligence artificielle ?

Éliane Ubalijoro Éliane Ubalijoro
Directrice exécutive

Éliane Ubalijoro, Ph.D., est directrice exécutive de Sustainability in the Digital Age et directrice du centre mondial de Future Earth Canada. Elle a une dizaine d'années d'expériences du monde universitaire, des politiques scientifiques, des secteurs à but non lucratif et du développement international. Elle est professeure pour l'établissement de partenariats entre le secteur public et le secteur privé à l'Institut d'études du développement international de l'Université McGill et professeure de recherche au département de géographie, d'urbanisme et d'environnement de l'Université Concordia. Elle est membre du Conseil national des sciences et de la technologie du Rwanda et fait partie du Conseil consultatif présidentiel pour le président rwandais Paul Kagame depuis sa création en septembre 2007. Elle est membre du groupe de consultation d'experts sur les implications de l'après COVID-19 sur la gouvernance collaborative de la recherche en génomique, de l'innovation et de la diversité génétique. Éliane est membre de la Communauté de pratique mondiale d'experts de la Banque africaine de développement sur les stratégies de réponse au COVID-19 en Afrique. Elle est membre du conseil de surveillance de la Coalition des capitales, nouvellement créée. Éliane enseigne et conseille dans le cadre de programmes de leadership pour aider à équiper les cadres dans les domaines de la science, de l'innovation et du développement international avec des outils qui soutiennent la transformation durable intérieure et extérieure vers la prospérité mondiale.


Conférence : L'intelligence artificielle peut-elle être utilisée de manière responsable pour atteindre les objectifs de développement durable d'ici à 2030 ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h45 - 17h30 — Amphi rouge

L’intelligence artificielle apporte aujourd’hui de nombreuses technologies de pointe comme l’identification biométrique qui s’avère suffisamment puissante pour être utilisée dans les aéroports. Si sa précision est très élevée, le risque d’erreur zéro n’existe pas. Cette technologie est parfois acceptée et utilisée pour la surveillance biométrique dans l'espace public. Au niveau mondial, les avis sont partagés : l’identification biométrique est acceptée dans certains pays, et refusée dans d’autres car elle viole des principes éthiques fondamentaux comme la protection de la vie privée ou la privacité. D’ailleurs, les organisations de défense des libertés estiment qu’elle ouvre la voie à une surveillance policière élargie. L'Union européenne a décidé d'encadrer ce type de dispositifs à l'aide de nouvelles règles sur l’IA. Mais de façon générale, nous manquons d’un cadre éthique clair sur le sujet et nous avons besoin d’une véritable régulation à l’échelle mondiale car les règles locales à l’échelle d’un pays ou même de l’Europe ne protègent pas en dehors de ces frontières. La question qui se pose alors : que pensez-vous de ce type de technologies ? Serait-il prudent de les interdire purement et simplement ou faut-il envisager des situations particulières où le recours à ces technologies peut être salutaire ?

Élise Labonté-LeMoyne Élise Labonté-LeMoyne
Chercheure en expérience utilisateur

Elise Labonte-LeMoyne, Ph.D., est chercheuse au Tech3Lab et titulaire de la Chaire de recherche Ux à HEC Montréal. Elise est chercheuse principale du programme de recherche en conception participative de l'écosystème numérique Thèsez-vous. Elle combine son expertise en neuroscience, en science de l'exercice et en technologie de l'information pour étudier l'expérience utilisateur et l'interaction homme-machine. Ses recherches ont été publiées dans des revues et des conférences telles que Computers in Human Behavior, Journal of the Association for Information Systems et à la conférence CHI. Elle est membre de l'équipe du projet de recherche " L'IA centrée sur l'humain : du développement des algorithmes responsables à l'adoption de l'IA ", financé par IVADO.


Table ronde : Que manque-t-il à l’IA aujourd’hui ?
Jeudi 5 mai 2022, 13h45

Le domaine de l’intelligence artificielle a traversé des périodes difficiles, notamment connues sous le nom d'« hivers de l'IA ». Mais durant la dernière décennie, nous avons assisté à une remontée spectaculaire, grâce à de nouveaux moyens combinés à des avancées scientifiques et technologiques. L’IA est aujourd'hui perçue comme une technologie habilitante, susceptible d'avoir de l'impact dans de très nombreux domaines. Elle est souvent comparée aux technologies qui ont alimenté les révolutions industrielles. Bien que de plus en plus d'applications concrètes de l'IA existent, la recherche dans le domaine est loin de s"achever. Dans quels domaines l’IA n’a-t-elle pas encore été exploitée à son plein potentiel ? Au niveau plus fondamental, quelles sont les limites des approches actuelles ? Quelles sont les voies prometteuses en recherche et quels sont les obstacles qui semblent insurmontables ? En somme, que manque-t-il à l’IA aujourd’hui ?

Emilie St-Hilaire Emilie St-Hilaire
Doctorante en sciences humaines

Emilie est actuellement doctorante en sciences humaines de l'Université Concordia à Montréal. Sa recherche, financée par le FRQSC, porte sur le phénomène sous-culturel des poupées reborn d'un point de vue féministe. Étant l'une des rares chercheuses à étudier ce sujet, Émilie est régulièrement interviewée par des journalistes sur le thème des poupées reborn. Ses recherches ont été citées dans The Guardian (États-Unis), Le Temps (Suisse), Gehirn et Geist (Allemagne) et sur NPR (États-Unis). Les travaux universitaires d'Emilie ont été publiés dans des revues à comité de lecture, notamment RACAR et Le Journal International de Bioéthique. Elle est l'auteur d'un chapitre dans le livre The Creation of iGiselle : Classical Ballet Meets Contemporary Video Games, édité par Nora Foster Stovel, publié par University of Alberta Press (2019).


Conférence : Les robots sociaux ont-ils besoin de corps ?
Samedi 7 mai 2022, 10h45 - 11h30 — Amphi orange

La pandémie mondiale de Covid-19 a exacerbé le problème de l'isolement et de la solitude. Des robots sociaux artificiellement intelligents ont été développés au cours des deux dernières décennies pour aider les personnes ayant besoin de compagnie. Cet exposé présentera des recherches démontrant que des milliers de personnes dans le monde trouvent déjà de la compagnie grâce à des figures humaines de substitution sous forme de poupées. L'expérience sensorielle et l'hyperréalisme des poupées en silicone contribuent à leur succès en donnant vie à la perception imaginative de leur propriétaire. Les émotions qui naissent de ces relations synthétiques sont réelles et épanouissantes. Cet exposé décrira comment de tels états affectifs positifs sont atteints et examinera si l'intelligence artificielle est un inconvénient ou un avantage pour les formes existantes de relations synthétiques.

Éric Caire Éric Caire
Ministre de la Cybersécurité et du Numérique

M. Éric Caire a été nommé ministre de la Cybersécurité et du Numérique le 1er janvier 2022. Premier homme politique à diriger le ministère de la Cybersécurité et du Numérique (MCN), il assume également, depuis janvier 2021, les fonctions de ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Protection des renseignements personnels en plus de celles de leader parlementaire adjoint du gouvernement depuis novembre 2018. Mais avant tout, il représente fièrement la circonscription de La Peltrie à titre de député depuis mars 2007. M. Caire est bien au fait des enjeux auxquels fait face son nouveau ministère, puisqu’il a occupé le poste de ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, et ce, d’octobre 2018 jusqu’à la création du MCN. Au cours de la même période et de façon simultanée, il s’est vu confier le poste de vice-président du Conseil du trésor. Membre de l’Assemblée nationale du Québec depuis 2007, il a été porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’efficacité de l’administration publique pendant quatre ans. De plus, il a siégé à plusieurs commissions, dont la Commission de l’administration publique. Informaticien de profession, M. Caire est fort de nombreuses années d’expérience à titre de programmeur-analyste et d’enseignant en informatique au collégial. Son parcours professionnel a fait de lui un ministre aguerri et toujours à l’affût de l’évolution technologique.

Érick Delage Érick Delage
Chercheur en sciences de la décision

Érick Delage is professor at HEC Montréal in the department of Decision Sciences. He has a strong interest for quantitative methodologies that can help manage the risks related to market, environmental or physical uncertainty that is present in industrial and financial decision problems. Specifically, his research interests span the areas of optimization, decision analysis, artificial intelligence and applied statistics. He is especially fascinated about how the concept of robust optimization can successfully reconcile the design of a decision model with the prevailing ambiguity about outcomes and about how these might be perceived by the decision maker. Applications that have caught his attention include, but are not limited to, portfolio selection, e-commerce, resource allocation, network routing, inventory management and energy production problems. He is a team member of the "Apprentissage automatique et optimisation intégrés pour la prise de décision en incertitude" research project, funded by IVADO.que et optimisation intégrés pour la prise de décision en incertitude" research project, funded by IVADO.


Table ronde : Que manque-t-il à l’IA aujourd’hui ?
Jeudi 5 mai 2022, 13h45

Le domaine de l’intelligence artificielle a traversé des périodes difficiles, notamment connues sous le nom d'« hivers de l'IA ». Mais durant la dernière décennie, nous avons assisté à une remontée spectaculaire, grâce à de nouveaux moyens combinés à des avancées scientifiques et technologiques. L’IA est aujourd'hui perçue comme une technologie habilitante, susceptible d'avoir de l'impact dans de très nombreux domaines. Elle est souvent comparée aux technologies qui ont alimenté les révolutions industrielles. Bien que de plus en plus d'applications concrètes de l'IA existent, la recherche dans le domaine est loin de s"achever. Dans quels domaines l’IA n’a-t-elle pas encore été exploitée à son plein potentiel ? Au niveau plus fondamental, quelles sont les limites des approches actuelles ? Quelles sont les voies prometteuses en recherche et quels sont les obstacles qui semblent insurmontables ? En somme, que manque-t-il à l’IA aujourd’hui ?

Estelle Honnorat Estelle Honnorat
Réalisatrice, journaliste d'investigation

Formée à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris avec pour spécialité le format radio, Estelle perfectionne ses méthodes en intégrant le Master en journalisme d’investigation de City, University of London. Après quelques années en tant qu’enquêtrice et autrice dans plusieurs bureaux d’investigation comme the Bureau of Investigative Journalism, CAPA, Hexagone et Médiawan, Estelle a choisi de travailler en tant que journaliste indépendante. Forte de cette expérience, Estelle passe à la réalisation incarnante pour Golden News. L’occasion pour elle de prendre le temps de l’enquête et de l’écriture documentaire jusqu’au montage, pendant trois années. Sur le terrain, des rencontres fortes lui ont appris à raconter de belles histoires avec cette sensibilité qui lui permet d’approcher l’intimité de ses personnages. Déterminée et engagée pour un journalisme d’enquête et de transmission, Estelle anime des ateliers de court-métrages pour Civic Fab avec des enfants en banlieue.


Table ronde : Quelle sera la contribution de l’IA et des technologies numériques pour rendre l’agriculture plus durable ?
Vendredi 6 mai 2022, 9h15

L'intelligence artificielle améliorera-t-elle les performances de l’agriculture ? Avec quelle précision peut-on prédire les impacts environnementaux, suivre l’évolution des organismes, ou prévenir les maladies ? Les robots, les capteurs de données et les autres outils de diagnostic fournissent de plus en plus de données aux producteurs agricoles mais sont-elles utiles et valorisées ? Y aurait-il des avantages à mutualiser les données dans le secteur agricole ?

Fabrice Fischer Fabrice Fischer
Chef d'entreprise

Entrepreneur, technologiste, conférencier, enseignant, auteur, Fabrice Fischer a fondé en 2016 Blu, une société de conseil en IA active à Hong Kong et à Montréal. Il a œuvré en finance et en informatique en Asie, Europe et Amérique du Nord. CFO de Sentient Technologies (San Francisco et Hong Kong), l’une des sociétés d’IA les mieux financées au monde, il a contribué au lancement de Sentient Investment Management, un fonds spéculatif fondé sur l’IA. Il avait commencé par créer une société de services informatiques à Hong Kong, puis rejoint Bain & Co, Paris. Il a été directeur financier et des opérations de Bryan Garnier, une banque d'investissement européenne. Fabrice Fischer est co-auteur de « The Future of Finance - the impact of FinTech, AI, and Crypto on Financial Services », édition Palgrave. Il a enseigné l’IA pour les entreprises en Maîtrise à la Hong Kong University, la HKU of Science and Technology et à l'École de Technologie Supérieure à Montréal. Il est titulaire d’un baccalauréat en génie électrique de l'École Polytechnique de Montréal, et détient un MBA de l'INSEAD (France).


Conférence : Le Design Thinking augmenté a-t-il des limites ?
Jeudi 5 mai 2022, 15h15 - 16h — Amphi orange

Quel que soit l’engouement actuel autour de l’I.A. et l’accélération des avancées de la science que nous lui attribuons, nous pouvons nous demander si le Design Thinking Augmenté (DTA) nous permettra de dépasser nos limites actuelles de conception et de développer des processus automatiques d’innovation à l’infini ? Si une réponse positive semble évidente concernant les innovations incrémentales, qu’en est-il pour les innovations de rupture ? Le Design Thinking est un processus d’innovation basé sur nos besoins humains reconnus, mais dont la spirale ne cesse jamais de croître. Nous voulons toujours plus. Le développement du DTA va-t-il accompagner cette évolution ? Ou aura-t-il des limites technologiques ? Et va-t-il faciliter la satisfaction de nos besoins ou nous précipiter bien au-delà de nos besoins réels et raisonnables ? La question demeure fondamentale du point de vue technologique, mais aussi éthique et même philosophique. Le DTA nous conduira-t-il à designer des bioalgorithmes de cyborgs dans le métaverse et finalement nous désadapter au monde réel ?

Fatima Amara Fatima Amara
Chercheuse en énergétique

Fatima Amara est chercheuse au sein de l’équipe Client participatif du Laboratoire des technologies de l’énergie d’Hydro-Québec. Elle était stagiaire de recherche postdoctorale à CanmetEnergy en 2020 et à l’université Concordia en 2019. Elle est aussi titulaire d’un doctorat en génie électrique de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Trois-Rivières, QC, Canada, en 2018. Ses intérêts de recherche sont la modélisation et la quantification de la flexibilité énergétique des bâtiments résidentiels, institutionnels et commerciaux, la prévision des charges électriques et l’efficacité énergétique des bâtiments. Fatima travaille aussi sur l’énergie transactionnelle, un écosystème qui s’inscrit dans la continuité de la transition énergétique en cours et qui se dirige vers la définition des nouvelles règles économiques du marché et des notions de contrôle décentralisé des ressources énergétiques distribuées ; par exemple, les véhicules électriques, les batteries et les panneaux solaires.


Table ronde : Comment utiliser l'IA comme catalyseur d’innovation pour la transition énergétique ?
Jeudi 5 mai 2022, 15h15

L’intelligence artificielle impacte de nombreux secteurs de la société et de l’économie : reconnaissance d’images et de la parole, traduction automatique, génération d’images, etc. C’est en très grande partie, grâce aux avancées impressionnantes de ces dix dernières années en apprentissage automatique et en particulier en apprentissage profond. Dans un contexte d’électrification croissante du bouquet énergétique et de diversification des sources de production - intermittentes, variables et décentralisées - nous ne faisons que commencer à exploiter le potentiel de l’IA pour accélérer la transition vers des systèmes énergétiques interconnectés ultra efficaces et faiblement émetteurs. Les nouvelles possibilités apportées par l’IA sont sources d’innovation, mais aussi de nombreux questionnements. L’intelligence artificielle est-elle la meilleure solution pour favoriser la transition énergétique ? Comment prendre en compte les enjeux liés à la mise en œuvre de solutions en IA - comme la robustesse, les biais cognitifs et l’explicabilité - afin d’éviter un problème de manque de confiance qui peut s’avérer difficile à contrebalancer à posteriori ? Comment mettre en place un processus de certification des solutions en IA qui permettrait leur utilisation dans des domaines hautement réglementés ? Dans le but de répondre aux enjeux climatiques, comment optimiser le coût énergétique de l’opération d’apprentissage en tant que telle, en plus de celui de la collecte et du stockage des données ?

Ferdaous Dorai Ferdaous Dorai
Responsable du parcours en IA

Ferdaous Dorai est responsable du parcours en IA, Datapreneur ainsi que de l’entrepreneuriat scientifique au sein du CEuMONTREAL. Elle déteint un diplôme de doctorat en mécanique des fluides de l’Institut Polytechnique de Toulouse et un certificat en gestion de l’innovation de HEC Montréal. Ferdaous œuvre dans l’accompagnement de startups depuis plus de 5 ans et elle a 6 ans d’expérience dans le domaine de la recherche appliquée et de la R&D. A travers les parcours entrepreneuriaux du CEuMONTREAL, elle accompagne des entrepreneurs et des entrepreneurs chercheurs ayant des projets entre la phase de l’idéation et la commercialisation, dans plusieurs domaines d’application. Passionnée d’innovation et de nouvelles technologies, elle contribue à mettre en place de nouvelles initiatives pour participer à réduire l’écart entre le monde de la recherche et des affaires et faciliter l’adoption de nouvelles innovations.


Conférence : Quelle est la réalité des startups en IA ?
Vendredi 6 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi orange

Aujourd’hui de plus en plus de startups choisissent d’intégrer l’IA pour bâtir leur solution. Pour ces entreprises, il existe plusieurs opportunités et de nouvelles initiatives qui les encouragent, toutefois, il reste aussi beaucoup de défis et d’enjeux qu’il ne faudra pas négliger. Quels sont donc ces enjeux ? Comment peut-on en être conscient pour minimiser leurs effets sur la pérennité de l’entreprise? Les défis sont variés : à quel moment intégrer l’IA dans la solution, le degré de préparation du marché pour adopter cette solution, l’estimation des étapes qui mènent à l’intégration de l’IA, ou même la formulation du bénéfice pour le client qui ne voit que la solution qui répond à son besoin et non le cœur de l’IA. A tout celà viennent s’ajouter d’autres aspects tels que le côté éthique ou le recrutement des talents en IA pour une startup. Lors de cette conférence des exemples de cas pratiques de startups vous seront présentés.

Foutse Khomh Foutse Khomh
Professeur en génie logiciel

Foutse Khomh est professeur en génie logiciel à Polytechnique Montréal, titulaire de la chaire d'IA du Canada CIFAR sur les systèmes logiciels d'apprentissage automatique fiables, et titulaire de la chaire de recherche FRQ-IVADO sur l'assurance qualité logicielle pour les applications d'apprentissage automatique. Il a obtenu un doctorat en génie logiciel de l'Université de Montréal en 2011, avec le prix d'excellence. Il a également reçu le Prix CS-Can/Info-Can du jeune chercheur exceptionnel en informatique pour 2019. Ses intérêts de recherche comprennent la maintenance et l'évolution des logiciels, l'ingénierie des systèmes d'apprentissage automatique, l'ingénierie du cloud et la ML/AI fiable et digne de confiance. Ses travaux ont reçu quatre prix décennaux pour l'article le plus influent (MIP), et six prix pour l'article le meilleur/le plus distingué. Il a également fait partie du comité directeur de SANER (président), MSR, PROMISE, ICPC (président) et ICSME (vice-président). Il a lancé et coorganisé le symposium SEMLA (Software Engineering for Machine Learning Applications) et la série d'ateliers RELENG (Release Engineering). Il est cofondateur du programme du CRSNG CREATE SE4AI : A Training Program on the Development, Deployment, and Servicing of Artificial Intelligence-based Software Systems, et l'un des chercheurs principaux du projet DEpendable Explainable Learning (DEEL). Il fait partie du comité de rédaction de plusieurs revues internationales de génie logiciel et est membre senior de l'IEEE.


Conférence : Quels sont les défis à relever pour assurer la qualité des logiciels utilisant l’IA ?
Vendredi 6 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi bleu

L’apprentissage automatique est de plus en plus déployé dans les systèmes à grande échelle et même dans des systèmes critiques grâce aux percées récentes dans cette discipline et en intelligence artificielle. On utilise maintenant des applications logicielles intégrant l’apprentissage automatique dans la vie de tous les jours : la finance, l’énergie, la santé, et les transports. L’approche traditionnelle du développement logiciel est déductive, consistant en l’écriture de règles qui dictent le comportement du système avec un programme codé. En apprentissage automatique, ces règles sont plutôt inférées de façon inductive à partir de données d’apprentissage. Ceci rend difficile, voire impossible, la compréhension et la prédiction du comportement de composantes logicielles, et donc aussi leur vérification adéquate. Dans cet exposé seront abordés les défis à surmonter pour développer des systèmes d’IA digne de confiance.

François-Philippe Champagne François-Philippe Champagne
Ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie

L’honorable François-Philippe Champagne, député de Saint-Maurice—Champlain et ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie a été élu pour la première fois en 2015. Il a précédemment exercé les fonctions de ministre des Affaires étrangères, de ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, de ministre du Commerce international et secrétaire parlementaire du ministre des Finances. Le ministre Champagne est un homme d’affaires, un avocat et un spécialiste du commerce international. Il cumule plus de 20 ans d’expérience au sein de grandes entreprises internationales en Europe, plus particulièrement dans les domaines de l’énergie, de l’ingénierie et de l’innovation. Avant de se lancer en politique, le ministre Champagne a été vice-président et avocat principal du groupe ABB, un chef de file dans la technologie de pointe présent dans plus de 100 pays. Il a également occupé les postes de directeur du développement stratégique, d’avocat général par intérim, de dirigeant principal de l’éthique et de membre du comité de direction d’Amec Foster Wheeler, un leader mondial dans le domaine de l’énergie. En 2009, le ministre Champagne a été nommé jeune leader mondial par le Forum économique mondial. Au fil des ans, il a fait partie de plusieurs conseils d'administration et il a été notamment président de la Chambre de commerce canado-suisse et du Banff Forum. Le ministre Champagne détient un baccalauréat en droit de l’Université de Montréal et une maîtrise en droit américain de l'Université Case Western Reserve. Le ministre Champagne a également étudié le droit international public et privé à l'Académie de droit international de La Haye, aux Pays-Bas.


Conférence : Conférence d'ouverture
Jeudi 5 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi bleu

François William Croteau François William Croteau
Directeur principal stratégie et innovation

François William Croteau fut maire de l’arrondissement Rosemont–Petite-Patrie et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal à titre de responsable de la ville intelligente, des technologies de l’information, de l’innovation et de l’enseignement supérieur. François a piloté des projets d'envergure en transition écologique ainsi qu’en transformation numérique éthique et responsable qui ont mené à des réalisations distinctives comme le Laboratoire d’innovation urbaine de Montréal, qui a notamment permis à la Ville de remporter le concours « Défi des villes intelligentes du Canada » en 2019. Sa vision fondée sur les principes d’innovation ouverte, d’acceptabilité sociale, de participation citoyenne et de responsabilité sociale des organisations vient enrichir son travail d’accompagnement des municipalités pour leur transformation, favoriser l'innovation, améliorer la qualité de vie dans les collectivités et augmenter la compétitivité des entreprises. Titulaire d’un Executive MBA et d’un doctorat en études urbaines de l’UQAM, François met également à contribution toute son expertise en gouvernance urbaine et en valorisation des données pour favoriser des organisations plus innovantes et résilientes. François occupe actuellement le poste de Directeur principal au sein de l'équipe Conseil en stratégie et innovation chez Innovitech, dans le secteur des projets urbains et des villes intelligentes.


Conférence : Est-ce que l’acteur public peut garantir un usage responsable et éthique de l’IA en santé ?
Samedi 7 mai 2022, 16h45 - 17h30 — Amphi bleu

Les technologies de l’information et de communication (TIC) évoluent à une vitesse toujours très rapide. Au cours des dernières années, plusieurs transformations ont laissé poindre de nouvelles capacités importantes pouvant offrir de nouvelles opportunités en matière de vitesse et capacité d’analyse et de transfert de données. Face à ce déploiement rapide de ces TIC, les citoyens se questionnent légitimement sur la sécurité de leur donnée et la valeur de leur utilisation. D’un côté, les acteurs publics voient des opportunités stratégiques d’améliorer les services aux citoyens et de l’autre les entreprises privées des capacités d’accélérer l’innovation industrielle et commerciale. Toutefois, les administrations publiques n’ont pas la capacité de concurrencer les GAFAM dans le déploiement de ces nouvelles TIC. L’apprentissage profond a révolutionné l’intelligence artificielle (IA). Mais avec l’arrivée de la technologie 5G, on voit poindre une capacité gigantesque de transférer plus rapidement des données, mais aussi en plus grande quantité. C’est dans ce contexte d’opportunité pour l’amélioration des services aux citoyens, entre autres en santé, que les acteurs publics doivent se doter d’architecture numérique éthique et responsable pour rassurer la population, garantir l’acceptabilité sociale et se protéger contre la lutte inégale avec les GAFAM.


Table ronde : Comment rendre l'IA vraiment démocratique ?
Samedi 7 mai 2022, 10h45

Le dialogue autour de l'intelligence artificielle demeure encore trop élitiste. Termes complexes, débats d'experts, questionnements éthiques entre académiques... Mais comment replacer l'IA et les données au cœur d'un échange pluraliste, réellement ouvert et accessible pour le plus grand nombre ? La table ronde organisée par les Fonds de recherche du Québec réunira des citoyennes et des citoyens pour entamer un nouveau départ autour du dialogue sur l'IA et les données. Comment s'assurer que des populations diverses comprennent les fondements de l'IA, leurs impacts et leurs enjeux ? Comment garantir que ces technologies sont développées en réponse aux besoins des personnes et des communautés et au service de l'intérêt public ? Quelles sont les bonnes pratiques pour soutenir la participation effective des citoyennes et des citoyens aux projets de valorisation des données ? Voici quelques-unes des questions qui viendront alimenter les discussions de cette table ronde et les échanges avec le public.

Frank Pasquale Frank Pasquale
Expert du droit de l'IA

Frank Pasquale est un expert du droit de l'IA, des algorithmes et de l'apprentissage automatique. Il est professeur de droit à la Brooklyn Law School, membre affilié de l'Information Society Project de l'université de Yale et membre de l'American Law Institute. Il a récemment été reconnu comme le troisième professeur de droit américain le plus cité dans le domaine du droit et de la technologie, sur la période de référence 2016-2020 de l'étude Sisk. Il est corédacteur en chef du Journal of Cross-Disciplinary Research in Computational Law (CRCL), basé aux Pays-Bas, et membre d'un centre d'excellence du Conseil australien de la recherche (ARC) sur la prise de décision automatisée et la société (ADM+S). Son livre The Black Box Society : The Secret Algorithms That Control Money and Information (Harvard University Press 2015) a été reconnu comme une étude de référence sur le droit et l'économie politique de l'information. Son ouvrage New Laws of Robotics : Defending Human Expertise in the Age of AI (Harvard University Press 2020) repense l'économie politique de l'automatisation, pour promouvoir les capacités humaines comme le centre irremplaçable d'une économie inclusive.

Frédéric Bouchard Frédéric Bouchard
Professeur de philosophie

Professeur titulaire au département de philosophie de l’Université de Montréal, Frédéric Bouchard est depuis juin 2017 le doyen de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal. Philosophe des sciences et philosophe de la biologie, ses recherches interdisciplinaires portent principalement sur les fondements théoriques de la biologie évolutionnaire et de l’écologie ainsi que sur les rapports entre science et société. Il a été vice-recteur associé à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation à l’Université de Montréal, et le premier titulaire de la chaire ÉSOPE de philosophie (2014-2016). Il est membre du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie dont il a été le directeur (2014-2015). Il a été élu président de l’association francophone pour le savoir (ACFAS) pour un mandat de deux ans (2015-2017) et a été président de l’association canadienne de philosophie. Il participe aussi à plusieurs organisations œuvrant à l’essor de la recherche. Il est membre du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et du MILA. Il préside actuellement le conseil d’administration de la plateforme Érudit et de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).


Table ronde : Comment rendre l'IA vraiment démocratique ?
Samedi 7 mai 2022, 10h45

Le dialogue autour de l'intelligence artificielle demeure encore trop élitiste. Termes complexes, débats d'experts, questionnements éthiques entre académiques... Mais comment replacer l'IA et les données au cœur d'un échange pluraliste, réellement ouvert et accessible pour le plus grand nombre ? La table ronde organisée par les Fonds de recherche du Québec réunira des citoyennes et des citoyens pour entamer un nouveau départ autour du dialogue sur l'IA et les données. Comment s'assurer que des populations diverses comprennent les fondements de l'IA, leurs impacts et leurs enjeux ? Comment garantir que ces technologies sont développées en réponse aux besoins des personnes et des communautés et au service de l'intérêt public ? Quelles sont les bonnes pratiques pour soutenir la participation effective des citoyennes et des citoyens aux projets de valorisation des données ? Voici quelques-unes des questions qui viendront alimenter les discussions de cette table ronde et les échanges avec le public.

Gautier Depambour Gautier Depambour
Doctorant en histoire des sciences

Ancien élève de l'École CentraleSupélec, Gautier Depambour est actuellement étudiant en thèse d'histoire de la physique au laboratoire SPHere (Sociologie, Philosophie, Histoire des sciences) à l'Université de Paris. Lors d'une année de césure, il a eu l'opportunité de travailler cinq mois au Conseil européen pour la recherche nucléaire (CERN) pour le groupe de communication du détecteur ATLAS ; en parallèle, il a réalisé un projet de machine learning appliqué à la physique des particules. Il a également passé six mois au sein du groupe d'électrodynamique quantique en cavité du Laboratoire Kastler-Brossel, au Collège de France, dans le cadre de son master 2 de nanophysique. Enfin, soucieux de faire connaître la science au plus grand nombre, il est impliqué dans différents projets de vulgarisation scientifique : il a notamment réalisé le site du philosophe des sciences Etienne Klein, et a écrit un livre pour raconter son expérience au CERN, intitulé Une journée au CERN.


Table ronde : L’IA inventera-t-elle les métiers de demain ?
Samedi 7 mai 2022, 9h15

La tendance actuelle dans les filières de formation universitaire et professionnelle est de développer les disciplines et d’ajuster les quotas d’étudiants en fonction des prévisions de l’emploi. Ce pragmatisme est certes légitime du point de vue des besoins de l’économie et de l’offre d’emplois aux nouveaux venus sur le marché du travail. Cependant est-ce prudent par rapport à l’importance de la recherche fondamentale dans le développement des connaissances et leurs applications dans des sociétés qui évoluent de plus en plus rapidement ? L’IA peut-elle anticiper les bouleversements des comportements sociaux qui modifient constamment la demande ? Est-elle capable de prédire l’émergence de nouveaux métiers et la disparition de certains autres ? Est-elle capable d’inventer un avenir ? Peut-elle le rendre inéluctable ?

Gérard Oury Gérard Oury
Consultant

Gérard Oury est actif dans le monde industriel depuis plus de trente ans. Il a passé ses vingt-cinq dernières années de vie professionnelle comme consultant et responsable commercial auprès du CETIM (Centre Technique des Industries mécaniques), le plus grand centre de R&D pour l'industrie en France. Il a rencontré, en France et en Europe, des responsables exécutifs d'à peu près tous les secteurs de l'industrie manufacturière. Les activités adressées étaient essentiellement autour de l'optimisation de la supply chain, la fabrication mécanique, le conception et la re-conception, mais aussi les essais de validation, les études de faisabilité techniques. Les projets initiés étaient le plus souvents stratégiques. Il a été responsable de comptes et de marchés variés, aérospatial (avions, hélicoptères, lanceurs, équipementiers), les transports (automobile, ferroviaire), le luxe (horlogerie et parfumerie). Il a connu et participé à l'accompagnement des entreprises des productions en grande série au passage vers des productions en petites et moyennes séries tendant vers le "sur-mesure". Il accompagne aujourd'hui de grandes entreprises industrielles pour la recherche de sources de diversifications techniques et commerciales.

Gheorghe Comanici Gheorghe Comanici
Chercheur en IA

Gheorghe Comanici est chercheur dans l'équipe DeepMind à Montréal. Ses recherches portent principalement sur l'apprentissage par renforcement hiérarchique pour la création d'agents d'intelligence artificielle destinés à aider les utilisateurs d'appareils mobiles. Il a obtenu son doctorat en intelligence artificielle à l'Université McGill, avec un accent sur les modèles mathématiques pour la prise de décision séquentielle. Après avoir obtenu son diplôme à McGill, il a rejoint Google en 2016 pour étudier l'utilisation de l'IA pour les fonctions d'assistance dans le navigateur Chrome. En 2018, il a rejoint l'équipe DeepMind de Montréal où il suit sa passion pour la recherche fondamentale en IA et l'utilisation pratique de l'IA pour améliorer l'accès à l'information et à l'éducation.


Table ronde : Comment les applications de l'IA peuvent-elles améliorer la vie des Québécois et des Canadiens ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h

Des smartphones aux chatbots en passant par la prédiction du pliage des molécules de protéines, l'IA est une technologie qui transforme déjà de nombreux aspects de notre vie. Elle a déjà été intégrée dans un certain nombre d'applications et nous nous attendons à ce qu'elle soit encore plus présente dans les années à venir. Comment ces applications vont-elles changer nos vies ? Quels sont les domaines de notre société qui en bénéficieront le plus ? Verrons-nous des améliorations dans la vie de tous les Canadiens ou le bénéfice sera-t-il limité à une entité ?

Guillaume Dumas Guillaume Dumas
Professeur adjoint de psychiatrie computationnelle

Guillaume Dumas est professeur adjoint de psychiatrie computationnelle à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et directeur du laboratoire de Psychiatrie de Précision et de Physiologie Sociale du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine. Il est titulaire de la chaire IVADO en « IA et santé mentale », de la bourse FRQS J1 en « IA et santé numérique » et membre académique associé au Mila - l’Institut Québécois d’Intelligence Artificielle. Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en ingénierie avancée et informatique (École Centrale Paris), de deux masters (physique théorique, Université Paris-Saclay ; sciences cognitives, ENS/EHESS/Paris 5), d’un doctorat en neurosciences cognitives (Sorbonne Université), et de l’Habilitation à Dirigée de Recherche (HDR) en médecine (Université de Paris). Son travail est à la croisée des neurosciences sociales, de la biologie des systèmes, et de l’intelligence artificielle. Il étudie la nature incarnée et réciproque de la cognition humaine qui englobe les niveaux biologiques, comportementaux et sociaux. Son équipe développe de nouvelles approches pour la psychiatrie, des outils numériques pour l’évaluation et la réadaptation aux modélisations mathématiques pour la prise de décision clinique.


Conférence : Comment rendre l’IA plus sociale ?
Samedi 7 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi mauve

Chaque jour, des millions d’êtres humains interagissent avec des algorithmes. Pourtant, cette interaction est loin d’être au niveau de celles offertes par la cognition sociale humaine. Depuis l’invention même de l’informatique, ce n’est pas une coïncidence si le “test de Turing” préconise l’interaction sociale comme moyen de déterminer si une machine est intelligente au même niveau qu’un être humain. Depuis les années 50, les progrès techniques ont amélioré les capacités des algorithmes, et certains ont même passé le test de Turing avec certains juges. Mais ces expériences ont montré que se faire passer pour un être humain ne demandait pas forcément une cognition sophistiquée ; quelques artifices sociolinguistiques permettaient de faire illusion facilement auprès du plus grand nombre. Mais alors, qu’est-ce qui rend la cognition humaine si unique ? En quoi cette dimension sociale est-elle si importante ? Comment pouvons-nous améliorer les algorithmes d’IA pour qu’ils deviennent plus sociables ? Entre neuroscience multi-cerveau et IA neuro-inspirée, nous tenterons de mettre en évidence les défis scientifiques et les opportunités sociétales d’une IA sociale. Nous discuterons aussi les questions philosophiques et éthiques associées à cette convergence entre humain et machine.

Hervé Chneiweiss Hervé Chneiweiss
Neurologue

Hervé Chneiweiss est neurologue et neuroscientifique, Directeur de recherche au CNRS. Il dirige le centre Neuroscience Paris Seine (CNRS /Inserm/Sorbonne Université). Ses travaux scientifiques ont été principalement consacrés aux mécanismes de signalisation des astrocytes , puis leur rôle dans l'origine des tumeurs cérébrales, dont il a identifié de nouveaux moteurs métaboliques de la progression et de la plasticité, ouvrant des pistes thérapeutiques. Il est l'auteur de plus de 170 articles académiques. Il est également impliqué en bioéthique, présidant actuellement le comité d'éthique de l'Inserm et le comité international de bioéthique de l'UNESCO, membre du comité consultatif de l'OMS sur le développement de normes mondiales pour la gouvernance et la surveillance de l'édition du génome humain, vice-président de l’ONG ARRIGE, expert sur la recommandation 457 de l’OCDE sur les neurotechnologies pour la santé. Il a écrit plusieurs livres sur la bioéthique des embryons humains, des cellules souches, la génétique et les neurosciences. Dernier en date : Notre Cerveau L’Iconoclaste 2019.


Conférence : L’intelligence artificielle va-t-elle prendre le contrôle de nos cerveaux ?
Jeudi 5 mai 2022, 16h - 16h45 — Amphi mauve

L'activité cérébrale est à la base de nos pensées, de nos émotions et de nos actions. L'activité cérébrale fournit des informations inhérentes à tous les êtres humains, sans distinction de sexe, de nationalité, de langue ou de religion. La centralité de l'activité cérébrale pour les notions d'identité, de liberté de pensée, d'autonomie, de confidentialité et d'épanouissement humain rend d'une importance primordiale l’analyse de l'impact éthique, juridique et sociétal de l'enregistrement (« lecture ») et/ou de la modulation (« écriture ») de l'activité cérébrale à travers divers dispositifs et procédures collectivement appelés neurotechnologies. Ces techniques, qui utilisent beaucoup d’algorithmes, sont développées pour permettre aux chercheurs et aux cliniciens d’améliorer notre compréhension du cerveau humain et résoudre les énigmes de ses maladies qui représentent un tiers de nos dépenses de santé est une priorité majeure. Dans le même temps, les données cérébrales deviennent une marchandise recherchée au-delà des secteurs académique et médical : bien-être, phénotypage numérique, informatique affective, neurogaming ... Cette disponibilité extra-médicale des données cérébrales individuelles nécessite un encadrement renforcé. Les risques comprennent la ré-identification, le piratage, la réutilisation non autorisée, l’atteinte à la vie privée mentale et à sa confidentialité, la surveillance numérique et d'autres utilisations abusives. Le récent rapport du Comité international de bioéthique de l'UNESCO identifie des dangers pour la liberté cognitive, la vie privée mentale, l'intégrité mentale et la continuité psychologique, qui sont déjà protégés en principe par les droits humains existants, mais doivent être plus explicitement respectés au regard du développement des neurotechnologies.


Dédicace : L'identité : dictionnaire encyclopédique
Jeudi 5 mai 2022, 16h45 - 17h30
Dédicace : Notre cerveau
Jeudi 5 mai 2022, 16h45 - 17h30

Hervé Fischer Hervé Fischer
Artiste et philosophe multimédia

Artiste-philosophe multimédia, Hervé Fischer a initié l'art sociologique et pratique aujourd'hui le tweet art et la tweet philosophie. Son travail a été présenté dans de nombreux musées internationaux et biennales. Le centre Georges Pompidou lui a consacré une rétrospective, Hervé Fischer et l'art sociologique, en 2017. Pionnier du numérique au Québec, il a fondé en 1985 la Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal, le premier Café électronique au Canada, le Marché international du multimédia, la Fédération internationale des associations de multimédia, le festival Téléscience, Science pour tous. Ses recherches portent sur l'art, la sociologie des couleurs, le numérique, les imaginaires sociaux, l'hyperhumanisme. Il a conçu le médialab québécois Hexagram. Il a publié entre autres Théorie de l’art sociologique (1977), L'Histoire de l'art est terminée (1981), Le choc du numérique (2002), CyberProméthée, l'instinct de puissance (2003), La planète hyper, de la pensée linéaire à la pensée en arabesque (2004), La société sur le divan (2007), L'Avenir de l'art (2010), La divergence du futur (2014), La pensée magique du Net (2014), Market Art (2016), Les couleurs de l’Occident. De la Préhistoire au XXIe siècle (2019), L’Âge hyperhumaniste. Pour une éthique planétaire (2019). Il a fondé la Société internationale de mythanalyse.


Conférence : Mythanalyse de l’IA: faut-il désirer sa propre mort ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h45 - 17h30 — Amphi mauve

On distingue les IA faible et forte, mais beaucoup croient que la faible est déjà si performante que la forte lui succèdera incessamment. L’IA faible ne nous pose pas de problème métaphysique: aussi gigantesques que soient ses résultats, ses extensions, ses défis informatiques et humains dans nos gouvernes sociales, elle ne sera jamais plus que de l’intelligence humaine assistée par ordinateur. Les ordinateurs quantiques en multiplieront la puissance et la capacité d’auto-apprentissage profond, mais l’IA faible n’aura jamais conscience de ses processus ni d’émotion décisionnelle. Ces attributs que l’imaginaire humain lui confèrent naïvement la rendrait inopérante. Un bog, mais pas de singularité informatique quoiqu’en disent les entrepreneurs gourous du posthumanisme. L’IA forte, tout au contraire, qui prétend voir émerger des intelligences artificielles capables de conscience et d’émotions, qui nourrit la science-fiction, ces sortes de « machines spirituelles » désespérément espérées par Ray Kurzweil, constituent une fabulation toxique qui relève de la thérapie mythanalytique. Y croire, c’est désirer sa propre mort !


Dédicace : L'Age hyperhumaniste : pour une éthique planétaire
Jeudi 5 mai 2022, 16h - 16h45

Hiba Daghar Hiba Daghar
Candidate au Doctorat

Hiba est étudiante au doctorat en neurosciences à l’Université de Montréal, dans le laboratoire de Dr. Parker. Son projet concerne la caractérisation de maladies congénitales rares. Elle étudie, entre autres, les désordres neurodéveloppementaux chez le C. elegans. Au-delà de ses études, Hiba s’intéresse aussi à la vulgarisation scientifique et à la problématique de la santé mentale. Dans ces temps libres, elle aime lire, voyager et faire de la randonnée.

Hubert Reeves Hubert Reeves
Astrophysicien

Hubert Reeves est astrophysicien. Il est diplômé des universités de Montréal, McGill University et Cornell University. Il est conseiller scientifique à la NASA Institute for Space Studies à New-York de 1960 à1964. En 1965, il est nommé directeur de recherches au CNRS à Paris. Ses sujets de recherches au service d'astrophysique de Saclay concernent l'origine des éléments chimiques, l'origine du système solaire, l'origine de l'Univers, l'astrophysique nucléaire et la cosmologie. Il est également professeur associé au département de physique de l'Université de Montréal. Il est président d'honneur de l'association Humanité et Biodiversité. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Poussières d'étoiles.


Conférence : Conférence d'ouverture
Jeudi 5 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi bleu

Ilona Logvinova Ilona Logvinova
Avocate

Ilona Logvinova est avocate générale associée chez McKinsey & Company, au sein de McKinsey Digital. Elle a recours à l'intelligence artificielle, le machine Learning, le cloud et les transformations numériques dans de nombreux secteurs. Avant de rejoindre McKinsey, Ilona était Senior Counsel chez Mastercard, où elle a travaillé sur des constructions technologiques de base et des transactions technologiques pour tirer parti des actifs principaux de l'entreprise et explorer des opportunités de partenariats plus larges. Avant Mastercard, Ilona était associée chez Fried Frank, où elle s'est spécialisée dans le financement à effet de levier, représentant des emprunteurs et des prêteurs dans des financements garantis et non garantis. Ilona est titulaire d'un BA de l'Université de Columbia avec une spécialisation en économie et en philosophie et diplômée de la Benjamin N. Cardozo School of Law.


Conférence : Comment considérer la responsabilité humaine face au développement de l'automatisation ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h45 - 17h30 — Amphi orange

Le mot " cyborg " - combinaison de " cybernétique " et " d'organisme " - décrit un hybride émergent entre les machines et l'humanité. À mesure que l'augmentation de la vie quotidienne par la technologie se normalise, la société accepte de plus en plus que la technologie fasse partie intégrante des individus. La tension et la nuance de l'humanité et de l'automatisation sont explorées par l'émergence de la " loi cyborg ", qui codifie l'idée que " la loi devra s'adapter à l'intégration de la technologie dans l'être humain ", en fournissant des droits et des protections à la fois pour la personne et pour la technologie qui constitue de plus en plus notre identité personnelle. Mais en plus de se concentrer sur les droits, l'accent doit-il être mis sur les responsabilités ? Le droit des cyborgs évolue pour protéger la machine dans notre intégration homme-machine. Par le biais des lois sur la protection de la vie privée - en particulier celles qui concernent l'IA - peut-être devrions-nous nous efforcer de comprendre dans quels cas la machine peut avoir un pouvoir de décision à la place de l'homme et permettre un écart croissant dans la responsabilité ? Ceci donnant finalement lieu à une dette pour la responsabilité encourue mais non comptabilisée. Cette session explore la signification de l'automatisation dans l'IA, les outils émergents d'atténuation des risques tels que les cadres éthiques de l'IA, et l'importance de structurer une approche adaptée, réfléchie et contextuelle de l'automatisation responsable de l'IA et du ML.

Ingrid Peignier Ingrid Peignier
Ingénieur

Ingénieure diplômée de l’École des Mines d’Alès en France et titulaire d’une maîtrise (M.Sc.A.) en génie industriel de l’École Polytechnique de Montréal, Ingrid Peignier œuvre au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) depuis 21 ans. Elle est aujourd’hui directrice principale des partenariats et de la valorisation de la recherche au CIRANO. Mme Peignier se spécialise dans l’identification, l’évaluation, la gestion et la communication des risques dans différents domaines tels que le transport des matières dangereuses, les bris d’infrastructures souterraines ou encore le risque de fraude alimentaire. Depuis 2011, elle publie, avec Nathalie de Marcellis-Warin, le Baromètre annuel sur la perception des risques au Québec. Elle travaille actuellement sur plusieurs projets dans le domaine de l’alimentaire et plus particulièrement le projet de recherche Baromètre de la confiance des consommateurs québécois à l’égard des aliments et différentes études sur la transformation numérique dans le secteur agricole.


Table ronde : Quelle sera la contribution de l’IA et des technologies numériques pour rendre l’agriculture plus durable ?
Vendredi 6 mai 2022, 9h15

L'intelligence artificielle améliorera-t-elle les performances de l’agriculture ? Avec quelle précision peut-on prédire les impacts environnementaux, suivre l’évolution des organismes, ou prévenir les maladies ? Les robots, les capteurs de données et les autres outils de diagnostic fournissent de plus en plus de données aux producteurs agricoles mais sont-elles utiles et valorisées ? Y aurait-il des avantages à mutualiser les données dans le secteur agricole ?

Inoussa Balma Inoussa Balma
Doctorant en neurosciences

Inoussa Balma est titulaire d’un doctorat en médecine de l’université de Ouagadougou et passionné de recherche en neurosciences. Inoussa se destine à une carrière hospitalo-universitaire. Après l'obtention de son diplôme en 2016 et deux années de pratiques médicales, Inoussa a quitté son pays pour le Canada afin de construire le volet recherche de sa projet. Il a toujours été particulièrement intéressé par les mécanismes étiopathogéniques et physiopathologiques cérébraux à l’origine des troubles du spectre de l’autisme. Son objectif est de contribué à la découverte de nouvelles pistes thérapeutiques et à la mise en place de stratégies de prise en charge plus efficaces et sécuritaires. Inoussa est actuellement inscrit en thèse de neurosciences à l’université de Montréal et travaille pour une meilleure compréhension des mécanismes de traitement et d’intégration de l’information nerveuse par les neurones pyramidaux du cortex cérébral dans le syndrome de Phelan-McDermid.

Irina Rish Irina Rish
Chercheure en informatique

Irina Rish est professeure agrégée au Département d'Informatique et de Recherche Opérationnelle (DIRO) de l'Université de Montréal (UdeM) et membre du corps professoral du MILA - Institut québécois d'intelligence artificielle. Elle est titulaire de la Chaire d'Excellence en Recherche du Canada (CERC) en IA autonome et de la Chaire d'IA de l'Institut Canadien de Recherches Avancées (ICRA). Elle a obtenu sa maîtrise et son doctorat en IA à l'Université de Californie, Irvine, et sa maîtrise en mathématiques appliquées à l'Institut Gubkin de Moscou. Les recherches du Dre. Rish portent sur l'apprentissage automatique, l'analyse des données neuronales ainsi que l'IA inspirée par les neurosciences. Avant de rejoindre l'UdeM et le MILA en 2019, Irina était chercheuse au centre de recherche IBM T.J. Watson, où elle a travaillé sur divers projets à l'intersection des neurosciences et de l'IA, et a dirigé le défi Neuro-AI. Elle a reçu plusieurs prix, notamment le prix IBM Eminence & Excellence,le prix IBM Outstanding Innovation en 2018, le prix IBM Outstanding Technical Achievement en 2017, et le prix IBM Research Accomplishment en 2009. Dre. Rish détient 64 brevets et a publié plus de 80 articles de recherche dans des conférences et des revues évaluées par des pairs, plusieurs chapitres de livres, trois livres édités et une monographie sur la modélisation parcimonieuse.


Conférence : Se souvenir de la leçon amère : passer à l'échelle est-elle « la seule chose dont vous avez besoin » pour construire l'intelligence artificielle généralisée (IAG) ?
Samedi 7 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi rouge

Les systèmes d'IA modernes ont obtenu des résultats impressionnants dans de nombreux domaines allant de la reconnaissance d'images ou de la parole au traitement du langage naturel et à la maîtrise de jeux complexes tels que les échecs ou le go. Cependant, ils restent souvent rigides, fragiles et limités, incapables de s'adapter en permanence à un large éventail d'environnements changeants. Ils ne peuvent pas inventer de nouvelles tâches sans "oublier catastrophiquement" ce qu'ils ont appris auparavant, et ont du mal à construire des abstractions d'ordre supérieur conduisant à une généralisation systémique capable d’intégrer des données « étrangères ». Ils n’atteignent donc pas le niveau de robustesse nécessaire pour "survivre" aux diverses perturbations de leur environnement. Cette propriété naturelle qu’ont la plupart des systèmes biologiques apparaît comme nécessaire pour déployer des systèmes d'IA dans des applications réelles. Dans cet exposé, nous donnerons un bref aperçu de certaines approches pour rendre l'IA plus générale et plus robuste. En outre, nous discutons brièvement du rôle du passage à l'échelle et résumons les avancées récentes dans la formation de modèles non supervisés de très grande taille. Nous soulignons également l'importance de développer une science empirique des comportements de l'IA. Nous nous concentrons sur le domaine en pleine expansion des lois d'échelle neuronale, qui nous permettent de mieux comparer et extrapoler le comportement de divers algorithmes et modèles face à des quantités croissantes de données, des tailles de modèle et de ressources informatiques, les une et les autres en augmentation.

Isabelle Ouellet-Morin Isabelle Ouellet-Morin
Professeure à l’école de criminologie

Isabelle Ouellet-Morin est professeure à l’École de criminologie de l’Université de Montréal, détentrice de la Chaire de recherche du Canada sur les origines développementales de la vulnérabilité et de la résilience et membre du Collège de la Société Royale du Canada. Chercheure au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et au Groupe de recherche et d’intervention psychosociale (GRIP), elle examine les mécanismes génétiques, épigénétiques, hormonaux, comportementaux et environnementaux sous-tendant la vulnérabilité et la résilience des enfants, adolescents et jeunes adultes confrontés à de l’adversité à souffrir de problèmes mentaux et à manifester des troubles du comportement. Elle étudie ces questions notamment par le biais de cohortes d’enfants suivis de façon prospective, de la naissance jusqu’à l’âge adulte, de devis quasi-expérimentaux et d’essais randomisés. Elle codirige le Centre Axel – un accélérateur d’intelligence technologique en santé mentale – et est la responsable de l’axe Innovation sociale de l’Observation pour l’éducation et la santé des enfants (OPES), où elle soutient le développement et la diffusion d’innovations (techno)sociales dédiées à soutenir, en concert avec les acteurs des milieux, le développement optimal des jeunes et à promouvoir leur résilience, particulièrement ceux vivant en contexte d’adversité.


Conférence : L’IA est-elle utile pour mieux comprendre le développement de l’enfant et mieux intervenir ?
Jeudi 5 mai 2022, 16h45 - 17h30 — Amphi rouge

Comprendre les influences d’une multitude de facteurs de risque et de protection –des gènes jusqu’aux influences socio-culturelles– ancrées dans le temps et s’exerçant de façon individuelle, séquentielle et synergique sur les trajectoires développementales des enfants est l’ambition que s’est donnée la psychopathologie du développement. Plusieurs connaissances ont marquées cette discipline, reposant essentiellement sur des modèles statistiques inférentiels. Mais est-ce suffisant? D’autres approches, comme celles liées à l’apprentissage machine, pourraient apporter un regard différencié sur ces modèles étiologiques en proposant des agencements alternatifs de ces facteurs (équifinalité) rendant possible le développement d’interventions plus personnalisées. Plusieurs organisations, comme l'UNICEF, cherchent à circonscrire les opportunités et les défis liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour mieux soutenir le développement des enfants, incluant des outils personnalisés soutenant la réussite scolaire ou une meilleure régulation émotionnelle. Ces questions seront abordées sous l’angle de l’application mobile +Fort, conçue pour soutenir les jeunes victimes d’intimidation. Pour cette application comme tant d’autres, le défi est de maintenir l’engagement des jeunes pour qu’elles aient les effets escomptés, notamment par le biais de fonctionnalités plus interactives, personnalisées et déployées en temps réel, permettant ainsi d’accroitre leur efficacité. Ces travaux montrent l’émergence d’une interface entre les solutions numériques et les enjeux de santé mentale à laquelle l’AI est appelée à contribuer.

Jacques Arnould Jacques Arnould
Expert éthique

Ingénieur agronome, docteur en histoire des sciences et docteur en théologie, Jacques Arnould s'intéresse aux relations entre sciences, cultures et religions, avec un intérêt particulier pour deux thèmes : celui du vivant et de son évolution et celui de l'espace et de sa conquête. Il a consacré plusieurs ouvrages et articles d'histoire ou de théologie au domaine du vivant. Suite à la poussée de fièvre créationniste en France, à partir de janvier 2007, il a été sollicité par différents milieux, scientifiques, pédagogiques ou religieux, pour informer les publics de l'existence des courants créationnistes, de leur histoire, des questions qu'ils posent à nos sociétés. L'année 2009, consacrée à Darwin, a montré comment les idées de ce savant et de ses successeurs continuent à interroger nos contemporains et les invitent à des interrogations plus philosophiques. Il est également expert éthique au Centre national d'études spatiales (CNES), un poste encore un peu unique dans le monde de l'astronautique. Pourtant, cela rejoint une vraie attente de la part du public, mais aussi des acteurs et des dirigeants, leurs motivations ne pouvant en effet plus être les mêmes qu'il y a quarante ou cinquante ans.


Conférence : Connaissez-vous l’odeur de la comète ?
Samedi 7 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi mauve

L'espèce humaine a la bougeotte, dit-on parfois ; et les explorateurs en sont les spécimens les plus remuants. Leurs exploits attirent les foules et leurs récits remplissent nos bibliothèques. Derniers en date, les astronautes ont conquis des sommets de la popularité. Pourtant, grâce aux robots et à leurs artificielles intelligences, nous explorons des territoires non seulement inconnus mais, pour longtemps sans doute, interdits. Grâce à eux, deviendrons-nous tous explorateurs ? Et devrons-nous conférer à nos machines le statut d'envoyés de l’humanité ? Mais à qui les enverrons-nous ? Et porteurs de quel message ?

Janet Kavandi Janet Kavandi
Astronaute

Le Dr Janet Kavandi est la présidente de Sierra Space Corporation. L'avion spatial Dream Chaser® est sous contrat pour livrer des fournitures à la station spatiale internationale à partir de 2023. Sierra Space s'est également associé à Blue Origin pour placer une station spatiale commerciale (Orbital Reef) en orbite d'ici 2028. Avant de rejoindre Sierra Space, Mme Kavandi a travaillé pendant 25 ans à la NASA. Elle a été directrice du Glenn Research Center de la NASA et, avant cela, directrice des opérations des équipages de vol et directrice adjointe de la santé et des performances humaines au Johnson Space Center. Mme Kavandi a été sélectionnée comme astronaute de la NASA en 1994 et a participé à trois missions de la navette spatiale. Le Dr Kavandi a passé 33 jours dans l'espace et a parcouru 13,1 millions de kilomètres en 535 orbites terrestres. Mme Kavandi est titulaire d'un baccalauréat ès sciences de la Missouri Southern State University, d'une maîtrise de la Missouri University of Science and Technology et d'un doctorat en chimie analytique de l'Université de Washington. Mme Kavandi a reçu deux Presidential Rank Awards, deux NASA Outstanding Leadership Medals, deux Exceptional Service Medals, trois NASA Space Flight Medals et la Distinguished Service Medal. Elle a été intronisée au Hall of Fame des astronautes en 2019. Le Dr Kavandi et son mari, John, ont deux enfants.


Table ronde : L’IA pourrait-elle prendre des décisions à la place des centres de contrôle ou de l’astronaute ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h45

Les astronautes doivent accorder une confiance totale à la programmation de leurs vols, qui inclut de nombreuses procédures d’autocontrôle pour se corriger elle-même, et des dispositifs d’alerte pour demander une intervention humaine. Nous assistons désormais à des vols entièrement automatisés avec des passagers-touristes sans compétence spécifique. L’intervention humaine est toujours possible, mais dans une certaine mesure seulement, en cas d’imprévu et l’intelligence humaine demeure alors assistée par l’IA. Les astronautes sont formés pour prendre éventuellement totalement le contrôle programmatique en cas d’accident majeur, tel qu’un incendie, une dépressurisation, une panne, le heurt d’un déchet spatial. Cela s’est déjà produit. Feraient-ils confiance aveuglément à une intelligence artificielle ?

Janice Bailey Janice Bailey
Directrice scientifique, Fonds de recherche du Québec

Janice L. Bailey a obtenu un doctorat en reproduction animale à la University of Guelph en 1992 et un postdoctorat en biologie de la reproduction à la University of Pennsylvania School of Medecine en 1994. À titre de chercheuse, elle est rattachée au Centre de recherche en reproduction, développement et santé intergénérationnelle de l’Université Laval, de même qu’au Réseau québécois en reproduction, un des 38 regroupements stratégiques soutenus par le FRQNT. Ses recherches portent sur l’influence de l’environnement, notamment l’exposition aux substances toxiques et la nutrition, sur la capacité et les fonctions reproductives sur différentes générations.


Table ronde : I.A., jeux vidéo, recherche interdisciplinaire : ingrédients d'une vie numérique riche et responsable ?
Samedi 7 mai 2022, 14h30

No-code ou Low code est une tendance technologique permettant aux gens de créer des applications logicielles avec des interfaces accessibles au lieu de devoir écrire des lignes de code. En 1995, il y avait 31 000 pages web sur l'internet. Aujourd'hui, il y a des dizaines de milliards de pages. L'une des principales raisons en est la démocratisation des outils accessibles qui ne nécessitent pas de compétences techniques pour lancer un site web. Au cours des cinq dernières années, on a constaté une forte tendance à ce que les jeux vidéo fassent participer les joueurs dans le cadre de l'expérience de jeu, soit par le biais de fonctionnalités de contenu généré par les utilisateurs, soit en tant que vecteur social. Au cours de cette période, l'industrie a appris à tirer le meilleur parti de l'apprentissage profond ou de l'apprentissage par renforcement pour aider les créateurs de jeux ou ouvrir de nouvelles expériences de jeu. Au cours des cinq dernières années, la plupart des travaux sur l'IA ont porté sur la création d'algorithmes sophistiqués basés sur des ensembles de données existants. Ces algorithmes ont atteint un niveau de maturité qui ouvre la possibilité de créer de nouveaux comportements basés uniquement sur l'ingénierie des données. Les mondes virtuels ont été un terrain de jeu de choix pour développer et affiner l'IA avant de l'appliquer dans le monde réel. La communauté académique a pris conscience de l'importance de la recherche interdisciplinaire, avec des réalisations marquantes comme la création de l'OBVIA (Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique) en 2019 ou la subvention AUDACE du FRQ qui encourage la recherche interdisciplinaire en 2017. L'industrie du jeu vidéo est l'exemple parfait d'une activité interdisciplinaire, car un jeu vidéo est l'alchimie du design, de la programmation, de l'art, des sciences sociales, etc. Et si l'IA et les jeux vidéo renforçaient leurs limites au sein d'un écosystème interdisciplinaire mature ? Et si l'état de l'art de l'IA et le savoir-faire de l'industrie du jeu vidéo offraient des outils de création de contenu plus accessibles pour peupler des mondes virtuels ouverts et riches ? Et si c'était la prochaine évolution de l'IA et des jeux vidéo ? Montréal, la province de Québec et le Canada s'appuient depuis longtemps sur ces disciplines. Et si ces changements étaient déjà en train de s'opérer ici et maintenant ?

Jean-Christophe Baillie Jean-Christophe Baillie
Fondateur de Novaquark et Chercheur en IA

Jean-Christophe Baillie est un scientifique et entrepreneur français. Il est diplômé de l'École polytechnique de Paris où il a étudié l'informatique et la physique théorique. Il a obtenu un master puis un doctorat d'intelligence artificielle et robotique à l'université Paris-6. Il a fondé différentes entités : la première est une unité au sein de l'École nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA ParisTech) : le Cognitive Robotics Lab ; la deuxième, fondée en mai 2006, est la société Gostai, développeur d'outils logiciels pour la robotique, et la troisième fondée en janvier 2014 est la société Novaquark, développeur de jeu vidéo, notamment Dual Universe.


Conférence : L'enfant est-il le nouveau modèle pour l'Intelligence Artificielle ?
Jeudi 5 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi bleu

L'IA moderne a fait d'énormes progrès au cours de la dernière décennie, mais reste principalement axée sur l'extraction de régularités à partir de très grand corpus de données. Il manque pour l'instant une compréhension approfondie des concepts sous-jacents contenus dans le flux de données. Qu'entendons-nous par compréhension ? Quelle est la source du sens ? Comment les gens apprennent-ils la langue et le sens des mots ? Il s'avère qu'une source d'inspiration prometteuse est d'étudier les jeunes enfants à mesure qu'ils développent et acquièrent des compétences cognitives et sociales dans leurs premières années. Basées sur les interactions d'un corps physique dans un monde physique, des structures mentales stables sont construites à partir de modèles sensorimoteurs concrets et sont partagées au travers d'interactions sociales, ouvrant la voie au langage. Cette approche fondée et axée sur l'interaction est appelée IA développementale et pourrait ouvrir de nouvelles opportunités pour développer le raisonnement de bon sens, la compréhension de la causalité et l'explicabilité dans les futurs systèmes d'IA.

Jean-François Bélisle Jean-François Bélisle
Directeur général et conservateur en chef

Directeur général et conservateur en chef du Musée d'art de Joliette depuis avril 2016, Jean-François Bélisle est reconnu pour sa vision artistique pointue, son charisme indéfectible, son activisme politique et son innovation philanthropique. Il a rendu le MAJ plus accessible que jamais aux communautés marginalisées, migrantes et aux Premières Nations, établissant un véritable dialogue avec elles et actualisant le principe d'inclusivité. Dévoué à l'avancement de la reconnaissance financière des institutions muséales à l'échelle provinciale et nationale, il siège à de nombreux conseils d'administration et comités de développement local et régional, dont les conseils d'administration de Tourisme Lanaudière, de l'Organisation des directeurs des musées d'art canadiens (ODMAC), de la Chambre de commerce du Grand Joliette, de l'événement annuel Parlez-moi d'amour organisé par Les Impatients, ainsi que des comités de relance culturelle et d'image de marque de la Ville de Joliette. Jean-François Bélisle est titulaire d'un baccalauréat et d'une maîtrise en histoire de l'art de l'Université Concordia [Montréal, Canada]. Son mémoire de maîtrise portait sur la réception internationale des expositions présentées dans le pavillon canadien à la Biennale de Venise entre 1986 et 2005.


Conférence : Migrations : D'où venons-nous ? Où allons-nous ? et quel choix avons-nous ?
Samedi 7 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi rouge

Dans cette présentation, l'artiste britannique Mat Chivers et Jean-François Belisle, directeur et conservateur en chef du Musée d'Art de Joliette, au Québec, donneront un aperçu de Migrations - un projet de sculpture développé pour le Musée d'Art de Joliette en collaboration avec Element AI. 1 480 empreintes de mains humaines ont été numérisées et les données 3D ont été utilisées pour entraîner une intelligence artificielle conçue spécialement pour le projet afin de comprendre les formes créées lorsque nous saisissons un morceau d'argile. L'IA a ensuite créé sa propre empreinte sur la base de cet apprentissage, générant un fichier qui a été utilisé pour programmer un robot afin qu'il découpe, dans la pierre, la forme de l'empreinte de la main imaginée par l'IA. La forme sculpturale qui en résulte est un objet composite constitué de morceaux d'un type de pierre appelé impactite, créé lorsqu'une météorite a frappé le Québec il y a 350 millions d'années. Une conversation suivra pour approfondir certains des thèmes explorés dans la sculpture, notamment le rôle d'une relation haptique avec le monde dans le processus d'évolution de l'homme, la migration de la conscience à travers les frontières matérielles, ainsi que l’agentisme et notre marge humaine créative dans le monde contemporain.

Jean-François Clervoy Jean-François Clervoy
Astronaute

Astronaute français actif successivement du CNES (Centre national d’études spatiales, agence spatiale française) de la National Aeronautics and Space Administration (NASA, agence spatiale des États-Unis) et de l’Agence spatiale européenne (ESA) pendant 33 ans, Jean-François Clervoy est ingénieur général de l’armement en réserve, diplômé de l’École polytechnique, de l’École nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace et de l’École du personnel navigant d’essais et de réception. Il effectue trois missions à bord de la navette spatiale américaine, en 1994 pour étudier l’atmosphère, en 1997 pour ravitailler la station russe Mir et en 1999 pour réparer le télescope spatial Hubble. Il est président de la société Novespace qui organise les vols paraboliques en apesanteur. Jean-François Clervoy est aussi auteur, inventeur, et conférencier professionnel. Il est membre de plusieurs organisations œuvrant pour la promotion de l’exploration spatiale et pour la protection de la planète.


Table ronde : L’IA pourrait-elle prendre des décisions à la place des centres de contrôle ou de l’astronaute ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h45

Les astronautes doivent accorder une confiance totale à la programmation de leurs vols, qui inclut de nombreuses procédures d’autocontrôle pour se corriger elle-même, et des dispositifs d’alerte pour demander une intervention humaine. Nous assistons désormais à des vols entièrement automatisés avec des passagers-touristes sans compétence spécifique. L’intervention humaine est toujours possible, mais dans une certaine mesure seulement, en cas d’imprévu et l’intelligence humaine demeure alors assistée par l’IA. Les astronautes sont formés pour prendre éventuellement totalement le contrôle programmatique en cas d’accident majeur, tel qu’un incendie, une dépressurisation, une panne, le heurt d’un déchet spatial. Cela s’est déjà produit. Feraient-ils confiance aveuglément à une intelligence artificielle ?


Dédicace : Histoire de la conquête spatiale: "50 ans après Apollo 11, on décide de reconquérir la Lune pour préparer les voyages vers Mars"
Jeudi 5 mai 2022, 12h15 - 13h

Jean-Gabriel Ganascia Jean-Gabriel Ganascia
Ingénieur et philosophe

Ingénieur et philosophe de formation initiale, Jean-Gabriel Ganascia s’est ensuite orienté vers l’informatique et l’intelligence artificielle. Il a soutenu en 1983, à l’université Paris-Sud (Orsay), une thèse de doctorat sur les systèmes à base de connaissance puis en 1987, toujours à l’université Paris-Sud, une thèse d’État sur l’apprentissage symbolique. Professeur d’informatique à la faculté des sciences de Sorbonne Université, il poursuit ses recherches au LIP6 où il dirige l’équipe ACASA. Spécialiste d’intelligence artificielle (EurAI Fellow), d’apprentissage machine et de fouille de données, ses travaux actuels portent sur le versant littéraire des humanités numériques, sur l’éthique computationnelle et sur l’éthique des technologies de l’information et de la communication. Il est membre du CNPEN (Comité National Pilote d’Éthique du Numérique) et président du comité d’éthique de pôle emploi et du comité d’orientation du CHEC (Cycle des Hautes Études de la Culture). Il a présidé le comité d’éthique du CNRS de 2016 à 2021. Au cours de sa carrière, il a publié plus de 500 articles dans les actes de conférences, dans des livres et dans des revues scientifiques. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages de réflexion destinés au grand public dont le dernier, Servitudes virtuelles, paraîtra aux Éditions du Seuil en mars 2022.


Conférence : L'IA est-elle une libération et/ou un asservissement ?
Samedi 7 mai 2022, 16h - 16h45 — Amphi mauve

L’intelligence artificielle automatise les tâches les plus rudes, celles qui pendant des siècles consumèrent tant de vies humaines passées à la charrue, dans la mine ou à l’établi. On se prend alors à espérer que les machines aideront bientôt les hommes à s’affranchir des labeurs les plus pénibles et que la condition humaine s’en trouvera fortement améliorée. Or, un regard attentif sur le monde contemporain et sur ses évolutions montre que de nouvelles formes d’asservissement se font jour. Moins de fers et de cachots sans doute ; pour autant, la pression qui s’exerce sur les personnes ne s’en amoindrit pas ; la contrainte subsiste, même si le joug devient virtuel, et donc plus insaisissable. La coercition ne s’exerce plus uniquement avec des moyens mécaniques ; elle s’impose aussi, et surtout, au plan cognitif, sur nos esprits. Cela rend nécessaire et urgente une réflexion sur les conséquences sociales et politiques des technologies de l’information et de la communication et sur les moyens de se délivrer des nouvelles formes d’oppression qu’elles génèrent.


Dédicace : Ce matin, maman a été téléchargée
Samedi 7 mai 2022, 16h45 - 17h30
Dédicace : Le Mythe de la Singularité
Samedi 7 mai 2022, 16h45 - 17h30
Dédicace : Servitudes virtuelles
Samedi 7 mai 2022, 16h45 - 17h30

Jean-Louis Dessalles Jean-Louis Dessalles
Chercheur en Intelligence artificielle

Jean-Louis Dessalles est enseignant-chercheur à Telecom Paris (Institut Polytechnique de Paris).
Il travaille notamment sur la théorie de la simplicité et ses applications aux sciences cognitives.
Il est l'auteur de plusieurs livres, dont un livre récent dans lequel il expose les limites de l'intelligence artificielle.


Conférence : L'IA peut-elle imiter les mécanismes cognitifs sans les copier ?
Jeudi 5 mai 2022, 14h30 - 15h15 — Amphi orange

Jusqu’où les techniques statistiques à base de réseaux de neurones pourront-t-elles imiter l’intelligence humaine ? Pour certains, tout est déjà dit : cette IA statistique réalise certaines tâches intellectuelles mieux que les meilleurs spécialistes humains, qu’ils soient joueurs de Go ou dermatologues. Or les réseaux neuronaux ont, par construction, un handicap considérable : ils doivent tout apprendre à l’avance, à partir d’une énorme quantité d’exemples. Ils sont incapables de s’adapter au contexte, sauf quand le contexte ressemble de près aux situations apprises. Les humains, eux, disposent de mécanismes cognitifs variés qu’ils mettent en œuvre en contexte, par exemple pour comprendre la différence entre « elle n’est pas toujours malade » et « elle n’est toujours pas malade ». Le pari de l’IA statistique est de reproduire l’intelligence grâce aux données, en faisant l’impasse sur la compréhension des mécanismes sous-jacents. Cette stratégie a des limites. Seule une « rétro-ingénierie » des mécanismes cognitifs permettra de la dépasser.


Dédicace : Des intelligences TRÈS artificielles
Jeudi 5 mai 2022, 15h15 - 16h

Jean-Louis Israël Jean-Louis Israël
Avocat

Me Jean-Louis Israël est avocat au barreau de Paris. Il est titulaire d’un DEA de droit privé général obtenu à l’Université Paris II, Panthéon-Assas, d’un DESS de droit du marché commun obtenu à l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne et enfin, d’une licence d’Histoire Géographie à l’Université Paris X Nanterre.

Jean-Maxime Larouche Jean-Maxime Larouche
Candidat au doctorat en neurosciences

Jean-Maxime Larouche est le PDG et cofondateur d'Hippoc.ai, et aussi un candidat au doctorat en neurosciences cognitives computationnelles à l'Université de Montréal. Il se spécialise en Neuro-AI, un domaine de recherche qui consiste à combiner les neurosciences et l'intelligence artificielle pour reproduire et comprendre le cerveau humain et la cognition. Jean-Maxime est le récipiendaire de nombreuses bourses de recherche et d'excellence. Entrepreneur dans l'âme, il possède également une vaste expérience dans la gestion d'équipes de recherche et développement en informatique dans le milieu universitaire et l'industrie.


Table ronde : L’IA inventera-t-elle les métiers de demain ?
Samedi 7 mai 2022, 9h15

La tendance actuelle dans les filières de formation universitaire et professionnelle est de développer les disciplines et d’ajuster les quotas d’étudiants en fonction des prévisions de l’emploi. Ce pragmatisme est certes légitime du point de vue des besoins de l’économie et de l’offre d’emplois aux nouveaux venus sur le marché du travail. Cependant est-ce prudent par rapport à l’importance de la recherche fondamentale dans le développement des connaissances et leurs applications dans des sociétés qui évoluent de plus en plus rapidement ? L’IA peut-elle anticiper les bouleversements des comportements sociaux qui modifient constamment la demande ? Est-elle capable de prédire l’émergence de nouveaux métiers et la disparition de certains autres ? Est-elle capable d’inventer un avenir ? Peut-elle le rendre inéluctable ?

Jean-Noël Nikiema Jean-Noël Nikiema
Professeur au département de gestion, évaluation et politiques

Jean Noël Nikiema est professeur adjoint en santé numérique et analyse de mégadonnées au département de gestion, d'évaluation et de politique de santé de l’École de Santé publique de l’université de Montréal. Il est également co-directeur du Laboratoire Transformation numérique en santé (LabTNS). Il est spécialiste en terminologies et ontologies biomédicales. Son champ d’expertise réside dans la création ainsi que l’évaluation de la qualité et de l’interopérabilité des terminologies et ontologies biomédicales. Il s’intéresse également à l’utilisation de ces ressources dans le traitement automatique de la langue, l’extraction automatique de connaissance ainsi que l’intégration des informations en santé.


Conférence : Peut-on vraiment créer de l'Intelligence Artificielle à partir de données de santé ?
Vendredi 6 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi orange

L’intelligence artificielle promet de redéfinir le système de santé pour le rendre encore plus efficient. Dans les secteurs de l’économie, des banques, de l’industrie l’impact de l’IA est une chose palpable; en santé, les choses semblent aller moins vite. La COVID-19 a accentué ce ressenti, car l’IA a peu contribué à la réponse contre le virus dans de nombreux pays. Malgré l'enthousiasme et les financements publics et privés, la place prise par l'IA dans la santé reste limitée même si les espoirs restent grands. Surestimer la place de l'IA en santé pourrait conduire à un nouvel hiver. Cette présentation aborde cette question de la place de l’IA en santé en mettant l’accent sur la matière première de l’IA en santé : les données de santé. Le développement et le déploiement efficient de l’IA en santé passe par une meilleure prise en compte de la donnée. Pour un déploiement réussit de l’IA en santé, nous verrons comment donner de l’amour à nos données autant qu’aux modèles que nous construisons.

Jean-Paul Delahaye Jean-Paul Delahaye
Mathématicien

Jean-Paul Delahaye est Professeur émérite à l'Université de Lille et chercheur au laboratoire CRISTAL (Centre de recherche en informatique signal et automatique de Lille, UMR CNRS 9189). Ses travaux portent sur les algorithmes de transformation de suites (Thèse d'Etat), sur l'utilisation de la logique en Intelligence artificielle (systèmes experts, langage Prolog) sur la théorie computationnelle des jeux (jeux itérés, simulation de systèmes sociaux, étude de la coopération), et sur la théorie algorithmique de l'information (théorie de la complexité de Kolmogorov, notion de contenu en calculs) avec en particulier des applications à la bioinformatique et à la finance. Il travaille aujourd'hui sur les monnaies cryptographiques et la " technologie blockchain ". Il s'intéresse aussi aux problèmes d'éthique dans les sciences et a été membre du Comité d'Ethique de CNRS (COMETS) de 2016 à 2021. Il a encadré 20 thèses. Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, dont une partie est destinée à un large public. En 1998, il a reçu le Prix d'Alembert de la Société Mathématique de France et, en 1999, le Prix Auteur de la Culture scientifique du Ministère de l'Education Nationale et de la Recherche. Il tient la rubrique mensuelle Logique et calcul (6 pages) dans la revue Pour la science (version française du Scientific American). Il propose aussi un blog (http://www.scilogs.fr/complexites/) consacré aux "Complexités".


Conférence : Une même éthique peut-elle convenir pour toutes les formes d'intelligence ?
Vendredi 6 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi rouge

Est-ce que nécessairement les diverses formes d'intelligence doivent lutter les unes contre les autres, les humains asservir les IA, les IA prendre le pouvoir sur les humains, les divers êtres pensants possibles dans l'univers engager sans fin des combats ? La réponse est peut-être non, et pour le comprendre il faut faire un détour par la théorie de la complexité telle que Andreï Kolmogorov, Gregory Chaitin et Charles Bennett nous l'ont présentée. Une éthique universelle susceptible de s'imposer naturellement à tous se déduit de cette vision du monde ordonné par les mesures de complexité. Elle est en fait déjà à l'œuvre en nous. Il nous faut simplement en prendre conscience.

Jean-Philippe Uzan Jean-Philippe Uzan
Cosmologiste

Jean-Philippe Uzan est directeur de recherche en physique théorique au CNRS. Spécialiste de gravitation et de cosmologie, il travaille à l'Institut d'astrophysique de Paris. Il a été directeur adjoint de l'Institut Henri Poincaré de 2013 à 2017. Il a publié plus d'une centaine d'articles de recherche sur de nombreux aspects de cosmologie, des plus théoriques à l'interprétation des observations les plus récentes. Il a reçu le prix Paul Langevin (2010) et le prestigieux prix Georges Lemaître (2015). Il a enseigné pendant plusieurs années à l'École normale supérieure de Paris et à l'École des mines de Paris, ainsi que dans des écoles thématiques internationales. Il collabore depuis une quinzaine d'années avec l'université du Cap en Afrique du Sud. En 2017, il publie L'harmonie secrète de l'univers et Big-bang en 2018.


Conférence : Que devient la méthode scientifique à l’heure de l’IA ?
Samedi 7 mai 2022, 14h30 - 15h15 — Amphi mauve

L’intelligence artificielle offre de nouveaux outils puissants pour les sciences de la nature avec de nombreuses promesses, en particulier du fait de l’explosion du volume des observations et de la qualité des simulations numériques, qu’elle permet d’exploiter de façon efficace et nouvelle. Une réflexion sur la façon dont cet outil modifie notre pratique est nécessaire, en particulier sur son lien avec la méthode scientifique. Cette dernière est un ensemble de procédés raisonnés permettant d’atteindre un but pour notre pratique, un guide qui a constamment évolué en s’adaptant à de nouveaux buts, de nouvelles disciplines et aux nouveaux outils. En partant de quelques exemples, cet exposé illustrera comment ces dernières années ont vu les lignes entre empirisme et rationalisme et nos buts, entre décrire, prédire et comprendre, évoluer en essayant de mettre l’accent sur la formalisation de la question scientifique et les liens entre modélisation et données.

Jean-Sébastien Steyer Jean-Sébastien Steyer
Chercheur - Paléontologue

Jean-Sébastien Steyer est docteur en paléontologie, chercheur au CNRS et rattaché au Muséum national d'Histoire naturelle à Paris. Il est l'un des rares spécialistes qui étudient la vie sur Terre avant les dinosaures. Il travaille par ailleurs depuis bientôt une vingtaine d'années sur les reconstitutions d'espèces disparues. Auteur de nombreux articles scientifiques, ce passionné de vulgarisation publie régulièrement des ouvrages qui font rapidement référence comme La Terre avant les dinosaures (2009), Exquise planète (2014), ou encore Demain, les animaux du futur (2015). Il est également, entre deux expéditions paléontologiques aux quatre coins du globe, chroniqueur scientifique pour les revues Pour la science et Espèces.


Conférence : L'intelligence artificielle est-elle naturelle ?
Samedi 7 mai 2022, 16h - 16h45 — Amphi orange

L’IA est l’ensemble des champs disciplinaires dont le but est la réalisation de programmes simulant l’intelligence humaine. Elle est donc au cerveau ce que la robotique est à la main : une tentative de simulation pour résoudre des tâches (robota en tchèque ou task en anglais dans la définition de Marvin Lee Minsky). Même si selon John McCarthy (créateur du terme) l’IA relève plus du jeu (de logique, d’échec etc.) que du labeur, ce domaine reste finalement une extension du cerveau humain. Or ce cerveau a une histoire évolutive et contingente longue et complexe, de plusieurs centaines de millions d’années. Cette histoire, relevée par la paléontologie et la biologie du développement (embryologie), n’est pas souvent intégrée dans les études en IA – bien que le SIGEVO (Special Interest Group on Genetic and Evolutionnary Computation) s’y penche en partie. Mieux comprendre cette histoire permettrait de mieux simuler les interactions complexes du cerveau humain. C’est ce qui est proposé ici : nous plongerons dans l’océan des origines, il y a environ 505 millions d’années (Cambrien moyen), et nagerons avec Pikaia, sorte de limace de mer qui évoque les tous premiers « poissons » présentant un crâne (groupe des « Craniates »), comme c’est le cas de la myxine aujourd’hui (poisson sans mâchoire). En parallèle, l’embryologie nous indique que le crâne n’est qu’une vertèbre antérieure « implosée » comme un popcorn et protégeant ce nœud de neurones qu’est le cerveau. La boite crânienne regroupe aussi l’ensemble des bulbes sensoriels (olfactifs, visuels, nasaux) : l’intelligence, s’il fallait la définir, est aussi question de rapports à l’environnement et aux autres : céphalopodes, insectes sociaux, cétacés, chimpanzés, elle n’est plus ni le propre de l’homme ni même du cerveau puisqu’il y a des neurones dans nos intestins ! Finalement les mécanismes évolutifs en jeu dans l’histoire du cerveau des vertébrés (paléoneurologie) nous permettent de mieux comprendre ce qu’est l’intelligence… et de réaliser que nous tentons de modéliser un concept qui nous échappe.


Dédicace : Anatomie comparée des espèces imaginaires : de Chewbacca à Totoro
Samedi 7 mai 2022, 16h45 - 17h30
Dédicace : La Terre avant les dinosaures
Samedi 7 mai 2022, 16h45 - 17h30
Dédicace : Les Mondes Perdus - Une nouvelle préhistoire
Samedi 7 mai 2022, 16h45 - 17h30

Jérôme Waldispühl Jérôme Waldispühl
Professeur d'informatique

Jérôme Waldispühl est professeur d'informatique à l'Université McGill, où il mène des recherches en bio-informatique. Son champ d’expertise s’étend de la conception d’algorithmes pour la biologie structurale des ARNs jusqu’au développement de systèmes homme-machine massivement parallèles pour accélérer la découverte en biologie moléculaire. Avec la mise en ligne de Phylo DNA puzzles en 2010, il est l’un des pionniers de l'utilisation des jeux vidéo promouvant la participation directe du public dans l'analyse des données génomiques. Depuis 2020, il collabore avec MMOS, Gearbox Software et CCP games avec qui il a simultanément publié les jeux de sciences participatives Borderlands Science dans Borderlands 3 et Project Discovery 3 dans Eve Online. Ces initiatives ont réuni des millions de joueurs en ligne et générés des centaines de millions d’annotations pour la recherche sur le microbiome et le COVID-19. Jérôme Waldispühl est titulaire d'un doctorat en informatique de l'École Polytechnique (France). Avant de rejoindre McGill en 2009, il a été chargé de cours en mathématiques appliquées au Massachusetts Institute of Technology (2006-2009) et auparavant chercheur post doctorant dans le département de biologie du Boston College (2005-2006).


Conférence : L’IA permettra-t-elle de mobiliser l’intelligence collective des joueurs de jeux vidéo au service de la science et de la génomique ?
Jeudi 5 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi orange

Au cours de la dernière décennie, l’utilisation de jeux vidéo pour stimuler la participation des internautes dans l’analyse de données scientifiques est devenue une pratique courante. Cette approche est particulièrement attrayante en biologie moléculaire et cellulaire quand il s’agit de classer ou identifier des motifs présents dans les données génomiques qui ne peuvent pas être déterminés précisément par des algorithmes classiques. Toutefois, cette approche se heurte à des problèmes de mise à l’échelle avec l’augmentation continue de la taille des données à traiter. Une solution consiste à intégrer ces activités scientifiques dans des jeux vidéo grand public afin d’assurer une participation massive et de capitaliser sur des techniques d’apprentissage machine pour exploiter et automatiser l’intelligence collective des participants. Nous illustrons ces concepts avec le projet de science participative Borderlands Science conduit en collaboration avec Gearbox Software, MMOS, et l’Université de Californie à San Diego, avec le support de Génome Canada et Génome Québec. Borderlands Science est un puzzle de type Tétris intégré au populaire jeu vidéo Borderlands 3. En moins d’un an, l’initiative a réuni plus de 2 millions de participants et collecté 80 millions de solutions qui permettront d’accélérer la recherche sur le microbiome humain.

Jian Tang Jian Tang
Chercheur en apprentissage profond

Jian Tang est professeur adjoint au département des sciences de la décision à HEC Montréal, ainsi que membre académique principal à Mila, l’Institut Québécois d’Intelligence Artificielle. Il est titulaire d'une chaire de recherche en IA Canada - CIFAR. Ses principaux intérêts de recherche sont l'apprentissage en profondeur, apprentissage par renforcement, apprentissage par représentation graphique, compréhension du langage naturel, systèmes de recommandation et découverte de médicaments. Au cours de son doctorat, il a reçu le prix du meilleur article lors de la conférence ICML 2014 ; en 2016, il a été nommé pour le prix du meilleur article lors de la conférence sur l'exploration des données World Wide Web ; en 2020, il a reçu le prix Amazon and Tencent Faculty Research Award. Il est l'un des chercheurs les plus représentatifs dans le domaine de l'apprentissage de la représentation des graphes et a publié un ensemble de travaux représentatifs dans ce domaine tels que les algorithmes LINE et RotatE. L’algorithme qu’il a développé sur l'apprentissage de la représentation des nœuds, LINE, a été largement reconnu et est le papier le plus cité à la conférence WWW entre 2015 et 2019. Récemment, son groupe vient de publier une plateforme libre-d’accès pour la découverte de médicaments appelé TorchDrug, visant à rendre les logiciels et les bibliothèques de découverte de médicaments d'IA librement disponibles pour la communauté de recherche. Il est arbitre sénior pour les conférences ICML et NeurIPS.

Joé T. Martineau Joé T. Martineau
Professeure adjointe d'éthique organisationnelle

Joé T. Martineau est professeure adjointe d'éthique organisationnelle au Département de management à HEC Montréal. Ses intérêts de recherche, d’enseignement et d’intervention en organisation portent sur les questions d’éthique et de gouvernance touchant les organisations privées, publiques et du secteur de la santé. Ses travaux l’ont notamment menée à réfléchir à la composition et l’efficacité des programmes d’éthique et à la diversité des pratiques de gestion éthique dans les organisations, aux différents facteurs qui influencent la réflexion et le comportement éthiques des acteurs organisationnels, ainsi qu’aux enjeux éthiques liés à la transition numérique et au développement et au déploiement de l’intelligence artificielle en organisation. Elle est membre associé de l’Unité de recherche en éthique pragmatique de la santé, Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), membre régulier de l’Institut d’éthique appliquée (IDÉA), Université Laval, et membre régulier de l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA).


Conférence : Quels sont les enjeux éthiques liés au développement et au déploiement de l’IA en santé?
Vendredi 6 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi rouge

Les applications d’intelligence artificielle en santé offrent de nombreux bénéfices potentiels, mais génèrent aussi des risques et soulèvent plusieurs enjeux éthiques. En effet, l’évolution rapide des technologies d’intelligence artificielle, l’incertitude quant à leurs impacts sur les individus et sur nos sociétés, ainsi que le manque de réglementation les encadrant, imposent une réflexion profonde sur les enjeux éthiques que le développement de systèmes d’intelligence artificielle (SIA) soulève, ainsi que sur notre positionnement face à leur utilisation et leur déploiement dans le milieu dans la santé. Dans le cadre de cette conférence, nous aborderons les enjeux éthiques liés à l’exploitation de données massives nécessaires à l’entrainement des algorithmes de l’IA. Ensuite, nous présenterons les principaux enjeux éthiques liés au développement et à l’utilisation des SIA en santé, en abordant la façon dont ces systèmes impactent nos vies ainsi que l’environnement physique et social dans lequel nous vivons.

Joseph Adrien Emmanuel Demes Joseph Adrien Emmanuel Demes
Doctorat en Santé Publique

Le Dr Demes est médecin et professeur à la faculté de médecine et de pharmacie. Il enseigne l'évaluation de l'intervention et l'analyse des politiques publiques (post-gradué), l'épidémiologie et la gestion de la qualité (pré-service). Le Dr Demes a obtenu son diplôme de maîtrise en santé publique à l'Institut de médecine tropicale Prince Léopold (Belgique, Anvers). Il vient de terminer son doctorat en santé publique à l'Université de Montréal, au Canada. Il a plus de 16 ans d'expérience professionnelle (Afrique, Haïti). Ses recherches portent sur les facteurs qui influencent la mise en œuvre d'initiatives d'amélioration continue de la qualité. Il s'intéresse aux évaluations rigoureuses des interventions sanitaires, à la science de la mise en œuvre et à l'analyse des politiques publiques.

Joséphine Jobard Joséphine Jobard
Illustratrice

Son bac littéraire en poche, Joséphine intègre l’École Boulle en 2016. Après trois années d’études, elle vient tout juste, à 21 ans, d'obtenir son diplôme des métiers d’art en sculpture sur bois, avec un projet innovant mêlant ombres et sculpture. Du dessin académique aux bandes dessinées, en passant par les carnets de croquis et de voyage, l’illustration occupe une place importante dans son quotidien.

Julie Hlavacek-Larrondo Julie Hlavacek-Larrondo
Astrophysicienne

La professeure Julie Hlavacek-Larrondo est une experte de renommée internationale dans l’étude des trous noirs supermassifs. Professeure agrégée au Département de physique de l’Université de Montréal, ses travaux ont eu des répercussions majeures dans la compréhension de la coévolution des galaxies et des trous noirs. Après avoir complété ses études de baccalauréat et de maîtrise à l’Université de Montréal, Julie Hlavacek-Larrondo a obtenu un doctorat en astrophysique à University of Cambridge. Elle a ensuite fait un stage postdoctoral à Stanford University en tant que boursière Einstein de la NASA. En plus d’être lauréate d’une panoplie de prix d’excellence en recherche, dont une Chaire de recherche du Canada, Julie Hlavacek-Larrondo s’est vue octroyer, à titre de chercheuse principale, du temps d’utilisation sur les plus grands télescopes du monde. Elle est aussi une ardente défenseuse de la diversité et a notamment cofondé le projet Parité sciences.


Conférence : L’IA sera-t-elle capable de voir l’invisible, de percer l’insondable, de rapprocher l’infini ?
Samedi 7 mai 2022, 16h45 - 17h30 — Amphi mauve

Qu’est-ce qui est invisible, mais peut être vu ? Qu’est-ce qui semble insondable, mais que nous réussissons à percer à jour ? Qu’est-ce qui est infiniment petit, mais peut affecter l’infiniment grand ? Ne laissez pas le nom vous tromper : les trous noirs ne sont pas que de l’espace vide. Ce sont les objets les plus étranges et les plus fascinants de l’Univers, si étranges qu’Einstein lui-même ne crut pas en leur existence. Pourtant, il est maintenant établi, hors de tout doute, que les trous noirs existent et qu’ils jouent un rôle fondamental dans l’Univers. Remplis d’une quantité d’énergie exceptionnelle, ils peuvent facilement et rapidement détruire des galaxies entières. Cette conférence se concentrera sur les trous noirs les plus massifs de l’Univers, les titans parmi les géants, et présentera les découvertes les plus récentes sur ces objets. Elle montrera le rôle révolutionnaire que l’IA est en train de jouer en astrophysique observationnelle et plus particulièrement en astrophysique des trous noirs, contribuant ainsi irrévocablement à l’expansion de l’univers du possible.

Julie Payette Julie Payette
Astronaute

En tant qu’astronaute, 1992 à 2011, Julie Payette a effectué deux missions dans l'espace, a occupé pendant plusieurs années le poste de CAPCOM au Centre de contrôle des missions de la NASA et a été astronaute en chef pour l'Agence spatiale canadienne. Elle a ensuite contribué à l'élaboration de politiques publiques et à la promotion des sciences et des technologies. De 2011 à 2016, elle fut chercheuse au Woodrow Wilson Center à Washington DC et PDG du Centre des sciences de Montréal. Elle a également siégé à de nombreux conseils d'administration de sociétés publiques et d'organismes à but non lucratif, a été membre de la commission des femmes dans le sport du Comité international olympique et a produit des capsules de vulgarisation scientifique sur Radio-Canada. Julie Payette a été la 29e gouverneure générale du Canada de 2017 à 2021. Elle est membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec et de l'Académie internationale d'astronautique. Elle a obtenu un baccalauréat en génie électrique de l'Université McGill et une maîtrise en génie informatique de l'Université de Toronto. Julie Payette a reçu de nombreuses distinctions et détient 28 doctorats honorifiques. Elle est Chevalier de l'Ordre national du Québec et Compagnon de l'Ordre du Canada.


Table ronde : L’IA pourrait-elle prendre des décisions à la place des centres de contrôle ou de l’astronaute ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h45

Les astronautes doivent accorder une confiance totale à la programmation de leurs vols, qui inclut de nombreuses procédures d’autocontrôle pour se corriger elle-même, et des dispositifs d’alerte pour demander une intervention humaine. Nous assistons désormais à des vols entièrement automatisés avec des passagers-touristes sans compétence spécifique. L’intervention humaine est toujours possible, mais dans une certaine mesure seulement, en cas d’imprévu et l’intelligence humaine demeure alors assistée par l’IA. Les astronautes sont formés pour prendre éventuellement totalement le contrôle programmatique en cas d’accident majeur, tel qu’un incendie, une dépressurisation, une panne, le heurt d’un déchet spatial. Cela s’est déjà produit. Feraient-ils confiance aveuglément à une intelligence artificielle ?

Julien Crowe Julien Crowe
Directeur principal, Intelligence artificielle

Leader du secteur des technologies et de l’intelligence artificielle depuis plus de 15 ans, Julien a joint la Banque Nationale en 2016. Il a contribué à la transformation de la culture analytique de plusieurs grandes organisations québécoises dans les secteurs de la finance et de la santé, en parallèle à l’implémentation de partenariats académiques-industriels de recherche appliquée en intelligence numérique. Julien est titulaire d’un doctorat de HEC Montréal et membre du comité aviseur des programmes de formation de pointe Fin-ML et SE4AI.


Conférence : Comment rendre une organisation prête pour l'IA ?
Vendredi 6 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi mauve

Les méthodologies d'apprentissage automatique et de DevSecOps largement reconnues et utilisées pour pousser les systèmes d'IA en production ne sont pas une recette à 100% fiable pour le succès. Nous expliquerons comment la gestion du changement, une approche d'apprentissage continu et une forte culture de collaboration, peuvent être beaucoup plus importantes que les cadres techniques de pointe pour réussir le déploiement en production. Nous illustrerons cette réalité à travers deux dimensions : (1) l'intégration de plateformes de livraison de logiciels pour mettre à l'échelle le déploiement de nouvelles applications métier et (2) le déploiement des applications métier elles-mêmes, telles qu'une série d'applications de dialogue et un modèle de risque d'apprentissage automatique polyvalent. Nous conclurons cet exposé en soulignant les domaines clés dans lesquels il existe une marge de progression pour continuer à accroître l'appropriation réussie des logiciels d'IA par les entreprises.

Juvenal Bosulu Juvenal Bosulu
Doctorant en sciences humaines appliquées

Juvenal Bosulu est étudiant au doctorat à l'Université de Montréal. Son doctorat est interdisciplinaire et ses recherches portent sur les substrats neuronaux pour distinguer les besoins et les désirs. Comment ces états attribuent de la valeur aux stimuli, contrôlent la sélection des choix/actions et comment ils contribuent au comportement (motivation). Juvenal utilise des outils méta-analytiques d'IRMf pour trouver les différences et les similitudes entre les besoins et les désirs, ainsi que le cadre computationnel de l'apprentissage par renforcement (Reinforcement Learning) pour voir comment les stimuli liés au besoin versus désir sont évalués, afin d’influencer la sélection des choix et actions. Juvenal Bosulu a une formation économique, suivie à la suite de son baccalauréat et de sa maîtrise.

Karim Benyekhlef Karim Benyekhlef
Directeur du Laboratoire de cyberjustice

Karim Benyekhlef est professeur à la Faculté de droit de l’Université de Montréal depuis 1989. Il est détaché au Centre de recherche en droit public depuis 1990 et en a assuré la direction de 2006 à 2014. Il a assuré la direction du Regroupement stratégique Droit, changements et gouvernance, regroupant une cinquantaine de chercheurs, de 2006 à 2014. Il fut aussi directeur scientifique du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM) de 2009 à 2012. Il assure actuellement la direction du Laboratoire de cyberjustice, qu’il a fondé en 2010. Le Laboratoire de cyberjustice a obtenu en 2015 le Prix Mérite Innovation du Barreau du Québec. Il est titulaire de la Chaire de recherche LexUM en information juridique depuis octobre 2014. Il a reçu en 2016 la distinction Advocatus Emeritus (Avocat émérite) du Barreau du Québec. Il a été le titulaire 2019-2020 de la Chaire d’excellence Alexandre Koyré. Il est co-responsable de l’Axe Droit, cyberjustice et cybersécurité à l’OBVIA (Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique). Il dirige maintenant le projet «Autonomisation des acteurs judiciaires par la cyberjustice et l’intelligence artificielle» (Projet AJC) dans le cadre du programme de partenariat du CRSH (2018-2025). Ce projet vise à mettre l’intelligence artificielle (IA) au service des justiciables et des acteurs judiciaires afin d’accroître l’accès à la justice. AJC réunit, pour 7 ans, une équipe multidisciplinaire et internationale composée de plus de 50 chercheurs et de 42 partenaires représentant des centres de recherche, des institutions publiques, des professionnels du droit, des représentants de la société civile et des acteurs du secteur privé.


Conférence : Existe-t-il un juste usage et une réelle utilité de l'IA en justice ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h45 - 11h30 — Amphi mauve

Les promesses de l’IA sont nombreuses et relèvent parfois plus du marketing (économie de la promesse) que de la réalité. Qu’en est-il de l’apport de l’IA dans le champ de la justice? L’expression «intelligence augmentée» apparaît plus juste dans le champ de la justice. En effet, il s’agit plus d’assister le justiciable ou le professionnel que de se substituer aux décideurs, ainsi que l’illustre l’image chimérique et absurde du juge-robot. Les outils numériques peuvent contribuer à un meilleur accès au droit par des agents conversationnels, par exemple, et à faciliter, dans certains cas, l’accès à la justice, en particulier par le biais des plateformes de résolution en ligne des conflits. Dans tous ces cas, la tâche est difficile car le droit ne se laisse pas facilement encapsuler dans des formules algorithmiques. La sensibilité du droit au contexte socio-économique, voire politique, le rend évolutif et parfois difficilement saisissable et ces caractéristiques sont loin d’être des défauts. Une fois ces caractéristiques prises en compte et soupesées, l’intelligence augmentée peut contribuer à l’accès au droit et à la justice et ainsi faire œuvre utile.

Karim Jerbi Karim Jerbi
Chercheur en neurosciences

Karim Jerbi est professeur au département de psychologie de l'Université de Montréal. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurosciences computationnelles et en neuroimagerie cognitive et dirige UNIQUE, le centre de recherche québécois en neuro-IA. Il est membre du Collège des nouveaux chercheurs, artistes et scientifiques de la Société royale du Canada. Il a obtenu un doctorat en neurosciences cognitives et imagerie cérébrale de l'Université Pierre & Marie Curie à Paris et un diplôme d'ingénieur biomédical de l'Université de Karlsruhe (Allemagne). Ses recherches se situent au carrefour des neurosciences cognitives, computationnelles et cliniques. Les recherches multidisciplinaires menées dans son laboratoire combinent la magnétoencéphalographie (MEG), l'électroencéphalographie (EEG) du cuir chevelu et intracrânienne avec le traitement avancé des signaux et l'analyse des données, y compris l'apprentissage automatique. Plusieurs projets en cours dans son laboratoire utilisent des enregistrements cérébraux électrophysiologiques pour examiner les changements dans les propriétés dynamiques des réseaux cérébraux à grande échelle dans divers états de conscience, de comportement dirigé vers un but et de prise de décision. Le Dr Jerbi s'intéresse également de près à la convergence entre l'IA, la science du cerveau, la créativité et l'art.


Conférence : La neuro-IA est-elle la prochaine révolution scientifique et technologique ?
Samedi 7 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi orange

L'intelligence artificielle (IA) est apparue à l'origine comme un défi conceptuel (pouvons-nous construire des machines qui pensent comme des humains ?) aux implications technologiques, scientifiques et philosophiques radicales. Bien qu'inspirées au départ par les connaissances sur l'architecture et les unités fonctionnelles élémentaires du cerveau, ces dernières années ont vu des méthodes telles que les réseaux neuronaux artificiels devenir un domaine florissant en soi, avec peu d'apports de la science du cerveau de pointe. En effet, la plupart des succès récents de l'IA sont dus à des algorithmes toujours plus complexes qui tirent parti de la disponibilité de quantités de données et d'une puissance de calcul en augmentation exponentielle. Cependant, malgré sa complexité croissante, l'IA actuelle est encore loin d'atteindre des performances de niveau humain pour la plupart des applications. Par exemple, pour de nombreuses tâches, les algorithmes complexes d'apprentissage automatique hautement entraînés n'atteignent toujours pas les performances d'enfants humains peu ou pas exposés à la tâche. Il existe aujourd'hui un consensus croissant sur le fait que le prochain changement de paradigme dans l'IA dépendra essentiellement de recherches conjointes innovantes sur l'intelligence biologique et l'intelligence artificielle, ouvrant la voie à la prochaine génération d'algorithmes d'IA qui atteindront une intelligence de niveau humain. Parallèlement, les synergies Neuro-AI améliorent les approches axées sur les modèles et sur les données dans la recherche sur le cerveau. Par conséquent, en élargissant notre compréhension des principes qui régissent l'intelligence naturelle, nous devenons plus aptes à concevoir des systèmes d'IA qui résolvent des problèmes similaires, et vice-versa.

Karine Gentelet Karine Gentelet
Professeure agrégée au Département des sciences sociales

Karine Gentelet est titulaire de la Chaire Abeona-ENS-Obvia en intelligence artificielle et justice sociale et Professeure agrégée au Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Ses intérêts de recherche et ses publications portent sur la reconnaissance des droits des Peuples autochtones, les usages de la technologie numérique et l’intelligence artificielle au service de la justice sociale, l’éthique de la recherche en contexte autochtone et la responsabilité sociale des chercheurs. Elle co-responsable d’un axe de recherche sur les relations internationales, l’action humanitaires et les droits humains au sein de l’OBVIA.


Conférence : La participation des citoyens peut-elle améliorer le respect des droits humains ?
Samedi 7 mai 2022, 16h45 - 17h30 — Amphi rouge

Les usages croissants des technologies d’IA engendrent des modifications au niveau de la dynamique sociétale. Les personnes et leurs expériences sont transposées dans des espaces au sein desquels les interactions sociales, le partage des pouvoirs, les processus de reddition de compte et de consultation doivent être repensés. La participation des personnes et groupes affectés par les technologies d’IA à la gouvernance est maintenant devenue indispensable d’un point de vue démocratique et de justice sociale. Leur participation est aussi fondamentale pour limiter et contrôler les biais et discriminations liés aux technologies d’IA de leurs conceptions à leurs usages[1]. Tous expriment le besoin, voire l’urgence, d’être non seulement consultés, mais inclus dans les modes de gouvernance puisqu’ils sont, en substance, les premiers affectés par ces technologies développées et mises en œuvre sans leurs expertises et leurs savoirs expérientiels tels qu’eux-mêmes se les représentent.

Kimberling Toro Kimberling Toro
Doctorante en sciences de l’éducation

Kingberling Toro est doctorante de deuxième année en sciences de l’éducation au sein du département de psychopédagogie et andragogie. Elle s’intéresse aux interactions en ligne chez les étudiants ayant un trouble du spectre de l’autisme dans un contexte de co-modalité. Elle a obtenu un baccalauréat en littérature hispanique à l’université Concordia et une maitrise en sciences de l’éducation à l’université de Montréal. Elle est maintenant conseillère pédagogique au collégial, mais lorsqu’elle était enseignante de langues au secondaire et en formation pour adultes, elle a observé qu’il y avait un besoin grandissant de soutenir les apprenants ayant un TSA, notamment lorsque les cours se donnent en ligne.

Kulbir Kaur Ghuman Kulbir Kaur Ghuman
Chercheure dans le domaine des matériaux

Kulbir Kaur Ghuman est une chercheuse, récemment nommée professeure adjointe à l'Institut national de la recherche scientifique, Centre Énergie Matériaux Télécommunications (INRS-EMT) et titulaire d'une chaire de recherche du Canada de niveau 2 sur la conception computationnelle des matériaux pour les applications énergétiques et environnementales. Elle dirige également le laboratoire Insilico Matters, équipé de logiciels et d'une infrastructure de calcul de pointe, qui se consacre à la compréhension des fondements théoriques du comportement des matériaux complexes et des réactions chimiques. Elle a établi plusieurs relations structure-propriété et mécanismes novateurs pour optimiser les matériaux des piles à combustible et concevoir des catalyseurs efficaces indispensables pour atténuer le changement climatique. Son influence dans le domaine de la science computationnelle des matériaux est démontrée par ses publications dans des revues de premier ordre telles que Nat. Comm., Chem. Rev. Soc., Energy Environ. Sci. et Adv. Energy Mater. Actuellement, elle est également à la tête d'un consortium récemment établi à l'INRS-EMT, le " Computational Energy Materials Design Infrastructure (CEMDI) ", qui aspire à rassembler des ingénieurs, des spécialistes des matériaux, des spécialistes des sciences sociales et des industriels afin de favoriser l'innovation dans le domaine de la recherche sur les matériaux énergétiques.


Conférence : L'IA peut-elle résoudre le problème du changement climatique ?
Vendredi 6 mai 2022, 14h30 - 15h15 — Amphi rouge

La lutte contre le changement climatique est l'un des défis les plus redoutables auxquels l'humanité est confrontée en ce siècle. Cet important défi sociétal à l'échelle mondiale pourrait être résolu si nous parvenions à trouver des matériaux durables, efficaces et abordables nécessaires aux technologies d'énergie propre à émission zéro. Par conséquent, de nombreuses nations et leurs scientifiques/institutions visent à découvrir des matériaux à haute performance. Cependant, l'analyse expérimentale et informatique traditionnelle pourrait évidemment prendre des siècles pour de telles découvertes. Dans ce contexte de catastrophe imminente liée au changement climatique, la découverte à grande vitesse de matériaux énergétiques pourrait être résolue par l'intelligence artificielle, comme le reconnaissent de nombreux experts dans le monde. Ceux qui ont réussi à synthétiser les matériaux requis en utilisant les concepts et les principes de la chimie et de la physique se demandent toujours si une compréhension profonde des mathématiques est suffisante pour conquérir le monde de la découverte des matériaux ? L'IA peut-elle accélérer la découverte des matériaux énergétiques verts qui sont historiquement découverts par accident ou par des projets de recherche bien structurés dans les laboratoires de chimie, de physique et de science des matériaux ?

Laetitia Crémona Laetitia Crémona
Adjointe à la vice-rectrice

Laetitia Crémona (PhD, Sorbonne Nouvelle) travaille depuis près de 15 ans en gestion de la recherche à l’Université de Montréal. Ses différents mandats pour le Vice-rectorat à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation l’ont amenée à coordonner, développer et mettre en place de nombreux projets stratégiques. En 2017, elle a notamment coordonné les activités du Comité d’orientation visant à déterminer la Stratégie pour l’essor de l’écosystème québécois en Intelligence artificielle et a activement participé à la conception de la nouvelle gouvernance du Mila. Elle a travaillé à la mise sur pied du Centre d’innovation technosociale Inven_T, dont elle a été responsable de 2019 à 2021, et a contribué, à ce titre, à la promotion de la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’IA. Au cours de la dernière année, elle a préparé le nouveau Plan d’action Recherche, Découverte, Création et Innovation 2022-27 de l’UdeM. Par ailleurs, elle est l’autrice de plusieurs articles universitaires sur la littérature moderniste, l’histoire et le cinéma ; elle a récemment co-édité, avec Amar Acheraiou, Joseph Conrad and Ethics (2022), distribué par Columbia University Press.

Lapin Lapin
Artiste

Héritier d’une culture classique, Lapin évolue dans un environnement influencé par son père architecte, peintre de l'Air passionné par le Pop Art. Il embrasse tôt la vie active à Paris, fait ses expériences artistiques en autodidacte à travers des voyages. Il brise les barrières entre les pratiques nobles et profanes pour établir son propre cadre de création, dans lequel il évolue en toute liberté. Il ne voit pas de frontière entre Nature et Technologie, il cherche à dépeindre le lien qui unifie toute chose à travers son avatar, le Lapin. Ce personnage parle de l’Homme, privé de son cadre culturel, s'exprimant via ses postures et ses émotions. C’est sous l'emblème de cet animal, qui permit à Fibonacci de découvrir le nombre d'Or, que Charles continue sa quête d’une formule pour unifier le Tout, la tragédie et le ridicule de nos vies, leurs correspondances à toutes les échelles du cosmos.

Laurence Honnorat Laurence Honnorat
Présidente d'Innovaxiom

Après une formation en sciences physiques, au management et à la communication puis quinze années d'expérience dans l'industrie, Laurence Honnorat préside Innovaxiom, fondée en 2007. Innovaxiom, société de conseil en stratégie, construit et met en œuvre des projets en sciences. Laurence Honnorat est aussi à l'origine de la création en 2012 de Innovaxiom Corp, basée à Boston. Elle est co-fondatrice de la fondation Out Of Atmosphere en faveur de l'exploration spatiale. Laurence crée en 2016 Weneedyourbrain.com, réseau de conférenciers scientifiques et en 2017 Icedmoment.com, exposition de collections photographiques en ligne. En 2018, elle lance TimeWorldEvent.com, congrès mondiaux en science et en 2020, l’association d’intérêt général Ideasinscience.org en échos à la chaine YouTube éponyme, crée en 2011 et dont elle est la productrice. Laurence Honnorat intervient en tant que conseil en stratégie, notamment dans l'industrie, sur des questions liées à l'anticipation et dans l'enseignement supérieur où elle aborde les thèmes de l'émergence des idées, de la communication et du management de projet. En 2019, elle reçoit le prix Alexandre Ananoff de la Société Astronomique de France pour ses actions en faveur de la valorisation de la culture spatiale.


Conférence : Conférence d'ouverture
Jeudi 5 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi bleu

Laurence Perreault Levasseur Laurence Perreault Levasseur
Astrophysicienne

Laurence Perreault Levasseur est astrophysicienne. Elle est professeure adjointe à l'Université de Montréal, membre de Mila et chercheuse invitée au Center for Computational Astrophysique de l'institut Flatiron. Elle se spécialise dans le développement et l'application de méthodes encrées dans l'intelligence artificielle et l'apprentissage profond aux données astrophysiques. Elle a complété son doctorat à l'Université Cambridge, où elle a mené des travaux sur l'application de la théorie quantique des champs hors équilibres au formalisme de l'inflation cosmique. Elle a ensuite joint l'Université Stanford en tant que KIPAC Fellow, puis l'institut Flatiron à New York en tant que Flatiron Research Fellow, où elle ses recherches se sont centrées sur la cosmologie et en particulier le développement de nouvelles techniques d'apprentissage automatique pour l'analyse de données et la contrainte de paramètres cosmologiques.


Conférence : L'intelligence artificielle est-elle appelée à transformer notre compréhension de l'Univers ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h45 - 11h30 — Amphi orange

Bien que le modèle de concordance en cosmologie, appelé le modèle standard de la cosmologie ou encore le modèle Lambda CDM inflationnaire, ait connu un immense succès au cours des dernières décennies en termes de prédictions à une vaste gamme d'échelles de temps et d'espace, la nature de ses trois composantes principales, soit la nature de l'inflation, la matière noire, et l'énergie sombre, demeure toujours élusive. Dans la prochaine décennie, un grand nombre de nouveaux observatoires et de grands relevés du ciel entreront en opération pour tenter de lever le voile sur la nature et les propriétés de ces composantes mystérieuses. Bien que porteurs de grandes promesses de découvertes, le volume de données produits par ces nouveaux observatoires sera sans précédent et dépassera nos capacités d'analyse actuelles. Pour permettre de lever le voile sur les mystères parmi les plus grands mystères restant en cosmologie, un moteur de découverte surprenant semble émerger: l'intelligence artificielle.

Lena Simine Lena Simine
Professeure de chimie

Lena Simine est professeure adjointe au département de chimie de l'Université McGill. Elle a obtenu son doctorat en 2015 à l'Université de Toronto, a effectué un travail postdoctoral à l'Université Rice et a lancé un groupe indépendant en 2019 à l'Université McGill. Le groupe Simine travaille à l'intersection de la chimie théorique et computationnelle, de la biophysique et de la science des matériaux. En combinant des techniques de calcul traditionnelles avec de nouvelles méthodes d'intelligence artificielle et d'apprentissage automatique, elle vise à s'attaquer à des problèmes difficiles et impactants de manière intellectuellement passionnante. Ses recherches sont actuellement soutenues par le CRSNG, le FRQNT, le CNRC et la FCI-JELF. Elle est membre de l’équipe de recherche "IA pour la découverte de matériaux et molécules" financée par IVADO.


Table ronde : Que manque-t-il à l’IA aujourd’hui ?
Jeudi 5 mai 2022, 13h45

Le domaine de l’intelligence artificielle a traversé des périodes difficiles, notamment connues sous le nom d'« hivers de l'IA ». Mais durant la dernière décennie, nous avons assisté à une remontée spectaculaire, grâce à de nouveaux moyens combinés à des avancées scientifiques et technologiques. L’IA est aujourd'hui perçue comme une technologie habilitante, susceptible d'avoir de l'impact dans de très nombreux domaines. Elle est souvent comparée aux technologies qui ont alimenté les révolutions industrielles. Bien que de plus en plus d'applications concrètes de l'IA existent, la recherche dans le domaine est loin de s"achever. Dans quels domaines l’IA n’a-t-elle pas encore été exploitée à son plein potentiel ? Au niveau plus fondamental, quelles sont les limites des approches actuelles ? Quelles sont les voies prometteuses en recherche et quels sont les obstacles qui semblent insurmontables ? En somme, que manque-t-il à l’IA aujourd’hui ?

Loïc Kevin Kouatchet Ziemi Loïc Kevin Kouatchet Ziemi
Etudiant en géographie environnementale

Loïc Kevin Kouatchet Ziemi est étudiant en deuxième année en géographie environnementale de l’université du Québec à Trois-Rivières. Il est membre du Comité étudiant (CIRÉ) du Conseil supérieur de l'éducation du Québec. Il est fasciné par l’économie du don de soi et de la connaissance, l'entrepreneuriat, les sciences, l'art et les humains. Loïc est aussi animateur de Balado et journaliste et chroniqueur étudiant. Il aime, à travers ses implications, présenter des images des sujets qu'il aborde dans le but d’instaurer un débat constructif.


Table ronde : Comment rendre l'IA vraiment démocratique ?
Samedi 7 mai 2022, 10h45

Le dialogue autour de l'intelligence artificielle demeure encore trop élitiste. Termes complexes, débats d'experts, questionnements éthiques entre académiques... Mais comment replacer l'IA et les données au cœur d'un échange pluraliste, réellement ouvert et accessible pour le plus grand nombre ? La table ronde organisée par les Fonds de recherche du Québec réunira des citoyennes et des citoyens pour entamer un nouveau départ autour du dialogue sur l'IA et les données. Comment s'assurer que des populations diverses comprennent les fondements de l'IA, leurs impacts et leurs enjeux ? Comment garantir que ces technologies sont développées en réponse aux besoins des personnes et des communautés et au service de l'intérêt public ? Quelles sont les bonnes pratiques pour soutenir la participation effective des citoyennes et des citoyens aux projets de valorisation des données ? Voici quelques-unes des questions qui viendront alimenter les discussions de cette table ronde et les échanges avec le public.

Louis-Pascal Xhonneux Louis-Pascal Xhonneux
Doctorant en apprentissage profond

Louis-Pascal Xhonneux a fait sa licence et sa maîtrise en informatique à l'Université de Cambridge. Sa thèse de maîtrise portait sur la classe de complexité BGP en complexité computationnelle. Il est actuellement étudiant en troisième année de doctorat auprès du professeur Jian Tang et travaille sur les réseaux neuronaux graphiques, plus particulièrement sur la découverte de médicaments et le raisonnement algorithmique. Il a précédemment effectué un stage auprès du Dr Eoin McKinney et a travaillé sur la modélisation du diabète de type I chez les enfants.


Conférence : L'apprentissage profond géométrique aide-t-il à la découverte de médicaments ?
Jeudi 5 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi mauve

La découverte de médicaments est un processus très long et coûteux. Cela prend en moyenne plus de 10 ans et coûte 2,5 milliards de dollars pour développer un nouveau médicament. L'intelligence artificielle a le potentiel d'accélérer considérablement ce processus de découverte de médicaments en extrayant des preuves à partir d'une énorme quantité de données biomédicales. Cette démarche pourrait révolutionner l'ensemble de l'industrie pharmaceutique. L'apprentissage de la représentation des graphes et l'apprentissage profond géométrique - sont des sujets en plein essor dans la communauté de l'apprentissage automatique et de l'exploration de données. L'apprentissage profond pour les données structurées en graphes et en 3D offre de réelles opportunités pour la découverte de médicaments. Nombreuse sont les données qui sont représentées sous forme de graphes ou de structures 3D (par exemple, les molécules, les protéines, les graphes de connaissances biomédicales). Dans cet exposé, seront présentés les progrès récents en matière d'apprentissage profond géométrique pour la découverte de médicaments, ainsi qu'une plateforme d'apprentissage automatique à code source ouvert récemment publiée pour la découverte de médicaments, appelée TorchDrug.

Louise Delange Louise Delange
Illustratrice

Dès son enfance Louise est guidée par le travail manuel et la pratique du dessin. Elle entre à l’École Boulle en 2016 où elle se forme pendant trois ans, obtenant en juillet dernier son diplôme de menuiserie en siège. Aujourd’hui elle poursuit son désir d’apprentissage et d’expérience par une formation en moulage et modelage tout en développant des projets personnels autour du dessin, de la céramique, de la botanique… en portant un oeil curieux sur les sciences savantes et du quotidien.

Louisiane Gauthier Louisiane Gauthier
Vice-présidente - Espace Hubert-Reeves en Charlevoix

Louisiane Gauthier est psychologue clinicienne auprès des enfants aux Centres Jeunesse de Montréal et témoin-expert auprès des tribunaux durant plus de 35 ans. Pendant deux ans, elle a été Directrice générale du Musée maritime de Charlevoix. Louisiane est actuellement très impliquée dans divers conseils d’administration. Elle préside le Conseil d’administration de Vision Diversité, dont la mission est d’œuvrer en faveur de la diversité artistique. Elle est la vice-présidente de l’Observatoire de la géosphère de Charlevoix et responsable du développement de l’Espace Hubert-Reeves-en Charlevoix. Louisiane Gauthier est membre du conseil d’administration de l’École Les Petits Violons et Ensemble musical Jean Cousineau, école privée formant à l’exécution orchestrale. En 2007, Louisiane est récipiendaire de trois Prix : le Prix d'Excellence pour « la constance dans la contribution et l’engagement personnel » remis par le Conseil multidisciplinaire des Centres jeunesse de Montréal ; le Prix Professionnel de l’Ordre des Psychologues du Québec 2001 et le Prix de la Ligue de Bien-Etre Canada pour la défense des droits des enfants.

Luc Courchesne Luc Courchesne
Artiste et professeur

Luc Courchesne est un pionnier de la création numérique. Des portraits interactifs aux expériences immersives, il crée des œuvres innovantes et engageantes qui lui ont mérité des récompenses prestigieuses comme le Prix du Gouverneur Général en arts médiatiques (2021), le Prix Paul-Émile Borduas 2019 (Prix du Québec), le Grand Prix de la Biennale de l’ICC à Tokyo en 1997 ainsi qu’un Award of Distinction d’Ars Electronica (1999) à Linz en Autriche. Ses œuvres font partie de grandes collections et ont fait l’objet d’environ 180 expositions à travers le monde. Diplômé du Nova Scotia College of Art and Design en 1974, puis du Massachusetts Institute of Technology en 1984, il a été l’élève d’Anthony Mann, de Michael Snow et d’Otto Piene. Il est un membre fondateur de Société des arts technologiques (SAT), professeur honoraire à l’Université de Montréal, chargé de studio à l’Université McGill et membre de l’Académie royale des arts du Canada. C’est la Galerie Pierre-François Ouellette art contemporain qui le représente.


Conférence : Où habitez-vous ?
Vendredi 6 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi rouge

Imaginez que le travail de mise relation et en espace des données d’un corpus est pris en charge par des algorithmes capables de structurer, d’organiser et de disposer un grand nombre d’éléments, que ces scénographies d’éléments peuvent être évolutives, qu'elles se réorganisent en temps réel sous vos yeux… Imaginez le plaisir d'observer de l’intérieur ce qui se passe. Ça serait comme si on venait à nouveau au monde, qu’on migrait vers des territoires non cartographiés, dans des théâtres de mémoire et de connaissances inédits, au coeur de modèles ontologiques émergents, où tisser de nouveaux récits identitaires. Imaginez enfin un croisement entre la Bibliothèque de Babel de Jorge Luis Borges et le Mertzbau de Kurt Schwitters. Le projet Ontologies éphémères : génération algorithmiques de mondes explorables ambitionne de faire apparaître des formes nouvelles de mise en espace et d’expériences immersives rétroactives qui informent, inspirent et transforment le rapport à soi et au monde.

Luc Rabouin Luc Rabouin
Maire d'arrondissement

Luc Rabouin est devenu maire du Plateau-Mont-Royal en octobre 2019. Depuis décembre 2019, il est responsable du développement économique et commercial et du design au comité exécutif de la Ville de Montréal. Auparavant, M. Rabouin a occupé le poste de directeur du développement stratégique à la Caisse d’économie solidaire Desjardins pendant trois ans. Il a également dirigé plusieurs organisations, dont le Centre d’écologie urbaine de Montréal, Communauto France, de même que la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Centre-sud/Plateau-Mont-Royal, devenue par la suite PME MTL Centre-ville. Luc Rabouin détient une Maîtrise en Science politique obtenue à l’Université de Montréal et un Diplôme d’études supérieures spécialisés (DESS 2e cycle) en Développement économique communautaire de l’Université Concordia. Il a publié le livre Démocratiser la ville chez Lux Éditeurs en 2009.


Conférence : Conférence d'ouverture
Jeudi 5 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi bleu

Luc Sirois Luc Sirois
Innovateur en chef du Québec

Titulaire d’un baccalauréat en génie électrique de l’Université McGill et d’un MBA de l’Université Harvard, Luc Sirois est un dirigeant et entrepreneur reconnu, au Québec et de par le monde, pour son approche créative de l’innovation et pour son implication en technologie numérique au Québec, investi auprès de nombreuses startups et organisations à but non-lucratif axées sur la jeunesse, la santé, la science et l’éducation. Il a cofondé le mouvement d’innovation en santé Hacking Health ainsi qu’un accélérateur et fonds d’esseimage en santé numérique. Il est cofondateur de Resonant Medical, maintenant Elekta Canada,une entreprise d’avant-garde en radio-oncologie. Il a également oeuvré à titre de vice-président chez TELUS Santé, Telesystem et Nightingale en santé connectée, et comme gestionnaire en conseil stratégique chez McKinsey et Compagnie aux bureaux de Montréal, Toronto, Zurich et Paris. Il a jusqu’à tout récemment directeur général de Prompt, un organisme qui facilite la création de partenariats de R-D entre des entreprises et le milieu public de la recherche afin d’améliorer la compétitivité du Québec sur le marché des TIC. En août 2020, il a été nommé conseiller stratégique du ministre québécois de l’économie et de l’innovation pour piloter le nouveau modèle de valorisation de la recherche publique et voir à la mise en place de cette structure qui fournira des services à l’ensemble des acteurs de ce milieu au Québec. En décembre 2020, il a été nommé Innovateur en chef du Québec et directeur général du conseil de l’innovation du Québec nouvellement créé.


Conférence : Le diable est-il dans les données ?
Jeudi 5 mai 2022, 16h45 - 17h30 — Amphi bleu

En cours

Luc Vinet Luc Vinet
Directeur général

Ancien recteur de l'Université de Montréal, vice-recteur exécutif et vice-recteur aux études de l’Université McGill, Monsieur Vinet a occupé depuis 2013 le poste de directeur du Centre de recherches mathématiques (CRM). Il est également professeur Aisenstadt au Département de physique de l’Université de Montréal. Luc Vinet est à l’origine de la création du Réseau de centres d’excellence Mitacs et de plusieurs autres réseaux majeurs de recherche au Québec et au Canada. Membre de la Société Royale du Canada et Officier de l'Ordre National du Québec, il a reçu de multiples reconnaissances au Québec, au Canada et dans le monde pour ses réalisations, dont le prix Armand-Frappier du Québec en particulier. Ses nombreuses contributions scientifiques touchent à des domaines variés de la physique théorique et des mathématiques. En août 2021, il a été nommé directeur général de l’Institut de valorisation des données (IVADO), une initiative de HEC Montréal, Polytechnique Montréal et l’Université de Montréal. IVADO, regroupant plus de 150 partenaires des milieux industriel, institutionnel et gouvernemental, est un institut de recherche et transfert avancé en science des données, recherche opérationnelle et intelligence artificielle maillant plus de 1400 scientifiques. Né à Montréal, Luc Vinet est titulaire d’un doctorat de 3e cycle de l’Université Pierre et Marie Curie de Paris et d’un doctorat de l’Université de Montréal, les deux en physique théorique. Après deux ans comme chercheur associé au MIT, il est nommé professeur adjoint au Département de physique de l’Université de Montréal au début des années 80 et promu professeur titulaire en 1992. Ses travaux portent de façon générale sur la solution exacte de modèles physiques par l’étude des symétries et de leurs descriptions en termes de structures algébriques. Parmi les nombreuses distinctions qu’il a reçues, mentionnons le prix Armand-Frappier décerné par le Gouvernement du Québec en 2009 et le prix ACP-CRM de physique théorique et mathématique de 2012. De plus, il est titulaire d’un doctorat honorifique de l’Université Claude-Bernard de Lyon.


Conférence : Et le quantique ?
Vendredi 6 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi bleu

Quel rôle la théorie des quanta pourrait-elle jouer dans l'intelligence artificielle ? La présentation offrira un bref aperçu des avancées dans cette direction et des défis à relever.

Lyse Langlois Lyse Langlois
Directrice générale de l'OBVIA

Détentrice d'un doctorat en administration et politiques de l'éducation, Lyse Langlois enseigne au Département des relations industrielles, secteur de la gestion des ressources humaines. Ses travaux de recherche lui ont permis de développer une expertise en éthique organisationnelle. Elle a été directrice des études de 3e cycle de 2006 à 2011 et s’est impliquée dans plusieurs comités, soit au Département des relations industrielles ou à la Faculté des sciences sociales: comités des programmes de 1er et 2e cycles, comité stratégique, groupe de travail pour la constitution d’une ARUC, comité des Prix d’excellence pour le meilleur mémoire et thèse, sous-comité de la recherche au vice-rectorat. Elle a également été vice-doyenne à la recherche pour la Faculté des sciences sociales avant de devenir directrice générale de l'OBVIA à la fin 2018. La professeure a été nommée au Board of Governors du Center for the Study of Leadership and Ethics de l'Université Penn State aux États-Unis. La professeure Langlois poursuit plusieurs projets de recherche en éthique organisationnelle et détient une participation au programme des regroupements stratégiques (FQRSC) ainsi qu’au programme Major collaborative research initiative du CRSH.


Conférence : Quelle est la place de l’éthique dans la mise au monde d’un nouveau social algorithmique ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi rouge

Alors que les algorithmiques s'intègrent de plus en plus dans nos vies par le biais de l’intelligence artificielle, on assiste - parfois à notre insu - à la mise en forme d’un nouveau social. Cardon (2015) affirme que ces systèmes entrainent un nouveau comportementalisme pouvant faire disparaitre les structures sociales. Les avancées technologiques, notamment en apprentissage profond, débouchent sur des algorithmes pouvant être vues en tant que « mécanisme de contrôle et de régulation d’un système imprévisible » (Reigeluth, 2018). Ces systèmes algorithmiques dès leur conception, peuvent être à l’origine de profonds bouleversements dont on ne peut négliger ni les effets, ni l’absence de neutralité. Vouloir encapsuler le social est un pari audacieux, car il est complexe et s’ouvre sur un pluralisme de valeurs de référence. Sommes-nous en train d'optimiser un mode de vie existant, ou d'en forger un entièrement nouveau ? Assistons-nous à une normativité technique en tant qu’expression de valeurs sociales ? Ces questionnements invitent à mieux comprendre la place et le rôle qu’occupe l’éthique et de sa prise en compte réelle de ce nouveau social algorithmique qui se dessine à grands traits.

Maelenn Corfmat Maelenn Corfmat
Doctorante en Droit

​Maelenn Corfmat est doctorante en droit, en cotutelle à l’Université de Montréal et à l’Université de Paris Descartes, sous la co-direction de Mesdames Catherine Régis et Anne Debet. Dans le cadre de ses recherches, elle s’intéresse à l’encadrement juridique des données personnelles de santé, tout au long du cycle de vie des systèmes d’intelligence artificielle en santé. Riche d’expériences étrangères et inspirée de quelques années d'exercice comme juriste en protection des données et compliance santé en France et en Allemagne, elle a choisi de mener ses recherches dans une perspective comparée entre la France, le Québec et la Californie. Elle peut également compter sur le soutien des divers groupes et initiatives dans lesquelles elle s’investit, comme le programme Foncer en sciences des données responsables dans le domaine de la santé, la Chaire de recherche du Canada sur la culture collaborative en droit et politiques de la santé, le H-POD, l’Institut parisien Droit et Santé ou encore l’Institut québécois d’intelligence artificielle (MILA).


Table ronde : L’IA inventera-t-elle les métiers de demain ?
Samedi 7 mai 2022, 9h15

La tendance actuelle dans les filières de formation universitaire et professionnelle est de développer les disciplines et d’ajuster les quotas d’étudiants en fonction des prévisions de l’emploi. Ce pragmatisme est certes légitime du point de vue des besoins de l’économie et de l’offre d’emplois aux nouveaux venus sur le marché du travail. Cependant est-ce prudent par rapport à l’importance de la recherche fondamentale dans le développement des connaissances et leurs applications dans des sociétés qui évoluent de plus en plus rapidement ? L’IA peut-elle anticiper les bouleversements des comportements sociaux qui modifient constamment la demande ? Est-elle capable de prédire l’émergence de nouveaux métiers et la disparition de certains autres ? Est-elle capable d’inventer un avenir ? Peut-elle le rendre inéluctable ?

Manuel Morales Manuel Morales
Chercheur en sciences des données

Manuel Morales est chercheur en sciences des données, appliquée aux secteurs de la banque et de l'investissement. Il a l'expérience de la création de valeur commerciale grâce à l'intelligence artificielle. Il a participé activement à plusieurs initiatives de transformation digitale. Manuel mène ses activités de recherche et d'enseignement à l'Université de Montréal où il est directeur du réseau FinML, dont le projet est de former la prochaine génération de professionnels de la finance et de la banque grâce à l'IA. Il est également très présent dans l'écosystème FinTech de Montréal où il agit en tant que fondateur et conseiller scientifique auprès de quelques startups et accélérateurs. Il est titulaire d'un doctorat en statistiques de l'Université Concordia. Il est professeur en mathématiques et statistiques à l'Université de Montréal depuis 2005. Il est également co-fondateur et conseiller scientifique de Projet Garambullo.


Conférence : L’IA joue-t-elle un rôle dans la préservation du patrimoine culturel immatériel ?
Samedi 7 mai 2022, 16h45 - 17h30 — Amphi orange

Garambullo : fruit sauvage, de couleur douce et violette, d’un cactus caractéristique de régions mexicaines semi-désertiques. Le semi-désert c’est une région très spécifique. On ne parle pas des régions qui sont semi-désertique mais de la région du semi-désert. « Proyecto Garambulllo » se développe au Querétaro, un petit état du centre-nord du Mexique. Cette initiative citoyenne suscite et réactive les activités culturelles communautaires qui constituent le patrimoine immatériel de la région et de ses habitants. Ce projet se veut à la fois moteur et acteur d’activités artistiques, culturelles, scientifiques qui se manifestent à travers le patrimoine culturel et culinaire. Les connaissances, les pratiques et les traditions sont intimement liées à l’écosystème semi désertique de cette région. Ce projet mobilise des technologies numériques et les outils de l’Intelligence Artificielle tant pour la collecte que pour la préservation de ce patrimoine. Les technologie numériques et l’Intelligence artificielle sont utilisées, non comme un outil au service exclusif de quelques-uns, mais comme moyen d’explorer les chemins qui bénéficient à toutes et tous ; qui bénéficient au bien commun.

Marc G. Bellemare Marc G. Bellemare
Chercheur senior

Marc G. Bellemare dirige l'équipe d'apprentissage par renforcement (RL) chez Google Research à Montréal. Il détient aussi une chaire en IA CIFAR-Canada à Mila et est professeur associé à l'université McGill et à l'université de Montréal. Il a obtenu son doctorat chez l'Université de l'Alberta, où il a développé la plateforme de recherche expérimentale « Arcade Learning Environment », généralement reconnue comme l'un des principaux facteurs ayant mené à l'essor de la recherche en RL. Chercheur chez DeepMind au Royaume-Uni de 2013 à 2017, Il est connu pour ses travaux sur les méthodes d'exploration, d'apprentissage de représentations, et pour la méthode distributionnelle. Ses travaux sur l'application de l'apprentissage par renforcement à la navigation de ballons stratosphériques ont été récemment publiés dans la prestigieuse revue scientifique Nature.


Table ronde : Comment les applications de l'IA peuvent-elles améliorer la vie des Québécois et des Canadiens ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h

Des smartphones aux chatbots en passant par la prédiction du pliage des molécules de protéines, l'IA est une technologie qui transforme déjà de nombreux aspects de notre vie. Elle a déjà été intégrée dans un certain nombre d'applications et nous nous attendons à ce qu'elle soit encore plus présente dans les années à venir. Comment ces applications vont-elles changer nos vies ? Quels sont les domaines de notre société qui en bénéficieront le plus ? Verrons-nous des améliorations dans la vie de tous les Canadiens ou le bénéfice sera-t-il limité à une entité ?

Mariane Doucet Mariane Doucet
Doctorante en psychologie

Mariane Doucet est doctorante de deuxième année au doctorat en psychologie profil recherche et intervention, option neuropsychologie clinique. Elle s'intéresse au suivi des commotions cérébrales chez les jeunes en contexte scolaire. Elle évalue des outils objectifs, comme l'électroencéphalographie quantitative, afin de détecter et de suivre le rétablissement des étudiants-athlètes ayant subi une commotion cérébrale. Elle a obtenu un baccalauréat en psychologie à l'Université du Québec à Montréal et poursuit maintenant ses études supérieures à l'Université de Montréal. En plus de ses études, elle travaille dans un laboratoire de recherche sur le développement cérébral des bébés et est également auxiliaire d'enseignement. Elle s'intéresse particulièrement à l'application clinique potentielle des données de recherche.

Marie-Ève Rancourt Marie-Ève Rancourt
Professeure agrégée de logistique et de gestion des opérations

Marie-Ève Rancourt est professeure agrégée de logistique et de gestion des opérations à HEC Montréal. Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en analyse des chaînes d'approvisionnement humanitaires et membre du Centre de recherche interuniversitaire sur les réseaux d'entreprise, la logistique et le transport (CIRRELT). Ses recherches portent sur la logistique humanitaire, la conception de la chaîne d'approvisionnement et la gestion du transport à l'aide de méthodologies ancrées dans la science des données. Elle travaille sur des méthodes de pointe pour aider à la prise de décision et à l'élaboration de politiques basées sur les données. Ses travaux récents portent sur l'utilisation de la modélisation mathématique pour résoudre des problèmes réels dans des applications ayant un impact social, notamment les problèmes logistiques liés aux opérations de secours, à la sécurité alimentaire et à la prestation de soins de santé dans les pays en développement.


Conférence : Comment la science des données peut-elle servir l’aide humanitaire ?
Samedi 7 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi orange

En Afrique, les cycles climatiques annuels provoquent des chocs récurrents qui exposent les populations à une grave insécurité alimentaire. Les conflits qui sévissent dans la région, la santé des populations et les vulnérabilités économiques génèrent des crises et déclenchent le besoin d'aide humanitaire. Au Canada, on estime qu'environ un ménage sur huit souffre d'insécurité alimentaire. Les ouragans sont un fardeau constant pour les îles des Caraïbes et ont infligé des pertes importantes dans la région. En avril 2015, le Népal a été frappé par un séisme de magnitude 7,8, qui a causé d'importants dégâts. Un grand nombre des communautés les plus touchées se trouvaient dans des zones montagneuses reculées et n'avaient plus accès à des sources d'eau sûres en raison de la destruction du système d'approvisionnement. Au cours de cette présentation, les projets de recherche liés à la planification des décisions logistiques et à la conception de réseaux de préparation pour atténuer les conséquences de ces problèmes seront présentés. Tous ces projets sont basés sur des études réalisées en collaboration avec des organisations humanitaires à travers le monde et utilisent des données réelles. Les approches de solution ont été développées à l'aide de techniques ancrées dans la science des données, telles que la programmation mathématique, l'optimisation et l'analyse statistique. L'objectif est de présenter des exemples concrets pour montrer comment la science des données peut soutenir les opérations humanitaires dans différents contextes.

Marie-Jean Meurs Marie-Jean Meurs
Professeur d'informatique

Marie-Jean Meurs est professeur d'informatique à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est titulaire d'une maîtrise en mathématiques appliquées et d'un doctorat en informatique avec une spécialisation en compréhension du langage naturel dans les systèmes de dialogue. Son principal domaine d'expertise est l'intelligence artificielle (IA), en particulier l'apprentissage automatique pour le traitement du langage naturel. Vice-présidente du conseil des chercheurs de l'Alliance de recherche numérique du Canada, directrice scientifique de Calcul Québec et membre fondatrice du groupe de recherche HumanIA, Marie-Jean Meurs est membre du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST). Spécialiste de l'analyse des sentiments, notamment appliquée à la santé, elle dirige actuellement l'équipe RELAI, qui étudie comment un développement respectueux et explicable de l’IA peut aider les personnes en difficulté et les praticiens de la santé mentale.


Conférence : Les systèmes d’IA peuvent-ils s’adapter à la diversité culturelle ?
Jeudi 5 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi rouge

Toutes les disciplines universitaires présentent aujourd’hui une sensibilité accrue à l'égard de l'égalité des sexes, de l'inclusion, de la compétence interculturelle, de l'antiracisme et des pratiques antidiscriminatoires. En intelligence artificielle (IA), ce phénomène a été discuté principalement sous l’angle des biais algorithmiques. Pourtant, bien qu'il existe un grand nombre de publications sur l'éthique de l'IA, peu s’intéressent à l’adaptation de l'IA à la diversité culturelle. Cette présentation expliquera pourquoi la diversité culturelle doit être prise en compte dès le début du développement des systèmes d'IA. En nous concentrant sur les applications du traitement du langage naturel à la détection des risques en santé mentale, nous nous demanderons comment un modèle unique pourrait répondre efficacement aux besoins des soins de santé. L'impact de la structure et des caractéristiques du langage sur la détection des risques en santé mentale étant clairement démontré, il est indispensable de s'interroger sur la sensibilité culturelle de modèles qui tirent leurs informations des cultures européennes ou nord-américaines et qui sont entraînés uniquement sur des corpus en anglais.

Marie-Paule Jeansonne Marie-Paule Jeansonne
Présidente-directrice générale

Détentrice d’une maîtrise en affaires internationales portant sur les politiques financières et économiques mondiales de l’Université Columbia - SIPA, et d’un baccalauréat en droit de l’Université de Montréal, Marie-Paule a pris la direction du Forum IA Québec après avoir œuvré à l’adoption de politiques publiques en matière de recherche, science et innovation au sein du gouvernement du Québec. Elle a auparavant travaillé comme chargée de projets chez McKinsey & Compagnie et comme avocate en litige commercial chez Davies Ward Phillips & Vineberg. Marie-Paule a notamment pris part, entre 2016 et 2018, aux premiers travaux de structuration de l’écosystème québécois en IA. Le Forum IA Québec a pour mission de mobiliser tous les acteurs de l’écosystème de l’IA autour d’un objectif commun : maximiser les retombées économiques et sociales de l’intelligence artificielle.


Conférence : Le Québec a-t-il tous les atouts pour conserver sa place de leader en IA ?
Jeudi 5 mai 2022, 16h - 16h45 — Amphi orange

Pour une petite nation, le Québec fait exceptionnellement bien en IA à l’heure actuelle. En fait, Tortoise l’a classé au 7e rang de son édition 2021 du Global AI Index (l’Allemagne, la France et Israël comptent parmi les pays que le Québec devance). Ce positionnement enviable découle de la force du Québec en recherche, de la qualité des stratégies gouvernementales de soutien à l’IA mises en place depuis cinq ans et de la présence, dans l’écosystème, de producteurs en IA dynamiques et bien financés. Mais le monde de l’IA change à la vitesse grand V. Le Québec a-t-il en main tous les outils dont il a besoin pour consolider son classement mondial actuel en IA ? Pour effectuer le passage vers une IA toujours plus robuste ? Pour maximiser les impacts positifs de l’IA sur nos organisations et notre société ? Pour demeurer une référence en matière d’IA responsable ?

Marie Sébire Marie Sébire
Photographe

A son entrée au primaire, le professeur de Marie a demandé à ses élèves de dessiner leur futur métier. Marie s’est dessinée en photographe. Plus tard, elle a voulu être journaliste. Finalement, elle est devenue chargée de projets dans des associations, puis à l’Ambassade de France au Chili : c’était plus difficile à dessiner. En 2015, elle pose ses valises à Montréal, se forme en photographie professionnelle et se lance. Comme quoi, à 6 ans, elle était plutôt inspirée. Depuis, Marie met son œil documentaire au service de mandats corporatifs, et développe des projets de reportage seule ou en partenariat avec d’autres journalistes. Fascinée par le pouvoir que lui donne sa caméra d’ouvrir les portes, elle aime entrer dans le quotidien de ses sujets.

Marili Clark Marili Clark
Photographe

À l’âge de vingt ans, Marili Clark a décidé que sa vie serait dédiée à l’art et à la beauté. Elle s’intéresse à toutes les formes d’art, que ce soit le dessin, la peinture ou les arts de la scène en tant que comédienne et chanteuse entre autres. Avant d’étudier la photographie commerciale au Collège Dawson, elle a d’abord fait des études en théâtre à l’Université du Québec à Montréal. Pour Marili, le portrait c’est d’abord et avant tout une rencontre. En plus de son souci constant de faire de belles images, il est essentiel pour elle de créer un climat de confiance, car pour de nombreuses personnes, il peut être stressant de se faire photographier. Marili Clark est là pour vous mettre en valeur et faire ressortir le meilleur de chacun.

Marine Larrivaz Marine Larrivaz
Doctorante en primatologie

Marine Larrivaz est doctorante en deuxième année de primatologie au sein du département d’anthropologie de l’Udem. Ses sujets de recherche en primatologie sont centrés sur la hiérarchie et la sexualité des primates. Sa thèse concerne un groupe de colobe magistrat au Ghana,. Elle travaille sur la problématique de l’investissement simultané chez cette espèce et ses facteurs d’apparitions. L’investissement simultané est le fait que des femelles puissent à la fois être gestante et lactantes. Marine s’intéresse donc aux femelles capables de ne pas effectuer d’aménorrhée lactationnelle. Elle utilise deux types de données au sein de sa thèse : des données comportementales relevées sur le terrain qui prennent en compte toutes les interactions sociales d’un individu femelle et des données chimiques qui utilisent des isotopes de carbone et azote stables pour compléter les données comportementales et mieux évaluer le sevrage des petits. Marine Larrivaz a obtenu un baccalauréat de biologie à l’Université Catholique de Lille, en France et une maitrise en éthologie fondamentale et comparée à l’Université Paris Sorbonne Nord en France également. Marine Larrivaz est donc biologiste, éthologue et primatologue.

Marion Cossin Marion Cossin
Ingénieure de recherche

Marion Cossin est ingénieure de recherche au Centre de recherche d’innovation et de transfert en Art du Cirque (CRITAC). Elle détient un doctorat en génie biomédical de l'Université de Montréal. Elle a également fait une maîtrise recherche en génie mécanique à Polytechnique Montréal. Ses recherches portent sur l’interaction entre la conception d’équipement de cirque et la performance acrobatique.

Mat Chivers Mat Chivers
Artiste sculpteur

L'artiste britannique Mat Chivers est né à Bristol, au Royaume-Uni, en 1973. Il a étudié la sculpture à la Nottingham Trent University, au Royaume-Uni, et à l'Escuela de Belles Arte, à Barcelone, en Espagne, de 1993 à 1996. Une longue période de voyages a suivi, au cours de laquelle il s'est formé aux pratiques de l'agriculture et de la construction durable en Europe. Il a ensuite fait un voyage en solitaire aux Indes et a vécu dans l'Himalaya. il est revenu au Royaume-Uni en 1999 et a créé un studio dans le sud-ouest de l'Angleterre. Il vit entre Totnes, au Royaume-Uni, et Montréal, au Canada. Dans son travail, il s'intéresse à certaines des relations entre la conscience humaine, l'écologie, les processus d'évolution et l'éthique, en mettant en contrepoint les approches analogiques traditionnelles de la fabrication et les technologies de pointe. Les collaborations avec des chercheurs et des organisations dans les domaines de la science et de la technologie sont au cœur de sa pratique de la sculpture, du dessin, du film et de la performance. Parmi ses principales expositions personnelles, citons Migrations à l'Arsenal d'art contemporain de Montréal, Canada et au Musée d'art de Joliette, Canada ; Harmonic Distortion au PM/AM, Londres, Royaume-Uni et Altered States à Hallmark House, Johannesburg, Afrique du Sud.


Conférence : Migrations : D'où venons-nous ? Où allons-nous ? et quel choix avons-nous ?
Samedi 7 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi rouge

Dans cette présentation, l'artiste britannique Mat Chivers et Jean-François Belisle, directeur et conservateur en chef du Musée d'Art de Joliette, au Québec, donneront un aperçu de Migrations - un projet de sculpture développé pour le Musée d'Art de Joliette en collaboration avec Element AI. 1 480 empreintes de mains humaines ont été numérisées et les données 3D ont été utilisées pour entraîner une intelligence artificielle conçue spécialement pour le projet afin de comprendre les formes créées lorsque nous saisissons un morceau d'argile. L'IA a ensuite créé sa propre empreinte sur la base de cet apprentissage, générant un fichier qui a été utilisé pour programmer un robot afin qu'il découpe, dans la pierre, la forme de l'empreinte de la main imaginée par l'IA. La forme sculpturale qui en résulte est un objet composite constitué de morceaux d'un type de pierre appelé impactite, créé lorsqu'une météorite a frappé le Québec il y a 350 millions d'années. Une conversation suivra pour approfondir certains des thèmes explorés dans la sculpture, notamment le rôle d'une relation haptique avec le monde dans le processus d'évolution de l'homme, la migration de la conscience à travers les frontières matérielles, ainsi que l’agentisme et notre marge humaine créative dans le monde contemporain.

Mathias Delahaye Mathias Delahaye
Doctorant en IA

Passionné d’ingénierie, Mathias intègre l’École Nationale Supérieure des Mines de Douai en 2015 après avoir suivi le cursus de Classe préparatoire mathématiques, physique et sciences de l’ingénieur à Paris. Durant sa formation d’ingénieur, il se spécialise dans la majeure «I ngénierie des systèmes d’information et de communication (ISIC) » qui lui permettra d’étendre ses connaissances en Computer Science, mais également de découvrir le monde industriel à travers plusieurs stages dans des structures de différent tailles et types. À sa sortie, il fera un rapide stage à l’École Nationale Supérieure de Techniques Avancées Bretagne (ENSTA Bretagne), où il découvrira les FPGAs et leurs nombreux domaines d’applications avant de, finalement, intégrer l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) en tant que doctorant au sein de l’Immersive Interaction research Group (IIG) dirigé par le Dr. Ronan Boulic. Sa thèse vise à permettre à un utilisateur de pouvoir avoir et de pouvoir s’approprier un corps virtuel (avatar) dans un monde virtuel quand les proportions de cet avatar sont différentes de celles de l’utilisateur. Une part importante de cette recherche consiste donc à évaluer la tolérance humaine vis-à-vis des distorsions (conflit) volontairement introduites entre ce que la personne fait (proprioception) et ce que la personne voit (avatar). En parallèle de la recherche, il se dévouera à l’enseignement et sera assistant au cours d’Information, Computation, Communication (ICC), donnera la partie pratique du cours Virtual Reality (VR) et supervisera plusieurs projets de semestre.


Conférence : Le machine learning améliore-il l’expérience utilisateur en réalité virtuelle ?
Jeudi 5 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi orange

En 1967, le premier dispositif d'affichage monté sur la tête a été développé par Ivan Sutherland pendant son doctorat au MIT, permettant aux utilisateurs de s'immerger dans un environnement virtuel. Si l'appareil devait être fixé au plafond et n'affichait que des modèles filaires, aujourd'hui, des appareils totalement autonomes, tels que l'Oculus Quest, peuvent être portés directement et partout. Cependant, pour permettre aux utilisateurs d'interagir avec un environnement virtuel par le biais d'un corps virtuel tirant parti de leur expérience, le système doit acquérir les données de l'utilisateur. Comment capturer ces données ? Une approche courante consiste à utiliser des caméras de suivi. Nous pouvons placer des marqueurs sur l'utilisateur pour animer son avatar, puis affiner la qualité de l'animation à l'aide de réseaux neuronaux. Avec encore plus de données, des modèles plus complexes et des caméras RVB, l'utilisation de trackers peut être supprimée ! Mais, le ML ne se limite pas aux capacités de suivi : il peut être utilisé pour ajuster la difficulté d'un jeu, pour détecter chaque fois qu'un sujet perçoit un conflit interne entre son observation et son attente, et à bien d'autres fins afin d'améliorer l'expérience de l'utilisateur dans la réalité virtuelle incarnée !

Maude Bonenfant Maude Bonenfant
Professeure titulaire en communication

Maude Bonenfant est professeure au Département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et docteure en études sémiotiques. Ses recherches sont orientées vers les dimensions sociales des technologies de communication, les réseaux socionumériques, les données massives, l’intelligence artificielle, les communautés en ligne ainsi que l’étude du jeu. Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les données massives et les communautés de joueurs, codirectrice du Laboratoire de recherche en médias socionumériques et ludification et directrice du groupe de recherche Homo Ludens sur le jeu et la communication.


Table ronde : I.A., jeux vidéo, recherche interdisciplinaire : ingrédients d'une vie numérique riche et responsable ?
Samedi 7 mai 2022, 14h30

No-code ou Low code est une tendance technologique permettant aux gens de créer des applications logicielles avec des interfaces accessibles au lieu de devoir écrire des lignes de code. En 1995, il y avait 31 000 pages web sur l'internet. Aujourd'hui, il y a des dizaines de milliards de pages. L'une des principales raisons en est la démocratisation des outils accessibles qui ne nécessitent pas de compétences techniques pour lancer un site web. Au cours des cinq dernières années, on a constaté une forte tendance à ce que les jeux vidéo fassent participer les joueurs dans le cadre de l'expérience de jeu, soit par le biais de fonctionnalités de contenu généré par les utilisateurs, soit en tant que vecteur social. Au cours de cette période, l'industrie a appris à tirer le meilleur parti de l'apprentissage profond ou de l'apprentissage par renforcement pour aider les créateurs de jeux ou ouvrir de nouvelles expériences de jeu. Au cours des cinq dernières années, la plupart des travaux sur l'IA ont porté sur la création d'algorithmes sophistiqués basés sur des ensembles de données existants. Ces algorithmes ont atteint un niveau de maturité qui ouvre la possibilité de créer de nouveaux comportements basés uniquement sur l'ingénierie des données. Les mondes virtuels ont été un terrain de jeu de choix pour développer et affiner l'IA avant de l'appliquer dans le monde réel. La communauté académique a pris conscience de l'importance de la recherche interdisciplinaire, avec des réalisations marquantes comme la création de l'OBVIA (Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique) en 2019 ou la subvention AUDACE du FRQ qui encourage la recherche interdisciplinaire en 2017. L'industrie du jeu vidéo est l'exemple parfait d'une activité interdisciplinaire, car un jeu vidéo est l'alchimie du design, de la programmation, de l'art, des sciences sociales, etc. Et si l'IA et les jeux vidéo renforçaient leurs limites au sein d'un écosystème interdisciplinaire mature ? Et si l'état de l'art de l'IA et le savoir-faire de l'industrie du jeu vidéo offraient des outils de création de contenu plus accessibles pour peupler des mondes virtuels ouverts et riches ? Et si c'était la prochaine évolution de l'IA et des jeux vidéo ? Montréal, la province de Québec et le Canada s'appuient depuis longtemps sur ces disciplines. Et si ces changements étaient déjà en train de s'opérer ici et maintenant ?

Maxime Abolgassemi Maxime Abolgassemi
Professeur et écrivain

Maxime Abolgassemi enseigne la littérature et la culture générale en classes préparatoires au lycée Chateaubriand de Rennes. Docteur en lettres (université Paris-Sorbonne) et agrégé de lettres modernes, il est aussi titulaire d'une maîtrise de physique théorique (université Pierre-et-Marie-Curie). Ses travaux portent sur le « hasard objectif » des Surréalistes, la notion de contrefiction qu'il a introduite, et la transparence démocratique (à laquelle il consacre un ouvrage à paraître). En 2017, il publie Nuit persane, un premier roman qui plonge le lecteur à Téhéran dans les dernières années qui précédèrent la Révolution iranienne.


Conférence : Quelle intelligence pour bien comprendre la foule ?
Samedi 7 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi mauve

La foule, que ce soit le peuple qui manifeste ou les spectateurs d’un festival, est un sujet d’étude fascinant. Stades sans supporters, places urbaines désertes : la pandémie de la Covid a révélé en creux combien elle compte dans notre vie. Son mystère repose sur son ambivalence, puisqu’elle peut brusquement se prendre d’enthousiasme ou de panique, qu’elle est pilier de la démocratie ou soutien fanatique des dictatures. Au XIXe siècle Gustave le Bon s’est interrogé sur « la contagion mentale » qui opère ; Sigmund Freud y voit une libido régressive qu’il applique aussi à l’armée ou à l’église ; la sociologie et l’ethnologie identifient des traits culturels. Une autre approche est pragmatique, et se demande par exemple comment anticiper sur les accidents lors de l’évacuation d’un stade. Aux sciences humaines, qui cherchent à comprendre la foule ou une foule en particulier, se sont donc ajoutés des travaux récents en Intelligence Artificielle qui simulent (par exemple pour générer au cinéma des images crédibles) ou qui analysent en direct des mouvements de foule (avec des enjeux éthiques sur le contrôle possible). Je m’appuierai sur les travaux novateurs menés à l’INRIA de Rennes sous la direction de Julien Pettré. Nous demander « quelle intelligence pour bien comprendre la foule », c’est au fond mesurer la spécificité de l’IA, et essayer d’en saisir la puissance et les limites.

Maxime Colleret Maxime Colleret
Doctorant en science, technologie et société

Maxime Colleret est doctorant au programme Science, technologie et société de l’UQAM et membre étudiant du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST). Il a publié plusieurs travaux sur le développement des institutions universitaires au Canada, notamment en ce qui a trait au transfert technologique. Il s’intéresse aussi aux promesses des nanotechnologies et de l’intelligence artificielle dans plusieurs articles et notes de recherche.


Conférence : L'intelligence artificielle fait-elle émerger une économie de la promesse ?
Vendredi 6 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi bleu

Au début des années 2000, la plupart des États occidentaux s’entendent : les nanotechnologies déclencheront une nouvelle révolution industrielle, qui nécessitera une force de travail de plusieurs millions de personnes et provoquera une restructuration quasiment intégrale des modèles économiques nationaux. Vingt ans plus tard, nous savons qu’une part considérable des promesses sur lesquelles étaient fondées ces attentes étaient en fait largement exagérées. Les nanotechnologies ne sont d'ailleurs plus au cœur des politiques technologiques. C’est dorénavant l’IA qui monopolise l’attention et qui promet une énième révolution industrielle. Grâce à des percées réelles dans les techniques d’apprentissage automatique, l’IA est parvenue à se hisser au rang de priorité nationale et ses promoteurs profitent d’une véritable course aux investissements pour réaliser leurs projets industriels. Au cours de notre présentation, nous comparerons les discours des promoteurs des nanotechnologies et de l’IA et montrerons que la rhétorique de la promesse déployée par ceux-ci est la même. Nous analyserons aussi la réponse à ces promesses par le gouvernement québécois.

Michaël Chassé Michaël Chassé
Médecin spécialiste en soins intensifs

Michaël Chassé est médecin spécialiste en soins intensifs au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), scientifique principal au Centre de recherche du CHUM et professeur associé au département de médecine et à l'École de Santé Publique de l'Université de Montréal. Il titulaire d'un doctorat en épidémiologie de l'Université d'Ottawa. Le Dr Chassé est le directeur scientifique du Centre d'intégration et d'analyse de données médicales (CITADEL) du CHUM. CITADEL réunit un groupe de scientifiques et de professionnels spécialisés dans les sciences de la santé, la biostatistique, la bioinformatique et l’apprentissage automatique. Il est également directeur adjoint scientifique en science des données au Centre de recherche du CHUM. Ses recherches portent principalement sur l’amélioration des méthodes traditionnelles de recherche épidémiologique en utilisant de nouvelles technologies telles que l’apprentissage automatique et les essais cliniques innovants, en particulier dans les domaines liés aux soins intensifs tels que le don d’organes, la transplantation d’organes et les transfusions sanguines. Il est membre de l’équipe de recherche “Santé humaine et utilisation secondaire des données" financée par IVADO.


Conférence : Quels sont les défis de l’intégration de l’IA en santé ?
Vendredi 6 mai 2022, 11h30 - 12h15 — Amphi rouge

En cours


Table ronde : Que manque-t-il à l’IA aujourd’hui ?
Jeudi 5 mai 2022, 13h45

Le domaine de l’intelligence artificielle a traversé des périodes difficiles, notamment connues sous le nom d'« hivers de l'IA ». Mais durant la dernière décennie, nous avons assisté à une remontée spectaculaire, grâce à de nouveaux moyens combinés à des avancées scientifiques et technologiques. L’IA est aujourd'hui perçue comme une technologie habilitante, susceptible d'avoir de l'impact dans de très nombreux domaines. Elle est souvent comparée aux technologies qui ont alimenté les révolutions industrielles. Bien que de plus en plus d'applications concrètes de l'IA existent, la recherche dans le domaine est loin de s"achever. Dans quels domaines l’IA n’a-t-elle pas encore été exploitée à son plein potentiel ? Au niveau plus fondamental, quelles sont les limites des approches actuelles ? Quelles sont les voies prometteuses en recherche et quels sont les obstacles qui semblent insurmontables ? En somme, que manque-t-il à l’IA aujourd’hui ?

Michel Leblanc Michel Leblanc
Président et chef de la direction

Michel Leblanc est président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le plus important organisme privé au Québec voué au développement économique. À ce titre, il est le porte-parole officiel de l’organisation, dont il assume également les responsabilités de planification, de gestion et de coordination de même que le suivi de l’ensemble des opérations. Fort de sa riche expérience tant dans le secteur privé que public, Michel Leblanc a une solide connaissance des enjeux métropolitains. Économiste de formation, il possède une compréhension fine des questions économiques ainsi que de la réalité des gens d’affaires et des défis auxquels ils doivent faire face. Expert reconnu en stratégie et en développement économiques, Michel Leblanc a été directeur associé chez SECOR. Il a auparavant occupé des postes de haute direction, notamment à Génome Québec, à Montréal International et à l’Institut de recherche en politiques publiques. Il a également été économiste au ministère des Finances du Canada.Michel Leblanc a obtenu un baccalauréat en sciences économiques en 1987 et une maîtrise en sciences économiques en 1992 de l’Université de Montréal. Il a été nommé diplômé d’honneur de l’année 2009 du Département de sciences économiques de l’Université de Montréal. En octobre 2012, il a été honoré par l’Association des diplômés de l’Université de Montréal pour ses réalisations professionnelles.Michel Leblanc préside le comité consultatif pour le développement économique du territoire, créé par la mairesse Valérie Plante. Il préside également le conseil d’administration du festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE. De plus, il siège aux conseils d’administration de la Fondation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, de SCALE.AI (Supply Chains And Logistics Excellence AI) et de l’Association of Chamber of Commerce Executives (ACCE). Il est également membre du Conseil emploi métropole, du Comité directeur sur la mobilité des personnes et des biens dans la grande région de Montréal (Mobilité Montréal) et du comité de pilotage Montréal, métropole culturelle. Il est aussi ambassadeur du Quartier de l’innovation (QI).

Michel Viso Michel Viso
Exobiologiste

Michel Viso a exercé comme vétérinaire pendant quelques années. Il rejoint l'École vétérinaire d'Alfort en 1980 puis l'Institut national de la recherche agronomique en 1981. Il est sélectionné comme spationaute par le Centre national d'études spatiales (CNES) en 1985. Il prépare le projet Rhésus en coopération avec la NASA. Ses chances de voler s'évanouissent en 1993 lorsque la NASA abandonne le projet. Il assure alors pour le CNES la responsabilité scientifique des expériences spatiales de physiologie animale et de biologie menées en coopération avec les États-Unis, la Russie et d'autres partenaires. En 2004, le CNES le nomme responsable scientifique pour l'exobiologie, préparant les participations françaises au projet européen ExoMars et de futures missions d'exploration du système solaire comme les nouveaux projets de retour d'échantillons martiens dans les années 2030. En 2014, l'exobiologie s'enrichit des missions dédiées à la recherche et l'étude des exoplanètes comme Cheops, Plato et Ariel. Avec le regain d'intérêt pour le retour d'échantillons martiens, il représente le CNES au Panel pour la protection planéaire du Commitee on Space Research (COSPAR). En juin 2021, Michel Viso devient conseiller scientifique d'Innovaxiom.


Table ronde : L’IA pourrait-elle prendre des décisions à la place des centres de contrôle ou de l’astronaute ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h45

Les astronautes doivent accorder une confiance totale à la programmation de leurs vols, qui inclut de nombreuses procédures d’autocontrôle pour se corriger elle-même, et des dispositifs d’alerte pour demander une intervention humaine. Nous assistons désormais à des vols entièrement automatisés avec des passagers-touristes sans compétence spécifique. L’intervention humaine est toujours possible, mais dans une certaine mesure seulement, en cas d’imprévu et l’intelligence humaine demeure alors assistée par l’IA. Les astronautes sont formés pour prendre éventuellement totalement le contrôle programmatique en cas d’accident majeur, tel qu’un incendie, une dépressurisation, une panne, le heurt d’un déchet spatial. Cela s’est déjà produit. Feraient-ils confiance aveuglément à une intelligence artificielle ?


Table ronde : Comment les applications de l'IA peuvent-elles améliorer la vie des Québécois et des Canadiens ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h

Des smartphones aux chatbots en passant par la prédiction du pliage des molécules de protéines, l'IA est une technologie qui transforme déjà de nombreux aspects de notre vie. Elle a déjà été intégrée dans un certain nombre d'applications et nous nous attendons à ce qu'elle soit encore plus présente dans les années à venir. Comment ces applications vont-elles changer nos vies ? Quels sont les domaines de notre société qui en bénéficieront le plus ? Verrons-nous des améliorations dans la vie de tous les Canadiens ou le bénéfice sera-t-il limité à une entité ?


Table ronde : Comment utiliser l'IA comme catalyseur d’innovation pour la transition énergétique ?
Jeudi 5 mai 2022, 15h15

L’intelligence artificielle impacte de nombreux secteurs de la société et de l’économie : reconnaissance d’images et de la parole, traduction automatique, génération d’images, etc. C’est en très grande partie, grâce aux avancées impressionnantes de ces dix dernières années en apprentissage automatique et en particulier en apprentissage profond. Dans un contexte d’électrification croissante du bouquet énergétique et de diversification des sources de production - intermittentes, variables et décentralisées - nous ne faisons que commencer à exploiter le potentiel de l’IA pour accélérer la transition vers des systèmes énergétiques interconnectés ultra efficaces et faiblement émetteurs. Les nouvelles possibilités apportées par l’IA sont sources d’innovation, mais aussi de nombreux questionnements. L’intelligence artificielle est-elle la meilleure solution pour favoriser la transition énergétique ? Comment prendre en compte les enjeux liés à la mise en œuvre de solutions en IA - comme la robustesse, les biais cognitifs et l’explicabilité - afin d’éviter un problème de manque de confiance qui peut s’avérer difficile à contrebalancer à posteriori ? Comment mettre en place un processus de certification des solutions en IA qui permettrait leur utilisation dans des domaines hautement réglementés ? Dans le but de répondre aux enjeux climatiques, comment optimiser le coût énergétique de l’opération d’apprentissage en tant que telle, en plus de celui de la collecte et du stockage des données ?


Table ronde : Que manque-t-il à l’IA aujourd’hui ?
Jeudi 5 mai 2022, 13h45

Le domaine de l’intelligence artificielle a traversé des périodes difficiles, notamment connues sous le nom d'« hivers de l'IA ». Mais durant la dernière décennie, nous avons assisté à une remontée spectaculaire, grâce à de nouveaux moyens combinés à des avancées scientifiques et technologiques. L’IA est aujourd'hui perçue comme une technologie habilitante, susceptible d'avoir de l'impact dans de très nombreux domaines. Elle est souvent comparée aux technologies qui ont alimenté les révolutions industrielles. Bien que de plus en plus d'applications concrètes de l'IA existent, la recherche dans le domaine est loin de s"achever. Dans quels domaines l’IA n’a-t-elle pas encore été exploitée à son plein potentiel ? Au niveau plus fondamental, quelles sont les limites des approches actuelles ? Quelles sont les voies prometteuses en recherche et quels sont les obstacles qui semblent insurmontables ? En somme, que manque-t-il à l’IA aujourd’hui ?


Dédicace : Kididoc de l’Espace
Jeudi 5 mai 2022, 12h15 - 13h

Miguel Aubouy Miguel Aubouy
Expert en innovation

Miguel Aubouy, Phd, se définit comme un marchand d’armes intellectuelles. Il a passé sa vie à expérimenter l’innovation sous toutes ses formes (découverte scientifique, innovation technologique, création artistique, entrepreneuriat), à comprendre les rapports de force qui se produisent dans les projets disruptifs, à analyser les combats des innovateurs, à décortiquer leurs ruses, leurs feintes, leurs réflexes. Il en a tiré des leçons et des armes. Il met cet arsenal au service des startups qui veulent grandir ou des organisations qui veulent perdurer.


Conférence : L’innovation peut-elle être une science ?
Vendredi 6 mai 2022, 10h45 - 11h30 — Amphi orange

Jusqu’à présent, l’innovation était un instrument au service d’une science. Il n’était pas une science à part entière. On enseigne l’innovation pour les affaires ou l’innovation pour l’ingénierie, par exemple. On n’enseigne jamais l’innovation indépendamment du domaine particulier où l’on cherche   l’appliquer. Dans cette conférence, je propose un changement de paradigme : l’innovation devient une science à part entière, dont la technologie, les affaires, les sciences de la nature ou l’art sont autant de cas d’application possibles, sans que cette liste soit limitative. Alors, nous verrons une nouvelle question émerger, dont les implications sont vertigineuses : quelle science exactement ?

Misha Benjamin Misha Benjamin
Chef des affaires juridiques

Misha Benjamin est le nouveau directeur juridique de Sama, chargé de superviser tous les aspects juridiques de leur logiciel et de leurs services d'annotation des données de formation et de production pour l'IA. Avant cela, il était avocat général associé chez McKinsey & Company, où il a contribué à l'élaboration de garde-fous en matière de risques et a supervisé les discussions contractuelles pour les analyses avancées et les missions d'IA. Il a notamment contribué à structurer l'approche du risque pour les engagements d'IA à haut risque et a informé de la manière dont les nouvelles réglementations en matière d'IA allaient façonner leurs activités et celles de leurs clients. Il a d'abord développé son expertise en matière d'IA chez Element AI, où il était chargé de faire passer les logiciels d'IA de la recherche au déploiement commercial, de définir la position de l'entreprise sur des questions telles que la réutilisation des modèles formés et de surveiller et d'encourager la surveillance réglementaire de l'IA. Il a également insisté sur la nécessité d'une plus grande clarté juridique concernant les droits liés aux données de formation pour l'IA, ce qui a abouti à la création du Cadre de licence de données de Montréal.


Conférence : Les avocats et autorités réglementaires portent-elles trop attention aux modèles en IA ?
Jeudi 5 mai 2022, 16h45 - 17h30 — Amphi mauve

Le rythme auquel la réglementation et les interventions académiques en matière d'IA s'est accéléré au cours des dernières années. Toutefois, la grande partie de cet intérêt se concentre à l'avant-plan du monde de l'IA, c'est-à-dire les modèles eux-mêmes et leurs extrants. Nous discuterons de sujets encore tenus sous silence, en prenant soin d'examiner leurs conséquences et comment y remédier. Par exemple, comment résoudre le fait que les licences de logiciels libres ne traitent pas adéquatement des enjeux découlant du partage public de données et labels ? Quelles pistes suggérer afin que les phases de préparation / ingénierie de données soient adéquatement traitées par les autorités réglementaires ? Somme toute, nous voulons discuter de certains thèmes mettant en lumière l'échec du cadre réglementaire dans la prise en compte des étapes clés de la mise en valeur de l'IA.

Myriam Prasow-Émond Myriam Prasow-Émond
Étudiante à la maîtrise en astrophysique

Myriam Prasow-Émond est en voie d’obtention d’une maîtrise en physique avec spécialisation en astrophysique à l’Université de Montréal, sous la supervison de Julie Hlavacek-Larrondo. Elle travaille présentement sur un projet qui a comme but de chercher des exoplanètes dans les environnements extrêmes, tels que ceux entourant les trous noirs, à l’aide du télescope Keck à Hawai’i. Lors de son baccalauréat en physique, elle aussi eu l’occasion de travailler sur les amas de galaxies avec notamment les télescopes Chandra et Hubble. Passionnée de vulgarisation et de pédagogie, elle partage fréquemment ses connaissances, par le biais de conférences, au grand public et aux personnes les plus curieuses. De plus, elle est très impliquée dans son milieu universitaire et elle est également tutrice, auxiliaire d’enseignement et responsable aux finances de son syndicat. À partir de septembre 2022, Myriam se dirige vers un doctorat en sciences de la Terre à Imperial College London. Son projet aura comme but de combiner apprentissage automatique et données satellites pour aider les petits États insulaires en développement à combattre les changements climatiques.

Nathalie Bier Nathalie Bier
Chercheure en ergothérapie

Nathalie Bier est ergothérapeute, professeure titulaire à l'École de réadaptation de l’Université de Montréal, chercheuse et co-directrice associée à l’innovation et à la valorisation de la recherche au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CIUSSS Centre-sud-de-l’île-de-Montréal). L'objectif principal de ses travaux de recherche est de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées présentant des troubles cognitifs, comme ceux rencontrés dans la maladie d’Alzheimer. Son programme de recherche vise notamment à développer des interventions s’appuyant sur les nouvelles technologies et la mobilisation des communautés. Ses travaux sont réalisés via des approches de recherche collaborative, comme la recherche-action et les laboratoires vivants.


Conférence : L’IA peut-elle contribuer au maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie ?
Samedi 7 mai 2022, 9h15 - 10h — Amphi rouge

La pandémie de COVID 19 a mis en lumière l’importance, et les nombreux avantages, de vieillir dans le milieu de son choix. L’intelligence artificielle (IA) pourrait-elle être un outil pour coordonner et soutenir les services offerts aux personnes âgées en perte d’autonomie et qui souhaitent demeurer dans leur domicile et leur communauté ? Depuis de nombreuses années, les chercheurs utilisent l’IA dans le cadre des environnements intelligents pour reconnaître les activités de la vie quotidienne réalisées par une personne âgée dans son domicile. L’IA est aussi utilisée dans ce contexte pour détecter des déviations de la routine habituelle et ainsi des comportements qui nous renseignent sur l’apparition, ou l’aggravation possible, d’une condition de santé – comme la maladie d’Alzheimer. Elle pourrait même, dans un avenir proche, prédire un déclin fonctionnel. Enfin, l’IA est utilisée pour développer et offrir de l’assistance à la personne âgée directement dans son domicile, au moment où elle en a besoin. Ainsi, l’IA pourrait-elle aider les intervenants en soutien à domicile à mieux comprendre les besoins de services des personnes âgées ? Les personnes âgées pourraient-elles utiliser leurs données pour choisir les services qu’elles souhaitent recevoir ? La conférence vise ainsi à répondre, entre autres, à ces questions en présentant les avancées dans le domaine, les perspectives de cette utilisation de l’IA dans les soins à domicile au Québec et quelques enjeux éthiques à considérer pour mettre en place un tel service de manière respectueuse des personnes âgées.

Nathalie de Marcellis-Warin Nathalie de Marcellis-Warin
Présidente-directrice générale

Nathalie de Marcellis-Warin, PhD, est Présidente-directrice générale du CIRANO et professeure titulaire à Polytechnique Montréal. Titulaire d’un doctorat en Science de gestion de l’ENS Cachan (France), Nathalie de Marcellis-Warin est professeure titulaire à Polytechnique Montréal et présidente-directrice générale du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO). Elle est chercheuse co-responsable de la fonction Veille et enquêtes de l’Observatoire international sur les impacts sociétaux sur l’IA et le numérique (OBVIA) et membre de la Commission de l’éthique en science et en technologie du Québec (CEST). Ses intérêts de recherche portent sur la gestion des risques et la prise de décision dans différents contextes de risque et d’incertitude ainsi que les politiques publiques mises en place. Elle a participé à l’élaboration de la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’IA.


Conférence : Quelles stratégies pour rehausser les compétences en IA des travailleurs ?
Vendredi 6 mai 2022, 14h30 - 15h15 — Amphi bleu

Les besoins de talents dans le domaine de l’intelligence numérique et de l’Intelligence artificielle (IA) sont en croissance dans tous les secteurs d’activité au Québec. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, le besoin de nouvelles compétences ne peut pas se faire uniquement en recrutant de nouvelles ressources. Les organisations devront aussi miser sur leurs ressources internes et les former. La présentation fera une synthèse des faits saillants qui ressortent d’une revue de littérature, ainsi que d’entrevues et d’échanges avec une communauté d’exploration de l’IA en gestion. La première condition de succès est de s’assurer qu’il y a une bonne compréhension de ce qu’est l’IA. Pour les décideurs et les gestionnaires il s’agit de s’assurer qu’ils ont aussi une bonne connaissance des possibilités qu’offre l’IA, des enjeux qu’elle soulève et des besoins de compétences associés. La nécessité d’offrir des formations mieux adaptées aux travailleurs en emploi et de reconnaître les compétences développées en emploi par l’expérience et par l’autoformation est une autre condition de succès.

Nicholas Ayache Nicholas Ayache
Directeur de recherche

Nicholas Ayache est directeur de recherche chez Inria, où il anime l'équipe de recherche EPIONE, dédiée au patient numérique et à la médecine numérique. Il est également directeur scientifique de l’Institut Interdisciplinaire d’Intelligence Artificielle 3IA Côte d’Azur basé à Nice Sophia-Antipolis. Ses recherches actuelles portent sur l’introduction d’algorithmes d’intelligence artificielle pour guider le diagnostic, le pronostic et la thérapie des patients à partir de leurs images médicales et de l’ensemble des données disponibles. Nicholas Ayache est membre de l’Académie des sciences depuis 2014 et membre libre de l’Académie nationale de chirurgie depuis 2017. En 2013-2014 il a été professeur invité au Collège de France où il a introduit un nouveau cours sur le « patient numérique personnalisé ». En 2007 il fut chercheur invité au MIT et Harvard (Boston). Il est membre de plusieurs conseils stratégiques en France et à l’étranger, et co-fondateur de 7 entreprises. Nicholas Ayache a reçu des prix prestigieux, notamment le International Steven Hoogendijk Award (2020), le Grand Prix de la Ville de Nice (2019), le Grand Prix Inria-Académie des sciences (2014), le grand prix Microsoft pour la recherche en Europe (2008, Royal Society et Académie des sciences), le prix des Sciences de l’Information de la Fondation EADS (2006).


Conférence : IA et imagerie médicale : la médecine numérique peut-elle remplacer les médecins ?
Vendredi 6 mai 2022, 15h15 - 16h — Amphi bleu

L’intelligence artificielle permet déjà d’interpréter certaines images médicales avec une précision comparable à celle de médecins spécialistes. Elle peut permettre de construire un jumeau numérique du patient à partir de ses images médicales et d’informations complémentaires disponibles (cliniques, biologiques, comportementales, environnementales, etc.). Ce jumeau numérique permet de guider le diagnostic, puis de simuler, optimiser et guider la thérapie. Les modèles mathématiques et biophysiques de l’anatomie et de la physiologie du vivant restent essentiels pour contraindre ces algorithmes de médecine numérique à fournir des résultats fiables et interprétables. La médecine numérique remplacera-t-elle prochainement la médecine humaine ?


Dédicace : Des images médicales au patient numérique
Vendredi 6 mai 2022, 16h - 16h45
Dédicace : Nouvelle enquête sur l'intelligence artificielle
Vendredi 6 mai 2022, 16h - 16h45

Nicolas Deschamps Nicolas Deschamps
Président

Nicolas Deschamps est fils et frère d’agriculteur. Diplômé en conception mécanique, pilote de drone expérimenté, passionné par les technologies innovantes comme le drone et la robotique, il est l’initiateur du projet Drone Des Champs, une compagnie qu’il a créé au Canada lors de son arrivée en tant qu’immigré français. Nicolas, créé le lien indispensable entre les agriculteurs et les équipes de Drone Des Champs. Son expertise et son expérience permettent à la compagnie de traduire les défis que les agriculteurs, agronomes et experts en environnement rencontrent sur le terrain en des projets avec des solutions dédiées.


Table ronde : Quelle sera la contribution de l’IA et des technologies numériques pour rendre l’agriculture plus durable ?
Vendredi 6 mai 2022, 9h15

L'intelligence artificielle améliorera-t-elle les performances de l’agriculture ? Avec quelle précision peut-on prédire les impacts environnementaux, suivre l’évolution des organismes, ou prévenir les maladies ? Les robots, les capteurs de données et les autres outils de diagnostic fournissent de plus en plus de données aux producteurs agricoles mais sont-elles utiles et valorisées ? Y aurait-il des avantages à mutualiser les données dans le secteur agricole ?

Nicole De Brabandere Nicole De Brabandere
Chercheuse en Art

Nicole De Brabandere (PhD, Université des Arts, Linz) est chercheuse associée à l'Université McGill, Canada, et membre collaboratrice à Hexagram. Elle est l'éditrice du volume: Media, Practice and Theory : tracking emergent thresholds of experience, une collection de 10 chapitres autour des concepts et pratiques de la corporéité, de l'articulation et des médias, qui sera publiée par Vernon Press au printemps 2022. Pour la thèse de doctorat De Brabandere a reçu le « Prix d'excellence en recherche » du ministère fédéral autrichien de l'éducation, des sciences et de la recherche, un prix décerné aux quarante meilleures thèses de doctorat de toute l'Autriche, dans toutes les disciplines. De Brabandere a publié de nombreux articles sur des sujets tels que l'affect, la pratique créative, la collaboration et les études médiatiques, et a présenté des conférences, des ateliers et des expositions sur ces sujets dans des lieux publics et privés à l'échelle internationale. En 2021, De Brabandere a présenté le court article «Machine-Generated Portraits as Impersonal Gestures» pour l'International Symposium on Electronic Art (ISEA): Why Sentience? en 2021. Les résultats présentés dans cette conférence seront publiés dans le texte expérimental «Co-composing the Perceptible across Affective, Painterly and Computational Generativities» pour le numéro spécial : Algo-rhythms, Kunstlicht Journal, Amsterdam, printemps 2022.


Conférence : Peindre des images générées par des machines ouvre-t-il un espace-temps de co-composition corporelle entre humains et machines ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h - 16h45 — Amphi orange

Cette conférence présente des résultats détaillant la perceptibilité émergente des images créées par le Generative Adversarial Network (GAN) du site ThisPersonDoesNotExist.com. Les images générées par la machine atteignent parfois la ressemblance photographique d'une personne, mais rendent également visibles les aspects informatiques qui proposent des organisations alternatives de forme et de fond, de surface et de substance, de matérialité et d'immatérialité. De plus, les images qui apparaissent initialement comme des objets signifiant le réel, à y regarder de près, n'ont pas d'origine référentielle unique mais s'organisent plutôt en d'étranges configurations qui traversent le photographique et le computationnel. À travers l'étude minutieuse que permet le processus de peinture de ces images, l'apparence de figuration référentielle dément les générativités alternées, où, par exemple, l'apparence de profondeur de champ ou de surexposition se révèle comme la substance des cheveux ou du tissu. Alors que les rendus GAN sont générés en quelques millisecondes, les peindre offre une temporalité élargie pour engager leur constitution hétérogène et transversale. Cela reconfigure à son tour le sens de la facticité (et les affects correspondants opposant les sujets aux objets) évoqué par l'instant photographique. Les résultats présentés dans cette conférence signalent ainsi des ouvertures pour engager et développer un sens ressenti de la co-composition avec l'image générée par la machine qui traverse l'humain et la machine.

Odile Noël Odile Noël
Chef de produit

Odile est propriétaire de produit pour l’équipe d’intelligence artificielle et ingénierie de données chez Hilo. Dans ce rôle, elle est responsable d’orienter le développement des capacités en IA afin d’augmenter l’efficacité énergétique et l’effacement de puissance des clients d’Hilo. Odile a auparavant travaillé en optimisation énergétique dans le domaine des gaz industriels, où elle a pu être confrontée aux enjeux industriels liés aux différentes contraintes sur les marchés de l’énergie en Alberta et en Ontario. Elle détient un baccalauréat en droit et un baccalauréat en génie chimique de l’Université de Montréal.


Table ronde : Comment utiliser l'IA comme catalyseur d’innovation pour la transition énergétique ?
Jeudi 5 mai 2022, 15h15

L’intelligence artificielle impacte de nombreux secteurs de la société et de l’économie : reconnaissance d’images et de la parole, traduction automatique, génération d’images, etc. C’est en très grande partie, grâce aux avancées impressionnantes de ces dix dernières années en apprentissage automatique et en particulier en apprentissage profond. Dans un contexte d’électrification croissante du bouquet énergétique et de diversification des sources de production - intermittentes, variables et décentralisées - nous ne faisons que commencer à exploiter le potentiel de l’IA pour accélérer la transition vers des systèmes énergétiques interconnectés ultra efficaces et faiblement émetteurs. Les nouvelles possibilités apportées par l’IA sont sources d’innovation, mais aussi de nombreux questionnements. L’intelligence artificielle est-elle la meilleure solution pour favoriser la transition énergétique ? Comment prendre en compte les enjeux liés à la mise en œuvre de solutions en IA - comme la robustesse, les biais cognitifs et l’explicabilité - afin d’éviter un problème de manque de confiance qui peut s’avérer difficile à contrebalancer à posteriori ? Comment mettre en place un processus de certification des solutions en IA qui permettrait leur utilisation dans des domaines hautement réglementés ? Dans le but de répondre aux enjeux climatiques, comment optimiser le coût énergétique de l’opération d’apprentissage en tant que telle, en plus de celui de la collecte et du stockage des données ?

Olivier Blais Olivier Blais
Cofondateur

Olivier est cofondateur et VP science de la décision chez Moov AI. Il est éditeur de la norme ISO internationale qui définit la qualité des systèmes d’intelligence artificielle où il anime une équipe de 50 professionnels de l’IA partout dans le monde. Ses connaissances de pointe en IA et en apprentissage machine l'ont amené diriger la mise en œuvre d'une culture des données dans différentes industries et à soutenir des projets de transformation numérique dans de nombreuses entreprises comme Pratt & Whitney, Métro, Sharethrough et Premier Tech. Il est mentor pour en IA pour Creative Destruction Labs et accompagne plusieurs start-ups. Olivier est le lauréat du prestigieux prix " 30 under 30 " (Infopresse - 2019) et est coauteur d'un brevet pour un algorithme avancé qui évalue la solvabilité d'un emprunteur.


Conférence : IA : être ou ne pas être ?
Samedi 7 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi mauve

La série documentaire IA : être ou ne pas être s’interroge sur les limites de l’humain, à une époque où les machines deviennent de plus en plus intelligentes. Le journaliste scientifique canadien Matthieu Dugal se lance dans la création de son double numérique en puisant dans ses données personnelles et en utilisant les technologies qui existent, dont l’Intelligence Artificielle. Vali Fugulin, réalisatrice de la série et directrice de création du double, raconte le développement de cette réplique virtuelle, qui confronte le journaliste à ses propres limites. Quel sens donner à la vie si les machines peuvent remplacer les humains ? Chaque avancée de l’IA entraîne de nouvelles questions éthiques et existentielles; le domaine de la création artistique n’y échappe pas. Produite par Magasin Général pour Radio-Canada, IA : être ou ne pas être sera lancée à l’été 2022. Création du double : MOOV.AI / Ganesh Baron Aloir.


Table ronde : Comment utiliser l'IA comme catalyseur d’innovation pour la transition énergétique ?
Jeudi 5 mai 2022, 15h15

L’intelligence artificielle impacte de nombreux secteurs de la société et de l’économie : reconnaissance d’images et de la parole, traduction automatique, génération d’images, etc. C’est en très grande partie, grâce aux avancées impressionnantes de ces dix dernières années en apprentissage automatique et en particulier en apprentissage profond. Dans un contexte d’électrification croissante du bouquet énergétique et de diversification des sources de production - intermittentes, variables et décentralisées - nous ne faisons que commencer à exploiter le potentiel de l’IA pour accélérer la transition vers des systèmes énergétiques interconnectés ultra efficaces et faiblement émetteurs. Les nouvelles possibilités apportées par l’IA sont sources d’innovation, mais aussi de nombreux questionnements. L’intelligence artificielle est-elle la meilleure solution pour favoriser la transition énergétique ? Comment prendre en compte les enjeux liés à la mise en œuvre de solutions en IA - comme la robustesse, les biais cognitifs et l’explicabilité - afin d’éviter un problème de manque de confiance qui peut s’avérer difficile à contrebalancer à posteriori ? Comment mettre en place un processus de certification des solutions en IA qui permettrait leur utilisation dans des domaines hautement réglementés ? Dans le but de répondre aux enjeux climatiques, comment optimiser le coût énergétique de l’opération d’apprentissage en tant que telle, en plus de celui de la collecte et du stockage des données ?

Olivier Perrin Olivier Perrin
Chef d'entreprise

Olivier Perrin, franco-canadien, a 19 ans d’expériences professionnelles dont 15 ans dans le monde de l’Entreprenariat et l’Accompagnement au développement à l’international d’institutions publiques et d’organismes privés. L’accompagnement de l’implantation de la représentation de la région Grand-Est (France) au Canada en est un exemple emblématique. Il est dirigeant fondateur d’Alsago (Becoming Elsewhere) qui a intégré depuis 2008 sur le marché Européen ou Nord-Américain des entreprises innovantes internationales dans les domaines de la gouvernance TI, l’aérospatiale, l’innovation ouverte, la défense, les facteurs humains, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, legaltech/regtech ou blockchain. Olivier Perrin est devenu progressivement un partenaire reconnu de l’écosystème de compétences et de financements de la cybersécurité ou de l’identité numérique au Canada/Québec.  Il a lancé et animé le 1er Club APM (Association pour le Progrès du Management, réseau européen de plus de 7000 Dirigeants) en Amérique du Nord réunissant chaque mois des dirigeants québécois autour de philosophes, d’inspirateurs, d’économistes, de dirigeants emblématiques pour apprendre des différences, prendre du recul pour diriger autrement. Olivier Perrin a, aussi, été le lanceur-opérateur Canadien des Missions d’affaires en Audiovisuel France/Canada avec Unterval, développant des dizaines de projets de partenariats ou de coproduction d’œuvres audiovisuelles. Enfin, il a fondé le CQTNC (Consortium Québécois en Transformation Numérique et Cybersécurité) qui rassemble 7 partenaires publics/privés de France et du Canada.  Les objectifs d’Olivier Perrin au travers de ces initiatives sont de toujours privilégier une 3eme Voie, fédérer des écosystèmes de confiance, d’aider à la transformation des territoires en difficulté en apportant aux outsiders des moyens pour devenir, avec le temps, des leaders au sein de leur écosystème.


Conférence : Comment générer un écosystème de confiance francophone numérique durable ?
Jeudi 5 mai 2022, 16h45 - 17h30 — Amphi orange

Avec l’avènement du tout numérique interconnecté, de nouveaux territoires virtuels ont émergés. Ils recèlent des trésors et notamment toutes les données que les acteurs y déposent consciemment ou non. Toutes ces informations donnent à chacun des acteurs son identité numérique. Quelques entreprises fournissent les services nécessaires au fonctionnement de ce monde virtuel. Certaines sont devenues hégémoniques et, de fait, contrôle les technologies utilisées et leur évolution. La société « Becoming Elsewhere Entrepreneurs » aide les organismes à se doter de véritables remparts pour se protéger d’entités mal intentionnées, protéger leur identité numérique et dans la mesure du possible s’émanciper de la tutelle technologique des grands fournisseurs de service. Bien sur de nombreuses questions sous-tendent les actions menées : quelles sont les limites de la souveraineté numérique et quelle démarche éthique peut-on adopter? Est-ce que des entités locales doivent être privilégiées et sont-elles « de confiance »? Est-ce que les grands groupes internationaux peuvent être localement des acteurs « de confiance »? Les solutions retenues pourront elles trouver leur place dans l’écosystème du futur? N’y a-t-il qu’une alternative binaire, pour ou contre, à la mondialisation des données? Mondialisation choisie ou souveraineté choisie? La question-défi posée est de démontrer l’urgence qu’il y a à protéger ces territoires numériques dès maintenant tout en construisant des alternatives internationales « de confiance » à l’hégémonie des très grands acteurs du secteur.

Omar Zeitoun Omar Zeitoun
Chef d’équipe - développement logiciel

Omar Zeitoun est chef d’équipe, développement logiciel chez Stockage d’énergie EVLO, où il se spécialise dans l’analyse, la visualisation et la supervision des données. Il est titulaire d’une maitrise en génie logiciel de l’université McMaster.


Table ronde : Comment utiliser l'IA comme catalyseur d’innovation pour la transition énergétique ?
Jeudi 5 mai 2022, 15h15

L’intelligence artificielle impacte de nombreux secteurs de la société et de l’économie : reconnaissance d’images et de la parole, traduction automatique, génération d’images, etc. C’est en très grande partie, grâce aux avancées impressionnantes de ces dix dernières années en apprentissage automatique et en particulier en apprentissage profond. Dans un contexte d’électrification croissante du bouquet énergétique et de diversification des sources de production - intermittentes, variables et décentralisées - nous ne faisons que commencer à exploiter le potentiel de l’IA pour accélérer la transition vers des systèmes énergétiques interconnectés ultra efficaces et faiblement émetteurs. Les nouvelles possibilités apportées par l’IA sont sources d’innovation, mais aussi de nombreux questionnements. L’intelligence artificielle est-elle la meilleure solution pour favoriser la transition énergétique ? Comment prendre en compte les enjeux liés à la mise en œuvre de solutions en IA - comme la robustesse, les biais cognitifs et l’explicabilité - afin d’éviter un problème de manque de confiance qui peut s’avérer difficile à contrebalancer à posteriori ? Comment mettre en place un processus de certification des solutions en IA qui permettrait leur utilisation dans des domaines hautement réglementés ? Dans le but de répondre aux enjeux climatiques, comment optimiser le coût énergétique de l’opération d’apprentissage en tant que telle, en plus de celui de la collecte et du stockage des données ?

Oury Monchi Oury Monchi
Directeur scientifique

Oury Monchi a obtenu son doctorat en neurosciences computationnelles au King's College de Londres, au Royaume-Uni. Il a ensuite poursuivi des stages postdoctoraux à l'Institut Neurologique de Montréal et au Centre de Recherche de l'Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal (CRIUGM) en neuroimagerie appliquée à la maladie de Parkinson. Jusqu'à l'été 2014, il était professeur agrégé de radiologie à l'Université de Montréal et chercheur régulier au CRIUGM. De 2014 à 2021, M. Monchi a été professeur et directeur de la recherche clinique au département de neurosciences cliniques de l'Université de Calgary. Pendant ce temps, il a détenu la Chaire de recherche du Canada (Niveau 1) sur les symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson et la Chaire Tourmaline en Maladie de Parkinson. Depuis 2018, il est directeur du Canadian-Open Parkinson Network, une plateforme financée par Brain-Canada et Parkinson Canada. Depuis novembre 2021, Prof. Monchi est le directeur scientifique du Centre de Recherche de l'Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal et professeur titulaire au département de radiologie, radio-oncologie et médecine nucléaire de l'Université de Montréal.


Conférence : L’IA bonifie-t-elle significativement la neuroimagerie par IRM ?
Vendredi 6 mai 2022, 15h15 - 16h — Amphi orange

L’IA est de plus en plus utilisé en conjonction avec l’IRM anatomique et fonctionnelle pour comprendre le fonctionnement du cerveau et de ses maladies. Il est utilisé à la fois pour optimiser les méthodes d’acquisition et dans les analyses de données. En particulier cette combinaison permet d’améliorer le diagnostic et la prédiction de l’évolution de maladies neurologique. Nous donnerons ici quelques exemples et décrirons comment l’IA appliqué à l’IRM fonctionnelle permet de modéliser l’encodage (la prédiction de l’activité neuronale régionale) et le décodage (l’inférence du stimuli reçu) du cerveau. Nous terminerons par une discussion sur les limitations actuelles de la contribution de l’IA à l’IRM et de son rôle potentiel dans la clinique.

Pablo Valdes-Donoso Pablo Valdes-Donoso
Professeur adjoint en IA pour les sciences vétérinaires

Pablo Valdes-Donoso est professeur adjoint en IA pour les sciences vétérinaires à la Faculté de Médecine Vétérinaire de l'Université de Montréal. Il possède des années d'expérience de travail dans différents systèmes de production alimentaire. Il est titulaire d'un diplôme de vétérinaire de l'Universidad de Chile, d'une maîtrise en médecine vétérinaire préventive, d'une maîtrise en économie appliquée et d'un doctorat en épidémiologie de l'University of California, Davis. Ses recherches visent à comprendre comment les incitations économiques à la production peuvent affecter la santé animale, humaine et environnementale. Il utilise régulièrement des outils statistiques, notamment l'apprentissage automatique, les séries chronologiques, l'analyse de réseau, la dynamique des systèmes et les modèles de régression, pour analyser les questions liées à la santé. Il a participé à des conférences nationales et internationales, dirigé des ateliers quantitatifs, donné des cours universitaires, collaboré avec des chercheurs de divers pays et rédigé plusieurs publications évaluées par des pairs et des articles de vulgarisation.


Conférence : Comment l'intelligence artificielle peut-elle améliorer la santé animale, humaine et environnementale ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi orange

Dans les sciences vétérinaires - de la santé animale à la production alimentaire et à la santé publique - les développements émergents de l'IA progressent dans plusieurs domaines. La recherche sur l'IA en médecine vétérinaire qui vise les animaux de compagnie s'est d'abord concentrée sur l'interprétation des images et le diagnostic des maladies. L'utilisation de capteurs et de données en temps réel promettant des améliorations de l'efficacité de la production couplées à un meilleur état de santé et de bien-être des animaux sont au cœur de la recherche actuelle sur l'élevage de précision. L'amélioration de la sécurité alimentaire et la réduction de l'impact environnemental par un contrôle exhaustif des intrants dans la production animale peuvent également justifier l'adoption de ces nouvelles technologies. Une autre branche de la recherche vétérinaire actuelle est le développement de modèles complexes qui utilisent des données provenant de diverses sources pour alerter les autorités de l'émergence de maladies infectieuses animales et des risques accrus de zoonoses provenant des populations sauvages. Dans cet exposé, je discute de la recherche et du développement récents de l'IA sur la santé animale, de ses applications vers une discipline multidimensionnelle (c'est-à-dire One Health), ainsi que de ses limites et des défis futurs.

Pascale Elbaz Pascale Elbaz
Chercheure en langue et civilisation chinoises

Docteure en langue et civilisation chinoises de l’Inalco, Pascale Elbaz est enseignante-chercheure à l’ISIT, Grande école de l’interculturel et du multilinguisme (Paris-Panthéon- Assas-Université). Elle est responsable du séminaire interculturel transdisciplinaire de l’école. Elle est également chercheure associée à l’IFRAE (Institut français de recherche sur l’Asie de l’Est). Ses recherches se développent dans deux directions : l’analyse du vocabulaire chinois de l’esthétique et de la culture et la pédagogie de la traduction et de la terminologie à l’ère du multilinguisme et des traitements automatiques du langage naturel (TAO, TA). Elle exerce parallèlement en tant que traductrice chinois-français dans l’édition : Le Chant de la Terre chinoise (2021), Photographies de la Chine d’aujourd’hui (2020) (Ed. Horizon orientale). Elle est membre de la Research Task Force de la FIT (Fédération internationale des traducteurs) et participe à la rédaction d’articles sur la transformation des métiers de la traduction et sur la formation de la nouvelle génération de traductrices et de traducteurs.


Conférence : La traduction automatique neuronale va-t-elle remplacer les humains ?
Samedi 7 mai 2022, 10h45 - 11h30 — Amphi rouge

Ces dernières années, les progrès de la traduction automatique neuronale ont été fulgurants. Les moteurs de traduction permettent d’obtenir, pour les langues les plus parlées, un résultat « brut de logiciel » (gisting) suffisant pour certains usages (connaître l’idée générale d’un texte, traduire un mode d’emploi…). Pourtant, les résultats se révèlent insuffisants pour les textes spécialisés (médecine, sciences, SHS) ou à haute teneur culturelle. Cette lacune est également avérée dans les combinaisons de langue où les données textuelles ne sont pas suffisantes. Car la traduction automatique neuronale a besoin d’un grand volume de données pour fonctionner efficacement, en l’occurrence des couples de textes sources (dans la langue d’origine) et cibles (dans la langue vers laquelle le texte est traduit). Or, dans la combinaison chinois-français par exemple, ces données sont (encore) rares. Pour pallier cette difficulté, les moteurs passent par une langue pivot : l’anglais. Mais cela n’est pas sans poser de réels problèmes de sens… Comment dès lors se positionner par rapport à ces nouveaux outils nourris par l’IA, comment reconnaître leurs failles et savoir y remédier ? Comment former la nouvelle génération de traductrices et de traducteurs à utiliser l’outil tout en préservant sa liberté de juger et en renforçant sa sensibilité linguistique et son discernement culturel ?

Pascale Lehoux Pascale Lehoux
Chercheure en santé publique

Pascale Lehoux détient un baccalauréat en Design industriel, un PhD en Santé publique et a effectué sa formation postdoctorale en Science & Technology Dynamics à l’Université d’Amsterdam. Elle est professeur titulaire au Département de gestion, d’évaluation et de politique de santé et chercheure au Centre de recherche en santé publique (CReSP) de l’Université de Montréal. Elle est membre du Conseil d’administration de l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) et co-responsable de la fonction « Recherche et création » de l’Observatoire international des impacts sociétaux de l’intelligence artificielle et du numérique (OBVIA). Au cours des vingt dernières années, elle a développé de nombreuses initiatives en mobilisation des connaissances dont le blogue Hinnovic et publié plus de 150 articles scientifiques. Ses travaux ont clarifié l’impact des modèles d’affaires et du capital de risque sur l’innovation en santé et consolidé les méthodes de délibération publique prospective. Son programme de recherche actuel, In Fieri, examine la conception, le financement et la commercialisation de l’innovation responsable en santé (IRS). Financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), l’équipe inclut des experts en recherche sur les services et politiques de santé, médecine, ingénierie, design, éthique, sociologie et économie.


Conférence : L’IA est-elle ou pas responsable ?
Jeudi 5 mai 2022, 15h15 - 16h — Amphi mauve

Partant du principe que certains mots ne peuvent pas être utilisés à la légère, cette présentation a pour but de provoquer des réflexions nouvelles — et aussi ludiques — sur ce que signifie le qualificatif « responsable » lorsqu’il est accolé à l’Intelligence Artificielle. Prenant appui dans le domaine de la santé, un milieu où la responsabilité s’est institutionnalisée au fil de plusieurs décennies, j’utiliserai des exemples réels et fictifs afin de clarifier ce que penser et fabriquer des solutions responsables implique. Je soulignerai que l’industrie de l’IA et du numérique diffère à bien des égards de l’industrie des dispositifs médicaux et de l’industrie pharmaceutique et que ses caractéristiques actuelles nous éloignent d’une capacité à réellement concrétiser la responsabilité. Considérant les défis sociétaux auxquels nous faisons tous face, il est grand temps de repenser les innovations dont le 21ième siècle a besoin.

Patricia Conrod Patricia Conrod
Psychologue clinicienne

Patricia Conrod est psychologue clinicienne et professeur de psychiatrie et de toxicomanie à l'Université de Montréal. Elle possède plus de 20 ans d'expérience dans la recherche sur les populations à risque de dépendance. Ses recherches ont permis d'identifier un certain nombre de facteurs de risque psychologiques et biologiques de la dépendance et ont contribué à définir les mécanismes motivationnels qui expliquent comment le risque se traduit par une consommation excessive ou problématique de substances psychoactives chez les groupes vulnérables. En outre, cette recherche a conduit au développement de nouvelles interventions qui correspondent à la base motivationnelle du risque, soutenant de nouvelles stratégies plus personnalisées et ciblées pour le traitement et la prévention des addictions. Cette nouvelle approche, qui consiste à intervenir au niveau de la personnalité et de la neurocognition plutôt qu'au niveau des symptômes, s'est avérée remarquablement efficace non seulement pour réduire et prévenir l'abus de substances, mais aussi pour réduire les problèmes de santé mentale tels que l'anxiété, la dépression, les idées suicidaires et les problèmes de comportement. Le Dr Conrod a élaboré des échelles de dépistage et du matériel d'intervention qui ont été traduits et testés dans de nombreuses langues et contextes dans le monde entier. Elle a participé à la conception de l'étude IMAGEN et a dirigé le groupe de travail sur le phénotypage pour le consortium IMAGEN. Avec le Dr Hugh Garavan (UVM), elle a créé le groupe de travail ENIGMA sur les addictions, qui vise à appliquer l'approche ENIGMA à la mise en commun des données dans les études de neuro-imagerie des addictions. Elle codirige le Réseau de recherche FRQS sur le suicide, les troubles de l'humeur et les affections connexes (RQSHA), l'Équipe canadienne de recherche sur le cannabis et les psychoses (CCPRT) et l'Initiative de l'Université de Montréal sur le cerveau et la santé mentale.


Conférence : L'IA en tant qu'outil de médecine préventive sera-telle acceptée et utilisée ?
Vendredi 6 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi mauve

Trente années d'études de cohortes longitudinales ont montré que les troubles psychiatriques peuvent être prédits avec un certain degré de précision. Les marqueurs de risque génétiques, psychologiques et neurologiques de l'enfance, en interaction avec les conditions environnementales, peuvent non seulement prédire qui est à risque, mais aussi quels types de problèmes de santé mentale et de consommation de substances psychoactives une personne est susceptible de rencontrer à l'âge adulte. Les modèles d'apprentissage automatique permettent d'affiner les outils de prédiction et de nouvelles stratégies d'intervention ont été élaborées et testées en ciblant différentes voies de risque. Ces approches ciblées se sont révélées très efficaces et ont eu des effets durables sur la santé mentale des adultes. Cependant, la société est-elle prête à appliquer ce que nous savons sur le risque pour la santé mentale afin de le prévenir ? Cet exposé abordera les défis associés à la prévention ciblée par l'IA et les questions sociales, éthiques et pratiques qui peuvent atténuer ces préoccupations afin de rendre la prévention de la santé mentale plus acceptable et plus efficace.

Patricia Gautrin Patricia Gautrin
Doctorante en éthique de l’IA

Patricia Gautrin est doctorante en éthique de l’IA, à l'Université de Montréal, sous la direction de M. le professeur Marc-Antoine Dilhac. Elle est assistante de recherche à l’Algora Lab du MILA. L’Algora Lab est un laboratoire académique interdisciplinaire qui développe une éthique délibérative de l'IA et de l'innovation numérique et analyse les aspects sociétaux et politiques de la société algorithmique émergente. Patricia est également journaliste en éthique de l'IA pour CScience IA. CScience IA est le média 100% dédié à l'Intelligence artificielle au Québec. En tant que présidente d'Intelligence NAPSE, elle cherche à développer un nouveau cadre éthique international de l'IA aligné sur l'ODD16 des Nations Unies.


Table ronde : L’IA inventera-t-elle les métiers de demain ?
Samedi 7 mai 2022, 9h15

La tendance actuelle dans les filières de formation universitaire et professionnelle est de développer les disciplines et d’ajuster les quotas d’étudiants en fonction des prévisions de l’emploi. Ce pragmatisme est certes légitime du point de vue des besoins de l’économie et de l’offre d’emplois aux nouveaux venus sur le marché du travail. Cependant est-ce prudent par rapport à l’importance de la recherche fondamentale dans le développement des connaissances et leurs applications dans des sociétés qui évoluent de plus en plus rapidement ? L’IA peut-elle anticiper les bouleversements des comportements sociaux qui modifient constamment la demande ? Est-elle capable de prédire l’émergence de nouveaux métiers et la disparition de certains autres ? Est-elle capable d’inventer un avenir ? Peut-elle le rendre inéluctable ?

Patrick Jeandroz Patrick Jeandroz
Chef expertise science des données et calcul haute performance

Patrick Jeandroz possède un baccalauréat en mathématiques-informatiques et une maitrise en recherche opérationnelle. Il est à l’emploi d’Hydro-Québec depuis 2002 où il a agi à titre de conseiller en optimisation et ensuite Chef Expertise modélisation mathématique pour le Producteur. Depuis 2018 il est chef expertise science des données et calcul haute performance au centre de Recherche d’Hydro-Québec. Son équipe est constituée de 25 chercheurs en Intelligence artificielle, cybersécurité, recherche opérationnelle et calcul haute performance. Plusieurs de leurs projets de recherche sont en partenariat avec le milieu académique et ils sont membres IVADO et MILA.


Table ronde : Comment utiliser l'IA comme catalyseur d’innovation pour la transition énergétique ?
Jeudi 5 mai 2022, 15h15

L’intelligence artificielle impacte de nombreux secteurs de la société et de l’économie : reconnaissance d’images et de la parole, traduction automatique, génération d’images, etc. C’est en très grande partie, grâce aux avancées impressionnantes de ces dix dernières années en apprentissage automatique et en particulier en apprentissage profond. Dans un contexte d’électrification croissante du bouquet énergétique et de diversification des sources de production - intermittentes, variables et décentralisées - nous ne faisons que commencer à exploiter le potentiel de l’IA pour accélérer la transition vers des systèmes énergétiques interconnectés ultra efficaces et faiblement émetteurs. Les nouvelles possibilités apportées par l’IA sont sources d’innovation, mais aussi de nombreux questionnements. L’intelligence artificielle est-elle la meilleure solution pour favoriser la transition énergétique ? Comment prendre en compte les enjeux liés à la mise en œuvre de solutions en IA - comme la robustesse, les biais cognitifs et l’explicabilité - afin d’éviter un problème de manque de confiance qui peut s’avérer difficile à contrebalancer à posteriori ? Comment mettre en place un processus de certification des solutions en IA qui permettrait leur utilisation dans des domaines hautement réglementés ? Dans le but de répondre aux enjeux climatiques, comment optimiser le coût énergétique de l’opération d’apprentissage en tant que telle, en plus de celui de la collecte et du stockage des données ?

Paul Gagnon Paul Gagnon
Chef adjoint des affaires juridiques

Paul est Chef adjoint des Affaires Juridiques chez Taiga, manufacturier de véhicules hors-route électriques et pionnier de l'électrification des sports motorisés. Membre du Barreau du Québec, Paul est également détenteur d'une Maîtrise en biotechnologie et droit (Université de Sherbrooke) et d'une Maîtrise en propriété intellectuelle et droit de la concurrence (MIPLC - Max-Planck). En 2020, Paul a été répertorié au palmarès "IAM300" à titre de l'un des 300 meilleurs stratèges en propriété intellectuelle au monde. Co-auteur de la Licence de données de Montréal, Paul intervient régulièrement dans des conférences afin de traiter d'enjeux juridiques liés à l'IA, les données et la propriété intellectuelle.


Conférence : Les avocats et autorités réglementaires portent-elles trop attention aux modèles en IA ?
Jeudi 5 mai 2022, 16h45 - 17h30 — Amphi mauve

Le rythme auquel la réglementation et les interventions académiques en matière d'IA s'est accéléré au cours des dernières années. Toutefois, la grande partie de cet intérêt se concentre à l'avant-plan du monde de l'IA, c'est-à-dire les modèles eux-mêmes et leurs extrants. Nous discuterons de sujets encore tenus sous silence, en prenant soin d'examiner leurs conséquences et comment y remédier. Par exemple, comment résoudre le fait que les licences de logiciels libres ne traitent pas adéquatement des enjeux découlant du partage public de données et labels ? Quelles pistes suggérer afin que les phases de préparation / ingénierie de données soient adéquatement traitées par les autorités réglementaires ? Somme toute, nous voulons discuter de certains thèmes mettant en lumière l'échec du cadre réglementaire dans la prise en compte des étapes clés de la mise en valeur de l'IA.

Philipp Kellmeyer Philipp Kellmeyer
Neurologue

Le Dr Kellmeyer est neurologue au centre médical universitaire de Fribourg, où il dirige le laboratoire de neuroéthique et d'éthique de l'IA du département de neurochirurgie. Il a étudié la médecine à Heidelberg et à Zurich et a obtenu une maîtrise de philosophie à l'université de Cambridge. En tant que neuroscientifique, il travaille dans les domaines de la neuroimagerie et de la neurotechnologie translationnelle, en particulier sur l'application clinique des systèmes d'IA. Il est membre scientifique du pôle d'excellence BrainLinks-BrainTools de l'université de Fribourg et chercheur à l'Institut d'études avancées de Fribourg (FRIAS) dans le groupe de recherche "Intelligence artificielle responsable". Dans ses recherches à l'intersection de la neuroéthique, de l'éthique numérique et de l'éthique de l'IA, il travaille sur les défis éthiques, juridiques, sociaux et politiques de l'interaction homme-technologie, notamment en ce qui concerne la neurotechnologie, le big data, l'intelligence artificielle et les technologies XR en médecine et en recherche biomédicale. Il est également affilié à l'Institut d'éthique biomédicale et d'histoire de la médecine de l'Université de Zurich, où il enseigne également l'éthique biomédicale. Depuis novembre 2020, il est membre du conseil d'administration de la Société internationale de neuroéthique (INS).


Conférence : L'intelligence artificielle médicale contribuera-t-elle à l'épanouissement de l'homme ?
Vendredi 6 mai 2022, 13h - 13h45 — Amphi orange

La grande dynamique d'innovation de l'IA et de son application en médecine promettent de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques. L'innovation de l'IA médicale, principalement axée sur la technologie et les affaires, n'est pas encore compatible avec les droits de l'homme, les capacités et l'épanouissement humain. Dans sa présentation, le Dr Philipp Kellmeyer examinera les principaux défis éthiques, juridiques et sociétaux et présentera un cadre pour une innovation durable, orientée vers les droits de l'homme et l'épanouissement de l'homme, dans le domaine de l'IA en médecine.

Philippe Gagnon Philippe Gagnon
Cofondateur et chef de la technologie

Philippe Gagnon est cofondateur et chef de la technologie à Waverly où toute l'équipe travaille à cette belle vision de mettre l'IA au service des lecteurs. Waverly développe une application de lecture sur mobile qui permet aux utilisateurs de suivre les idées qui les intéressent vraiment. La communauté Waverly peut créer de nouvelles idées qui sont directement exprimées en langage naturel et chacune d'elle génère un fil de contenu unique. Avant Waverly, Philippe a travaillé dans l'industrie du jeu vidéo pendant 21 ans. À titre d'architecte technique chez Ubisoft, il a touché à presque tous les aspects du jeu vidéo comme le rendu 3D, l'IA de jeu ou les outils de production dont la génération procédurale. Ce qui motive Philippe, c'est de développer des produits innovants en utilisant une palette de technologies toujours grandissante


Table ronde : I.A., jeux vidéo, recherche interdisciplinaire : ingrédients d'une vie numérique riche et responsable ?
Samedi 7 mai 2022, 14h30

No-code ou Low code est une tendance technologique permettant aux gens de créer des applications logicielles avec des interfaces accessibles au lieu de devoir écrire des lignes de code. En 1995, il y avait 31 000 pages web sur l'internet. Aujourd'hui, il y a des dizaines de milliards de pages. L'une des principales raisons en est la démocratisation des outils accessibles qui ne nécessitent pas de compétences techniques pour lancer un site web. Au cours des cinq dernières années, on a constaté une forte tendance à ce que les jeux vidéo fassent participer les joueurs dans le cadre de l'expérience de jeu, soit par le biais de fonctionnalités de contenu généré par les utilisateurs, soit en tant que vecteur social. Au cours de cette période, l'industrie a appris à tirer le meilleur parti de l'apprentissage profond ou de l'apprentissage par renforcement pour aider les créateurs de jeux ou ouvrir de nouvelles expériences de jeu. Au cours des cinq dernières années, la plupart des travaux sur l'IA ont porté sur la création d'algorithmes sophistiqués basés sur des ensembles de données existants. Ces algorithmes ont atteint un niveau de maturité qui ouvre la possibilité de créer de nouveaux comportements basés uniquement sur l'ingénierie des données. Les mondes virtuels ont été un terrain de jeu de choix pour développer et affiner l'IA avant de l'appliquer dans le monde réel. La communauté académique a pris conscience de l'importance de la recherche interdisciplinaire, avec des réalisations marquantes comme la création de l'OBVIA (Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique) en 2019 ou la subvention AUDACE du FRQ qui encourage la recherche interdisciplinaire en 2017. L'industrie du jeu vidéo est l'exemple parfait d'une activité interdisciplinaire, car un jeu vidéo est l'alchimie du design, de la programmation, de l'art, des sciences sociales, etc. Et si l'IA et les jeux vidéo renforçaient leurs limites au sein d'un écosystème interdisciplinaire mature ? Et si l'état de l'art de l'IA et le savoir-faire de l'industrie du jeu vidéo offraient des outils de création de contenu plus accessibles pour peupler des mondes virtuels ouverts et riches ? Et si c'était la prochaine évolution de l'IA et des jeux vidéo ? Montréal, la province de Québec et le Canada s'appuient depuis longtemps sur ces disciplines. Et si ces changements étaient déjà en train de s'opérer ici et maintenant ?

Philippe Goulet Coulombe Philippe Goulet Coulombe
Professeur en sciences économiques

Philippe Goulet Coulombe est professeur d’économie à l'Université du Québec à Montréal (UQÀM) et est responsable de l’axe Observatoire macroéconomique de la Chaire en Macroéconomie et Prévisions de l’UQÀM. Il est titulaire d'un doctorat en économie de la University of Pennsylvania, d'une maîtrise de Queen’s University, et d'un baccalauréat de l’Université Laval. Il mène plusieurs projets de recherche à l’intersection de l’apprentissage automatique, l’économétrie, et l’analyse macroéconomique. Dans plusieurs travaux récents, il introduit de nouveaux algorithmes d’apprentissage adaptés aux particularités des données macroéconomiques et financières, et permettant une interprétabilité accrue dans un contexte de séries chronologiques. Il conduit également des travaux sur la modélisation économétrique du climat, particulièrement la prévision de la fonte de la glace de mer de l’océan Arctique.


Conférence : Est-ce que l’IA comprend l’inflation ?
Vendredi 6 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi orange

En 2021, l’indice des prix à la consommation a augmenté d’environ 5% au Canada et 7% aux États-Unis, bien au-delà du 2% ciblé par les banques centrales. Les modèles statistiques traditionnellement utilisés en macroéconomie ont été incapables de prévoir la surprenante persistance des récentes lectures élevées de l’inflation. De l’autre côté du spectre de la modélisation, l’IA a la vertu d’être particulièrement agnostique, mais son opacité est notoire, ce qui la rend difficilement utilisable par les économistes et les décideurs publics. Dans des travaux récents, nous introduisons de nouveaux algorithmes d’apprentissage permettant à la fois de prévoir, mais surtout, de comprendre l’inflation. Ces réseaux de neurones dits hémisphériques infusent une dose minimale de théorie macroéconomique afin que les diverses sections dudit réseau puissent être lues et comprises comme des quantités économiques fondamentales. Ces dernières – les attentes inflationnistes ainsi que l’écart entre la demande et l’offre agrégées – sont essentielles à la compréhension de l’inflation. Nous verrons que l’algorithme, dans sa détection des signaux inflationnistes, écarte les indicateurs classiques tels que le taux de chômage et le PIB en faveur d’alternatives davantage sensibles à la pénurie de main-d’œuvre.

Philippe La Roche-Audette Philippe La Roche-Audette
Directeur développement affaires

Philippe La Roche-Audette est fils de producteur agricole - Jadis la production se résumait à la ferme laitière. Aujourd’hui, il s'agit de grandes cultures et productions maraichères biologiques avec près de 3000 ha répartis au Québec et en Ontario. Après des études en tourisme à l’UQAM, Philippe a été travailleur autonome pendant 15 ans. De 2007 à 2018 il occupe successivement plusieurs fonctions chez Agri-Fusion : marketing, ressources humaines, informatique. Depuis 2018, Philippe travaille au développement des affaires, à la R&D et aux technologies de l’information. Il prend en charge l'analyse de données en collaboration avec les équipes d’agronomes, les technologues et opérateurs agricoles chez Agri-Fusion.


Table ronde : Quelle sera la contribution de l’IA et des technologies numériques pour rendre l’agriculture plus durable ?
Vendredi 6 mai 2022, 9h15

L'intelligence artificielle améliorera-t-elle les performances de l’agriculture ? Avec quelle précision peut-on prédire les impacts environnementaux, suivre l’évolution des organismes, ou prévenir les maladies ? Les robots, les capteurs de données et les autres outils de diagnostic fournissent de plus en plus de données aux producteurs agricoles mais sont-elles utiles et valorisées ? Y aurait-il des avantages à mutualiser les données dans le secteur agricole ?

Pierre Fitzgibbon Pierre Fitzgibbon
Ministre de l’Économie et de l’Innovation

Pierre Fitzgibbon est Ministre de l’Économie et de l’Innovation et Ministre responsable du Développement économique régional. Pierre Fitzgibbon est né à Montréal. Titulaire d’un baccalauréat en administration des affaires de l’École des hautes études commerciales (HEC) de Montréal, il est également comptable professionnel agréé du Québec. Avant de se lancer en politique, M. Fitzgibbon a occupé le poste d’associé directeur chez Partenaires Walter Capital, une société de placements privés, de 2015 à 2018. De 2007 à 2014, M. Fitzgibbon a assumé le rôle de président et chef de la direction d’Atrium Innovations, une société qui développe, fabrique et commercialise des produits à valeur ajoutée destinés à l’industrie de la santé et de la nutrition. De 2002 à 2007, M. Fitzgibbon a travaillé au sein du Groupe Banque Nationale, où il a entre autres occupé le poste de vice-président du conseil de Financière Banque Nationale, où il a notamment agi en tant que responsable des services de banque d’investissement et de financement des sociétés. De plus, il a été vice-président principal, Service des finances, de la technologie et des affaires corporatives, chez Banque Nationale du Canada. Auparavant, M. Fitzgibbon a également occupé des postes en finance, en développement d’entreprise et en développement des affaires chez Télésystème Mobiles International, Chase Capital Partners Hong Kong, Domtar et Tapis Peerless. Il a entamé sa carrière chez PricewaterhouseCoopers en audit et en services-conseils. Au cours des dernières années, M. Fitzgibbon a siégé à de nombreux conseils d’administration, dont ceux de la Caisse de dépôt et placement du Québec, de WSP, d’Héroux-Devtek, du Groupe Transcontinental, du Fonds Cycle Capital, de Neptune Technologies, de Lumenpulse et d’Arianne Phosphate. Homme d’affaires engagé dans sa communauté, M. Fitzgibbon s’est aussi impliqué au sein de plusieurs organismes, dont, jusqu’à récemment, la Fondation du Dr Julien.

Pierre Larouche Pierre Larouche
Professeur titulaire en droit et innovation

Pierre Larouche est professeur titulaire en droit et innovation à la Faculté de droit de l’Université de Montréal et vice-doyen au développement et à la qualité des programmes. Le Pr Larouche est affilié aux activités du CDACI. Il dirige l’option doctorale « Innovation, science, technologie et droit ». Diplômé des facultés de droit des universités McGill, de Bonn et de Maastricht, M. Larouche a été professeur titulaire de droit de la concurrence à l’Université de Tilburg, aux Pays-Bas, où il a notamment cofondé le Tilburg Law and Economics Center (TILEC), devenu l’un des plus grands centres de recherche au monde dans le domaine de la gouvernance économique. Il a également enseigné au Collège d’Europe, à Bruges, tout en étant professeur invité dans de nombreuses universités en Amérique (Northwestern, Pennsylvanie), en Europe (Sciences Po, Bonn) et en Asie (Singapour). Le Pr Larouche a publié plus d’une soixantaine de monographies, d’articles et de contributions scientifiques, et ses travaux, cités par la Cour de justice de l’Union européenne et la Cour suprême du Royaume-Uni, ont influencé les politiques de la Commission européenne en matière de communications électroniques et de concurrence.


Conférence : Comment l’IA peut-elle s’insérer dans le cadre juridique d'une économie de marché ?
Samedi 7 mai 2022, 16h - 16h45 — Amphi rouge

Lorsqu’on discute de la régulation de l’IA, on oublie souvent que l’IA sera déployée en bonne partie par des acteurs privés opérant au sein d’une économie de marché. Or, le fonctionnement de l’économie de marché peut influencer tant l’activité inventive que la diffusion de l’IA, et le droit contient déjà des instruments établis - droit de la concurrence, régulation sectorielle - qui encadrent les marchés pour veiller à leur bon fonctionnement. Les initiatives législatives récentes aux États-Unis et en Union européenne - dont les projets de règlements européens sur l’IA, sur les marchés numériques et sur les données - ne peuvent être bien comprises que si elles sont lues à la lumière de ces instruments établis. Une telle lecture révèle une volonté d’inscrire l’IA autant que possible au sein des instruments établis et de relancer le fonctionnement des marchés affectés par une trop grande concentration de pouvoir économique aux mains des plateformes numériques. La conférence esquisse les conséquences de ces choix législatifs pour les discussions qui ont lieu au sein de la communauté des chercheurs en IA quant à la régulation.

Pierre-Luc Déziel Pierre-Luc Déziel
Professeur agrégé de droit

Pierre-Luc Déziel est professeur à la Faculté de droit de l’Université Laval. Détenteur d’un baccalauréat en sciences politiques et économie de l’Université McGill, d’une double maîtrise en théorie et histoire du politique et en sécurité internationale de Sciences Po Paris, il a soutenu une thèse de doctorat en droit intitulée « La protection de la vie privée au temps de la biosécurité » à l’Université de Montréal en 2015. Il a également fait un séjour d'études en art et architecture à l'Institut Pratt de Brooklyn à New York. Le professeur Déziel est responsable de l’axe « Éthique, confidentialité et acceptabilité sociale » de l’Institut intelligence et données (IID), coresponsable de l’axe « Droit, cyberjustice et cybersécurité » de l’Observatoire international sur les impacts sociaux de l’intelligence artificielle et du numérique (OBVIA) et chercheur régulier au Laboratoire de Cyberjustice de l'Université de Montréal et au Centre de recherche en données massives (CRDM) de l'Université Laval. Les recherches du Professeur Déziel portent principalement sur l’impact des nouvelles technologies sur le droit à la vie privée et sur la protection des renseignements personnels. Il actuellement mène un certain nombre de projets de recherches au carrefour du droit, de l’intelligence artificielle et de la santé Ces recherches sont financées, en autres, par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et le ministère de la Justice du Québec.


Conférence : Quels sont les enjeux pour la protection de la vie privée dans la réalité virtuelle ?
Vendredi 6 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi orange

Au cours des derniers mois, la réalité virtuelle s’est immiscée dans le débat populaire. Plongeant les utilisateurs et utilisatrices dans des expériences immersives, la réalité virtuelle promet de révolutionner les relations sociales en ouvrant de nouvelles possibilités d’interactions dans les environnements numériques. Qu’il s’agisse du jeu, du travail, des rencontres, de l'école ou même de l’interaction avec les professionnels de la santé ou de la justice, la réalité virtuelle entend accroître notre capacité à interagir avec les autres en ligne. Bien que l’avènement de cette nouvelle réalité engendre de clairs bénéfices, elle peut aussi soulever de délicates questions. Dans le domaine du droit, on peut par exemple se demander comment nos droits seront protégés dans ces nouveaux environnements immersifs. Quels dangers particuliers la réalité virtuelle fait-elle planer sur ces droits ? Dans le cadre de cette conférence, nous nous intéresserons à la manière dont le droit à la vie privée pourra se déployer dans les environnements de réalité virtuelle. Nous décrirons les nouveaux enjeux en matière de protection des renseignements personnels qui nous semblent les plus importants. Nous porterons une attention particulière au phénomène de personnification des utilisateurs et utilisatrices par le biais d’un avatar et des impacts de ce phénomène sur les pratiques de collecte, d’utilisation et de communication de renseignements personnels.

Pierre-Majorique Léger Pierre-Majorique Léger
Chercheur en expérience utilisateur

Professeur Pierre-Majorique Léger est professeur titulaire à HEC Montréal et titulaire de la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Prompt en expérience utilisateur. Il est détenteur d’un Ph.D. en génie industriel de l’École Polytechnique de Montréal. Ses recherches visent à améliorer l’expérience utilisateur (UX) vécue lors de l’apprentissage ou de l’utilisation d’une technologie de l'information (TI), et ce, en mobilisant les données psycho et neuro physiologiques générées lors de l’interaction et permettant de qualifier l’émotion et la cognition de l’utilisateur.


Conférence : Comment l’utilisateur de technologies vit-il réellement son expérience ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi mauve

Pour concevoir des produits et services numériques que les utilisateurs voudront utiliser et réutiliser, il est primordial de bien comprendre leur expérience. Or, l’utilisation que l’on fait des technologies au quotidien est fréquemment automatique et même inconsciente, ce qui rend très difficile à l’utilisateur de partager ce qu’il vit vraiment. Nos recherches visent à améliorer l’expérience utilisateur vécue, et ce, en mobilisant, grâce à des instruments issus de la neuroscience capables de mesurer les états cognitifs et émotionnels des utilisateurs lors d’une interaction avec une technologie. Ces données neuroscientifiques sont une véritable mine d'or pour les concepteurs afin de créer des applications plus intuitives. Cette conférence mettra l’accent sur des exemples concrets issus de projets menés avec des entreprises d’ici et d’ailleurs qui ont cherché à évaluer ce que vivent réellement leurs utilisateurs grâce à l’utilisation de la neuroscience dans le cadre de la recherche collaborative au sein du laboratoire Tech3Lab qu’ils ont cofondé il y a plus de 10 ans.

Pierre Michaud Pierre Michaud
Compositeur et chercheur

Compositeur, clarinettiste et chercheur-créateur né au Nouveau-Brunswick, Pierre Michaud est professeur en composition mixte à la Faculté de musique de l'Université de Montréal depuis 2012 et vice-doyen au cycles supérieurs et à la recherche depuis 2019. Il détient un doctorat en composition de l'Université de Montréal et a effectué des études complémentaires au conservatoire slovaque Jan Levoslav Bella, à l'Université de Moncton, à l'Université Mount-Allison et à l'Institut de coordination acoustique/musique (IRCAM) à Paris dans le cadre de stages professionnels. Il s’intéresse particulièrement à la comprovisation, à la collaboration interprète-compositeur, à l’interdisciplinarité, aux espaces interactifs, et à l’intégration des technologies dans le processus de création. Ses œuvres ont été entendues dans le cadre de séries de concerts et de festivals dans plusieurs villes au Canada, en Amérique centrale, en Asie et en Europe. Notons parmi les interprètes et compagnies : Chants libres, le Quatuor Bozzini, Quasar, Sixtrum, l'Ensemble de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ), Susan Narucki, le Shanghai Symphony, le Winnipeg Symphony, le CBC Radio Orchestra, le Royal Conservatory New Music Ensemble, les Solistes de chambre de Bratislava, l'Orchestre de l'Opéra d'État slovaque, le Quatuor Arthur-Leblanc, le Quatuor Claudel, Suzie Leblanc.


Conférence : L’intelligence artificielle peut-elle réellement créer ?
Samedi 7 mai 2022, 15h15 - 16h — Amphi rouge

Le milieu des arts, comme tout autre milieu, n’est pas à l’abri des changements causés par le développement de l’intelligence artificielle. Pour certains « consommateurs » d’art, ceci se réduit peut-être à une fonction purement utilitariste : par exemple, des propositions « intelligentes » de nouveaux films ou d’œuvres musicales sur des plateformes de streaming populaires. Pour d’autres, l’IA pourrait conduire à une certaine crainte de l’automate : des machines à créer qui auraient le potentiel de rendre la production artistique chez l’humain obsolète. Or, ces points de vue, utilitariste d’un côté et dystopique de l’autre, ne semblent pas considérer la motivation sous-jacente à la création artistique qui tendrait plutôt vers un paradigme de la création de soi ou d’une représentation subjective du monde. Chose certaine, l’artiste s’adapte, plus souvent que non, à son entourage et utilise ce qu’il a sous la main. L’utilisation de l’IA dans les processus de création est donc incontournable. Y a-t-il raison de s’inquiéter ? L’intelligence artificielle peut-elle réellement créer ?

Pierre Otis Pierre Otis
Cofondateur d’Agrisoft

Pierre Otis est cofondateur d’Agrisoft, entreprise de développement logiciel et de préparation de données dans le domaine agricole. Depuis plus de 30 ans, M. Otis agit à titre de gestionnaire dans des projets relatifs à la gouvernance et à la normalisation des données. Au cœur des projets d’IA modernes, les données sont la pierre angulaire du pouvoir prédictif issue du Machine Learning. Pour réussir à obtenir une qualité suffisante, la préparation de données doit se faire le plus possible à la source en comprenant bien les processus opérationnels, leurs intrants, leurs extrants et la définition de chacune d’elle. M. Otis accompagne les producteurs et les conseillers agricoles dans les étapes de production et d’utilisation des données dans le but de les exploiter en IA. M. Otis accompagne Agri-Fusion 2000, la plus grande ferme biologique du Québec et l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) sur des projets du Consortium de recherche et d’innovation en bioprocédés industriels au Québec (CRIBIQ).


Table ronde : Quelle sera la contribution de l’IA et des technologies numériques pour rendre l’agriculture plus durable ?
Vendredi 6 mai 2022, 9h15

L'intelligence artificielle améliorera-t-elle les performances de l’agriculture ? Avec quelle précision peut-on prédire les impacts environnementaux, suivre l’évolution des organismes, ou prévenir les maladies ? Les robots, les capteurs de données et les autres outils de diagnostic fournissent de plus en plus de données aux producteurs agricoles mais sont-elles utiles et valorisées ? Y aurait-il des avantages à mutualiser les données dans le secteur agricole ?

Pierre-Paul Vidal Pierre-Paul Vidal
Chercheur en neurosciences

Pierre-Paul Vidal a débuté des études en médecine et en biologie humaine à la Pitié Salpétrière. Elles se sont achevées avec une thèse de médecine et un diplôme de recherche en biologie humaine. Après un DEA en Neurosciences en 1981, il entame une thèse de doctorat en science qui s’est achevée en 1986. Pierre Paul Vidal est devenu membre du laboratoire de Physiologie du Travail du CNRS pendant ses études en tant qu’assistant du département de Physiologie ou il a débuté sa carrière de chercheur et de médecin. Il est entré au CNRS comme attaché de recherche. Il devient directeur de recherche en 1990. Il est actuellement directeur de recherche de classe exceptionnelle émérite. Pierre-Paul Vidal est professeur titulaire à Hangzhou Dianzi University et professeur associé à l’Université de médecine Fra Gemelli, Università Cattolica del S. Cuore à Rome. Au cours de son exercice professionnel il a créé ex nihilo trois laboratoires de recherche en neurosciences intégratives : le Laboratoire de Neurobiologie des Réseaux Sensorimoteurs, le Centre d’Etude de la Sensorimotricité et le « Cognition and Action Group ». Il est cofondateur du centre Borelli. Il est Président du comité d’experts pour la promotion biomédicale de l’INSB du CNRS et représentant du CNRS au CA de l’Agence Biomédecine. Il est directeur de la Plateforme d’Etude de la Sensorimotricité des Saints-Pères à l’Université René Descartes et Membre du bureau du Conseil scientifique de l’IRME. Pierre-Paul Vidal est éditeur associé dans trois revues scientifiques (Frontiers in Neurology, Sensors et Experimental Brain Research).


Conférence : Comment mesurer le style perceptivo-moteur chez l’Être humain ?
Vendredi 6 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi mauve

On sait peu de choses sur la façon dont les humains peuvent s'adapter aux exigences environnementales rigoureuses qui ont été mises en place au cours des 150 dernières années. Ces nouveaux types d'environnement sont complexes en ce sens où ils sont radicalement différents des environnements des 7 derniers millions d'années, qui ont façonné le système nerveux central humain depuis l'apparition de la bipédie. Dans ce contexte, on est en droit de se demander si l'on peut affirmer que le cerveau humain est indéfiniment adapté et adaptable aux environnements générés par l'homme. En d'autres termes, pourquoi un environnement totalement artificiel créé par un organisme biologique serait-il nécessairement compatible avec le fonctionnement de ce même organisme ? Par exemple, cette adaptation garantit-elle que les personnes atteintes de maladies chroniques et de handicaps puissent mener une vie indépendante et satisfaisante dans un environnement urbain complexe ? Plus généralement, ces environnements artificiels sont-ils compatibles avec les handicaps sensoriels ou moteurs, quel que soit l'âge de la personne ? Par ailleurs, des machines de plus en plus intelligentes sont construites en permanence. Quelles sont les garanties que les opérateurs seront toujours capables de les piloter ? Cette liste de questions qui appellent des réponses n'est pas exhaustive. C'est pourquoi il convient d'assurer un suivi à long terme des groupes humains engagés dans des tâches comportementales complexes, et cela inclut les personnes âgées. Il est proposé de nommer ces groupes " cohortes à haute maintenance (HMC) ". Ils doivent être suivis pour évaluer leur formation et, une fois formés, une vérification régulière de l'opérationnalité de leurs compétences doit avoir lieu. Les HMC doivent également être suivies pour s'assurer qu'elles ne sont pas exposées à des stress excessifs qui pourraient conduire à la dépression, au surmenage, au surentraînement, à l'épuisement professionnel ou au syndrome post-traumatique, qui sont répandus dans la société actuelle. Si l'on suit cette définition, il est clair que les HMC sont diversifiés. Compte tenu de l'évolution de la société, leur nombre va inévitablement augmenter. Pour ne citer que quelques exemples, les HMC sont non seulement des personnes âgées, mais aussi des personnes de tout âge souffrant de maladies chroniques ou de handicaps ; des personnes en réadaptation, des opérateurs d'interfaces homme-machine complexes, des militaires en service actif, des athlètes de haut niveau, etc. On pense que les concepts de pré-fragilité et de fragilité sont utiles pour le suivi de nombreux types de CMH, avec peu d'adaptation de la définition originale du CMH. Dans mon exposé, je décrirai comment la surveillance longitudinale individuelle (SDI) ou le suivi des CHM peuvent être développés en utilisant des approches quantitatives.

Pierre Trudel Pierre Trudel
Professeur en droit des technologies de l’information

Pierre Trudel est professeur titulaire au Centre de recherche en droit public (CRDP) de la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Il a été titulaire de la Chaire L.R. Wilson sur le droit des technologies de l’information et du commerce électronique. De 2018 à 2020, il a été membre du groupe d’experts chargé de la révision des lois sur la radiodiffusion et des télécommunications. Il enseigne en droit des technologies de l’information et il est chroniqueur régulier au journal Le Devoir.


Conférence : Les données massives sont-elles une ressource collective ?
Samedi 7 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi orange

Les données, en tant que traces d'activité dans le monde connecté, sont l'un des principaux intrants des activités génératrices de valeur dans le monde en réseau. Lorsque les données sont utilisées pour mesurer des phénomènes de masse ou alimenter des processus analytiques, il paraît absurde de ne considérer que leurs relations avec les individus. Les données sont alors de ressources ayant un caractère collectif. Pour cette raison, elles doivent être réglementées en fonction des droits et obligations concernés par les activités de création de valeur qu’elles rendent possibles. La capacité des autorités des États à réguler les activités de la société dite du capitalisme de surveillance est en partie conditionnée par le statut juridique des ressources utilisées dans les processus de création de valeur. Reconnaître le caractère collectif de la ressource collective que constituent les données massives paraît constituer une condition d’une régulation démocratique.

Raphael Zerbato Raphael Zerbato
Doctorant en économie

En quatrième année au doctorat à HEC Montréal au sein du département d’économie et sous la direction des professeurs Georges Dionne, François Bellavance et Decio Coviello, Raphael se spécialise dans la détection de fraude, mêlant des techniques issues de l’apprentissage automatique à des modèles économiques. Le doctorat est effectué en collaboration avec une compagnie d’assurance canadienne. Raphael voit une grande complémentarité entre le pouvoir prédictif des modèles de science de données et les applications empiriques de la science économique. Ses recherches précédentes portaient sur la gestion du risque opérationnel dans l'industrie d’assurance américaine, toujours sous la direction du Pr Dionne, pour la Chaire de recherche du Canada en gestion des risques. Raphael a également travaillé au sein du FIDA, un fond onusien spécialisé dans le développement économique des zones rurales.


Table ronde : L’IA inventera-t-elle les métiers de demain ?
Samedi 7 mai 2022, 9h15

La tendance actuelle dans les filières de formation universitaire et professionnelle est de développer les disciplines et d’ajuster les quotas d’étudiants en fonction des prévisions de l’emploi. Ce pragmatisme est certes légitime du point de vue des besoins de l’économie et de l’offre d’emplois aux nouveaux venus sur le marché du travail. Cependant est-ce prudent par rapport à l’importance de la recherche fondamentale dans le développement des connaissances et leurs applications dans des sociétés qui évoluent de plus en plus rapidement ? L’IA peut-elle anticiper les bouleversements des comportements sociaux qui modifient constamment la demande ? Est-elle capable de prédire l’émergence de nouveaux métiers et la disparition de certains autres ? Est-elle capable d’inventer un avenir ? Peut-elle le rendre inéluctable ?

Rémi Quirion Rémi Quirion
Scientifique en chef du Québec

Le professeur Rémi Quirion est le Scientifique en chef du Québec depuis juillet 2011. Professeur titulaire en psychiatrie à l’Université McGill, il a occupé le poste de directeur scientifique au Centre de recherche de l’Institut Douglas (1996-2011). En avril 2009, il a accepté la fonction du poste de Vice-doyen (sciences de la vie et initiatives stratégiques), Faculté de médecine, et celui de Conseiller principal de l’Université (recherche en sciences de la santé) à l’Université McGill en plus de la fonction de Directeur exécutif de la Stratégie internationale de recherche concertée sur la maladie d’Alzheimer des IRSC, postes desquels il a démissionné lors de sa nomination de Scientifique en chef en 2011. Il est le président des conseils d’administration des trois Fonds de recherche du Québec (Santé – Nature et technologies – Société et culture). Il a aussi été le président du comité sur l’université du futur du Québec en 2020. Élu Président de l’International Network for Government Science Advice (INGSA) en 2021. Rémi Quirion a reçu de nombreuses distinctions dont celle d’officier de l’Ordre du Canada en 2007. Il est membre de la Société royale du Canada et Chevalier de l'Ordre national du Québec. Membre du Temple de la Renommée Médicale du Canada et de l’Académie Nationale de Médecine de France.

Rémi Tachet des Combes Rémi Tachet des Combes
Chercheur en IA

Rémi Tachet des Combes est un mathématicien, informaticien et entrepreneur. Il est actuellement chercheur à Microsoft Research Montréal, dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique. Chez Microsoft, il développe et étudie de nouveaux algorithmes, avec pour objectif d’utiliser l’IA pour résoudre les problèmes scientifiques fondamentaux auxquels l’humanité fait face. Sa recherche a été publiée dans de nombreux journaux et conférences. Il est aussi impliqué dans diverses initiatives visant à étudier et réduire l’impact environnemental de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage profond. Avant Microsoft Recherche, Rémi a co-fondé et été le CTO d’AceUp, une plateforme de management de talent fournissant du coaching exécutif personnalisé. Il a également travaillé au MIT, dans le laboratoire Senseable City, où il a étudié l’impact potentiel des technologies de demain, comme les voitures autonomes, sur le paysage urbain. Rémi a un doctorat en mathématiques appliquées de l’Ecole Centrale Paris et est un ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Paris.


Table ronde : Comment les applications de l'IA peuvent-elles améliorer la vie des Québécois et des Canadiens ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h

Des smartphones aux chatbots en passant par la prédiction du pliage des molécules de protéines, l'IA est une technologie qui transforme déjà de nombreux aspects de notre vie. Elle a déjà été intégrée dans un certain nombre d'applications et nous nous attendons à ce qu'elle soit encore plus présente dans les années à venir. Comment ces applications vont-elles changer nos vies ? Quels sont les domaines de notre société qui en bénéficieront le plus ? Verrons-nous des améliorations dans la vie de tous les Canadiens ou le bénéfice sera-t-il limité à une entité ?

Sébastien Gambs Sébastien Gambs
Chercheur - Protection de la vie privée

Sébastien Gambs est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en analyse respectueuse de la vie privée et éthique des données massives depuis décembre 2017 et professeur au département d’informatique de l’Université du Québec à Montréal depuis janvier 2016. Sa thématique de recherche principale porte sur la protection de la vie privée dans le monde numérique. Il est aussi intéressé à résoudre des questions scientifiques à long terme telles que les tensions existantes entre l’analyse des données massives et le respect de la vie privée ainsi que les problématiques éthiques telles que l’équité, la transparence et l’imputabilité algorithmique soulevées par les systèmes personnalisés.


Conférence : Quels sont les enjeux et défis éthiques principaux pour rendre l’IA responsable ?
Samedi 7 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi bleu

Dans notre société de l’information, le profilage des utilisateurs à des fins de personnalisation et de recommandation est devenu la norme. Cela a permis le développement de services qui sont ciblés sur les besoins spécifiques des individus. Adviennent depuis lors d’importantes questions en termes d'éthique et de protection de la vie privée. En particulier, l’absence de transparence sur le processus de profilage et de personnalisation a conduit à une perte de contrôle sur la collecte et l’usage qui est fait des données personnelles. Pour un individu, il devient impossible de questionner la décision prise par l’algorithme et de le rendre « imputable » par rapport à cette décision. De plus, la transparence est un prérequis afin de pouvoir analyser les biais possibles que les algorithmes de personnalisation pourraient induire et ce, dans le but les corriger. Dans cette présentation, Sébastien Gambs passera en revue les principaux défis liés à l'éthique et au respect de la vie privée qui sont apparus récemment, avant de présenter les principales approches pour répondre à ces défis.

Selin Tuquet Selin Tuquet
Étudiante à la maîtrise en astrophysique

Selin Tuquet est étudiante à la maîtrise en astrophysique. D'origine française, elle a immigré au Québec pour poursuivre ses études à l'Université de Montréal en 2017. Elle y a également obtenu son baccalauréat en mathématiques et physique. Son projet de recherche est au sujet des nébuleuses autour des étoiles Wolf-Rayet dans la galaxie M33, sous la supervision de Nicole St-Louis et Laurent Drissen.

Shibl Mourad Shibl Mourad
Chef d'équipes d'ingénierie de recherche

Shibl dirige les équipes d'ingénierie de recherche de DeepMind pour l'Amérique du Nord et codirige le laboratoire de recherche DeepMind de Montréal. Shibl est passionné par la combinaison des meilleures pratiques d'ingénierie et de la recherche sur l'apprentissage automatique afin de repousser les frontières de notre connaissance de l'IA et de l'utiliser pour construire un monde meilleur. Avant de rejoindre DeepMind, Shibl était directeur de site pour Google Montréal, où il a contribué à la croissance de l'équipe et à l'élargissement de son champ d'action pour inclure l'ingénierie et la recherche en IA. Il a également participé à des initiatives locales contribuant à la communauté montréalaise de la technologie et de l'IA. Auparavant, M. Shibl a fondé et géré un certain nombre de start-ups. Il a été vice-président de la technologie chez E-Concept, où il a mis au point des solutions de télévision interactive faisant le lien entre le Web et la télévision. Il a ensuite fondé W4 Technologies. Il est ensuite devenu vice-président des solutions sans fil pour Cognicase, où il a supervisé le développement de solutions bancaires, de détail et de consommation dans l'espace mobile. Shibl a ensuite fondé Sequence Bioinformatics qui a développé des solutions d'analyse du génome et de gestion des connaissances pour les biotechs. Il est titulaire d'un MSC en intelligence artificielle et d'un BEng en informatique, tous deux du Queen Mary College de l'université de Londres. Shibl a également cofondé TechAide et a participé à l'aide aux startups par le biais de TechStars et FounderFuel. Actuellement, Shibl s'intéresse à la création d'une IA utile et contribue à faire de Montréal la capitale de l'apprentissage automatique.


Table ronde : Comment les applications de l'IA peuvent-elles améliorer la vie des Québécois et des Canadiens ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h

Des smartphones aux chatbots en passant par la prédiction du pliage des molécules de protéines, l'IA est une technologie qui transforme déjà de nombreux aspects de notre vie. Elle a déjà été intégrée dans un certain nombre d'applications et nous nous attendons à ce qu'elle soit encore plus présente dans les années à venir. Comment ces applications vont-elles changer nos vies ? Quels sont les domaines de notre société qui en bénéficieront le plus ? Verrons-nous des améliorations dans la vie de tous les Canadiens ou le bénéfice sera-t-il limité à une entité ?

Simon Lacoste-Julien Simon Lacoste-Julien
Professeur agrégé

Simon Lacoste-Julien est professeur agrégé au département d'informatique et de recherche opérationnelle de l'Université de Montréal, membre cofondateur et directeur scientifique associé de Mila, et directeur à temps partiel du SAIT AI Lab Montreal de Samsung. Il a obtenu un baccalauréat en mathématiques, en physique et en informatique de l'Université McGill, et un doctorat en informatique de l'Université de Californie à Berkeley en 2009. Avant de se joindre à l'Université de Montréal, il a effectué un stage post-doctoral à l'Université de Cambridge ainsi qu'à Inria Paris, et a été chercheur Inria au département d'informatique de l'École normale supérieure (ENS) de Paris. Ses recherches portent sur l'apprentissage automatique, l'optimisation et les statistiques, avec des applications à la vision par ordinateur et au traitement du langage naturel. Il a publié plus de 60 articles scientifiques sur l'apprentissage automatique, a servi comme"area chair" pour toutes les principales conférences sur l'apprentissage automatique et est éditeur associé de TPAMI, JMLR et TMLR. Il a reçu un Google Focused Research Award en 2016 et une Chaire en IA Canada-Cifar en 2018.


Table ronde : Comment les applications de l'IA peuvent-elles améliorer la vie des Québécois et des Canadiens ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h

Des smartphones aux chatbots en passant par la prédiction du pliage des molécules de protéines, l'IA est une technologie qui transforme déjà de nombreux aspects de notre vie. Elle a déjà été intégrée dans un certain nombre d'applications et nous nous attendons à ce qu'elle soit encore plus présente dans les années à venir. Comment ces applications vont-elles changer nos vies ? Quels sont les domaines de notre société qui en bénéficieront le plus ? Verrons-nous des améliorations dans la vie de tous les Canadiens ou le bénéfice sera-t-il limité à une entité ?

Sophie Dominé Sophie Dominé
Étudiante au Doctorat en Sciences de l'Éducation

Sophie Dominé, doctorante en sciences de l’éducation à l’Université de Montréal. Passionnée de sciences, c’est pourtant dans les sciences de l’éducation que Sophie a décidé de poursuivre sa carrière professionnelle. Avec son parcours atypique (infirmière puis maîtrise en sciences de l’éducation en France pour arriver en doctorat au Québec) et sa passion pour les nouvelles technologies, c’est tout naturellement qu’elle s’intéresse à l’engagement des élèves adolescents, notamment grâce aux pratiques inclusives.

Sophie Rochefort Sophie Rochefort
Directrice adjointe à la direction de la R&D

Sophie Rochefort occupe le poste de directrice adjointe à la direction de la recherche et du développement de l’IRDA pour le pôle d’expertise Protection des ressources depuis le mois de septembre 2021. Détentrice d'un baccalauréat en agronomie, d'une maîtrise en biologie végétale, d'un doctorat en biologie végétale spécialisé en écologie urbaine et d'un post doctorat en entomologie forestière, elle œuvre dans les domaines de l’agronomie, de l’agriculture et de l’agroalimentaire depuis plus de 25 ans. Avant son arrivée à l'IRDA, elle a été directrice générale pour un organisme à but non lucratif dédié au transfert de connaissances pour le secteur agricole et agroalimentaire et professeure-chercheure et directrice du département d’agronomie à la Haute École du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève en Suisse pendant sept ans. De plus, elle a été requérante principale, co-requérante et coordonnatrice de plusieurs projets en agriculture, agriculture urbaine, infrastructures vertes, biodiversité fonctionnelle et impact des changements climatiques sur les ravageurs des cultures. Elle a également rédigé de nombreuses publications scientifiques, effectué l’encadrement d’étudiants aux cycles supérieurs et siégé sur différents comités.


Table ronde : Quelle sera la contribution de l’IA et des technologies numériques pour rendre l’agriculture plus durable ?
Vendredi 6 mai 2022, 9h15

L'intelligence artificielle améliorera-t-elle les performances de l’agriculture ? Avec quelle précision peut-on prédire les impacts environnementaux, suivre l’évolution des organismes, ou prévenir les maladies ? Les robots, les capteurs de données et les autres outils de diagnostic fournissent de plus en plus de données aux producteurs agricoles mais sont-elles utiles et valorisées ? Y aurait-il des avantages à mutualiser les données dans le secteur agricole ?

Stéphane Durand Stéphane Durand
Physicien théoricien

Stéphane Durand est diplômé des études doctorales et post-doctorales en physique théorique à Montréal et à Paris. Il est professeur de physique au Collège Édouard-Montpetit et membre du Centre de recherches mathématiques (CRM) de l'Université de Montréal. Il a aussi enseigné la mécanique quantique et la relativité au département de physique de l'Université de Montréal et à l'École polytechnique de Montréal. Il a reçu le Prix du Ministre de l'éducation du Québec pour son livre La relativité animée : Comprendre Einstein en animant soi-même l'espace-temps (3e édition, Belin, 2014). Il a obtenu un Prix d'excellence en enseignement du département de physique de l'Université de Montréal, ainsi que le Premier prix du concours international d'affiches de la Société mathématique européenne dans le cadre de l'Année mondiale des mathématiques (affiches utilisées et adaptées dans une dizaine de pays). Il a aussi publié le livre Les carnets insolites du prof Durand (Flammarion, 2015), inspiré de ses 150 chroniques radio aux Années-lumière de Radio-Canada pendant 4 saisons. Récemment, il a conçu une mini-exposition sur « Le temps selon la relativité », partie intégrante de l'exposition Éternité : rêve humain et réalités de la science présentée au Musée du Fjord du Saguenay en 2017.

Stéphane Vial Stéphane Vial
Philosophe du numérique et chercheur en design

Docteur en philosophie et diplômé en psychologie clinique, Stéphane Vial est titulaire de la Chaire de recherche UQAM en design pour la cybersanté mentale (Chaire Diament) et chercheur régulier au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CR-IUSMM). Professeur à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), il a publié plus de cinq livres sur les usages numériques et le design (MIT Press, Springer, Puf). Chercheur transdisciplinaire en design, il est spécialisé en innovation numérique responsable pour la santé mentale, et dirige plusieurs projets de recherche financés par le CRSH et les FRQ sur les stratégies de conception des interventions de cybersanté mentale et sur le codesign des outils numériques en santé mentale.


Conférence : L’intelligence artificielle est-elle centrée-humain ?
Vendredi 6 mai 2022, 10h45 - 11h30 — Amphi rouge

Sous l'effet de la pandémie, les interventions numériques en santé mentale connaissent un essor inédit dans le monde et présentent un potentiel immense pour améliorer la santé mentale des populations. Toutefois, les taux d’utilisation restent faibles, en raison du manque de validation scientifique de ces outils, des inquiétudes sur la confidentialité des données et la cybersécurité, ou du manque de contact humain dans les interfaces uniquement conduites par des algorithmes d'intelligence artificielle. Plusieurs études montrent que la faible adoption des technologies de santé numérique s’explique par un manque d'attention aux besoins des utilisateurs lors de la conception de ces technologies, malgré les promesses constamment mises de l'avant. Il est donc urgent de changer la manière de concevoir les technologies numériques pour la santé mentale en plaçant l'humain au centre du processus de conception, via des méthodes de codesign, de design de service et de design d'interaction. Ces questions seront abordées sous l'angle de l'application Mentallys, une app mobile destinée à améliorer l'expérience d'accès aux soins de santé mentale co-conçue avec des patients partenaires, des pairs aidants, des psychologues et des psychiatres. Ce sera l'occasion de questionner, en négatif, le rôle de l'intelligence artificielle dans la conception de l'expérience utilisateur.

Sylvain Sénécal Sylvain Sénécal
Chercheur en comportement des consommateurs

Sylvain Sénécal est professeur titulaire de marketing, titulaire de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal et codirecteur du Tech3Lab. Il est titulaire d'une M. Sc. et d'un doctorat en marketing de HEC Montréal. Ses intérêts de recherche sont liés au marketing des consommateurs sur Internet et aux neurosciences du consommateur. Ses travaux ont été présentés à plusieurs conférences internationales et publiés dans des revues scientifiques en marketing et en commerce électronique de renom.


Conférence : Comment l’utilisateur de technologies vit-il réellement son expérience ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi mauve

Pour concevoir des produits et services numériques que les utilisateurs voudront utiliser et réutiliser, il est primordial de bien comprendre leur expérience. Or, l’utilisation que l’on fait des technologies au quotidien est fréquemment automatique et même inconsciente, ce qui rend très difficile à l’utilisateur de partager ce qu’il vit vraiment. Nos recherches visent à améliorer l’expérience utilisateur vécue, et ce, en mobilisant, grâce à des instruments issus de la neuroscience capables de mesurer les états cognitifs et émotionnels des utilisateurs lors d’une interaction avec une technologie. Ces données neuroscientifiques sont une véritable mine d'or pour les concepteurs afin de créer des applications plus intuitives. Cette conférence mettra l’accent sur des exemples concrets issus de projets menés avec des entreprises d’ici et d’ailleurs qui ont cherché à évaluer ce que vivent réellement leurs utilisateurs grâce à l’utilisation de la neuroscience dans le cadre de la recherche collaborative au sein du laboratoire Tech3Lab qu’ils ont cofondé il y a plus de 10 ans.

Sylvia Gutierrez Sylvia Gutierrez
Economiste

Sylvia Gutierrez est économiste, spécialiste de la gestion internationale. D’origine franco-vénézuélienne, elle vit au Québec depuis plus de 30 ans. Au niveau collégial au cégep Ahuntsic et au niveau universitaire, à l’École des HEC, Sylvia Gutierrez enseigne la macroéconomie et la microéconomie, l’économie internationale, aussi bien en français, qu’en anglais et en espagnol. Sylvia a également donné des cours en Chine (CTBU, Chongquing Technology and Business University, Chongquing), en Algérie (MDI, Algiers Business School, Alger) et au Pérou (UDP, Universidad del Pacifico, Lima). Elle est membre du Conseil d’Administration de la Fondation de soins palliatifs de l’Hôpital Notre-Dame PalliAmi.

Terry Virts Terry Virts
Astronaute

Terry Virts a reçu une formation de pilote de chasse à l'École de l'air française en 1988 dans le cadre d'un programme d'échange avec l'académie de l'armée de l'air américaine. Il intègre une unité opérationnelle volant sur F-16 en 1992. Il est affecté en Corée et en Allemagne. En 1997, il intègre l'école des pilotes d'essais d'Embry-Riddle (États-Unis) et devient pilote d'essais à compter de 1999 jusqu'à sa sélection en tant qu'astronaute par la National Aeronautics and Space Administration (NASA) en 2000. Il a volé 3 000 heures sur 40 types d'avions. Virts est sélectionné astronaute en 2000 dans le 18e groupe d'astronautes de la NASA. Il effectue son premier vol spatial en février 2010 en tant que pilote de la navette spatiale Endeavour pour la mission STS-130. Terry Virts a participé aux expéditions 42/43, et a été commandant de l'expédition 43. Le 23 novembre 2014, il a décollé du cosmodrome de Baïkonour à bord du Soyouz TMA-15M russe, en compagnie de Samantha Cristoforetti (ESA) et Anton Shkaplerov (Roscosmos). Il est revenu sur Terre après 199 jours passés à bord de la Station spatiale internationale (ISS), le 11 juin 2015. Son retour était programmé pour mai 2015, mais à cause de la perte d'un module Progress, il a dû être reporté au 11 juin. Au cours de cette seconde mission, il a réalisé 3 sorties extravéhiculaires en compagnie de Barry Wilmore pour un total de 19 heures.


Table ronde : L’IA pourrait-elle prendre des décisions à la place des centres de contrôle ou de l’astronaute ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h45

Les astronautes doivent accorder une confiance totale à la programmation de leurs vols, qui inclut de nombreuses procédures d’autocontrôle pour se corriger elle-même, et des dispositifs d’alerte pour demander une intervention humaine. Nous assistons désormais à des vols entièrement automatisés avec des passagers-touristes sans compétence spécifique. L’intervention humaine est toujours possible, mais dans une certaine mesure seulement, en cas d’imprévu et l’intelligence humaine demeure alors assistée par l’IA. Les astronautes sont formés pour prendre éventuellement totalement le contrôle programmatique en cas d’accident majeur, tel qu’un incendie, une dépressurisation, une panne, le heurt d’un déchet spatial. Cela s’est déjà produit. Feraient-ils confiance aveuglément à une intelligence artificielle ?

Thierry Warin Thierry Warin
Professeur de science des données

Thierry Warin est professeur de science des données pour les affaires internationales à HEC Montréal et chercheur principal au CIRANO (Canada). Ancien chercheur invité au Weatherhead Center for International Affairs (Harvard University, 2015-2017), Thierry a été professeur agrégé à Polytechnique Montréal, professeur agrégé au Middlebury College (USA) et directeur académique à l'Université SIE-Sun Yat Sen de Guangzhou (Chine). Ses intérêts de recherche actuels portent sur l'utilisation des approches de la science des données pour mieux éclairer la prise de décision. Ses recherches portent principalement sur les transformations et les défis mondiaux. Sa méthodologie de prédilection est la science des données, avec un accent particulier sur les techniques de traitement automatique du langage et les statistiques bayésiennes. Ancien élève du Minda de Gunzburg Center for European Studies de l'Université de Harvard, Thierry est diplômé du Harvard Business Analytics Program de l'Université de Harvard et a obtenu son doctorat en économie financière à l'Essec Business School à Paris.


Conférence : Quels sont les changements de modèles d'affaires de l'IA ?
Vendredi 6 mai 2022, 15h15 - 16h — Amphi rouge

L'ère des données est arrivée. Elle prolifère à un rythme sans précédent, reflétant tous les aspects de nos vies et circulant des satellites dans l'espace à travers les téléphones dans nos poches. La révolution des données crée des opportunités infinies pour affronter grands défis du 21e siècle. Pourtant, comme l'ampleur et la portée des données grandissent, notre capacité à les analyser et à les contextualiser doit également croître. Tirer des enseignements des données nécessite une formation en statistiques et l'informatique, et la connaissance du domaine. Dans ce contexte, cette présentation porte sur la nouvelle infrastructure technologique mondiale. Elle soulignera comment l'intelligence artificielle a changé le paysage d’affaires à travers le monde. Nous parlerons des nouveaux modèles d’affaires et de la transformation numérique des sociétés, ce que les Japonais définissent comme la " société 5.0 ". Dans leur livre " Competing in the Age of AI ", Marco Iansiti et Karim Lakhani souligne l'importance de créer une “ usine IA ”.

Thomas Hurtut Thomas Hurtut
Professeur en design de visualisation interactive de données

Thomas Hurtut est professeur agrégé à Polytechnique Montréal, et co-fondateur de Kashika, studio de design de visualisation de données. Ses travaux de recherche portent sur la conception de visualisations de données. Dans le cadre de ses recherches, il a collaboré avec des institutions telles que: BAnQ, Ministère de la Culture du Québec, Radio-Canada, Le Devoir, Cinémathèque, Canadien de Montréal, etc. Il enseigne le design de visualisation interactive de données à Polytechnique depuis 2017.


Conférence : La visualisation de données est-elle une science ou un art ?
Vendredi 6 mai 2022, 10h45 - 11h30 — Amphi mauve

La visualisation de données est souvent la derniere étape de la chaîne d'analyse de la science des données. L'IA n'y échappe pas. La visualisation est un outil qui peut permettre de mieux comprendre à la fois les données et les algorithmes d'apprentissage. Toutefois, la conception d'une visualisation efficace est un exercice difficile, qui n'est ni vraiment une science, ni un art. C'est un processus de design. Cette conférence présentera les clés de ce processus, et en quoi cet exercice est inhabituel pour des ingénieurs. C'est un enjeu particulièrement important dans le contexte de l'IA où la donnée prime, par sa qualité et souvent sa quantité.

Tiago H. Falk Tiago H. Falk
Professeur titulaire et responsable scientifique du

Tiago H. Falk est professeur titulaire à l'Institut national de la recherche scientifique. Il dirige le laboratoire d'analyse et d'amélioration des signaux multimedia/multimodaux, à l'Université du Québec. MuSAE Lab mène des recherches à la croisée du génie biomédical et des télécommunications. Avec son équipe il a publié plus de 300 articles scientifiques sur l'utilisation du traitement du signal pour améliorer les applications d'apprentissage automatique dans des contextes réels. Le professeur Falk travaille en étroite collaboration avec des partenaires industriels nationaux et internationaux pour s'assurer que leurs applications fonctionnent de manière fiable " dans la nature ". Il a déposé plusieurs brevets couvrant les méthodes de mesure et d'amélioration de la qualité des capteurs. Plusieurs de ses outils ont été utilisés comme points de référence dans les IEEE Challenges et ont reçu le prix du meilleur article lors de conférences internationales de premier plan, notamment IEEE ICASSP et IEEE SMC. Il est coprésident du comité technique (TC) sur les systèmes d'interface cerveau-machine de l'IEEE Systems, Man and Cybernetics (SMC) Society, membre du TC on Audio and Acoustics Signal Processing de l'IEEE Signal Processing Society, membre actif du conseil des gouverneurs de l'IEEE SMC Society, membre fondateur de l'IEEE Telepresence Initiative et président académique de la Société canadienne de génie médical et biologique. Il est coéditeur de l'ouvrage " Signal Processing and Machine Learning for Biomedical Big Data ", publié par CRC Press en 2018.


Conférence : Comment le traitement du signal peut-il bénéficier à l'IA ?
Samedi 7 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi rouge

Il ne fait aucun doute que les récentes innovations en matière d'apprentissage automatique (profond) ont redéfini l'enveloppe de performance de plusieurs applications. Mais comme le dit le vieil adage " quand on invente le bateau, on invente aussi le naufrage ". C'est également vrai pour l'IA. Nous savons que les systèmes existants sont (1) sensibles aux changements dans la distribution des données d'apprentissage. Ils sont également (2) vulnérables aux attaques adverses, où des modèles de bruit soigneusement élaborés peuvent faire échouer les systèmes de façon spectaculaire, mais avec une confiance très élevée dans leurs décisions (erronées). Et (3) comme les modèles sont gourmands en données et nécessitent des étapes d'optimisation des hyperparamètres qui prennent beaucoup de temps, ils ne sont pas écologiques. Comme le souligne une étude de 2019, l'entraînement d'un modèle avec 200 millions de paramètres avait une consommation d'énergie et une empreinte carbone équivalentes à 125 vols aller-retour entre New York et Pékin. Avance rapide jusqu'en 2022, nous parlons de modèles avec des trillions de paramètres, donc des solutions plus durables sont drastiquement nécessaires. Au cours de cet exposé, je présenterai les innovations en matière de traitement du signal qui sont appliquées pour faire face à ces trois limitations. Des applications réussies dans les domaines de la parole, des soins de santé et de la surveillance des performances humaines seront présentées, ce qui permettra de répondre que, oui, le traitement du signal peut être utilisé au profit de l'IA !

Tristan Glatard Tristan Glatard
Professeur agrégé en informatique et génie logiciel

Tristan Glatard est Professeur agrégé en informatique et génie logiciel à l'Université Concordia, titulaire de la Chaire de Recherche du Canada (niveau II) sur les infrastructures de mégadonnées en neuroinformatique, et co-directeur de l'Institut d'Intelligence Artificielle Appliquée de l'Université Concordia.


Conférence : La variabilité logicielle affecte-t-elle les modèles d'IA ?
Jeudi 5 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi orange

Les modèles d'IA résultent de l'application de nombreux outils logiciels pour acquérir les données sur lesquels ils s'appuient, traiter ces données, et en construire des représentations permettant d'effectuer des prédictions. Néanmoins, ces logiciels produisent par nature des résultats inexacts, entachés d'une incertitude liée à leur implémentation. Cette variabilité s'exprime à différents niveaux de la pile logicielle, des bibliothèques bas niveau d'analyse numérique jusqu'aux outils de construction de modèles, et à différentes étapes du cycle de vie des modèles d'IA, de la préparation de données jusqu'à l'inférence. Cette conférence illustrera l'impact potentiel de la variabilité logicielle dans divers contextes à partir d'exemple tirés des sciences biomédicales. Elle fournira aussi quelques pistes pour améliorer la performance des modèles d'IA en tirant parti de la variabilité logicielle.

Valérie Bécaert Valérie Bécaert
Directrice du groupe recherche et des programmes scientifiques

Valérie est directrice du groupe recherche et des programmes scientifiques chez ServiceNow Research où elle dirige les équipes de recherche fondamentale et les labs de recherche appliquée. Elle tenait précédemment le rôle de directrice de la recherche fondamentale chez Element AI jusqu’à son acquisition par ServiceNow en janvier 2021.Avant de se joindre à l’équipe d’Element AI, Valérie a occupé le poste de directrice exécutive d’IVADO dès sa création, où elle travailla à bâtir la communauté et l’équipe tout en sécurisant les partenariats et le financement. Elle fut instrumentale dans la création de plusieurs initiatives dont le Carrefour de la philanthropie des données et SynapseC. Elle est titulaire d’un doctorat en génie chimique de Polytechnique Montréal. Elle a débuté sa carrière en tant que chercheure et a travaillé pendant 15 ans dans le domaine du développement durable. Elle fut directrice du CIRAIG, Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services, et co-fondatrice et directrice du CIRODD, le centre interdisciplinaire en opérationnalisation du développement durable avant de faire le saut dans le monde de l’intelligence artificielle. Son parcours un peu atypique lui permet maintenant d’aborder le développement de l’intelligence artificielle de façon durable et responsable avec son équipe.


Table ronde : Comment les applications de l'IA peuvent-elles améliorer la vie des Québécois et des Canadiens ?
Vendredi 6 mai 2022, 16h

Des smartphones aux chatbots en passant par la prédiction du pliage des molécules de protéines, l'IA est une technologie qui transforme déjà de nombreux aspects de notre vie. Elle a déjà été intégrée dans un certain nombre d'applications et nous nous attendons à ce qu'elle soit encore plus présente dans les années à venir. Comment ces applications vont-elles changer nos vies ? Quels sont les domaines de notre société qui en bénéficieront le plus ? Verrons-nous des améliorations dans la vie de tous les Canadiens ou le bénéfice sera-t-il limité à une entité ?

Vali Fugulin Vali Fugulin
Réalisatrice et créatrice d'expériences interactives

Vali Fugulin est une créatrice de contenu agnostique de plateforme. Formée comme documentariste, elle se tourne progressivement vers la création numérique et les nouvelles narrativités pour exprimer les enjeux du réel. Elle réalise des documentaires multiplateformes, jeux videos, expériences interactives et immersives pour raconter des histoires basées sur l’expérience et la condition humaine. Durant sa résidence de deux ans au Studio Interactif de l’Office National du Film du Canada, elle réalise le «serious game» novateur J’aime les patates, couronné de nombreux prix internationaux, dont le Grand Prix NUMIX, en 2016. Depuis, elle crée des projets interactifs remarqués dont SuperSymmetry, une plateforme de tricot interactif ; Ma caméra et moi, exposition virtuelle sous forme de jeu vidéo pour la Cinémathèque Québécoise ; Le réveil des machines endormies quête en Réalité Augmentée pour le Musée Électropolis de Mulhouse (GSM Project) ; et Tout Garni, grand projet de storytelling interactif avec les Éditions de La Pastèque. Elle développe présentement Traces : le processeur de peine, un projet sur deuil en XR. IA : être ou ne pas être est sa dernière réalisation hybride : réalisation d’une série documentaire sur l’IA et direction de création du clône numérique qui tisse le fil rouge de cette série.


Conférence : IA : être ou ne pas être ?
Samedi 7 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi mauve

La série documentaire IA : être ou ne pas être s’interroge sur les limites de l’humain, à une époque où les machines deviennent de plus en plus intelligentes. Le journaliste scientifique canadien Matthieu Dugal se lance dans la création de son double numérique en puisant dans ses données personnelles et en utilisant les technologies qui existent, dont l’Intelligence Artificielle. Vali Fugulin, réalisatrice de la série et directrice de création du double, raconte le développement de cette réplique virtuelle, qui confronte le journaliste à ses propres limites. Quel sens donner à la vie si les machines peuvent remplacer les humains ? Chaque avancée de l’IA entraîne de nouvelles questions éthiques et existentielles; le domaine de la création artistique n’y échappe pas. Produite par Magasin Général pour Radio-Canada, IA : être ou ne pas être sera lancée à l’été 2022. Création du double : MOOV.AI / Ganesh Baron Aloir.

Vanessa Henri Vanessa Henri
Avocate en technologies émergentes et gouvernance des données

Vanessa est avocate en gouvernance de données et technologies émergentes. Nommée parmi les 20 femmes les plus influentes en cybersécurité en 2020 par IT World Canada, Vanessa enseigne également la gestion de crise et le droit de la cybersécurité à la maitrise en droit de la cybersécurité de St-Thomas University à Miami, Floride. Elle possède les certifications ISO/IEC 27701 :2019 Senior Lead Implementor et Certified Data Protection Officer. Avant de se joindre à Fasken, Vanessa occupait le rôle de directrice de la conformité et de Déléguée aux renseignements personnels dans une multinationale en cybersécurité. Elle siège au Conseil d’administration de Cyberéco, un organisme à but non lucratif dans le domaine de la cybersécurité des infrastructures essentielles, et de NordOuvert, dans le domaine des villes intelligentes. Elle est une fréquente conférencière dans des conférences d’envergure internationales et détient une maitrise de l’Université McGill portant sur le cyberespionage.


Conférence : Doit-on réglementer l’IA ?
Vendredi 6 mai 2022, 14h30 - 15h15 — Amphi orange

Il est maintenant établi que l’éthique joue un rôle prédominant dans la création d’algorithmes ou de modèles en intelligence artificielle (IA). Toutefois, les lois et règlements en matière d’IA n’en sont qu’à leurs balbutiements dans l’histoire du droit, et l’histoire reste encore à écrire pour ce qui est de l’application du droit à l’IA. D’un côté, les commentateurs critiquent la règlementation de la technologie, argumentant à qui veut bien l’entendre que les technologies sont agnostiques, et ne devraient donc pas être réglementées. D’un autre côté, les scandales récents laissent déjà entrevoir qu’il est possible de porter des atteintes systémiques aux droits des individus dans le cadre du IA, et ce, même avec des données dé-identifiées. Au gré des scandales et des brèches de sécurité, les consommateurs perdent confiance dans l’industrie des technologies, le poumon de l’économie à distance, sachant que les craintes d’une crise économique affectant d’autres secteurs sont de plus en plus tangibles. Face à ce dilemme, la règlementation de l’IA apparait comme une solution plausible aux problèmes soulevés par l’IA. Mais s’agit-il d’une solution souhaitable ?

Vincent Gautrais Vincent Gautrais
Professeur titulaire à la Faculté de droit

Vincent Gautrais est professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal et directeur du Centre de recherche en droit public (2014 – 2022). Il est le titulaire de la Chaire L.R. Wilson sur le droit des technologies de l’information et du commerce électronique (2015 - 2025) et il a aussi été titulaire de la Chaire d’excellence de l’Université de Montréal en droit de la sécurité et des affaires électroniques (2005 – 2015). Préalablement, Vincent Gautrais a été professeur à l’Université d’Ottawa, section de common law. Il est diplômé de l’Université de Rennes 1 en France (Licence, Maîtrise) et de l’Université de Montréal (LLD, LLM, LLB). Depuis plus de 25 ans, à savoir depuis sa thèse de doctorat, publiée chez Bruylant (Bruxelles) et s’intitulant « Le contrat électronique international », il s’intéresse à l’interaction entre droit et technologies (preuve – vie privée – régulation – commerce – etc.). Il est également avocat au Barreau du Québec.


Conférence : Le droit faciliterait-il le développement et le contrôle de l'IA ?
Jeudi 5 mai 2022, 12h15 - 13h — Amphi rouge

Le sujet est à la mode. Après plusieurs années à élaborer des principes éthiques, un appel généralisé se manifeste désormais pour que ceux-ci se traduisent juridiquement. Certes, plusieurs principes mériteraient sans doute d’être formellement reconnus par le droit (responsabilité, transparence, interdiction de la réidentification, justification sociale, etc.), et ce, même si la plupart existent déjà. Mais, en matière d’IA, la difficulté est moins une question de substance que de contrôle institutionnel. Certaines instances disposent en effet de moyens trop limités et parfois même, face à la transversalité de l’IA (vie privée, discrimination, concurrence, etc.), considèrent qu’elles ne sont pas pleinement compétentes. Également, la régulation passe par des normes techniques et des politiques internes dont le droit maitrise mal l’application. En fait, au-delà des problématiques spécifiques à l’IA, cette technologie est un révélateur que le numérique en général nous invite à adapter des approches distinctes face aux nouveaux défis rencontrés (caractère occulte, complexité, difficultés interprétatives, etc.). Aussi, plutôt que de considérer un droit de l’IA, il est peut-être plus efficace d’évaluer comment le droit est susceptible de faciliter et contrôler son développement.

Vladimir Pimonov Vladimir Pimonov
Docteur de Physique

Je suis étudiant dans le groupe de Richard Martel à l'Université de Montréal. Ma principale spécialisation est la synthèse et la caractérisation des nanomatériaux. J'ai commencé ma carrière scientifique dans le domaine des nanotechnologies pendant mon master à l'Université fédérale du Sud, en Russie, en tant que chercheur en virologie physique en 2016. Même à cette époque, l'abondance des données a imposé la nécessité d'utiliser des outils logiciels pour le traitement. Lors de mes études doctorales 2018-2021 à l'Université de Montpellier, en France, j'ai été confronté à la nécessité de résoudre des problèmes complexes-formalisables tels que la reconnaissance vidéo. À ce stade, je suis passé à l'utilisation de l'IA comme outil de traitement et de collecte de données issues de synthèses vidéo in situ de nanotubes de carbone, auxquelles ma thèse était consacrée. Mon travail à l'Université de Montréal porte sur le prototypage d'un capteur de pH, ce qui implique une combinaison de solutions techniques et logicielles.

Yacine Bouroubi Yacine Bouroubi
Professeur

Yacine Bouroubi est professeur au Département de géomatique appliquée de l’Université de Sherbrooke, spécialisé en télédétection, en sciences des données géospatiales et en intelligence artificielle. Il a plus de vingt-cinq ans d’expérience dans le domaine, acquises au sein d’organismes de recherche universitaires, publics et industriels. Ses travaux portent principalement sur l’exploitation les données géospatiales à l’aide des algorithmes d’apprentissage automatique, notamment en appliquant d’apprentissage profond à l’analyse des images d’observation de la Terre. Pr Bouroubi compte plusieurs projets de collaboration avec le milieu pratique dans diverses thématiques de la télédétection, notamment en lien avec l’agriculture durable.


Table ronde : Quelle sera la contribution de l’IA et des technologies numériques pour rendre l’agriculture plus durable ?
Vendredi 6 mai 2022, 9h15

L'intelligence artificielle améliorera-t-elle les performances de l’agriculture ? Avec quelle précision peut-on prédire les impacts environnementaux, suivre l’évolution des organismes, ou prévenir les maladies ? Les robots, les capteurs de données et les autres outils de diagnostic fournissent de plus en plus de données aux producteurs agricoles mais sont-elles utiles et valorisées ? Y aurait-il des avantages à mutualiser les données dans le secteur agricole ?

Yann Harel Yann Harel
Doctorat en Neuropsychologie et Sciences Cognitives

Yann Harel est candidat au doctorat en Neuropsychologie et Sciences Cognitives à l'Université de Montréal. Après une maîtrise de recherche portant sur le traîtement affectif de l'information visuelle, il rejoint le CoCoLab (Computational and Cognitive neuroscience Lab) en 2016 comme étudiant-chercheur encadré par le Pr. Karim Jerbi. Également membre de l'équipe du projet Courtois-Neuromod dirigée par le Pr. Pierre Bellec, il participe depuis 2018 à la création d'un jeu de données cérébrales multimodales ouvertement accessible dans le but de stimuler la recherche sur l'apprentissage automatique. Ses travaux de recherche portent aujourd'hui sur la dynamique des réseaux cérébraux lors d'activités complexes telles que le jeu vidéo ou la performance sportive et artistique. En parallèle, il explore diverses applications du neurofeedback à la création artistique, sous la forme entre autres d'installations d'arts numériques, et du cinéma avec le film V F C.


Conférence : La créativité est-elle l'apanage des intelligences biologiques ?
Samedi 7 mai 2022, 13h45 - 14h30 — Amphi mauve

Derrière ce titre délibérément provocateur, nous voudrions susciter une réflexion sur le rôle que les nouvelles technologies, et en particulier l'IA, peuvent avoir sur notre façon de concevoir la créativité. Sans parler de remplacer les artistes par des machines – ce qui produirait un résultat fort ennuyeux pour nous comme pour les artistes – la question qui nous intéresse est plutôt de mieux comprendre la créativité en explorant les ponts entre neurosciences cognitives et intelligence artificielle. Nous n'allons pas non plus nous contenter d'énumérer des exemples de " comportements créatifs " chez les systèmes d'intelligence artificielle, bien que cela fasse partie du propos, mais nous tenterons de voir comment ces systèmes peuvent entrer en interaction avec l'intelligence humaine dans un but de production artistique. Ces considérations nous amèneront à conclure en illustrant différentes formes d'interfaces cerveau-machines permettant de fluidifier ces interactions, et en discutant de la manière dont elles peuvent enrichir le processus créatif.

Yohann Thenaisie Yohann Thenaisie
Chercheur en neurosciences

Après trois ans de classe préparatoire à Poitiers, Yohann intègre l’Ecole Normale Supérieure de Lyon en biologie. Il y initie le festival Vulgarizators qui rassemble des figures de la vulgarisation francophone. C’est dans un magazine de vulgarisation scientifique qu’il découvre en 2015 les travaux en neuroprothèses d’un laboratoire Suisse de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne… dans lequel il débute un doctorat trois ans plus tard ! Son projet ? Connecter le cerveau des gens affectés par la maladie de Parkinson à une intelligence artificielle pour les aider à mieux marcher. En parallèle de ses recherches au centre Neurorestore, il pratique le théâtre et l’improvisation. En 2021, il réunit ses passions pour les sciences et le théâtre et remporte le premier prix du concours international Ma thèse en 180 secondes.


Conférence : Pourquoi et comment connecter une intelligence artificielle au cerveau ?
Samedi 7 mai 2022, 10h45 - 11h30 — Amphi mauve

Un accident de voiture. Votre moelle épinière est lésée, la communication entre votre cerveau et vos jambes est coupée. Vous êtes paralysé. Définitivement… ? Et si l’on pouvait lire dans votre cerveau quand vous voulez marcher ? Alors l’on pourrait envoyer des stimulations électriques à la moelle épinière – sous la lésion – pour faire rebouger vos jambes et vous pourriez marcher à nouveau ! Ce n’est pas de la science-fiction mais un champ de recherche en plein essor : les interfaces cerveau-machine. Chacune de nos pensées correspond à l’activation d’une combinaison de neurones. Une intelligence artificielle, connectée à des câbles électriques implantés dans le cerveau, peut décoder les pensées afin de contrôler une prothèse. De telles intelligences artificielles peuvent déjà savoir si vous voulez bouger votre bras ou votre jambe, prédire si êtes sur le point de faire une crise d’épilepsie, et même… deviner si vous êtes heureux ou malheureux ! Jusqu’où iront les interfaces cerveau-machine ?

Yoshua Bengio Yoshua Bengio
Chercheur en intelligence artificielle

Yoshua Bengio Ph. D. F.R.S. O.C. S.R.C est chercheur en intelligence artificielle, pionnier de l'apprentissage profond. Il est professeur au département d'informatique et de recherche opérationnelle de l'Université de Montréal Il est le fondateur et directeur scientifique de Mila. Il est récipiendaire du Prix Acfas Urgel-Archambault 2009, du prix Turing 2018, membre de l'Ordre du Canada et de la Royal Society (depuis 2020).


Conférence : Est-ce que l'IA peut aider la découverte scientifique ?
Jeudi 5 mai 2022, 10h - 10h45 — Amphi bleu

Jusqu'à présent on a surtout utilisé l'IA pour apprendre à classifier, prédire, etc à partir d'un jeu de données fixe et le plus grand possible. Mais si on observe comme l'enfant ou la scientifique découvrent le monde, elles explorent, elles sont curieuses, elles essaient de comprendre et elles agissent de manière instinctive (dans le cas de l'enfant) ou même délibérée et planifiée (dans le cas de la scientifique) pour améliorer cette compréhension. Certaines méthodes d'apprentissage par renforcement se développent pour justement aider la scientifique à mettre au point ses expériences, en tenant compte du fait qu'on va effectuer plusieurs expériences et que les premières vont permettre d'acquérir des connaissances qui vont servir aux suivantes. De plus, on est en train de mettre au point des algorithmes d'apprentissage qui cherchent à représenter la connaissance non seulement de manière intuitive (ce qu'on sait déjà faire assez bien) mais de manière plus structurée inspirée de la manière dont les humains réfléchissent et communiquent. En combinant les nouvelles technologies pour obtenir de grandes quantités de données à chaque expérience (plus qu'un humain puisse facilement digérer), de tels modèles apprenant et structurés et des générateurs de plans expérimentaux entraînés à maximiser le gain d'information, on espère arriver à accélérer le processus de découverte scientifique dans les prochaines années. Des expériences préliminaires sur la découverte de molécules seront présentées.

Yves Brun Yves Brun
Professeur en biologie cellulaire bactérienne

Yves Brun est professeur et titulaire de la chaire de recherche Canada 150 en biologie cellulaire bactérienne au département de microbiologie, infectiologie et immunologie de l'Université de Montréal. Il a reçu de nombreux prix, dont un Academic Scientific Achievement Award de l'American Society for Microbiology, un Fulbright US Research Scholar Award et le Murray Award 2019 de la Société canadienne des microbiologistes pour l'ensemble de sa carrière. Il a été élu à l'American Academy of Microbiology, à l'American Association for the Advancement of Science, à l'Académie canadienne de la recherche en santé et à la Société royale du Canada. Il a été rédacteur en chef de grandes revues de microbiologie et est membre du comité consultatif de rédaction de Cell. Il a contribué de manière importante à plusieurs domaines de la microbiologie en utilisant une approche multidisciplinaire et en développant souvent des outils transformateurs, notamment dans les domaines de l'élongation, de la division et de la morphogenèse des cellules bactériennes, de l'organisation des cellules bactériennes, de l'attachement des bactéries aux surfaces et de la formation de biofilms.


Conférence : L’IA peut-elle aider à la découverte de nouveaux antibiotiques ?
Jeudi 5 mai 2022, 14h30 - 15h15 — Amphi rouge

L'émergence de la résistance aux antimicrobiens est l'une des menaces sanitaires les plus importantes auxquelles le monde est confronté. Il est donc urgent de développer des stratégies de découverte innovantes pour identifier des antimicrobiens dotés de nouveaux mécanismes d'action. Les cribles antimicrobiens traditionnels se sont avérés décevants récemment, en partie parce qu'ils reposent généralement sur un une mesure de la croissance bactérienne et parce qu'ils sont limités aux bibliothèques chimiques existantes. Un criblage par microscopie fonctionnant à une vitesse sans précédent grâce à la combinaison de l'IA, de la microscopie, de la robotique et de la miniaturisation, fournit de grands ensembles de données multidimensionnelles pour informer l'analyse basée sur l'image assistée par l'IA afin de construire un "profil d'autopsie bactérienne" corrélant les traitements chimiques aux processus bactériens qu'ils influencent. Le modèle d'IA chimique antimicrobien qui en résulte sera utilisé pour passer au crible des bibliothèques in silico de milliards de produits chimiques afin de prédire une liste prioritaire de candidats antimicrobiens. Les composés dont l'activité antimicrobienne a été validée seront étudiés pour déterminer leur mécanisme d'action et identifier ceux qui sont les plus susceptibles de fournir de nouvelles thérapies antimicrobiennes.

Yves Jacquier Yves Jacquier
Directeur Exécutif - Studios de services de Production Ubisoft

Entré en 2004 chez Ubisoft, Yves Jacquier a occupé différents postes associés à la croissance rapide du studio : d’abord à la Direction des services online, prend en charge les studios de services de production en 2008 en se donnant la mission de les amener à l’avant-garde de l’industrie et y développe des services de capture de performance, de biométrie ou de télémétrie. En parallèle au développement des activités de services de production, Yves développe la stratégie de R&D académique d’Ubisoft concrétisée par une chaire en intelligence artificielle (apprentissage profond) en 2011 avec Yoshua Bengio puis la création en 2016 du premier laboratoire d’application académique dans l’industrie du divertissement : Ubisoft - La Forge. Depuis les débuts de sa carrière en ingénierie électronique appliquée au milieu médical, puis en physique des particules comme ingénieur de recherche pour le compte du CERN (Conseil Européen de la Recherche Nucléaire) sur l’expérience ATLAS, puis dans les télécoms et l’industrie du divertissement Yves a développé une solide expertise dans le développement de l’innovation technologique. Yves est également membre du conseil d’administration et conseiller scientifique du CDRIN (Centre de Développement et de Recherche en Imagerie Numérique) et un enthousiaste vulgarisateur scientifique pour Ubisoft.


Table ronde : I.A., jeux vidéo, recherche interdisciplinaire : ingrédients d'une vie numérique riche et responsable ?
Samedi 7 mai 2022, 14h30

No-code ou Low code est une tendance technologique permettant aux gens de créer des applications logicielles avec des interfaces accessibles au lieu de devoir écrire des lignes de code. En 1995, il y avait 31 000 pages web sur l'internet. Aujourd'hui, il y a des dizaines de milliards de pages. L'une des principales raisons en est la démocratisation des outils accessibles qui ne nécessitent pas de compétences techniques pour lancer un site web. Au cours des cinq dernières années, on a constaté une forte tendance à ce que les jeux vidéo fassent participer les joueurs dans le cadre de l'expérience de jeu, soit par le biais de fonctionnalités de contenu généré par les utilisateurs, soit en tant que vecteur social. Au cours de cette période, l'industrie a appris à tirer le meilleur parti de l'apprentissage profond ou de l'apprentissage par renforcement pour aider les créateurs de jeux ou ouvrir de nouvelles expériences de jeu. Au cours des cinq dernières années, la plupart des travaux sur l'IA ont porté sur la création d'algorithmes sophistiqués basés sur des ensembles de données existants. Ces algorithmes ont atteint un niveau de maturité qui ouvre la possibilité de créer de nouveaux comportements basés uniquement sur l'ingénierie des données. Les mondes virtuels ont été un terrain de jeu de choix pour développer et affiner l'IA avant de l'appliquer dans le monde réel. La communauté académique a pris conscience de l'importance de la recherche interdisciplinaire, avec des réalisations marquantes comme la création de l'OBVIA (Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique) en 2019 ou la subvention AUDACE du FRQ qui encourage la recherche interdisciplinaire en 2017. L'industrie du jeu vidéo est l'exemple parfait d'une activité interdisciplinaire, car un jeu vidéo est l'alchimie du design, de la programmation, de l'art, des sciences sociales, etc. Et si l'IA et les jeux vidéo renforçaient leurs limites au sein d'un écosystème interdisciplinaire mature ? Et si l'état de l'art de l'IA et le savoir-faire de l'industrie du jeu vidéo offraient des outils de création de contenu plus accessibles pour peupler des mondes virtuels ouverts et riches ? Et si c'était la prochaine évolution de l'IA et des jeux vidéo ? Montréal, la province de Québec et le Canada s'appuient depuis longtemps sur ces disciplines. Et si ces changements étaient déjà en train de s'opérer ici et maintenant ?

Yves Joanette Yves Joanette
Vice-recteur adjoint au VRRDCI

Yves Joanette est Vice-recteur adjoint à la recherche au VRRDCI (Vice-rectotat à la découverte, à la création et à l’innovation de l’Université de Montréal), responsable des grandes initiatives stratégiques et du déploiement de la stratégie numérique pour l’Université. Il est également directeur du Consortium Santé Numérique. Yves Joanette est professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CRIUGM). Ses travaux de recherche sont en neurosciences cognitives du vieillissement et de la communication, tant dans le contexte du vieillissement normal que dans celui des maladies du cerveau et en particulier à la suite d'accidents vasculaires cérébraux et dans les maladies neurodégénératives causant une démence. Ces travaux ont toujours mis beaucoup l’accent sur la formation de même que sur la mobilisation des connaissances, entre autres, sous la forme d’outils cliniques. Yves Joanette a assuré la direction du CRIUGM, puis la présidence du Fonds recherche Québec – Santé et a ensuite dirigé un des Instituts de recherche en santé du Canada. Il est membre et ex-président du World Dementia Council et Fellow de l’Académie canadienne des sciences de la santé. L’excellence de sa contribution a été reconnue par plusieurs prix, y inclut deux doctorats honoris causa (Lyon et Ottawa).